Métro Montréal n°2019-12-17 mardi
Métro Montréal n°2019-12-17 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-17 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : le déficit fédéral en hausse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journaEmetro.com Mardi 17 décembre 2019 ACTUALITÉ 6 TAXIS Plus de « Bonjour » sur les voitures Le gouvernement du Québec a accordé une subvention de 350 000 $ afin que plus de taxis montréalais se dotent de l'image de marque « Bonjour », a constaté Métro. Le projet date de 2017. L'ancienne administration de Denis Coderre avait annoncé la création d'une nouvelle image de marque pour les taxis de la métropole afin de les rendre plus reconnaissables. Certains chauffeurs de taxis montréalais déplorent pourtant qu'une telle subvention ne permette pas d'améliorer leur situation financière. MÉTRO COMPLEXE DESJARDINS 150, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST (1) PLACE-D'ARMES/PLACE-DES-ARTS GROUPE CAPITALES MÉDIAS Les bailleurs de fonds S'elloPnant Le groupe d'employés et de cadres de Groupe Capitales Médias (GCM) visant à reprendre le groupe de presse et ses six quotidiens régionaux a obtenu ses lettres d'intention auprès de ses bailleurs de fonds potentiels. Si ces derniers se rapprochent de leur objectif, il reste néanmoins encore plusieurs étapes à franchir avant de procéder au versement des sommes STATIONNEMENT GRATUIT AVEC TOUT ACHAT DE 50 $ POUR LES DÉTAILS, CONSULTEZ LE COM PLEXEDESJARDINS.COM prévues dans le cadre de ce montage financier estimé à environ 21 M$. Aux côtés d'Investissement Québec, on trouve le Fonds de solidarité FTQ Fondaction CSN et le Mouvement Desjardins — qui a décidé de se pencher sur la nouvelle mouture du projet après avoir passé son tour le mois dernier — autour de la table. Le plan d'arrangement avec les créanciers sera présenté demain à la Cour supérieure du Québec. LA PRESSE CANADIENNE JUSQU'AU 24 DÉCEMBRE Laisse vous guider dans..› vos achats des Fêtes TROUVEZ TOUTES VOS IDÉES-CADEAUX AU MARCHÉ DE LËON, NOTRE BOUTIQUE ÉPHÉMÈRE 4 Des compteurs d'Hydro-Québec i JOSLE DESMARAISMÉTRO Hydro-Québec. Des tarifs defavorables pour certains HENRI OUELETTE-VÉZINA houelEette-vezina@journalmetro.com Réalisée par Hydro-Québec entre 2017 et 2019, la réforme des tarifs d'électricité pour les clients résidentiels n'a pas « tenu compte », comme prévu, de la capacité de payer des ménages à faible revenu (MFR). C'est ce que plaide l'Institution de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), dans une étude publiée aujourd'hui. « On a suivi la facture de différents clients sur une période de trois ans, et on se rend compte qu'au moins 65% des MFR ont plutôt été défavorisés par la réforme », explique à Métro l'auteur du rapport, Jean-François Blain. Un changement sur le plan de la facturation des kilowattsheures (kWh) serait à l'origine de cette situation. La reconversion des catégories de prix fait en sorte, d'après l'étude, que « les clients ne pouvant pas agir sur leur consommation de chauffage » — souvent des locataires — sont ceux qui ont connu les hausses de tarifs les plus élevées. De manière générale, ladite réforme aurait donc « accru l'écart défavorable entre la facture annuelle d'un client à forte proportion de chauffage et celle d'un client à faible proportion de chauffage », insiste M. Blain. Le gouvernement doit agir Il existe des pistes de solution immédiates et bien concrètes pour pallier la problématique, d'après l'IRIS. Pour y arriver, la société d'État devra d'abord « se poser les bonnes questions » et « accepter de reconnaître les biais indésirables de sa réforme ». 400000 Selon ruas, près de 400000 ménages ont vu leur facture moyenne augmenter au-delà de la moyenne, fixée à 1,9% au Québec. « La seule solution, c'est que le ministre de l'Énergie [Jonatan Julien] demande à la Régie, sur recommandation d'Hydro- Québec, de considérer d'autres critères en ce qui concerne la structure de tarification actuelle », affirme M. Blain. L'organisme s'inquiète aussi des effets collatéraux qu'aura le projet de loi 34, adopté sous bâillon il y a deux semaines à l'Assemblée nationale. Après un gel des tarifs en 2020, Québec entend les indexer au niveau de l'inflation pour les quatre années suivantes. Le problème est que, si on applique les mêmes taux d'augmentation — certains sont de 2,5% au lieu de 1,9% —, l'écart entre les favorisés et les défavorisés de la réforme va se perpétuer. Des conclusions « hâtives », juge Hydro-Québec Appelé à réagir, le porteparole d'Hydro-Québec Francis Labbé indique que son organisation est « en désaccord avec l'affirmation selon laquelle la réforme des tarifs domestiques a désavantagé les MFR ». « Au contraire, en rehaussant la première tranche de consommation de 30 kWh à 40 kWh, on permet aux clients de bénéficier de 10 kWh de plus par jour au prix le plus bas », explique-t-il. La société d'État déplore que l'IRIS « tire des conclusions hâtives et sans nuances en se basant sur des extrapolations de données ».
