Métro Montréal n°2019-12-17 mardi
Métro Montréal n°2019-12-17 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-17 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : le déficit fédéral en hausse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Mardi 17 décembre 2019 OPINION UNE ANNÉE À 0 CHRONIQUF IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue Vous jure. J'ai tenté avec bonne foi de dénicher le positif de l'année s'achevant. Grosse et décevante job. Parce que le bilan, comme les faits, ne peut mentir. D'aucuns rétorqueront que tout n'est pas si noir, que divers événements ont de quoi redonner espoir, et blablablibloblu. Vrai, bien entendu, que la morosité n'a pas remporté le match 2019 par voie de blanchissage. Que quelques trucs, non insignifiants, ont pu ajouter du bonheur aux lèvres des COURRIER DES LECTEURS La construction du REM Dans moins de trois semaines, le tunnel du Mont-Royal, emprunté par les trains de banlieue de Deux-Montagnes et de Mascouche, sera fermé pour les travaux de construction du REM. Cette fermeture marquera le début de quatre ans de grandes perturbations pour les usagers des trains de banlieue. J'habite Deux-Montagnes depuis plus de 5 ans et je travaille au centreville depuis 11 ans. Mon conjoint travaille aussi au centre-ville, depuis six ans. Nous avons choisi Deux- Montagnes justement en raison du train de banlieue, mais nous sommes depuis tombés sous le charme de notre ville. [...] Mais voilà, les travaux du REM passent maintenant à la vitesse supérieure et notre tranquillité si appréciée s'en trouvera totalement chamboulée. Nous faisons le trajet de chez nous plus pessimistes, dont je suis manifestement. On pense à la décision de la Cour supérieure visant à élargir le cadre de la Loi sur l'aide médicale à mourir. Flash aussi pour la Nouvelle- Zélande et pour sa super leader, prête à donner des coups de pied dans l'ordre établi afin de protéger environnement et justice sociale. Chapeau bas également à la Finlande, qui sera maintenant gouvernée par un contingent de jeunes femmes prêtes à imiter le modèle au bureau en 55 minutes — ce sera désormais près de 2 heures, aller seulement, souvent plus en cas de pannes ou de problèmes de correspondance attribuables au cocktail de moyens de transport qui sera requis pour pallier la fermeture du tunnel Un total de quatre heures par jour. La situation devient tout bonnement consternante quand on réalise que le tout aurait pû être fait beaucoup plus efficacement si les dirigeants du projet avaient pris en compte les opinions du comité des usagers du train de Deux-Montagnes. Des citoyens se sont rassemblés pour demander de meilleures solutions ; nous demandons depuis plusieurs mois des solutions plus humaines, qui rendraient le temps de transport plus gérable au quotidien, mais les dirigeants sont aux abonnés absents. De quoi être vraiment découragé. Mais là où je suis personnellement encore plus troublée dans ce dossier, c'est dans la réaction purement individualiste de bien néo-zélandais. À part ça ? La fantastique Greta Thunberg, bravant toutes les tempêtes (au propre et au figuré), les (écoeurantes) insultes sur son physique et son autisme léger, les insinuations gratuites sur la corruption ou autre manipulation métaphysique, le tout afin de faire avancer une cause qui devrait pourtant être incontournable  : celle de faire connaître le consensus scientifique sur l'urgence climatique. Ainsi, et malgré les efforts quasi surhumains de l'égérie, force est de constater le surplace. Les « travaux » et les conférences de la COP25 le confirment  : le politique fait du surplace ; pire encore, il régresse. Or, seul un coup de barre magistral pourrait renverser cette tendance nous envoyant directement à l'abîme, particulièrement depuis l'élection d'un Bolsonaro encourageant ses agriculteurs à mettre Faites voir vos décorations de Noël ! Fans de décorations, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos à opinionsejournalmetro.com. mfrnto Passons le bilan trumpiste, qui se passe de presentation. le feu à l'Amazonie, poumon de la Terre. La réaction de la communauté internationale ? Zzzzzzzzz. Faut dire qu'elle se voulait occupée, en plein jour, à calculer les émissions de GES du voilier emprunté par Greta... Autres nouvelles fraîches  : en matière de performance verte, le Canada se glisse au... 55'rang sur 61, très loin derrière la Chine