Métro Montréal n°2020-01-07 mardi
Métro Montréal n°2020-01-07 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-01-07 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,5 Mo

  • Dans ce numéro : marée de colère à Téhéran.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Mardi 7 janvier 2020 OPINIONS C'EST VERS FIN DE 2020 CHRONIQUE SYLVAIN MÉNARD Animateur au 98,5 C'est vers la fin de 2020 que Régine Laurent, la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, soumettra son rapport et proposera ses recommandations. Peu importe la teneur de celles-d, je suis certain que la société québécoise va manger une formidable claque en pleine face en prenant connaissance des conclusions de cet exercice tout aussi cruel qu'essentieL Tout simplement parce que ce rapport marquera pour COURRIER DES LECTEURS Apprendre des catastrophes Les incendies dans l'est de l'Australie ont causé tant de destructions et de pertes de vies qu'il est difficile d'imaginer quelque chose de positif en résultant Il y a une certaine sagesse à tirer de la lutte contre ces incendies, sagesse qui aidera à prévenir les récidives. Il faut réduire la charge de carburant, comme les Autochtones l'ont toujours fait, en le brûlant quand il est sécuritaire de le faire. Il doit y avoir un certain nombre de façons d'entrer et de sortir des villes, car l'évasion par l'eau en utilisant la marine est une option de dernier choix. De l'information doit être disponible, ce qui peut être difficile lorsque l'alimentation électrique est coupée et que les téléphones portables ne fonctionnent pas. La préparation est vitale. Le bien qui en découle est la volonté de beaucoup de gens d'aider les réservistes de l'armée, qui sont essentielle- d. `.17.1 le Québec le passage du rêve à la réalité. L'heure du réveil vient de sonner. Cette commission dépassera, et de loin, les objectifs de son mandat initial, qui est de faire la lumière sur le fonctionnement de la DPJ et sur la manière de protéger nos jeunes en difficulté. Bien audelà de la problématique des enfants de la DPJ, elle mettra en relief à peu près tout ce qui ne tourne pas rond dans la société québécoise. Bien sûr, les vices de procédure de la DPJ seront soulignés et même surlignés. En plus, cette commission spéciale nous permettra de comprendre que les mécanismes déjà en place pour assurer la solidité de notre tissu social échappent plein de mailles. Qu'un peu partout, dans notre colossale structure qui comprend les services sociaux, la santé et l'éducation, la majorité de nos travailleurs et travailleuses sont en manque de ressources et plus que jamais au bout du rouleau. On les entendra, ces travailleurs sociaux qui doivent mettre leur téléphone cellulaire personnel au service de l'État. Ces travailleuses de la santé qui sont o-b-l-i-g-é-e-s de prolonger leurs quarts de travail au détriment de leur qualité de vie et de leur famille. Ces professeurs en burnout qui tombent comme des mouches. ment des bénévoles. Ils soutiendront les pompiers, dont la plupart sont également des bénévoles, abandonnant leurs travaux et leurs revenus pour faire face au danger en soutenant leurs voisins. L'argent offert par le premier ministre Scott Morrison contribuera à appuyer les efforts de ces bénévoles et à fournir les ressources dont ils ont besoin. Le vrai souci cependant est que, malheureusement, vous lirez plus d'articles sur les incendies en Australie au cours de l'été austral. DENNIS FITZGERALD, MELBOURNE, AUSTRALIE Matzneff, Pivot, Bombardier « La littérature passait avant la morale » dans les années 1970 et 1980, alors que « la morale passe avant la littérature » aujourd'hui Cette déclaration de Bernard Pivot à l'occasion de l'événement Matzneff ne me semble pas particulièrement transcendante. Elle fait fi d'une dimension fondamentale qui valait aussi dans les années 1970 et 1980  : cette dimension, Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. en «, Mme Laurent, on peut vous l'annoncer immédiatement  : vous serez la femme de l'année 2020. Après ça, on se demandera pourquoi le roulement d'effectif est aussi infernal dans tous ces services. Connaissez-vous beaucoup d'étudiants prêts à prendre la relève en ayant comme objectif professionnel de travailler dans pareilles conditions ? Loin de moi l'idée de jeter le blâme sur les penseurs de la Révolution tranquille en les accusant d'avoir créé un monstre. Sans leur contribution, notre situation serait encore plus dramatique. Personne n'aurait pu prévoir ce qu'allait devenir le monde 60 ans plus tard. Personne ne pouvait imaginer qu'un jour c'est celle des droits, celle de la justice. Et son malheureux corollaire, le non-respect des droits des plus faibles, des plus vulnérables  : les enfants. Qu'on en ait fait des bouquins ne rend pas moins innocents des gestes qui