métr journalmetro.com Mardi 17 décembre 2019 Quatre capitales d'Europe unies contre le populisme Gouvernante. Les capitales d'Europe centrale peuventelles proposer une solution de rechange réelle au populisme des gouvernements nationaux ? C'est le pari des maires de Budapest, de Varsovie, de Prague et de Bratislava, qui ont scellé lundi un « pacte des villes libres » pour resserrer les liens avec l'Union européenne (UE). Régulièrement en désaccord avec les orientations de h politique européenne, les dirigeants de la Pologne, de la Hongrie, de la République tchèque et de la Slovaquie forment depuis plusieurs années un axe souverainiste et frondeur au sein de leur alliance régionale, le « groupe de Visegrad ». Dans ces pays dirigés par des majorités ultraconservatrices ou des exécutifs sociauxdémocrates ayant rompu avec les valeurs de gauche, parfois épinglés pour leurs dérives antidémocratiques, l'opposition résiste et marque des points dans les capitales, mettant en évidence un clivage entre zones urbaines et campagnes. Depuis 2018, les habitants de Budapest, de Varsovie, de Prague et de Bratislava se sont choisi des élus qui veulent incarner une autre voie que celle du nationalisme et de la critique des standards européens. Hier, les maires des quatre cités ont franchi une nouvelle étape dans leur dissidence en concluant un « pacte des villes libres » afin de peser davantage face à leurs gouvernements respectifs. Les maires des quatre métropoles ont officiellement signé l'entente hier, en début d'après-midis ASSOCIATED PRESS « Nous partageons des valeurs et des priorités. Nos villes resteront ouvertes, tolérantes, progressistes et à l'avantgarde du changement. » Rafal Trzaskowski, figure de l'opposition au gouvernement de droite nationaliste du PiS, ajoutant que le populisme doit être combattu de manière intensive dans tout le continent européen. La signature du « pacte » s'est déroulée à Budapest, où le nouveau maire de centre gauche, Gergely Karacsony, a remporté en octobre une victoire-surprise sur le candidat du pouvoir. M Karacsony s'affiche depuis son élection en opposant de premier plan au premier ministre nationaliste Viktor Orban. « Le populisme est une réponse erronée et simpliste aux problèmes », a déclaré le maire de Prague, Zdenek Hrib, élu de 38 ans affilié au parti Pirate et critique envers le pouvoir du premier ministre et homme d'affaires tchèque Andrej Babis. Le quatrième signataire de cette alliance est Matus Vallo, maire de Bratislava, issu du militantisme local et sans affiliation partisane dans un pays gouverné par la gauche populiste slovaque. La déclaration les engage à promouvoir « la liberté, la dignité humaine, la démocratie, l'égalité, l'État de droit, la justice sociale, la tolérance et la diversité ». L'initiative est hautement symbolique et « envoie le message, aux citoyens de ces pays comme à l'étranger, qu'il y a une solution de rechange plus sociale et plus écologiste au courant néolibéral qui définit cette région ces dernières années », observe Andras Biro- Nagy, analyste du groupe de réflexion Policy Solutions. L'alliance des quatre élus espère pouvoir dialoguer directement avec les instances de l'UE pour décrocher des fonds européens au profit des grandes villes, en contournant les administrations centrales. « Ces 10 dernières années, ces fonds sont souvent allés à des oligarques amis du gouvernement Il est scandaleux que l'argent européen finance l'autocratie », a déploré le maire de Budapest Dans sa volonté d'incarner une possible solution de rechange à Vikor Orban, au pouvoir depuis 2010, le maire de Budapest, âgé de 44 ans, « a désespérément besoin de fonds européens versés directement à Budapest », note Peter Kreko, directeur du groupe de réflexion Political Capital. Fin de parcours pour le 737 MAY Le constructeur Boeing s'est résolu hier à suspendre, à partir de janvier, la production de son avion-vedette, le 737 MAX, faute d'avoir obtenu l'aval des autorités aériennes pour le faire voler de nouveau après 2 accidents qui ont fait 346 morts