Métro Montréal n°2020-01-24 vendredi
Métro Montréal n°2020-01-24 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-01-24 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : incertitudes autour du bac vert.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Week-end 24-27 janvier 2020 8 OPINION TOUS LES REGAR] S VERS UNIST'CIT'EN CHRONIQUE MAÏTÉE LABRECQUE-SAGANASH Militante crie et étudiante en science politique Plus tôt en décembre, Die Guardian publiait un dossier exclusif sur les tactiques policières envisagées, lors du raid du 7 janvier 2019, au camp Unist'ot'en. Selon les dossiers obtenus par le journal, la Gendarmerie royale du Canada était prête à tirer sur les Autochtones qui — encore aujourd'hui — sont présents au camp érigé contre le COURRIER DES LECTEURS Boissons sucrées  : il n'est plus l'heure de réfléchir, mais d'agir ! De nouvelles données de l'Institut national de santé publique du Québec indiquent que la consommation de boissons gazeuses et de boissons aux fruits a diminué de 2004 à 2015. Même s'il y a des signes encourageants pour certaines catégories de boissons sucrées, malheureusement celles-ci ne se limitent pas aux boissons gazeuses. En effet, les boissons lactées sucrées ainsi que les cafés ou thés sucrés ont, pour leur part, augmenté. Au fil du temps, l'industrie des boissons sucrées a diversifié ses produits pour s'assurer de plaire à tous les goûts et à toutes les bouches, en plus de donner des allures santé trompeuses pipeline Coastal GasLink. Les policiers avaient aussi reçu l'ordre d'utiliser toute la violence nécessaire contre la barricade. Un an plus tard, l'escalade se poursuit, alors que la GRC bloque maintenant l'accès à trois sites où se trouvent des membres de la Wet'suwet'en. Et ça, ça se passe dans une province où on a récemment adopté la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Je me rappelle bien des débats à la Chambre des Communes, lorsqu'on essayait de faire passer le projet de loi C-262 sur l'harmonisation des lois fédérales avec la Déclaration. Les principaux arguments de ses détracteurs portaient surtout sur les articles concernant les droits territoriaux et la gestion des ressources. Les conservateurs estimaient que la Déclaration donnait trop de pouvoirs et un droit de veto aux Autochtones sur des projets comme des oléoducs. Les politiciens et Canadiens qui ont quelque chose contre les droits inhérents des Autochtones peuvent se réjouir, car à certaines boissons pleines de sucre, comme les eaux vitaminées, les thés glacés, les kombuchas ou les boissons énergisantes ou pour sportifs. Aujourd'hui, les boissons sucrées demeurent la plus importante source de sucre ajouté dans l'alimentation des Québécois. Leur consommation régulière est associée à l'obésité, au diabète, aux maladies cardiovasculaires et à la carie dentaire. Ces problèmes de santé représentent un fardeau économique important qui est assumé par l'ensemble des contribuables. Notre système de soins actuel est surchargé et le personnel peine à répondre aux besoins de la population. Pourtant, une solution existe  : davantage de prévention ! En plus d'être nuisibles à la santé et à l'environnement, les boissons sucrées sont non essentielles. Imposer une taxe spéciale Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. Peru L'état de la situation étant que la GRC est prête à tirer sur des innocents et qu'elle restreint l'accès des Autochtones à leur propre territoire. J'espère que je ne suis pas la seule a capoter. visiblement, on peut adopter la Déclaration sans vraiment la mettre en oeuvre, comme dans le cas de la Colombie- Britannique. Une relation de nation à nation, ce n'est pas avoir des armes d'assaut pointées vers des gens qui essaient simplement de protéger leur territoire. Protéger ton territoire pacifiquement peut être une raison valable pour te faire ficher comme « extrémiste autochtone », selon la GRC. Une vraie farce. