Métro Montréal n°2020-01-29 mercredi
Métro Montréal n°2020-01-29 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-01-29 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 16,9 Mo

  • Dans ce numéro : pas d'arrêt de service pour le recyclage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journaEmetro.com Mercredi 29 janvier 2020 ACTUALITÉ 4 Étude. Des milliers de patients Gabrielle Bouchard quittent les urgences sans soins dans la tourmente ÉQUITÉ HENRI OUELLETTE-VÉZINA houeette-vezina@journalmetro com L'an dernier au Québec, environ 380000 patients ont quitté les urgences des hôpitaux sans pouvoir être soignés par un médecin, selon une étude de l'Institut économique de Montréal (IEDM) parue aujourd'hui. Préoccupé, l'organisme presse le gouvernement Legault d'entamer des réformes dès maintenant afin d'éviter le pire. De ce nombre, un cinquième des patients avaient été classés comme des cas « très urgents » ou « urgents », révèlent les données de l'organisme obtenues auprès du ministère de la Santé en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics. « Ça prouve que nos hôpitaux ne sont pas assez productifs, et qu'on manque aussi de médecins », explique le chercheur à l'IEDM, Patrick Déry. Pénurie de personnel À la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le directeur des communications Jean-Pierre Dion reconnaît que le milieu de la santé fait face à plusieurs défis. 0,3% La présence des femmes dans les conseils d'administration canadiens ne grimpe que très lentement. De 2016 à 2017 au pays, leur représentation a seulement augmenté de 0,3%, selon de nouvelles données de Statistique Canada. MÉTRO « Avec le vieillissement de la population, le temps presse. Si on ne fait pas de réforme maintenant, ça va faire très mal. » Patrick Déry, chercheur à l'IEDM « D'abord, il y a un manque de lits sur les étages des hôpitaux et un manque de place, explique-t-il à Métro. Puis, il y a aussi une pénurie de médecins et d'infirmiers. » Un manque de vision ? Si la congestion dans le système de la santé ne date pas d'hier, elle est surtout le résultat d'un manque de vision, affirme M. Déry. « C'est le résultat de décennies de mauvaises politiques publiques et d'une évolution trop bureaucratique », insiste-t-il. Le chercheur dénonce, entre autres, le fait que les médecins québécois soient toujours rémunérés à l'acte, rendant les autres corps de métier du milieu beaucoup trop dépendants. « Si on permet aux infirmières et aux pharmaciens d'en faire plus, déjà, on enlève le goulot d'étranglement autour du médecin », avance-t-il. AÉRONAUTIQUE Hôpital Maisonneuve-Rosemont JOSIE DESMARAIS/MÉTRO Québec prépare des solutions Appelé à réagir, l'attaché de presse au cabinet de la ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Alexandre Lahaie, indique que le gouvernement travaille à améliorer les services offerts aux patients dans les urgences. Parmi les mesures à venir, M. Lahaie cite notamment le projet de loi sur les infirmières praticiennes spécialisées (IPS), l'élargissement des compétences des pharmaciens et la capitation des médecins. Discussions autour de l'A22o Les pourparlers entre Québec, Bombardier et Airbus entourant la Société en commandite Airbus Canada Pierre Fitzgibbon, qui dit (SCAC) pourraient aboutir travailler « étroitement » avec d'ici environ 10 jours, estime les deux entreprises. le ministre de l'Economie, LA PRESSE CANADIENNE PERSONNES SOUFFRANT DE MAUX DE DOS RECHERCHÉES DANS LE CADRE D'UN PROJET DE RECHERCHE Hommes et femmes âgés entre 18 et 65 ans souffrant de maux de dos depuis au moins 4 semaines sont requis pour : (1) suivre un programme d'exercices de 16 séances gratuites dans une clinique de physiothérapie durant une période de 8 semaines ininterrompues et (2) participer à 6 séances d'évaluation, dont au minimum 2 séances à l'Institut de Réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (6300 ave. Darlington, Montréal) et remplir 2 questionnaires à la maison. Une indemnité compensatoire est offerte en contrepartie des inconvénients et contraintes découlant de ces évaluations. Pour renseignements, contacter l'équipe de recherche par courriel au : recherchedouleurlombaire@gmail.com Or d Controverse. La présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Gabrielle Bouchard, a provoqué un tollé hier sur Twitter en affirmant qu'il était « peut-être temps d'avoir une conversation sur l'interdiction » des relations hétérosexuelles. Elle a rapidement été rabrouée par la ministre responsable de la