Métro Montréal n°2019-12-11 mercredi
Métro Montréal n°2019-12-11 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-11 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 22,9 Mo

  • Dans ce numéro : des batteries recyclées à Montréal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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méta journaEmetro.com Mercredi 11 décembre 2019 ACTUALITÉ 4 Recyclae. Québec prévoit élargir la Recycler le lithium consigne aux bouteilles d'eau et de vin dans l'est de l'île HENRI OUELLETTE-VÉZINA houellette-vezina@joumalmetro.com La modernisation de la consigne, demandée par plusieurs organismes et citoyens depuis des années, approche au Québec. Le gouvernement Legault serait sur le point d'annoncer l'ajout d'une consigne sur les bouteilles d'eau en plastique et les bouteilles de vin par la mise en place « progressive » d'un réseau de dépôts. « Nous ferons après les Fêtes une annonce concernant la collecte sélective, ce qui inclut la consigne », a confirmé à Métro l'attaché de presse au ministère de l'Environnement, Louis- Julien Dufresne. Le dévoilement aura lieu au début de 2020. D'après des documents ministériels obtenus par La Presse, Québec planche aussi sur un nouveau « réseau de dépôts spécialisés » pour les bouteilles de vin. Celles-ci pourront également être apportées directement dans certaines succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour récupérer la consigne. La consigne serait fixée à environ 10 cents par bouteille d'eau. L'ensemble du système demandera au moins trois ans avant d'être bien implanté. Rappelons que le ministre québécois de l'Environnement, Benoit Charette, se trouve actuellement à Madrid, dans le cadre de la COP25, où il doit défendre les efforts environnementaux effectués par la province. POPULATION 8,48M La population québécoise s'est accrue de 87 000 personnes en 2018 et a atteint 8,48 millions au 1" juillet dernier, mais son rythme d'accroissement est resté inférieur à celui de la moyenne canadienne. Le Bilan démographique publié hier par l'Institut de la statistique du Québec conclut donc que le poids démographique du Québec dans le Canada a légèrement diminué pour se situer à 22,6% aurquillet 2019. Le nombre de naissances a été estimé l'an dernier à 83 Sao, comparativement à 83 855 en 2017. L'indice synthétique de fécondité s'est établi à 1,59 enfant par femme, comparativement à 1,60 en 2017. Cet indice recule depuis le sommet de 1,73 enfant par femme atteint en 2009. LA PRESSE CANADIENNEei* E Bouteilles de vin sur la ligne de production r OLIVÉR SVÉD/12310 « Notre bataille, maintenant, va [être] d'inciter les citoyens à participer pleinement à cette nouvelle consigne. » Denis Blaquière, porte-parole du mouvement SAQ-Consigne SAQ-Consigne applaudit Le porte-parole du mouvement SAQ-Consigne, Denis Blaquière, était tout sourire hier matin. « On ne peut que saluer le courage politique de ce gouvernement, qui n'a pas reculé là où bien d'autres l'avaient fait par le passé, explique-t-il à Métro. C'est un cadeau de Noël avant Noël pour nous. » Son groupe, qui milite pour l'élargissement de la consigne aux bouteilles de vin depuis plus d'un an, « changera maintenant son fusil d'épaule ». M. Blaquière se dit « particulièrement ravi » du fait que le gouvernement Legault laisse aussi la possibilité aux Québécois de rapporter leurs bouteilles de vin directement à la SAQ en plus des centres de dépôt un peu partout dans la province. Malgré son enthousiasme, l'organisme affirme qu'il restera sur ses gardes avant de crier pleinement victoire. « Enfin ! » dit Q5 À Québec solidaire, la responsable de la transition écologique, Ruba Ghazal, abonde dans le même sens. « Moi, je dis  : enfin ! Je félicite le ministre Benoit Charrette d'avoir résisté aux lobbyistes », dit la députée. Celle qui est aussi l'ancienne directrice de la multinationale Owens-Illinois, spécialisée dans la fabrication de bouteilles en verre, affirme que le Québec a beaucoup de rattrapage à faire. Prisonniers depuis un an Alors que deux Canadiens, Michael Spavor et Michael Kovrig, risquent de subir des procès en Chine, les députés de l'opposition à Ottawa tentaient hier de soumettre les libéraux à l'examen d'un comité spécial des Communes. ICAREN DUCEY/GETTY IMAGE Pollutiof Une usine pilote de recyclage des batteries lithium-ion amorcera ses activités à Montréal l'an prochain. Le projet, partiellement financé par Québec, doit mener à l'établissement d'un centre plus important en 2023 ou en 2024. Il semble que cette expansion aura lieu dans l'est de l'île. FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journernetro.com Le gouvernement