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a dit que Coastal GasLink avait tous les permis nécessaires pour aller de l'avant avec la construction du gazoduc, ignorant ainsi les décisions des chefs héréditaires de la nation Wet'suwet'en. Au lieu de désamorcer la situation, John Horgan laisse la GRC se préparer pour un autre raid et bloquer l'accès aux journalistes qui essaient de se rendre sur le territoire, sachant très bien que la dernière fois, les policiers étaient prêts à utiliser une force sur ces bonbons liquides, dont les recettes seraient réinvesties dans la prévention permettrait d'envoyer un signal clair à la population et de générer des revenus pour soutenir davantage d'actions de prévention de l'obésité et des maladies chroniques. Cette première mesure permettrait d'épargner des souffrances humaines et des coûts sociaux évitables, tout en désengorgeant le système de santé. Déjà implantée avec succès dans différentes juridictions dans le monde, une telle taxe serait prometteuse pour le Québec. Dans un environnement où il est plus facile de trouver une boisson sucrée qu'une fontaine d'eau, les efforts de sensibilisation ne suffisent pas. Le marketing féroce de l'industrie des boissons sucrées, qui cible particulièrement les jeunes, utilise les mêmes stratégies que celles de l'industrie du tabac. Devant l'omniprésence de ces produits létale. C'est dangereux, et la situation rappelle celle de la crise d'Oka. Les chefs héréditaires ont aussi demandé à la GRC de quitter leur territoire, alors que ceux-ci ne peuvent même plus passer les points de contrôle de la police. Je me demandais bien comment ça allait se passer en Colombie-Britannique, à la suite de l'adoption de la Déclaration. J'espérais quelque chose de meilleur pour les Autochtones, qui doivent mettre leur vie en danger pour protéger leur territoire ancestraL L'état de la situation étant que la GRC est prête à tirer sur des innocents et qu'elle restreint l'accès des Autochtones à leur propre territoire. J'espère que je ne suis pas la seule à capoter. constamment à bas prix et en rabais, est-ce que le citoyen fait réellement des choix libres ? Il est nécessaire que le gouvernement mette en place des mesures pour faciliter les choix santé. Évidemment, la taxation des boissons sucrées ne permettra pas de tout régler, mais elle s'inscrira dans un ensemble d'actions de prévention à mettre en oeuvre afin de contribuer de façon durable à la santé des Québécois. CORINNEVOYER,DIRECtRICF,COALITION QUÉRÉCOBESURLAPROBLIMATIQUEDUPOIDS L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 20 Numéro  : 13 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transma9, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895 SOIGNEZ VOTRE LANGUE AntiDoTe WINDOWS MAC LINUX www.antidote.info LE MOT DU JOUR ANTIDOTE OBTEMPERER, verbe Présenté par mer - Définition - obtempérer à  : obéir à (quelque chose), se soumettre à. Cooccurrences - obtempérer à l'ordre, obtempérer à l'injonction, obtempérer à la demande, obtempérer aux exigences, obtempérer au désir, obtempérer à la réquisition, obtempérer à l'ultimatum... Antonymes - contrevenir, désobéir, enfreindre, refuser, regimber, résister, se rebeller, s'opposer, transgresser, violer.
métr `1:1 24-27 JANVIER 2020 On pourrait croire que trois est le chiffre chanceux de Marie-Pierre Arthur, même si on parle bel et bien de son quatrième album. C'est que l'autrice-compositrice-interprète a écrit, composé et réalisé Des feux pour voir en trios. Des trios de feu, il va sans dire. « Ce qui m'inspirait le plus, c'est l'unité qu'on devenait à trois, raconte la musicienne, rencontrée en studio. Ç'a été mon expérience première  : découvrir la personnalité qu'on devenait à trois. » Alors qu'elle avait l'habitude de composer seule ou en vase clos, Marie-Pierre Arthur s'est davantage entourée pour ce quatrième album, qui paraît cinq ans après Si l'aurore. « Souvent, on était trois, pas toujours les trois mêmes. Et là, on composait ensemble, dit-elle, mettant l'emphase sur ce dernier mot. On jammait, en fait, comme des ados. » C'est aussi un trio étoile qui signe la réalisation de l'album, formé d'elle-même, de son conjoint-musicien François Lafontaine et de Sam Joly. « Si on est deux, on a la vision d'une seule autre personne, et il faut se faire entendre. À trois, j'ai trouvé ça plus riche et ça communiquait mieux », dit-elle, formant un triangle avec ses doigts. Cette création à trois têtes lui a permis de renouveler complètement son approche du travail et d'explorer de nouvelles avenues musicales. « J'ai fait ça avec les textes aussi ! » ajoute-t-elle. Depuis Aux alentours, son deuxième album en lice au prix Polaris en 2012, Marie-Pierre Arthur signe les paroles de ses chansons avec l'autrice-compositrice-interprète Gaëlle. Cette fois, les complices ont fait appel à de nouvelles plumes pour certains morceaux. « On avait là aussi besoin de brasser la dynamique, explique la bassiste. Gaëlle a eu l'idée de faire rentrer quelqu'un de plus. Elle m'a dit  : "Tu vas voir, une nouvelle personne, ça change tout ! " C'est vrai ! C'était complètement fou, parce que ç'a changé notre façon d'interagir même lorsqu'on était seules par après. On a écrit plein d'autres