Condition féminine. FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journalmetro.com Gabrielle Bouchard, qui n'en est pas à sa première déclaration controversée, y est allée d'une affirmation pour le moins explosive sur les réseaux sociaux, hier matin. « Les relations de couple hétérosexuel sont vraiment violentes. En plus, la grande majorité sont des relations basées sur la religion. Il est peut-être temps d'avoir une conversation sur leur interdiction et abolition », a-t-elle écrit. Avec ce message, elle voulait « attirer l'attention » sur les féminicides au Québec. « Les statistiques sont quand même claires que les femmes sont tuées en grande majorité dans un contexte de relations intimes avec un partenaire masculin », a-t-elle affirmé dans un autre tweet. Des excuses Les réactions à ces écrits ont forcé la principale intéressée à présenter ses excuses hier. « C'était un tweet extrêmement maladroit pour parler d'enjeux qui sont beaucoup plus complexes. Ce n'était pas la bonne chose à faire », a-t-elle admis en entrevue à Métro. Mme Bouchard ne démissionnera cependant pas de son poste, maintient-elle. Gabrielle Bouchard/PABLO ORTIZ/ARCHNES MÉTRO « Les propos de Mme Bouchard sont inacceptables. » Isabelle Charest, ministre responsable de la Condition féminine, qui a réagi sur Twitter aux propos de Gabrielle Bouchard. Dans une déclaration, hier après-midi, la FFQ a indiqué ne pas endosser les propos de sa présidente. La CAQ répond Réagissant sur Twitter, la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, a dénoncé le gazouillis de Mme Bouchard. « Prendre la parole publiquement pour faire avancer la cause des femmes est un privilège qui vient avec des responsabilités », a-t-elle écrit. Par courriel, le cabinet de Mme Charest a indiqué ne pas en être à « cesser de financer la FFQ ». Plus tôt dans la journée, le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bénibé, avait demandé sur Twitter si le gouvernement versait toujours de l'argent à la fédération féministe. Pour sa part, le ministre du Travail, Jean Boulet, pourrait réévaluer l'une des subventions de la FFQ qui a reçu 120 000 $ cette année de son ministère. « Il est de ma responsabilité de m'assurer que l'organisme réponde toujours aux critères du programme via lequel l'aide financière est octroyée », a-t-il assuré à Métro. Selon Mme Bouchard, il ne s'agit pas de la seule subvention reçue par la FFQ « J'ai confiance dans le ministre, a affirmé Mme Bouchard. Je pense qu'il est capable de faire la part des choses entre une erreur importante d'un individu et la mission de l'ensemble de la fédération. » Les réactions fusent Les réactions sont arrivées de partout, hier, après la publication de Mme Bouchard. L'ex-mairesse de Longueuil devenue commentatrice, Caroline St-Hilaire, a demandé la démission de Mme Bouchard. Sans aller aussi loin, la porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de condition féminine, Hélène David, a écrit sur les réseaux sociaux que Mme Bouchard portait « une responsabilité dans la façon dont elle livre un message ». Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a exigé des explications de la part de la présidente de l'organisme.
Un troisième cas de coronavirus LEU Épidémie. Des responsables de la santé publique en Colombie-Britannique ont annoncé hier l'apparition probable d'un troisième cas au pays du nouveau coronavirus, qui a déjà fait plus d'une centaine de morts en Chine. Bormie Henry, directrice de la santé publique en Colombie- Britannique, a précisé hier qu'un deuxième test sera effectué au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg. Les résultats sont attendus d'ici deux jours. Un premier cas avait été confirmé lundi, en Ontario, et les autorités attendent la confirmation du laboratoire de Winnipeg à propos de la conjointe de ce Torontois. Le couple était rentré de Chine la semaine dernière. Le troisième cas présumé concerne un homme de la région de Vancouver qui était lui aussi rentré la semaine dernière d'un voyage d'affaires en Chine, notamment à Wuhan, épicentre de l'épidémie. Il a commencé à présenter des symptômes environ 24 heures après son arrivée au Canada et il s'est volontairement isolé à son domicile avant d'appeler une clinique, a indiqué Mme Henry en conférence de presse hier à Vancouver. L'homme, qui n'est pas hospitalisé, se porte bien à la maison et aucun membre de sa famille n'a montré de symptômes jusqu'ici — ils sont étroitement surveillés par la santé publique, a ajouté Mme Henry. « Compte