de François Legault dévoilait, hier, un investissement de 4,8 M$ dans l'usine pilote de l'entreprise Recyclage Lithion. Le projet, dont le coût total s'élève à 12 M$, prendra forme l'an prochain aux abords du Golf d'Anjou, dans l'est de Montréal. Lithion est une entreprise spécialisée dans le recyclage des batteries lithium-ion, principalement utilisées dans les voitures électriques. Québec priorise le lithium et les métaux rares dans sa stratégie économique et environnementale à venir. Selon le président de Recyclage Lithion, Benoit Couture, cet établissement « pilote » n'est qu'une première étape. L'entreprise québécoise prévoit construire une usine plus vaste et plus productive pour 2023-2024. « Cette usine-ci [la première], il faut comprendre que sa fonction n'est pas de servir les besoins de recyclage, mais de terminer le développement des procédés », a d'ailleurs expliqué M. Couture. Dans l'Est ? C'est l' « usine commerciale », encore embryonnaire, qui doit réellement mener au recyclage de batteries québécoises. M. Couture convient que « le site n'est pas choisi » pour ériger cette importante bâtisse dans quelques années. « Toutefois, l'est de Montréal présente beaucoup d'avantages », a-t-il précisé. «. « are,.40 A Fir 4.4 Québec il Ci Transition énergét ig u uébegii,t  : votre gouvernement Qucbtr. Benoit Couture et Chantal Rouleau/JOSIE DESMAEAIS/MÉTRO L'homme d'affaires n'exclut pas que le bâtiment puisse s'établir dans les environs du Golf d'Anjou, où un vaste projet de manufacture de panneaux solaires a avorté l'an dernier. L'administration montréalaise étudie également l'expansion de l'espace du Bois-d'Anjou pour en faire un parc-nature. « Ma vision, ce serait d'avoir un accès privilégié pour la circulation de poids lourds sur l'autoroute métropolitaine dans l'Est. La partie "usine" vers l'autoroute et la partie "recherche et développement" vers un milieu de vie plus intéressant », déclare Benoit Couture. la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, se réjouit déjà de la présence d'une entreprise à vocation verte dans l'est de l'île. Sans confirmer d'investissements potentiels de la part du gouvernement, l'ex-mairesse d'arrondissement convient qu'elle veut voir cette « usine plus costaude » demeurer dans le secteur. « Je veux qu'elle reste dans l'Est. C'est le type d'entreprise qu'on veut accueillir sur le territoire », a-t-elle indiqué. M. Couture estime que la seconde mouture de l'usine coûtera environ 40 M$. Li- r 2000 L'usine pilote actuelle aura « une capacité annuelle de zoo tonnes de batteries ». Le prochain centre pourrait atteindre 2 000 tonnes par an. thion n'en a pas encore discuté avec le gouvernement, mais son dirigeant principal « ne doute pas de l'appui qu'il pourra obtenir ». Nouveau modèle Le gouvernement considère que le contexte actuel rend nécessaire l'investissement dans Lithion. « Nous prévoyons facilement un million de véhicules électriques au Québec en 2030. Une quantité significative de batteries arriveront à la fin de leur durée de vie d'ici 10 ans », a affirmé hier le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien. Selon Benoit Couture, les procédés actuels mènent au gaspillage de 50% du matériel des batteries lithium-ion. La technique développée par son laboratoire permettrait de récupérer 95% de leur contenu.
Droits de l'homme. Pour la première fois en 25 ans, le Canada sera inscrit sur la triste liste des 10 causes défendues dans le cadre du marathon d'écriture d'Amnistie internationale. La communauté autochtone de Grassy Narrows, en Ontario, fait valoir sa cause. LELASAVIC Isavic@joumalmetro.com En marge de la Journée internationale des droits de l'homme, Amnistie internationale organise l'événement Écrire ça libère. Le public montréalais sera invité, vendredi, à écrire des cartes de soutien en appui à une des 10 causes défendues par des jeunes de moins de 25 ans engagés dans une lutte pour défendre leurs droits. Le Canada se trouvera en compagnie d'illustres violateurs des droits de l'homme, comme la Chine, le Nigéria, le Soudan du Sud et l'Égypte. Grassy Narrows est une des 57 communautés autochtones du pays qui n'a toujours pas accès à l'eau potable. Son cas est plus problématique que bien d'autres. Dans les années 1960 et 1970, 10 tonnes de mercure ont été déversées dans les rivières du secteur par des papetières. Cela a empoisonné les poissons de la région et a eu des conséquences sur les habitants qui s'en nourrissaient. Aujourd'hui, plusieurs jeunes sont affectés par le mercure des rivières de Grassy Narrows. C'est le cas de Darwin Fobister, 22 ans, qui est atteint de troubles de la parole et de l'apprentissage, et qui souffre de maux de tête quotidiens. « Lorsque j'étais plus jeune, j'avais des crises d'épilepsie à cause du mercure [...]