en quelques mois. AGENCE FRANCE-PRESSE 2050 Parmi les priorités de ces capitales figurent les politiques climatiques. Les gouvernements de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque ont été les plus réticents à adopter l'objectif européen de neutralité carbone en 2050. Au cours des deux derniers mandats du dirigeant hongrois, élu pour la troisième fois d'affilée en mai 2018, la centralisation des institutions a été renforcée, cimentant le pouvoir de la majorité sur les collectivités locales. Une loi votée la semaine dernière a encore réduit l'autonomie des municipalités dans la gestion des recettes fiscales. La maire de Budapest était en première ligne, début décembre, d'une manifestation contre une loi du gouvernement Orban renforçant le contrôle de l'État sur les théâtres municipaux En République tchèque et en Slovaquie, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue ces derniers mois pour dénoncer la corruption de responsables de la majorité. La nouvelle a fait beaucoup réagir hier sur la Toile, s'attirant applaudissements et critiques. AGENCE FRANCE-PRESSE Grève. L'Élysée est sous haute pression après le départ de Delevoye L'artisan du plan de réforme des retraites en France, décrédibilisé par des soupçons de conflit d'intérêts, a démissionné lundi, accroissant la pression sur le gouvernement, inquiet de voir les grèves contre ce projet se prolonger durant la période de Noël. Au 12e jour du conflit qui paralyse largement les transports, Jean-Paul Delevoye, « Monsieur retraites », a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a acceptée « avec regret ». Cette démission, la 12e d'un ministre depuis le début de la présidence Macron en mai 2017, est un coup dur pour le gouvernement, qui peine à trouver une sortie de crise. La position de M. Delevoye, 72 ans, était devenue intenable après des révélations sur des mandats non déclarés en parallèle de ses fonctions gouvernementales, alimentant des soupçons de conflit d'intérêts. Son départ survient à la veille d'une journée de mobilisation que les adversaires de la réforme veulent décisive, l'ensemble des syndicats appelant désormais à la grève, y compris les organisations réformistes comme la CFDT, premier syndicat de France. BLOOMBERG L'agence de presse Bloomberg s'est vu infliger hier une amende de 5 ME par le gendarme de la Bourse de Paris pour avoir diffusé en 2016 sans les vérifier de fausses informations qui avaient fait chuter le cours de Vinci. L'agence financière, qui exerce une grande influence sur les salles de marché, avait repris le contenu d'un faux communiqué de presse selon lequel le groupe de BTP lançait une révision de ses comptes à la suite d'irrégularités « très graves » et licenciait son directeur financier, tranche l'Autorité des marchés financiers (AMF). Selon celle-ci, Bloomberg s'est ainsi rendue coupable « de diffusion par l'intermédiaire des médias d'informations fausses » fixant le cours d'un titre à un niveau « anormal ». AFP 7 « Ce projet est essentiel pour la France. Et en me maintenant, je le fragilise. » Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire aux Retraites de France, affirmant que sa confiance est « fragilisée » par des attaques « violentes » et des amalgames « mensongers ». Le premier ministre les recevra tour à tour mercredi, ainsi que le patronat « Cette réforme ne s'en va pas avec Jean-Paul Delevoye, elle sera toujours défendue par le gouvernement », a souligné dans la soirée la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. AGENCE FRANCE-PRESSE LI BAN Toujours pas de premier ministre Des consultations parlementaires hier au Liban pour permettre d'avancer vers la formation d'un gouvernement ont encore été repoussées, provoquant une nouvelle soirée d'affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants, après les dizaines de blessés du week-end. Le pays vit depuis deux mois au rythme d'un mouvement de contestation inédit contre l'ensemble de la classe dirigeante. AGENCE FRANCE-PRESSE



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