Métro Montréal n°2020-01-28 mardi
Métro Montréal n°2020-01-28 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-01-28 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,6 Mo

  • Dans ce numéro : Montréal pourrait gérer le recyclage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com métr Mardi 28 janvier 2020 OPINIONS Montréal, ville historique Instant de grâce au Musée des beaux-arts de Montréal, nous dit l'auteure de cette photo en noir et blanc./COLL. SPÉCIALE, DOSÉE BÉLANGER Véritable ciel rosé Cette photo n'a pas été retouchée, assure son auteur. Le ciel nous offre parfois de belles couleurs./COLL. SPÉCIALE, GÉRARD-CHARLES VALENTE Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. rem, VERDIR LES AUTOROUTES, PAS SI FOU CHRONIQUE ÀQUI LA VILLE ? GABRIELLE BRASSARD-LECOURS Fondatrice de Ricochet Alors qu'on parle de plus en plus d'urgence climatique, pourquoi ne pas en profiter pour considérer des projets de verdissement des villes, aussi farfelus semblent-ils à certains ? Construire des ponts pour faciliter le passage d'un plus grand nombre de voitures, envisager un troisième lien alors que toutes les études montrent que c'est une mauvaise idée, refaire un échangeur qui enclavera encore plus des quartiers déjà isolés, reconstruire une autoroute identique à celle existante... N'y a-t-il pas là un certain manque de vision, et surtout, de considération environnementale ? 11 existe pourtant des projets qui proposent autre chose, des solutions qui allieraient aspects pratiques, économiques, verts et sociaux C'est le cas de Métropoligne 40, qui a récemment fait les manchettes. L'horticulteur et biologiste Albert Mondor ainsi que son équipe suggèrent, pour l'autoroute métropolitaine appelée à être reconstruite, d'enfouir les voies de circulation et de créer sur le tronçon extérieur, qui s'étend du boulevard Saint-Laurent au boulevard Pie-IX, une ferme urbaine. On y cultiverait fruits et légumes, en plus d'y aménager un parc et une piste cyclable, d'y développer raquaponie et la culture de plantes et d'y implanter un marché des produits récoltés. Irréaliste, ce projet ? Pas tant que ça, dans la mesure où il a déjà été concrétisé dans d'autres villes, comme le dit M. Mondor. C'est le cas de New York, où, à la base, des citoyens ont voulu transformer un ancien chemin de fer surélevé en promenade et en jardins. Avec persistance et patience, et en obtenant l'appui de la ville, les « amis du High Lino ont mis sur pied le projet du même nom, aujourd'hui un Albert Mondor et son groupe demandent un moratoire sur le projet de l'autoroute métropolitaine. des grands attraits touristiques de la Grosse Pomme, en plus d'être fréquenté par les gens de la place. Ce parc linéaire de 2,3 km situé dans Lower West Side offre une vue imprenable sur la ville. C'est un véritable corridor biologique pour plusieurs espèces, une structure offrant 80% de rétention des eaux de pluie, une solution de rechange à un lot de chaleur. Le High Line fournit ombre et oxygène à la ville et contribue à la restauration de la nature à New York. Inspirées de ce modèle, plusieurs autres villes américaines, telles que Philadelphie, Atlanta et Chicago, envisagent de t'ans- former leurs chemins de fer en parc linéaire. Des projets citoyens gui changent les choses A l'instar du High Line newyorkais, de nombreux projets qui partent de la base, c'est-àdire des citoyens, connaissent des succès souvent internationaux desquels nous aurions tout intérêt à nous inspirer. Pensons notamment aux Incroyables Comestibles (Incredible Edible), une initiative née en 2008 dans une ville d'Angleterre de 15 000 habitants, Todmorden. Lancé par deux citoyennes, ce projet visait à aménager tous les espaces verts vacants de la ville pour en faire des potagers urbains accessibles à tous. Cette innovation sociale a fait des petits jusqu'ici, à plus petite échelle, avec les jardins Gamelin, dans le centre-ville de Montréal, qui offrent en été la production des COURRIER DES LECTEURS Quand « je serai candidat » devient « j'ai sera candidate » Je prédis que les