tenu des antécédents de voyage et des contacts que cet homme a eus à Wuhan, nous sommes convaincus qu'il s'agit d'un cas avéré de ce nouveau coronavirus », a-t-elle déclaré. Le patient a passé la majeure partie de son voyage en Chine dans la ville de Guangzhou et a visité Wuhan, où des millions de personnes ont Le nombre de cas de coronavirus en Chine est passé à prés de 6 000 hier./BETSY JOLES/GETTY IMAGES été mises en quarantaine. L'homme rentré à Vancouver a contacté dimanche des services de santé de première ligne pour leur dire qu'il s'était rendu à Wuhan. Il n'avait présenté aucun symptôme dans l'avion, a déclaré Mme Henry, qui s'attend à d'autres cas en Colombie- Britannique. Elle prévient toutefois que le risque de propagation du virus demeure faible. « Nous devons nous méfier des rumeurs et des informations de troisième et de quatrième main », a-t-elle déclaré, ajoutant que les gens devraient s'informer auprès de sources crédibles. Rapatriement de Canadiens Plusieurs pays rapatrient de Chine leurs ressortissants, alors que le nouveau virus se propage dans ce pays et audelà, pour atteindre le Cambodge, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud, le Sri Lanka, Taïwan, Singapour, la Malaisie, le Vietnam, le Népal, l'Australie, la France, l'Allemagne, les États-Unis et le Canada. Ottawa n'a pas encore 2gn Selon Ottawa, 25o Canadiens se sont enregistrés en Chine et 126 ont fait appel aux services consulaires. annoncé un tel plan de rapatriement. Mais le ministre des Affaires étrangères, François- Philippe Champagne, a assuré hier après-midi que les Canadiens coincés en Chine dans les zones en quarantaine ne sont pas abandonnés à leur sort. « On est en train de regarder toutes les options qui ont été proposées et de parler avec les autorités chinoises pour obtenir les autorisations dont on a besoin. Ensuite, on sera capable de vous exposer exactement le plan qu'on mettra en place », a-t-il dit en conférence de presse à Ottawa. La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a par ailleurs rappelé que des responsables supplémentaires de la santé publique seront déployés dans les aéroports pour accueillir les passagers des vols chinois. Réfugiése La migration secondaire est minime SAVIC Isavic@journalmetro.com Les réfugiés restent autant dans leur ville d'accueil que les immigrants économiques. C'est ce que révèle une étude de Statistique Canada. Le chercheur Feng Hou a étudié les comportements migratoires des réfugiés et des immigrants économiques de 20 à 54 ans de 2000 à 2014. Selon son étude, dans les trois villes du pays servant de porte d'entrée — soit Montréal, Toronto et Vancouver —, les immigrants économiques, les réfugiés parrainés par le privé et les réfugiés pris en charge par le gouvernement ont un taux de rétention identique. « Contrairement à la perception qu'on peut avoir, l'étude révèle que les réfugiés ont tendance à rester dans leur ville d'accueil dans la même proportion que les immigrants économiques », explique le chercheur Feng Hou. é LIFALISr ; - VA !  : 17'1177E. 1 11Ï Manifestation en soutien aux réfugiés à Montréal en 2017/ARCHIVES MÉTRO 85% Selon Statistique Canada, plus de 85% des immigrants de toutes les catégories d'admission demeuraient dans leur ville de destination initiale 10 ans après leur arrivée. s Collège LaSalle Montréal et 1111 PORTES OLIVEA Lm. à ; février de 10 h à 2Ie mir JEUX VIDÉO GESTION INFORMATIQUE HÔTELLERIE TOURISME RESTAURATION ARTS ET COMMUNICATION MODE SCIENCES HUMAINES ÉDUCATION SPÉCIALISÉE ET À L'ENFANCE Admissibilité aux prêts et bourses Cours en français ou en anglais et certains programmes offerts en cheminement bilingue 514 939-2006 I collegelasalle.com I D Guy ou Atwater ACTUALITÉ 5 ÉCRASEMENT Les corps des victimes ranatriés Le processus de rapatriement des corps des victimes canadiennes de l'écrasement d'avion en Iran est presque complété, a confirmé hier le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne. Il ne resterait plus que deux corps à rapatrier au pays, mais le processus devait être terminé hier. M. Champagne n'a pas voulu donner davantage de détails, mais a souligné que tout avait été fait selon les souhaits des familles des victimes. Le gouvernement canadien est aussi dans le processus de verser les compensations de 25 000 $ aux familles des victimes, afm de payer pour des frais immédiats, comme les déplacements et les funérailles. LA PRESSE CANADIENNE 19" RÉSEAU LCI ÉDUCATION MEMBRE



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