trucs juste les MARIE-LISE ROUSSEAU mirousseau@journaimetro.com « QUAND J'AI ENVIE D'ÊTRE TOUTE SEULE, JE N'ÉCRIS PAS. QUAND J'AI ENVIE DE VOIR DU MONDE, ÇA VEUT DIRE QUE J'AI ENVIE DE FAIRE DE LA MUSIQUE. » deux, mais avec de nouvelles options parce qu'on s'est vues aller avec d'autres. » Ces autres, ce sont Laurence Nerbonne et Émilie Laforêt, qui cosignent respectivement les textes de Les nuits entières et de Dans tes rêves. La première, d'un folk-rock mélodieux et planant, progresse doucement pour atteindre son paroxysme à la toute fin ; la deuxième démarre à fond la caisse avec des notes accrocheuses de synthés. Deux morceaux très différents l'un de l'autre, à l'image de cet album qui prend plusieurs directions musicales et qui, comme pour ses disques précédents, sort l'artiste de sa zone de confort. « Là, je suis rendue à quatre, donc je peux commencer à pouvoir dire qu'on dirait bien, en effet, que c'est ce qui se passe », réfléchit-elle, précisant que cette évolution va de soi pour elle. Ces influences éclatées s'expliquent notamment par la longue période de création de Des feux pour voir, qui s'est échelonnée sur près de trois ans, au cours desquels la musicienne a traversé divers états d'esprit et exploré diverses avenues. « Prendre son temps dans la création, se revirer de bord, recommencer, faire des u-turn, aller dans une drôle de direction en sachant que ça se peut, c'est tellement fun ! C'est tellement important ! On devrait passer une loi qui interdit de sortir d'album à moins de cinq ans d'intervalle ! » blague-t-elle. MARIE-PIERRE ARTHUR, POUR QUI INSPIRATION RIME AVEC COLLABORATION L e qua - trième morceau de l'album, Faux, résume le contexte de départ de la création. La chanson débute par « Je ne reconnais plus rien/A la croisée des cheminsearrive à peine à voir/Où est le mien. » Certains ont qualifié la perte de repères qu'elle chante de « crise de la quarantaine », mais ce serait réducteur de la résumer ainsi. « Je n'appelle pas ça une crise, ni de la quarantaine, commente Marie-Pierre Arthur. C'est plutôt le constat que j'ai une famille, que je suis installée dans ma carrière, que j'ai un chum depuis longtemps... Je suis à l'étape de ma vie où j'ai tout ce que je souhaitais avoir et où il faut que je trouve une façon de rêver à quelque chose. » Cette angoisse de stagner, de « vivre comme un zombie à faire fonctionner ce qui existe », ce questionnement à savoir « comment brasser les cartes sans tout jeter aux vidanges » a été le premier moteur de création de l'artiste. Ce sentiment sert de liant aux huit chansons. Il règne une inquiétante étrangeté dans l'ambiance sonore de Des feux pour voir, qui se termine néanmoins tout en douceur avec la jolie chanson Puits de lumière, écrite par son ami Louis-Jean Cormier. Comme la chanteuse ne s'est donné aucune contrainte, on vit plusieurs ruptures de ton entre les chansons, ce qui donne un album tout en contrastes, à la fois lourd et planant, résolument rock et très pop. « Grunge, punk, new wave... J'ai tou- jours agi avec une totale liberté. Comme je ne suis pas quelqu'un de très frealc, ça donne quelque chose de pas trop out ! » lance-t-elle en riant, assumant le fait que le résultat soit un peu « éparpillé ». Sur certains morceaux, comme la chanson-titre, elle s'est fait plaisir en replongeant dans les sonorités grunge de son adolescence, dans les années 1990. « J'avais vraiment le goût de ce genre de mélodies, que j'avais enfouies bien loin ! » dit-elle, enthousiaste. Sur d'autres, comme la touchante Tiens-moi mon coeur, qui parle de maternité, ou encore Dans tes rêves, ce sont plutôt les années 1980 qui sont à l'honneur grâce aux jeux de synthétiseurs. D'ailleurs, la musicienne s'éclate royalement sur cette dernière chanson. « Le refrain est pour moi un moment de gros fun de basse », dit-elle. Cette chanson au complet est un moment de gros fun, se permet-on d'ajouter. « Oui ! Elle fait du bien, je fais juste crier et envoyer chier quelqu'un de bord en bord en faisant semblant que je raconte une histoire un peu spooky. C'est super le fun à faire ! » raconte-t-elle amusée, au sujet de ce morceau qui emprunte à l'univers de l'Halloween. Bref, chaque chanson de Des feux pour voir est un monde en soi, ce qui peut être déroutant au départ, mais qu'on apprécie un peu plus à chaque écoute. « J'aime écouter des albums comme ça, qui me garrochent d'un bord et de l'autre. » Ne reste plus qu'à se garrocher sur celui-ci. UN PEU D'INFO Des feux pour voir Disponible dès aujourd'hui F O



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