. J'entends des enfants me demander pourquoi leurs mains tremblent et je ne veux pas vraiment leur expliquer pourquoi », nous confie-tiL Pour la communauté de Les jeunes de Grassy Narrows dans la rue/ALUN LISNER/COURTOISIE AMNISTIE CANADA 800 habitants, les problèmes physiques et neurologiques sont courants et ont des répercussions graves sur leur santé. « Ça fait 50 ans que nous dénonçons cela. C'est comme si nous étions consommables aux yeux du Canada », renchérit Judy Da Silva, une aînée de la communauté qui vient en aide aux personnes empoisonnées par le mercure. Selon la directrice d'Amnistie internationale Canada francophone, France-Isabelle Langlois, sur le plan international, c'est la première fois que le Canada se trouve sur la liste du marathon d'écriture en 25 ans. « Pour qu'on soit rendus là, ça veut dire que la situation dans laquelle vivent les peuples autochtones du Canada est vraiment désastreuse. Un pays comme le Canada qui figure dans ce palmarès-là, c'est vraiment outrageant », se désole-telle. Le gouvernement n'a pas tenu parole En 2017, le gouvernement canadien avait promis de régler cette crise en décontaminant la rivière, en fournissant des soins de santé spécialisés et en dédommageant la communauté. Cette promesse n'a pas été honorée, d'après les jeunes de Grassy Narrows, qui n'abandonneront pas leur lutte tant que le gouvernement n'aura pas respecté son engagement. Joint par Métro, le ministre des Affaires autochtones, Marc ACTUALITÉ 5 Le Canada pointé par Amnistie 90% Des études récentes ont démontré que 90% de la population de Grassy Narrows avait des traces de mercure dans le sang. Miller, dit qu'il a rencontré le chef de la communauté, Rudy la semaine dernière. Il lui aurait indiqué son intention de créer un centre de traitement pour les personnes empoisonnées au mercure. Le financement ne sera pas un obstacle à la création d'un tel centre, dit-il. Darwin Fobister, qui voyage parfois jusqu'à Winnipeg pour obtenir des traitements, veut y croire. Vendredi dernier, la Cour suprême du Canada a condamné les papetières Résolu et Weyerhauser à payer la décontamination des sols et des eaux de la communauté. Mine Langlois estime que le cas de Grassy Narrows n'est que la pointe de l'iceberg en ce qui a trait aux violations des droits des peuples autochtones au Canada. « 11 y a en a des tonnes au pays », ajoute-telle, citant la stérilisation forcée des femmes autochtones, les interpellations policières, les soins de santé insuffisants et la violence étatique envers les femmes autochtones. Le marathon d'écriture se tiendra de 11 h à 18h, à la Maison du développement durable de Montréal. PUBLIREPORTAGE CAPSULE SANTÉ DU PIED par Dr George Bochi, podiatre LES BLESSURES SPORTIVES CHEZ LES ENFANTS Tous les parents savent qu'un enfant qui joue est comme un poisson dans l'eau. Dès qu'ils commencent à marcher (ou presque), les enfants chassent des ballons, ils balancent des bâtons et ils courent partout, ce qui malheureusement peut causer diverses blessures sportives. Auparavant, le sport chez les enfants se limitait essentiellement au baseball, au basket-ball et au football. Les choses ont changé. Le soccer gagne en popularité en tant que sport chez les jeunes, tout comme la lutte, le tennis et la crosse. L'âge de départ pour l'entraînement dans les sports individuels comme la natation, le patinage, l'athlétisme et la gymnastique rajeunit chaque année. L'essentiel c'est s'amuser Les parents devraient encourager leurs enfants à participer à des sports, mais ne jamais oublier que la concurrence ne vient pas avant tout et qu'il est important de s'amuser. Mettre trop d'accent sur la victoire pourrait éloigner l'enfant de l'essentiel ; avoir du plaisir. Les enfants actifs et inscrits aux programmes sportifs pourront améliorer leurs systèmes cardiovasculaires et musculo-squelettiques et renforcer leur synchronisation et leur état d'esprit. La participation à des sports développe le travail d'équipe, un sentiment d'autodiscipline et la reconnaissance de l'importance d'un corps sain. Ce sont de bonnes habitudes qui dureront toute une vie. Ne laissez pas votre enfant vivre avec de la douleur au pied, à la cheville ou à la jambe. La plupart des problèmes peuvent être traités avec un traitement conservateur, sans douleur. Prenez rendez-vous avec Dr Bochi 514 600-5316 ou visitez drdupied.com DR. BOCHI 1826 Sherbrooke Ouest, Montréal 8415 rue Saint-Denis, local 210, Montréal DRDUPIED.COM



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