prochaines élections fédérales n'auront pas lieu avant l'automne 2021. Comment cela ? Il faut d'abord que le Parti conservateur se choisisse un nouveau chef en juin, chef L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@'o.com 8 jardins à tous et à toutes, en plus de mettre à contribution les gens du quartier, dont les sans-abris, pour l'entretien et la culture des lopins aménagés pour l'occasion. Les citoyens de Détroit se sont réapproprié les terres de la ville en les cultivant, créant une foule d'emplois pour les habitants en plus de leur permettre d'avoir accès à des produits locaux, et revitalisant ainsi l'agglomération qui est aujourd'hui un véritable berceau de nouvelles entreprises locales hip. Albert Mondor et son groupe demandent un moratoire sur le projet de l'automute métropolitaine pour pouvoir réfléchir à d'autres solutions que celle qui consiste à la refaire exactement de la même façon. À la lumière de ces exemples, il semble évident qu'il y aurait de meilleures manières d'envisager l'avenir de cette autoroute, non ? qui sera vraisemblablement Peter MacKay, et que ce dernier apprenne un tant soit peu le français une fois élu, ce qui ne se fera pas en criant lapin. M. MacKay a passé 18 années aux Communes, où toutes les interventions sont traduites. Sa femme parle couramment le français, mais il ne l'a pas encore appris. Il est bouché, ou quoi ? J'ai un petit message pour lui  : s'il n'apprend pas décemment le français, il ne passera pas au Québec. Volume  : 20 Numéro  : 1q À Montréal, Métro est pub lé par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transma9, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HU 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895 SYLVIO LE BLANC, MONTRÉAL
métr 117° LHKUNIUUE journalmetro.com Mardi 28 janvier 2020 9 Quand la réalité se prend pour de la fiction Télévision. Depuis le 1.6 janvier sur Club illico, vous pouvez suivre les aventures de cinq jeunes dans un nouveau docuréalité, L'appartement, où des membres de cette jeunesse fraîchement débarquée à Montréal et lieu à l'intérieur duquel ils devront cohabiter, s'adapter, changer et, ultimement, installer les assises de leurs prochaines années. LA BOÎTE À IMAGES STÉPHANE MORNEAU info@journemetro.com À la différence d'Occupation double ou de la défunte X0X0, l'exubérance n'est pas au centre de la production. Pas de voyages flamboyants ni de personnalités bouillantes déformées par la lentille des médias sociaux. Les cinq jeunes de L'appartement sont, à défaut de meilleurs termes, ordinaires et authentiques. En fait, l'approche de ce docu-réalité, plutôt rétro, évoque un peu celle de l'émission Pignon sur rue qui, au milieu des années 1990, était devenue la première téléréalité québécoise avec son incursion timide et intime dans l'univers du voyeurisme mercantile. À part cette parenté éloignée avec une production plus L'appartement est offert sur Club illico./FÉLIX RENAUD/CLUB ILLICO modeste d'il y a 25 ans, que nous réserve L'appartement ? Après les quatre premiers épisodes, je dois avouer que je me pose encore la question tant le contenu est mince et inintéressant. L'équipe de production a filmé durant un an les jeunes dans cet appartement et en ville, mais pas de façon continue. 11 n'y a pas d'élimination, pas d'épreuve et pas de concours de popularité. Des regards différents C'est une tranche de vie, ni plus ni moins, et une découverte de la métropole avec des regards différents et des aspirations encore approximatives. Est-ce que c'est ennuyant pour autant ? Oui et non. On sent que la maigre teneur du contenu est rapidement problématique pour la production, qui a énormément léché l'emballage pour mieux faire passer la pilule auprès du public. Ainsi, cette réalité se donne des airs de fiction L'appartement, sous sa couche de vernis appliquée généreusement, ne dévoile à peu près rien sur la jeunesse d'aujourd'hui et ses angoisses. qu'on suivrait comme un téléroman, avec de maigres rebondissements et aucun enjeu réel. On se retrouve donc devant notre propre envie d'espionner la vie ordinaire