Métro Montréal n°2020-01-16 jeudi
Métro Montréal n°2020-01-16 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-01-16 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 17 Mo

  • Dans ce numéro : PCC, Peter MacKay tente sa chance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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i." journalmetro.com métr VU, Jeudi 16 janvier 2020 4LIT miumanillérregt De moins en moins de logements à louer Le taux d'inoccupation indique la proportion de logements disponibles sur le marché locatif. 1.(5 ; 723.19) 49% 12018) » %.4444 Lavaieijsir heeireto 2,7%(2019) 3,7%(2018 Dorval et Lachine j r r'.41P Montréal sera intransigeante avec les animaleries Alors que plusieurs animaleries de Montréal entendent désobéir au règlement de la Ville interdisant la vente de chiens, de chats ou de lapins qui ne sont pas issus de refuges, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, réitère sa ferme intention d'appliquer les règles. rem La crise du logement s'intensifie Pénurie. Le marché du logement locatif s'est de nouveau resserré en 2019 pour atteindre un taux d'inoccupation des logements aussi bas que 1,5% dans le Grand Montréal, une première en 15 ans dans la région. La mairesse Valérie Plante réclame de l'aide pour régler la crise du logement. 11 ZACHARIE GOUDREAULT zgoudreault@journalmetro.com « L'heure est à l'urgence. Tout doit être déployé, au niveau de la Ville de Montréal, mais aussi et surtout au niveau des deux paliers de gouvernement supérieurs pour nous aider à loger tout le monde », a lancé hier Mme Plante, en réaction aux plus récentes données sur le logement. La mairesse, qui entend aménager 12 000 logements sociaux et abordables d'ici 2021, a ainsi interpellé Québec et Ottawa pour leur demander de conclure rapidement une entente en matière d'habitation. Elle estime également que Québec doit en faire plus pour limiter les effets néfastes des plateformes de type Airbnb sur le marché locatif. « Nous poursuivons nos négociations avec le gouvernement fédéral au sujet du financement dévolu au Québec dans la Stratégie nationale du logement. Il faut qu'on arrive à une entente », a réagi par courriel la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest Cette dernière affirme que Québec met les bouchées doubles pour rattraper son retard en matière de création de logements sociaux. Resserrement La SCHL a mis en ligne hier ses rapports sur le marché locatif pour les différentes régions canadiennes. Ainsi, dans le Grand Montréal, on constate que le taux d'inoccupation des logements a chuté de 0,4% de 2018 à 2019 pour atteindre 1,5%. En comparaison, en 2016, il était de 3,9%. La SCHL souligne d'ailleurs que le marché locatif « n'a jamais été aussi tendu depuis 15 ans ». Au début des années 2000, en pleine crise du logement, ce pourcentage « oscillait entre 0,6% et 1,5% », souligne le document. « A 1,5%, il faut comprendre que c'est difficile de trouver un logement. [...] Ça fait en sorte que les gens ne bougent plus beaucoup », a réagi le professeur à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal, Jean-Philippe Meloche. La quête d'un grand logement, une des préoccupations de Valérie Plante lors de la campagne électorale, s'annonce particulièrement difficile pour les familles. Selon des données de la SCHL, seulement 0,7% des appartements de trois chambres étaient disponibles l'an dernier, par rapport à 0,8% en 2018. Les familles affectées Sur l'île de Montréal, le taux d'inoccupation moyen des logements est de 1,6%, soit 0,4% de moins qu'en 2018. « La rareté de logements qu'on constate sur l'île de Montréal est la même à Laval et sur la Rive-Sud », souligne par ailleurs la porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRA- PRU), Véronique Laflamme. Ce resserrement du marché 0,3% (2m) 1,1% (2018)) Sud-Ouest Verdun Est de Montréal 1,5 (2019)\s 2 ! st(_202y 8) Longueuil% (2019) 7% (2018) locatif peut surprendre alors que 8 500 nouveaux logements se sont ajoutés au parc locatif de la région l'an dernier, soit 1000 de plus que l'année précédente. L'an dernier, le Québec a d'ailleurs battu un record de nouvelles mises en chantier en plus de 30 ans. « On construit énormément de nouveaux logements locatifs, mais la demande est tellement forte que le taux d'inoccupation demeure faible », constate l'analyste Francis Cortellino. Parmi les facteurs évoqués dans le rapport pour expliquer la crise, on note l'augmentation du nombre de résidents non permanents, de même que le vieillissement de la population. De plus en plus de ménages de moins « On demande aux locataires de ne pas quitter leur logement, mais il yen a beaucoup qui sont victimes d'évictions