ont fait mal et qui continuent de faire mal aux personnes vulnérables qui en sont victimes. Aujourd'hui encore, fin 2019, Bernard Pivot se limite à opposer littérature et morale, sans faire allusion à cette dimension de la justice bafouée, quand il dit  : « Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d'un pays et, surtout, d'une époque. » Pourtant, déjà en 1990, sur le plateau de l'animateur Pivot, Denise Bombardier avait rappelé cette dimension de façon fracassante à l'auteur du livre les moins de 16 ans. Puis, dans ce pays des droits de la personne et, tout particulièrement, dans ce milieu littéraire français, ç'a été le « silence radio ». Jusqu'à ce qu'une victime dénonce ces faits dans l'actualité. NORMAND BREAULT Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com les enfants devraient affronter des problématiques aussi compliquées, que les salles d'urgence de nos hôpitaux les plus modernes allaient fonctionner à 150%, que l'éducation deviendrait un mal nécessaire plutôt qu'un privilège pour l'ensemble de la jeunesse, sans égard au compte de banque des parents. C'est à tout ça que la commission Laurent finira par toucher, de près ou de loin, au cours de ses prochaines audiences qui se tiendront un peu partout au Québec au cours de la prochaine année. En donnant la parole à nos travailleurs fourbus et démotivés, à nos directions d'école en manque de ressources qui en sont réduites à laisser de côté des enfants en difficulté sans pouvoir intervenir adéquatement En écoutant des travailleurs de la santé, de notre santé physique et Jeu de lumières Non, vous ne rêvez pas  : c'est bien du rose que vous voyez sur ce cliché pris à partir de la fenêtre d'un appartement situé près du parc De Lorimier... On peut dire que notre lecteur s'est trouvé au bon endroit au bon moment./COLLABORATION SPÉCIALE, BRENDAN SKORSKI 8 mentale, qui dresseront un portrait assez laid de ce que nous sommes. Je vous le dis, le réveil sera brutal et sans appel Nous avons un an pour nous préparer au grand coup de réalité que nous nous apprêtons à encaisser. Un an, c'est très court et, en même temps, c'est bien suffisant pour prendre conscience que tout devra changer en ne nous contentant plus du minimum, mais en visant plutôt le contraire. Mme Liment, en acceptant de présider cette commission spéciale, saviez-vous à quel point votre tâche allait être aussi capitale ? Ce sont vos recommandations qui aiguilleront les vecteurs du Québec de demain. Mme Laurent, on peut vous l'annoncer immédiatement  : vous serez la femme de l'année 2020. Volume  : 20 Numéro  : 02 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Téiéc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transma9, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HU 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. 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métr journalmetro.com Mardi 7 janvier 2020 9 CULTURE. The Circle est à la fois terrifiant et fascinant, selon notre chroniqueur./NETFLIX Testé sur des humains Télévision. Peu après le début de l'année, un coup la poussière du Bye bye retombée, un murmure s'est emparé de mes médias sociaux à propos d'une nouvelle téléréalité dévoilée sur Netflix sans tambour ni trompette. tHRONIQUE LA BOÎTE À IMAGES STÉPHANE MORNEAU info@journalmetro.com The Circle, c'est l'adaptation américaine d'un concept britannique mettant en scène des participants à l'intérieur d'un complexe résidentiel. Par contre, ces individus ne se rencontreront jamais en vrai. L'entièreté des interac- dons entre les participants se fait avec l'aide d'un réseau social similaire à Facebook en circuit fermé pour les besoins de l'émission. Ce cercle, utilisé par les joueurs et la production, sera la locomotive de cette téléréalité où les candidats doivent se donner des notes, évaluer leurs performances, interagir et, ultimement, récompenser un(e) seul(e) gagnant(e) d'un prix de 100 000 $. Le public n'est aucunement engagé dans la décision et tout repose sur les épaules des joueurs. Pour ajouter à la complexité de l'entreprise, il est permis de jouer en incarnant virtuellement quelqu'un d'autre que sa propre personne. Autrement dit, des participants du cercle ont des faux comptes et les autres participants ne le savent pas tant et aussi longtemps que les candidats ne sont pas éliminés de l'aventure. Avec cette prémisse où tout est permis, chaque discussion devient une enquête, chaque vote, une tentative d'avancer dans le jeu, et chaque interaction, une représentation de ce que le candidat considère C'est un peu la même chose que regarder des humains dans un zoo construit à l'ère des médias sociaux, un peu comme les vestiges d'une civilisation oubliée.comme sa meilleure version pour séduire les autres. Des rats en cage La prémisse de la série est simple