des autres durant notre propre vie ordinaire. Un miroir déformant de nous-mêmes et de notre soif de divertissement à tout prix. Les jeunes de L'appartement ont vécu une aventure sans doute marquante. La chance d'une vie et l'occasion de se lancer dans la vingtaine avec la tête pleine de rêves et d'espoirs. Toutefois, le public, lui, plonge plutôt dans une Kendrick Lamar, les Foo Fighters et Lizzo à Osheaga Kendrick Lamar, les Foo Fighters et Lizzo seront les têtes d'affiche de la 15'édition d'Osheaga. On trouve aussi les noms Vampire Weekend, Of Monsters and Men et Dermot Kennedy dans la programmation dévoilée hier. Quelques artistes québécois seront de la partie, dont Safia Nolin et Clay and Friends. Du 31 juillet au 2 août, au parc Jean-Drapeau. Kb » piscine vide sans se donner la peine de troquer son casque de bain contre un casque de protection. C'est un triste constat d'avoir l'impression de visionner une émission sans destination. C'est comme la fameuse slow tv, dont l'attrait est de mesurer le temps qui passe et le temps qu'on passe à passer le temps. L'appartement, sous sa couche de vernis appliquée généreusement, ne dévoile à peu près rien sur la jeunesse d'aujourd'hui et ses angoisses. C'est un peu du gaspillage puisque les jeunes, présents et ouverts, ne demandaient sûrement qu'une perche pour se faire entendre. Au lieu de ça, ils vivent des banalités, vaguement soutenus par une trame sonore plaquée, des effets de caméra pour se désennuyer et une longue infopub sur Montréal et sa vie beaucoup plus trépidante qu'ailleurs au Québec. Ça devient vite lassant. CINÉMA SUR DEMANDE (1) Chef-d'oeuvre -(2) Remarquable - (3) Très bon -(4) Bon - (5) Moyen -(6) Médiocre -(7) Minable MÉDIAFILM.CA DRAME DE MŒURS Pa rasitr V.f. de  : Gisaengchung (3) Corée du Sud Réalisé par Bong Joon-ho Mettant en vedette Choi Woo-sik, Cho Yeo-jeong, Song Kang-ho C'est quoi ? Profitant de la crédulité d'une mère au foyer bourgeoise, une famille de chômeurs s'immisce peu à peu dans sa somptueuse demeure, remplaçant un à un les membres du personnel domestique. C'est comment ? Cette farce sociale cynique glisse vers la farce macabre à coups de revirements imaginatifs. L'ensemble captive et émeut grâce à une mise en scène peaufinée et évocatrice et une interprétation sans failles. DRAME BIOGRAPHIQUE Harriet (5) États-Unis Réalisé par Kasi Lemmons Mettant en vedette Cynthia Erivo, Janelle Monâe, Leslie Odom Jr. C'est quoi ? En 1849, Araminta Ross, une jeune esclave, fuit le Maryland pour trouver sa liberté à Philadelphie. Adoptant le nom de Harriet Taubman, elle retourne plusieurs fois là-bas pour aider une centaine de ses semblables à fuir à leur tour. C'est comment ? Figure historique exceptionnelle, mais méconnue, Harriet Taubman fait ici l'objet d'une biographie scolaire, appliquée. Bien que le récit soit passionnant, le film l'est rarement. DRAME POLICIER Motherless Brooldyn (4) États-Unis Réalisé par Edward Norton Mettant en vedette Gugu Mbatha-Raw, Alec Baldwin C'est quoi ? Dans les années 1950 à Brooklyn, un détective privé atteint du syndrome de Gilles de la Tourette enquête sur le meurtre de son patron. C'est comment ? Avec cette adaptation ambitieuse du roman de Jonathan Lethem, Edward Norton ravive le film noir, un genre quelque peu tombé en désuétude. Foisonnant, le récit n'évite pas les longueurs, mais offre un commentaire sociopolitique pertinent, rehaussé par une réalisation colorée. SCIENCE-FICTION Terminator— Sombre destin V.f. de  : Terminator  : Dark Fate (5) États-Unis Réalisé par Tim Miller Mettant en vedette Mackenzie Davis, Natalia Reyes, Linda Hamilton C'est quoi ? Une travailleuse est poursuivie par deux visiteurs du futur  : un Terminator dernier cri venu pour la tuer et une militaire génétiquement modifiée chargée de la protéger. C'est comment ? Cette suite reprend à peu de choses près l'histoire de T2  : Judgment Day. Bien que plus féministe et politique, l'ensemble lasse vite à force de mettre au goût du jour les restes d'une mythologie usée.



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