abusives. » Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU de 35 ans optent par ailleurs pour le marché locatif, alors que le coût d'achat des propriétés est en forte hausse. Hausse des loyers Parallèlement, les loyers ont augmenté de 3,6% dernier dans le Grand Montréal pour atteindre une moyenne de 841$, soit 45 $ de plus qu'en 2018. « Quand le marché a commencé à se resserrer, on a vu la hausse des loyers augmenter progressivement », explique M. Cortellino. « Malgré ce que prétendent certains groupes d'activistes, les loyers au Québec sont très abordables », rétorque la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ). Alors que le FRAPRU presse Québec de mettre en place un contrôle obligatoire des loyers, la CORPIQ demande plutôt au gouvernement de « modifier la réglementation qui freine la construction et la rénovation », celle-d incitant des propriétaires à quitter le marché locatif - 1.11 - Valérie Plante/SOSIE DESMARAIS/MÉTRO TRANSPORTS Bouffée d'air dans l'est de Montréal En matière de transports collectifs, l'est de Montréal ne connaît pas grand-chose d'autre que l'autobus et ce, depuis des décennies. Or, les astres semblent alignés pour que ce secteur de l'île profite de plusieurs projets de transport d'ici 2030. Cette transformation promet d'avoir une incidence majeure sur les dynamiques de déplacement dans la métropole, mais risque aussi de causer des maux de tête aux usagers du métro et du réseau d'autobus. Les hebdos de l'est métropolitain consacrent un dossier en trois volets à l'avenir du transport dans l'est de l'île. À suivre à journalmetro.com et dans les pages du Guide de Montréal-Nord, de L'Informateur de Rivière-des- Prairies, du Flambeau de l'Est, de l'Avenie de l'Est et du Progrès Saint-Léonard. lento Les immigrants toujours touchés par le chômage à Montréal FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journalmetro.com Le faible taux d'emploi des immigrants à Montréal inquiète la mairesse Valérie Plante. Selon elle, le « retard » de la métropole pourrait être partiellement réglé avec une meilleure reconnaissance des diplômes et de l'expérience par le gouvernement du Québec. Donnant suite à une promesse faite en juin, Mme Plante a lancé le programme Journée Portes fermées pour « sensibiliser l'industrie montréalaise » au taux de chômage de la population immigrante. « Si le taux de chômage des personnes nées au Québec est de 5,1%, c'est pratiquement le triple pour les personnes issues de l'immigration récente », a observé la mairesse lors du lancement de la campagne, hier. Appel à Québec Évoquant un « consensus » sur la question au Québec, la mai- resse a profité du lancement de la campagne pour appeler à une meilleure reconnaissance des diplômes des immigrants. « L'autre élément aussi, c'est k reconnaissance de l'expérience », a ajouté Mme Plante. Rôle des grands employeurs La Journée Portes fermées a justement pour objectif d'inviter les employeurs de la métropole québécoise à se débarrasser de leurs « biais » dans l'embauche des personnes immigrantes. 40 Selon la Ville, 40% des immigrants installés à Montréal détiennent un diplôme universitaire de premier cycle. La Ville a ainsi créé un Cercle montréalais des employeurs, qui doit servir d'exemple dans le recrutement des Montréalais issus de l'étranger. Plus d'une dizaine d'entreprises s'y sont jointes jusqu'à maintenant 2
Financer Téo Taxi, électrifier Québecor ÉcuImi L'homme d'affaires Pierre-KarlPéladeau se tourne vers le gouvernement Legault pour l'électrification des véhicules de Taxelco, la société mère de Téo Taxi, dont il a racheté les actifs il y a quelques mois. Il souhaite aussi électrifier la flotte de Québecor au cours des cinq prochaines années, ce qui inclut Vidéotron et TVA. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houdette-vezina@joumatmetro.com Dans un avis déposé au Registre des lobbyistes au début décembre, on note que Taxelco souhaite « des ajustements à des programmes de subventions et d'aide financière directe dans le cadre de projets visant à accélérer la modernisation de l'industrie du transport rémunéré de personne ». Ces ajustements favoriseraient « l'acquisition de véhicules électriques et d'infrastructures de recharge ainsi que le développement d'outils technologiques ». Taxelco souhaiterait aussi des ajustements à la tarification du Circuit électrique, l'utilisation des voies réservées et « un soutien pour les artisans du taxi qui font la transition vers des véhicules électriques ou des subventions à l'acquisition de flottes commerciales de véhicules électriques ». L'an dernier, une enquête du Journal de Montréal révélait le versement de plusieurs millions de dollars d'argent public à l'entreprise autrefois