et l'Inde. Rien d'étonnant lorsqu'on pense à une CAQdont le programme est exempt du mot « environnement », à un gouvernement Trudeau qui achète avec l'argent des contribuables un bon vieux pipeline et à une Alberta qui explose la face de l'Occident à grands coups de sables bitumineux. Au moins, des gens. Allez visiter les sections commentaires de différents médias traitant du REM et vous verrez une joyeuse sélection de commentaires à portée individuelle  : « Si vous n'êtes pas contents, vous n'avez qu'à déménager. » « C'est quoi l'idée d'aller habiter si loin de votre milieu de travail ? » « Vous avez juste à faire du télé travail ! » La situation touche 18 000 usagers, sans compter leurs familles, amis, collègues, employeurs... C'est tout le Grand Montréal qui subira les impacts de la fermeture du tunnel, un véritable enjeu de société, mais pour le commun des mortels, chacun de ces 18 000 usagers devrait s'organiser tout seul devant une situation causée par une entreprise privée. C'est bien mal connaître la problématique et tous les enjeux qu'elle soulève. [...] Vous croyez que les 18 000 usagers n'ont pas individuellement examiné h situation sous toutes les coutures ? Allons donc. Nous remettons nos choix de vie en question quotidiennement depuis l'annonce en 2018 c'est notre pétrole, de damer nos grands nationalistes. Halte-là, halte-là, halte-là, les Canadiens sont là... L'humanité a de la chance. Sinon, sur le plan de l'État de droit, la situation est tout aussi, si telle chose est possible, catastrophique. Passons le bilan trumpiste, qui se passe de présentation, et rappelons brièvement les situations actuelles en Bolivie, en Colombie, au Brésil, au Chili, à Hong Kong, en Turquie, en Hongrie, en Autriche, en Syrie, à Gaza, etc. Pensée spéciale pour le million d'Ouïghours enfermés dans des camps de rééducation, en Chine, pour délit de religion. Félicitations aux tribunaux d'États européens, notamment la France (!) , ayant invalidé l'odieux « délit de solidarité » qui vise à criminaliser tout acte de générosité envers les réfugiés. Leur donner des vêtements et du thé chaud, par exemple. de la fermeture du tunnel. Certains ont effectivement déménagé, changé d'emploi, d'autres ont précipité leur retraite, des étudiants ont changé de cégep ou quitté la résidence familiale pour un appartement en ville... J'ai envisagé de vendre ou de louer ma maison pour emménager à Montréal pendant les travaux, j'ai envisagé de quitter mon emploi des 10 dernières années, mais pour toutes sortes de raisons, ce ne sont pas des solutions gagnantes pour notre famille. J'ai une chance immense  : mon employeur ouvrira un bureau satellite à Laval vers la fin de février. J'irai donc me joindre à la circulation sur la 440 sur 18 km, alors que je fais actuellement 5 coins de rue en voiture pour me rendre au stationnement du train. Je me considère comme choyée d'avoir accès à cette solution, puisque ce ne sont pas tous les employeurs qui ont décidé d'offrir de telles mesures à leurs employés — plusieurs n'en ont tout simplement pas les moyens, et 8 Morale de l'histoire ? Je veux bien, à titre de privilégié, passer outre l'ensemble de ces bêtises et autres indicibles injustices se déroulant actuellement sous nos yeux. Mais y a rien à faire, me sens un brin comme le cancéreux à qui il reste quelques mois à vivre, et qui fait comme si de rien n'était, s'anesthésiant avec une joie de vivre factice. Le mot de la fin à Camus, dont les phrases prononcées à l'occasion de l'obtention de son prix Nobel prennent aujourd'hui, peut-être plus encore qu'à l'époque, tout leur sens  : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Pas mal ça. Autrement, joyeuses fêtes à tous et à toutes ! le projet du REM n'a prévu aucune aide financière pour aider les entreprises à faire face aux problèmes de transport de leurs employés. En clair, tout ce que veulent les usagers des trains de banlieue, c'est qu'on agisse maintenant, avec décision, proaction et réflexion, pour éviter au maximum les problèmes de circulation qui seront engendrés par les travaux du REM. Il serait temps que François Legault s'y mette, quitte à repousser la fermeture du tunnel en attendant que les plans soient améliorés et surtout finalisés. Il en va de la santé de bien trop de gens pour prendre le tout à la légère. VÉRONIQUE GOUDREAU L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 19 Numéro  : 194 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Télés.