et les événements sont rares. Comme les participants ne sortent jamais de leur appartement, ou presque, toute l'action se déroule devant des écrans alors que le cercle dicte les consignes et les activités. Les discussions, en privé ou en groupe, se font par l'intermédiaire des écrans, et les alliances, aussi fragiles que virtuelles, sont méticuleusement planifiées avec des fondations à même une plage au bord de la mer. Le public est donc appelé à regarder des gens tourner en rond dans une pièce durant des heures. C'est un peu la même chose que regarder des humains dans un zoo construit à l'ère des médias sociaux, un Le dernier Star Wars s'approche du milliard au box-office L'ascension de Skywalker (version française de The Rise of Skywalker) démarre 2020 comme il a terminé 2019  : en tête du box-office mondial. En ajoutant 84,2 M$US à son compteur, le chapitre IX de la populaire saga totalise depuis sa sortie en décembre dernier 918,8 M$US de recettes mondiales. AFP RELAX NEWS peu comme les vestiges d'une civilisation oubliée. Ici, les individus ne sont que des commandes vocales derrière une application qui s'occupe de donner vie à leurs mots et à leurs intentions avec des lettres, des images et, surtout, des émojis. L'amour se manifeste avec des coeurs dans les yeux d'une tête jaune entre deux phrases d'un flirt à distance sans aucun rapprochement. C'est à la fois terrifiant et fascinant. C'est aussi particulièrement révélateur des travers des médias sociaux qui, malgré leurs nobles intentions, ne rapprochent pas forcément les gens. On parle plutôt de la création d'une existence parallèle où l'identité est variable selon la personne qui la reçoit. The Circle, c'est l'exagération de notre quotidien avec des individus particulièrement exubérant. C'est un sketch d'une émission de fin d'année sans les maquillages complexes et l'écriture frileuse. C'est aussi la démonstration concrète qu'on s'éloigne tranquillement, mais sûrement, de la vie sociale en communauté. L'individu est mort — vive l'individu. Justice. Weinstein inculpé pour viols le jour de l'ouverture de son procès Harvey Weinstein est loin d'en avoir fini avec la justice  : accusé de multiples agressions sexuelles, le magnat déchu de Hollywood a été inculpé hier à Los Angeles pour deux nouveaux cas, au moment même où son procès, rendez-vous aussi crucial que symbolique pour le mouvement #MeToo, s'ouvrait à New York En Californie, Harvey Weinstein est accusé d'être entré de force dans la chambre d'hôtel d'une femme pour la violer, le 18 février 2013, puis d'en avoir agressé une autre le lendemain dans une chambre d'hôtel de Beverly Hills, selon un communiqué de la procureure du comté de Los Angeles, Jackie Lacey. L'identité des deux victimes n'a pas été précisée à ce stade et l'enquête, entamée voilà deux ans à la suite des premières plaintes suscitées par le mouvement #MeToo, se poursuit à Los Angeles. Le producteur de cinéma risque jusqu'à 28 ans de prison s'il est condamné en Californie. « Nous croyons que les preuves établiront que l'accusé a utilisé son pouvoir et son influence pour avoir accès à ses victimes puis commettre des crimes violents à leur encontre », a déclaré Mme Lacey. Ce mode opératoire est identique à celui dénoncé par des dizaines de femmes, vedettes ou anonymes, qui affirment avoir été agressées par Weinstein. Vêtu d'un costume sombre, Si plus de 8o femmes, dont Gwynetli Paltrow, Angelina Jolie et Léa Seydoux, ont accusé M. Weinstein de les avoir harcelées ou agressées sexuellement, le procès ne concerne directement que deux d'entre elles, signe de la difficulté à construire un dossier pénal sans preuve matérielle et sans témoin autour de faits remontant souvent à plusieurs années. l'ancien magnat de Hollywood, âgé de 67 ans, a croisé certaines de ses accusatrices hier matin à son arrivée au tribunal d'État de Manhattan, pour le premier jour de son procès. Très affaibli depuis les révélations du New York Times en octobre 2017, il a dû passer devant une quinzaine de femmes qui l'accusent de les avoir agressées sexuellement Elles étaient armées de pancartes demandant « Justice pour les survivantes ». Parmi elles figuraient les actrices Rosanna Arquette et Rose McGowan. L'ancien producteur n'a fait aucune déclaration avant ou après une première audience très technique, qui n'a duré qu'une heure. Il ne devrait pas non plus témoigner au cours de ce procès, censé durer six semaines, sous la présidence du juge James Burke. La sélection des jurés, qui doit démarrer aujourd'hui et pourrait prendre jusqu'à deux semaines, s'annonce comme la première bataille de ce procès suivi par les médias du monde entier. AGENCE FRANCE-PRESSE Harvey Weinstein arrivant au tribunal d'État de Manhattan, hier/Gmy



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