Métro Montréal n°2019-12-13 vendredi
Métro Montréal n°2019-12-13 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-13 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : 73 M$ pour le Grand parc e l'Ouest.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr/id il% M'Y journalmetro.com Week-end 13-15 décembre 2019 OPINION IMPOSTEURS de vrais enfants autochtones Je trouve fascinant et à dire que ce sont ses petits- CHRONIQUE enfants. Il n'a pas d'enfants. l'engouement que À la suite du reportage, le suscitent ces chamans MAÏTÉE conseil de bande de Wendake autoproclamés. a fait savoir dans un commu- LABRECQUE-SAGANASH niqué de presse qu'il laissait Militante crie et étudiante en science politique LL 48 heures à Marcel Grondin d'être des Eenouch (Cris). Ils et à Luc Bourgault pour quit- ne pouvaient pas parler leur ter les établissements qu'ils langue et évoluer dans leur louent dans la communauté. culture. Vous comprendrez Grondin y avait une clinique qu'il est donc insultant de Si vous n'avez pas encore a supposément été visité par multidisciplinaire bizarre, voir des gens mentir sur leur regardé le reportage un ancêtre autochtone dans qui était en fait illégale. Bour- identité et s'approprier la d'Enquête et d'Anne Panasuk ses rêves qui lui aurait fait gault y avait le siège social nôtre, alors qu'on nous a insur les faux chamans qué- part de son héritage. Pour de sa société de « parfums terdit d'être des Autochtones bécois oeuvrant en Europe, les Européens qui paient chamaniques ». pendant des siècles. Beauje vous conseille de le faire. de grosses sommes pour le Comme vous le savez coup d'entre nous ont même Les recherches ont révélé voir réaliser des « pratiques probablement, mon père, encore du mal à être en paix que Luc Bourgault, alias chamaniques », c'est une mes tantes et mes oncles avec notre héritage culturel, Aigle Bleu, et Marcel « Gill » explication suffisante et qui ont été arrachés à leur famille alors que des allochtones vont Grondin ne sont pas Autoch- tient la route. Dans ses pré- à un très jeune âge, pour être jusqu'à voler nos noms de tones. Luc Bourgault le dit sentations, Marcel Grondin envoyés dans des pension- famille pour s'inventer une lui-même sur son site web. Il va jusqu'à voler des photos nats. Là-bas, on leur a interdit identité, comme dans le cas A 15 jours de Noël Voici Coco, émerveillé par le sapin illuminé de son nouveau foyer. Coco vient d'arriver dans une maisonnée où habitent déjà trois chats. « Même s'il aura huit ans bientôt, il est comme un chaton », nous dit sa maîtresse./COLLABORATION SPÉCIALE/SOPHIE CHARBONNEAU SOIGNEZ VOTRE LANGUE AntiDoTe W I N DOWS MAC LINUX www.antidote.info LE M FRI Définit Coocc Locuti mainte COURRIER DES LECTEURS L'Ordre des chimistes fait son travail L'Ordre des chimistes du Québec a récemment formulé des recommandations au gouvernement du Québec en lien avec le dossier du plombdans l'eau des écoles. [...] L'Ordre ale devoir d'exercer ce rôle de manière totalement étanche face à toute tentative d'ingérence qui pourrait survenir. Nous avons émis d'importantes réseives face au choix d'appareil portatif fait par le ministère de l'Éducation et avons formulé de nombreuses interrogations à propos du processus proposé d'échantillonnage et de détection de la présence de plombdans l'eau. L'Ordre est particulièrement préoccupé par les risques pour le public si les résultats T DU JOUR ANTIDOTE HE nom féminin on — [AGRICULTURE] Terre non cultivée, abanrrences — terre en friche, terrain en friche, c n — friche industrielle  : zone anciennement o ant à l'abandon, en attente de reconversion. Faites voir vos décorations de Noël ! Fans de décorations, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos à opinions@journalmetro.com. mfrrso de Marcel « Gilb Grondin. Ces charlatans font aussi beaucoup d'argent. Leurs visites en Europe leur rapportent des dizaines de milliers de dollars. Ce que je trouve fascinant c'est de voir l'engouement que suscitent ces chamans autoproclamés. On nous traite en véritables mascottes qui se donnent en spectacle, pour des Européens en quête d'exotisme. Le fait que certains vont même jusqu'à faire de l'argent en présentant une caricature de nous, c'est décourageant. Vous irez lire les commentaires sur le blogue d'Aigle Bleu. Parmi les propos, on y trouve ceux d'un homme de Nantes qui dit vouloir connaître son « animal totem ». Je vous annonce que ça ne marche pas comme ça. Aigle Bleu obtenus par ce type d'appareil sont erronés, plus particulièrement par la possibilité de Baux négatifs ». Cela voudrait dire qu'on s'imaginerait., à un endroit donné, que le niveau de plombdétecté est sécuritaire alors qu'il ne l'est pas. Même en situation de dépistage, des résultats erronés pourraient avoir de graves conséquences sur la santé des