dirigée par Alexandre Taillefer. Plusieurs médias avaient d'ailleurs dénoncé cette situation, dont ceux de Québecor. En conférence de presse hier, M. Péladeau n'a pas souhaité commenter la situation de Taxelco et de Téo Taxi. Pierre-KarlPéladeau ANDREJ IVANOV/MÉTRO Vidéotron et TVA en mode électrique Parallèlement, M. Péladeau a promis d'électrifier la flotte de Québecor, qui comprend notamment les camions de Vidéotron. Près de 1 100 véhicules seraient concernés par cette transition « majeure », dont les coûts frisent les 18 M$. L'aide financière demandée au gouvernement serait de l'ordre de 5 M$. Avec ses 900 véhicules, Vidéotron, qui représente 80% du parc automobile de Québecor, sera la priorité. « On pense pouvoir s'attaquer à 75% de nos émissions de GES », soutient le chef de la direction de Vidéotron, Jean-François Pruneau. Son équipe investira 14 M$ sur cinq ans pour acquérir 200 véhicules légers électriques et plusieurs bornes de chargement, en plus de mettre à niveau ses infrastructures. Comme le « marché actuel ne permet pas d'acheter des camions électriques » en grand nombre, dit M. Pruneau, Vidéotron procédera d'abord à la reconversion électrique du moteur à essence de ses camions. Du côté de TVA, le parc automobile « plus modeste » de 64 véhicules sera aussi électrifié d'ici cinq ans. La directrice du groupe, France Lauzière, estime que la mesure, évaluée à 3,5 M$, incitera d'autres entreprises médiatiques à emboîter le pas à TVA. « C'est le rôle des entreprises d'assumer le leadership dans le domaine de la protection de l'environnement. » Pierre-KarlPéladeau, président de de Québecor et propriétaire de Taxelco Québec analysera Appelée à réagir, l'attachée de presse du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, Claude Potvin, affirme que le gouvernement « analyse actuellement » plusieurs options. L'objectif serait de bonifier ses programmes d'électrification des flottes d'entreprises. « On est au début du processus. Mais on examine vraiment toutes les solutions qui permettraient d'aider les propriétaires de flottes », explique-t-elle. Deux structures de l'État pourraient ainsi être « améliorées » au cours des prochains mois. Le financement associé aux programmes Transportez vert, qui vise l'électrification des flottes, ainsi que Roulez vert, qui touche davantage le déploiement des bornes de recharge, est concerné. Le ministre de l'Environnement, Benoit Charrette, doit présenter prochainement son Plan d'électrification et de changements climatiques. PRÊT À REVÊTIR L'UNIFORME ? Jean-François Roberge Des mandats adaptés à votre profil - Horaires flexibles Formation et possibilité d'avancement professionnel garda.com/emploismtl GARDAWORLD ACTUALITÉ 3 Éducationm Le PLQ s'inquiète de l'impact des stages en entreprise Les libéraux craignent que les jeunes Québécois ne cèdent au chant des sirènes et abandonnent leurs études après avoir fait un stage en entreprise, dans un contexte de rareté de la main-d'oeuvre. De son côté, le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a indiqué qu'il avait déjà parlé de ce problème au ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, et qu'il envisageait la mise sur pied d'une campagne de sensibilisation. « On se tire dans le pied comme société [...] quand on incite des jeunes à ne pas se rendre au bout de leur parcours, parce qu'après, ils sont un peu prisonniers de l'entreprise », a ajouté le ministre, en invitant à « travailler ensemble » pour la persévérance scolaire. Il a néanmoins vanté la « grande valeur pédagogique » des stages en entreprise et déclaré qu'il était hors de ques- Les députés débattaient hier de l'article loo du projet de loi 4o sur l'instruction publique. L'article en question prévoit qu'un centre de services scolaires puisse organiser des stages en entreprise. Il a été adopté à la majorité des voix. tion de légiférer en fonction du « contexte économique actuel temporaire ». QS veut suspendre les travaux C'est ce contexte de pénurie de main-d'oeuvre qui a poussé Québec solidaire, hier, à exiger la suspension de l'étude détaillée du projet de loi 40. La députée Christine Labrie a rappelé la déclaration faite par M. Roberge la veille, à savoir que la pénurie d'enseignants et de personnel sera son plus grand défi en 2020./JACQUES BOISSINOT/LA PRESSE CANADIENNE Elle a demandé, en vain, à ce que l'on mette le projet de loi en veilleuse afin de réfléchir à des pistes de solution pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre dans les écoles. « Ce que je demande au ministre, c'est d'être cohérent avec ce qu'il dit », a-t-elle déclaré en point de presse. LA PRESSE CANADIENNE



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