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 1.0807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HU 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Maire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr ge.t journalmetro.com Mardi 17 décembre 2019 9 CULTUR -.441à ‘thik BIEN P volis Ils ne sont pas très connus du grand public. Pourtant, sans leur travail en coulisses, l'année culturelle québécoise aurait été bien différente. Métro vous présente jusqu'à jeudi une série d'entrevues avec des artistes qui ont marqué 2019. Aujourd'hui, Patricia Lanoie et Jeanne Joly, du duo créatif Bien à vous, dont le vidéoclip Lesbian Break-Up Song de Safia Nolin a créé une onde de choc cette année. LA VIE APRES SAFIA NOLIN MARIE-LISE ROUSSEAU mIrousseau@journahetro.com Comment qualifieriez-vous votre année 2019 ? Patricia Lanoie (P. L)  : De créativement stimulante et de personnellement éprouvante ! Jeanne Joly (J. J.)  : Ça été une grosse année, des affaires terribles nous sont arrivées. On a été un bout sans travailler. Puis, à l'été, on s'est plongées dans le travail, et c'est là qu'on a réalisé les clips Lesbian Break-Up Song de Safia Nolin, Le monarque des Indes de Pierre Lapointe et Maintenant ou jamais d'Evelyne Brochu. Tout s'est enchaîné, on a été six semaines sans un jour de congé. C'est à ce moment qu'on a décidé qu'on voulait faire de la réalisation professionnelle, alors qu'avant, avec notre studio créatif ; on faisait plein de trucs comme du graphisme, de la direction artistique, des cartes de souhaits, des illustrations... P.L  : On a trouvé notre voie cette année, aussi cheezy que ça puisse sonner ! Votre moment fort de 2019 ? J. J.  : Hum... Le projet d'Evelyne m'a marquée parce qu'on l'a pris en charge au complet  : on a fait tous ses clips, sa direction artistique, la mise en scène de son lancement.. Le clip de Maintenant ou jamais est celui dont je suis professionnellement le plus fière. Je le trouve vraiment beau, encore maintenant, ce qui n'est pas le cas avec tout ce qu'on fait. Cela dit, l'expérience avec Safia Nolin, c'était malade ! P.L  : C'était un grand moment ! Après la diffusion du clip de Safia, le téléphone n'a pas dérougi pendant trois semaines. Vous attendiez-vous à cette avalanche de réactions, tant positives que négatives, après la diffusion de ce clip qui la présente nue aux côtés d'autres femmes ? J. J.  : Moi, j'étais tellement concentrée sur la préparation, le montage et les trucs techniques que j'étais complètement déconnectée de la sortie. D'habitude, quand on sort un clip, les seules réactions sont  : « Ah, c'est beau, bravo ! » C'est toujours un beau moment de gratitude et de fierté. Je ne pensais pas qu'il y avait quelque chose de différent avec celui-ci. P.L  : L'expérience de tournage nous a rapprochées, comme dans les camps d'été. Safia et nous sommes maintenant liées par le sang ! Je ne sais pas comment l'expliquer... J. J.  : On a mis une pieuvre sur son corps nu ! (Rires) P.L  : D'ailleurs, le doigt d'honneur qu'elle fait dans le clip, c'est un signal qu'elle nous envoie chier parce que la pieuvre était très froide, pas encore décongelée ! Quel impact le succès de ce clip a-t-il eu sur votre travail ? P.L  : Les gens ne savaient qu'on faisait de la réalisation de façon professionnelle. On dirait que ç'a consolidé notre affaire. Et puis, on ne va pas se le cacher, ça nous a donné une visibilité incroyable. Tout à coup, les agences se sont mises à nous contacter. De plus en plus d'agences demandent à avoir des filles sur des pitchs, et il n'y a pas tant de filles réais. On est le seul duo féminin. Vous avez récemment signé avec la boite de production Roméo & Fils. Ça découle de ces démarches ? J. J.  : On voulait éventuellement se faire représenter, mais on n'était pas pressées parce qu'on a d'autres secteurs d'activité. Tous ces appels ont précipité les choses. On a rencontré presque toutes les boîtes de prod de Montréal ! Une fille est à la tête de Roméo, son équipe est paritaire ; ça nous parlait P.L.  : Certaines boîtes de production comprennent mal qu'on fasse de la réalisation et plein d'autres choses. Pour nous, c'est important de rester « réalisatrices + + + », de garder cette polyvalence. Je pense que pour certains, c'était trop flou. Qu'est-ce que ce partenariat change pour vous ? P.L  : Ça nous ouvre des portes pour obtenir des contrats en publicité. J. J.  : Par son intermédiaire, on a accès à des pitchs auxquels on n'aurait pas accès si on était des réalisatrices indépendantes. D'ailleurs, on espère être capables de faire de la pub à notre façon. C'est un milieu tellement rigide, où il y a des codes assez conservateurs... Allume TVA aux heures de grande écoute et tu verras ! (Rires) On essaie d'arriver dans ce milieu sans se dénaturer. On veut faire de la pub qui ressemble à Bien à vous. Avez-vous la même préoccupation lorsque vous travaillez avec des artistes comme Safla Nolin ou Pierre Lapointe ? J. J.  : On a été chanceuses ! Jusqu'à maintenant tous ceux qui sont venus vers nous nous ont dit de faire ce qu'on voulait ou presque. Pierre est un bon exemple. Il arrive et nous dit  : « J'aime vraiment travailler avec vous. Tout ce que je demande, c'est qu'il y ait des habits à franges dans le vidéoclip. Pour le reste, faites ce que vous voulez ». (Rires) Evelyne, même chose, elle nous a dit  : « Hé, ça serait cool que ça se passe dans un hôtel. » Souvent, il y a une petite orientation. Sinon, Safia a approuvé la première version du montage qu'on lui a livré. Pluie d'hommages pour Monique Leyrac Les hommages abondent après la mort de la grande chanteuse québécoise Monique Leyrac, décédée d'une insuffisance cardiaque à l'âge de 91 ans dimanche. Les premiers ministres Justin Trudeau et François Legault ont notamment rendu hommage à l'interprète sur Twitter, et les drapeaux du Centre national des arts, à Ottawa, ont été mis en berne. MÉnlo Quels sont vos projets pour 2020 ? P.L  : On fera la direction artistique du spectacle d'Evelyne Brochu. On sort un autre clip pour elle le 15 janvier. En plus, on travaille présentement sur des pitchs de pub. (S'approchant de notre enregistreuse) Engagez-nous ! J. J.  : On avait d'autres idées, comme travailler le textile ou encore aménager des espaces intérieurs... On a des fantasmes ! Qu'est-ce qu'on vous souhaite pour 2020 ? J. J.  : On se souhaite d'être capables de rester intègres et fidèles à nous-mêmes... Surtout, on se souhaite que le domaine dans lequel on essaie de percer soit prêt à accueillir un duo féminin qui prend son temps, qui est dans l'écoute ! (Rires) On veut amener notre couleur en pub, mais aussi notre approche. La réalisation prend une place de plus en plus importante dans les multiples activités de Bien à vous. Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans cet aspect de votre travail ? J. J.  : Créer des univers avec des objets et des humains, c'est très différent de faire de l'illustration ou de la mise en page devant un ordinateur. P.L  : Être sur un plateau, c'est un moment privilégié auquel juste une poignée de gens ont accès. C'est là où toute la magie se passe. Et on adore faire la prep. Tantôt on était au Renais- sance pour le prochain clip d'Evelyne Brochu et on tripait à visualiser ce que ça va donner. J. J.  : Quand ça prend forme, c'est génial ! ll y a aussi toute la dimension de l'équipe. Ça crée un esprit communautaire vraiment le fun qu'on n'aurait pas autrement. On s'est toutes deux rendu compte que c'était ardu pour nous de faire de la création statique, à un bureau. On a besoin d'être physiquement engagées. Bien à vous existe depuis trois ans. Comment s'est formé votre duo créatif ? « Il y a un aspect féministe à notre travail. On vient les deux du milieu de la musique et on a toujours été tres frustrées du côté un peu macho... C'est vraiment juste des gars, les réais de vidéoclips ! » Jeanne Joly, la moitié brune de Bien à vous J. J.  : On travaillait toutes deux dans le milieu de la musique. J'étais la chargée de projet de Coeur de pirate chez Dare To Care et Pat était son assistante. Un soir, on s'est croisées et elle m'a dit  : « Tes graphiste ? Je cherche quelqu'un pour partir une entreprise de cartes de souhaits ». Je lui ai dit  : « Ben oui », puis j'ai ajouté  : « À condition que ça s'appelle Bien à vous. » Chez Dare To Care, on me niaisait parce que je signais mes courriels « Bien à vous » ; on trouvait ça trop cordial. Je m'étais dit que, si je partais une entreprise, ça s'appellerait comme ça ! On a commencé à faire des cartes en octobre 2016. On s'est rendu compte qu'on travaillait très bien ensemble, donc on s'est parti un studio ! CAMILLE DUBUC/COLLABORATION SPÉCIALE



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