personnes qui consomment l'eau en question, surtout sur celle des enfants. L'Ordre des chimistes est donc en discussion avec Québec afin que les vérifications scientifiques qui s'imposent soient réalisées dans ce dossier. Nos propositions sont souples, constructives, réfléchies et sont élaborées dans le but de protéger la population. Il est important de mentionner que le syndic de notre Ordre, qui est aussi responsable de la lutte contre la pratique illégale de la profession de chimiste, est en mesure de faire ses propres constats. Ce lui répond qu'il donnera un stage sur les animaux totems en France en 2020. Je vous annonce que ça ne marche pas comme ça non plus. Le Canada connaît une grande vague de dénonciation des cas de raceshifting. Beaucoup de gens me disent qu'ils ont du « sang autochtone » pour tenter de faire la conversation avec moi. Souvent, ça relève d'une rumeur qui court dans la famille et qui n'a pas trop de fondement, mais ces gens-là ne font pas nécessairement d'argent avec cette information. Par contre, certaines personnes comme Joseph Boyden, Sherri Rollins, Marie-Josée Parent et les deux guignols dont je parle plus haut fondent leur carrière làdessus. Il est là le problème. Présenté par mer - onnée. Jouer dans une friche. amp en friche ; laisser en friche, rester en friche... cupée par des bâtiments industriels et leurs annexes, 12 dernier peut donc amorcer une enquête indépendante de tous les autres intervenants dans ce dossier. La chimie est omniprésente dans la vie des Québécois. Notre Ordre compte plus de 3 000 professionnels oeuvrant dans des divers secteurs (santé, environnement, judiciaire, alimentaire, recherche). Nul ne peut s'improviser chimiste au Québec. Les recommandations que nous faisons sont en parfaite concordance avec la réalisation de notre mandat de protection du public, lequel n'est subordonné à aucune autre considération. Nous continuerons donc à faire notre travail sans nous laisser distraire. MICHEL ALSATEGH, PRÉSIDENT DE L'ORDRE DES CHIMISTES DU QUÉBEC Écrivez-nous ! opinions@ joumalmetro.com Volume  : 19 Numéro  : 192 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HU 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journaLmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publiciteejournalrnetro.corn Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
13-15 DÉCEMBRE 2019 MONTAGE MAINE BERTRAND/MÉTRO L'art- est un oiseau RE La gang à Rambrou, un organisme qui offre une formation artistique à des adultes vivant avec des déficiences physiques et mentales, travaille présentement au projet le plus ambitieux de son histoire  : monter une adaptation de l'opéra Carmen de Bizet en collaboration avec l'Opéra de Montréal et le présenter à la Cinquième Salle de la Place des Arts. Par un vendredi de décembre, une grande fébrilité règne dans les locaux de La gang à Rambrou, dans l'est de Montréal. L'ensemble de la troupe, soit une cinquantaine de participants, est réuni lors de cette première répétition générale. À moins de deux semaines du jour J, musiciens, chanteurs, comédiens et danseurs peaufinent leur numéro sous la direction de leurs professeurs. Malgré les accrocs inhérents à toute répétition et les limitations de chacun, les choses vont rondement « Ils ont des attitudes de professionnels. Ils sont tous à leur place, personne ne dit  : "C'est trop long, je suis fatigué, je veux m'arrêter." Ils sont vraiment concentrés. C'est le résultat d'années de pratique », confie avec une certaine fierté Suzanne Beaulieu, directrice générale de l'organisation. Entre les mains de la gang à Rambrou, Carmen est devenu Prends garde à toi !, un spectacle qui mélange théâtre et musique, tout en reprenant les airs les plus connus de Georges Bizet Le thème central  : Si la Carmen de Bizet est à la tête d'une bande de contrebandiers, la Carmen de Rambrou est la leader d'un gang de rue qui fait la contrebande de... boites à lunch et qui divise ses amis pour mieux les recruter. « Quand on leur a demandé qui, parmi eux, avait été victime d'intimidation, ils ont tous levé la main », explique Suzanne Beaulieu, qui a bâti le scénario au fil de séances d'improvisation avec les participants. « Ils se font traiter de tous les noms — de débiles, de niaiseux, de mongols. Certains ont subi des choses assez atroces étant enfant ou adolescent Adulte, ça arrive moins souvent, mais ça arrive encore. Dans les transports, les sports, les loisirs, les centres de réadaptation... Des fois même dans les familles, sous le couvert de l'humour. » la douleur marque donc les paroles des chansons du spectacle, composées en atelier avec les membres de la troupe. « Je ne suis l'enfant de personne/Aux yeux du monde je ne vaux pas grand-chose/Si tu ne m'aimes pas, je ne t'aime pas non plus let si tu me fais mal prends garde à toi », chante la chorale sur l'air archiconnu de L'amour est un oiseau rebelle. « L'intimidation, ça détruit des vies, affirme Gabriel Hervieux, multiinstrumentiste malvoyant, qui manie les daviers, la batterie, la flûte et même les castagnettes dans Prends garde à toi ! « J'en ai vécu et je m'en suis sorti, mais il y en a aujourd'hui qui sont encore marqués par ça. C'est important que les gens le sachent et soient capables de le voir. C'est un sujet de société. Si on veut que notre société soit capable de fonctionner et que les gens soient heureux, il faut être capable d'en parler et de trouver des solutions. » Avec les professionnels Prends garde à toi ! est réalisé en partenariat avec l'Opéra de Montréal, qui a fait profiter la gang à Rambrou de son expertise. Cinq chanteurs d'opéra professionnels se joindront aux participants sur scène. Le réalisateur Charles Binamé, qui a assuré la mise en scène de Carmen à l'Opéra de Montréal le printemps dernier, offrira également ses conseils, tandis que l'auteur Pascal Blanchet aidera à peaufiner le scénario. « L'idée était d'ouvrir nos portes à la gang à Rambrou pour qu'ils connaissent l'opéra et qu'ils viennent voir comment on travaille », explique Pierre Vachon, directeur de l'action communautaire et éducative à l'Opéra de Montréal. Lui-même musicologue, M. Vachon a également initié les participants à la BENOIT VALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@journalmetro.com « IL Y A DES ARTISTES DANS LES POPULATIONS MAR- GINALISÉES, ET ILS ONT QUELQUE CHOSE À DIRE SUR UNE SCÈNE. ILS ONT L'INVESTISSEMENT, LA VOLONTÉ ET LE GOÛT DE MONTRER CE QU'ILS PEUVENT FAIRE. » VALERIE WALKER, MUSICOTHERAPEU beauté de l'opéra. Leur réaction fut plus qu'enthousiaste. « J'étais un peu craintif au départ. Allaient-ils comprendre ? Mais ils ont été fascinés rapidement » « L'opéra est un art multidimensionnel qui touche à toutes les dimensions de la personnalité. Certains sont plus sensibles à la musique, d'autres au mouvement, d'autres à l'histoire racontée, d'autres aux costumes. Chacun peut trouver une place là-dedans, c'est la beauté de l'opéra. » la collaboration avec l'Opéra de Montréal marque une étape importante pour la gang à Rambrou, une compagnie bien rodée qui présente chaque année des spectacles dans les maisons de la culture. « Je pense que ç'a un effet stimulant pour nos élèves, estime Valérie Walker, musicothérapeute et soprano. Ils se disent  : "Wow ! On a des professionnels avec nous, de belles voix d'opéra." Ça leur donne un sentiment d'appartenance à quelque chose qui est de qualité. On nivelle par le haut » « il ne faut pas viser la perfection, mais on n'est pas complaisant non plus, ajoute son collègue Jean-François Fortier. On prend en compte leurs limites. Mais si on donne un rôle à une personne, on sait qu'elle est capable de livrer la marchandise. » En confiance la générale se termine dans l'enthousiasme. Avant le traditionnel chocolat chaud qui clôt la répétition, Suzanne Beaulieu prend le temps de féliciter tout le monde avant de laisser la parole aux participants. Tour à tour, ils soulignent leurs bons coups sous un tonnerre d'applaudissements. « La pièce, c'est vraiment un truc de ouf ! Encore quelques pratiques et je pense qu'on va être prêt pour l'opéra ! » lance Thibault, l'un des interprètes principaux. « Ça me touche au coeur », ajoute Camille, qui se glisse dans la peau de Carmen. L'intensité augmente d'un cran lorsque Mme Beaulieu annonce que les 350 billets disponibles pour l'unique représentation du 17 décembre sont déjà vendus. « On va avoir du fun là-bas, lers do this, let's do this ! », conclut Gabriel, gonflé à bloc, déclenchant une autre ovation. Le moral est excellent, et tout le monde est prêt à mettre les bouchées doubles pour le dernier sprint. « 11 reste encore des petites choses à travailler, mais grosso modo, la fondation est construite, reste seulement à mettre des bardeaux sur le toit », illustre Gabriel Hervieux. « C'est toujours stressant et là, ça va l'être encore plus, vu que c'est la Place des Arts, ajoute Simon Marcotte- Tremblay, l'un des danseurs de la troupe. C'est plus en coulisses que je suis nerveux, mais une fois sur scène, ça va bien. Je lâche mon fou. » Professeurs et intervenants sont aussi en confiance. « Ils me surprennent toujours sur scène, dit Suzanne Beaulieu. Ils vont se permettre des choses qu'ils ne se sont pas permises en pratique. J'ai l'impression que c'est un peu la même chose chez les artistes professionnels. Ils économisent leur énergie au cours des pratiques, mais se donnent à fond sur scène. Chacun trouve un moment pour nous surprendre agréablement » UN PEU D'INFO Prends garde à toi ! Mardi 17 décembre À la Cinquième Salle de la Place des Arts



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