Métro Montréal n°2019-12-09 lundi
Métro Montréal n°2019-12-09 lundi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-09 de lundi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 18,9 Mo

  • Dans ce numéro : la justice réparatrice se fait toujours attendre en cette journée internationale de commémoration des génocides.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MONDE 8 Contrer la montée des eaux par le sable ClimatÀ l'heure où le réchauffement climatique complique la lutte contre les risques d'inondations aux Pays-Bas, dont environ le tiers de la surface se trouve sous le niveau de la mer, les Néerlandais se réjouissent d'une nouvelle méthode qui transforme le sable en allié. Bien que les constructions comprenant du sable soient souvent perçues comme instables, les Pays-Bas affirment avoir conçu une technique permettant d'utiliser ce matériau pour renforcer une des digues les plus importantes du pays, devenue vulnérable face à la montée des eaux. Une solution durable Le projet, lancé en 2017, consiste à déverser du sable contre la digue afin de créer une sorte de barrière naturelle servant à prévenir les inondations. Alors que la COP25 a lieu actuellement à Madrid pour discuter des problèmes liés au climat, les Néerlandais envisagent d'exporter leur idée à l'étranger, la montée des eaux causée par le réchauffement climatique menaçant un nombre croissant de pays. La digue en question, appelée Houtribdijk, est un des principaux moyens de défense contre les inondations aux Pays-Bas depuis sa création il y a plus de 40 ans. Sa construction a débuté en 1963, 10 ans après qu'un gigantesque raz-de-marée eut causé la mort de quelque 1 800 personnes aux Pays-Bas. 41Ir Des réfu lés rohin as au Ban ladesh en 2017/Gerry Une « première mondiale » La digue Houtribdijk a été conçue pour casser les vagues arrivant de l'Ijsselmeer, un grand lac du nord du pays qui permet de réguler le niveau des flots. Sa création a fait naître un deuxième lac, le Markermeer. Les experts ont toutefois remarqué ces dernières années que la digue, longue de 25 km, ne répondait plus aux normes de sécurité et nécessitait un renforcement urgent. « Nous avions un dilemme. Il n'y a pas de roches aux Pays-Bas. Il aurait fallu les importer à grands frais depuis des pays comme la Norvège », explique Stefan Aarninkhof, professeur spécialisé dans l'hydraulique à l'université de technologie de Delft. Le sable est pompé sous une épaisse couche de boue au fond du Markermeer, avant d'être placé des deux côtés de la digue d'une façon spécifique étudiée par les scientifiques. Myanmar. Des Rohingyas veulent faire reconnaître leur « génocide » Le Myanmar est mis en cause devant plusieurs juridictions dans le monde pour l'exode en 2017 de sa minorité musulmane rohingya, que certains voudraient voir considérer comme un « génocide ». Saisie par la Gambie, pays musulman de l'Afrique de l'Ouest, la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye tiendra sa première audience sur le Myanmar du 10 au 12 décembre, alors que des défenseurs des droits de l'homme ont déposé une plainte le mois dernier devant un tribunal en Argentine. De son côté, la Cour pénale internationale (CPI) a autorisé en novembre une enquête sur les événements qui ont conduit en 2017 quelque 740 000 Rohingyas à trouver refuge au Bangladesh. Les premières audiences devant la CIJ auront lieu de mardi à jeudi. La cour devrait ordonner des mesures provisoires pour prévenir tout nouveau génocide ou toute destruction d'éléments de preuve. L'affaire prendra probablement des années. La cour pourrait demander au Myanmar d'offrir des réparations aux Rohingyas, mais cette décision, surtout symbolique, serait difficile à appliquer. Créant la surprise, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix pour avoir mené l'opposition non violente à la dictature militaire et devenue chef de facto du gouvernement du Myanmar, a annoncé qu'elle 740 000 En août 2017, quelque 74o 000 Rohingyas avaient fui le Myanmar, pays majoritairement bouddhiste, après une opération de répression de l'armée menée en représailles à deattaques de postes-frontières par des rebelles rohingyas. mènerait une délégation à La Haye pour « défendre l'intérêt national » de son pays. AGENCE FRANCE-PRESSE 10 millions D'ici mi-2020, plus de 10 millions de mètres cubes de sable auront été déversés contre la digue. La nature s'occupe ensuite du reste  : le sable finit par servir de barricade contre les raz-de-marée, affirment les initiateurs du projet. Selon le gouvernement néerlandais, le renforcement à l'aide de sable d'une telle digue « est une première mondiale ». Une idée à exporter Les Néerlandais espèrent vendre cette idée à l'étranger pour aider d'autres pays à lutter contre le changement climatique. « Dans le cadre de ce projet, nous avons appris quelques règles génériques sur la manière de travailler dans un lac en construisant Plus de 660 000 camions de sable ont été réquisitionnés pour la construction de la digue Houtribdijk, aux Pays-Bas. HO/RIJKSWATERSTAAT/AFP rannFi r1Tc RECHERCHÉS Metropolitan Media est à la recherche de camelots fiables pour la livraison de journaux à domicile (Gazette, National Post, Globe & Mail, Journal de Montréal, Le Devoir et autres) pour environ 200 clients dans la ville de Montréal. VÉHICULE OBLIGATOIRE REVENUS entre 1400$ et 2000$ par mois HORAIRE Travail 3 à 4,5 heures par jour ; La distribution se fait entre 2 h 30 A.M. et 6 h 30 A.M. du lundi au vendredi et de 3 h 00 A.M. à 8 h 00 A.M. le samedi (livraison 6 jours semaine). Routes disponibles  : Dollard-des- Ormeaux, Beaconsfield, Baie-D'Urfé, Pointe-Claire, Dorval, Île Bizard Appel ou message texte Moe  : 514 771-9900 avec la nature », note Fokko van der Groot, porte-parole d'EcoShape, un consortium qui regroupe les parties impliquées dans le projet. « L'approche consistant à construire avec la nature peut être appliquée partout dans le monde où la protection contre l'eau est un problème », assure-t-il. AGENCE FRANCE-PRESSE Routes disponibles  : Saint-Henri, Pointe- Saint-Charles, Côte-des-Neiges, Snowdon, Ville St-Laurent, Westmount, Verdun, Lasalle, Lachine. Appel ou message texte Linda  : 514 823-4886
métr à% journalmetro.com, 171 Lundi 9 décembre 2019 OPINION Faites voir vos décorations de Noël ! ans de décorations, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos à opinionseournalmetro.com. MÉTRO ENTRE TRANSIT ET PERMANENCE CHRONIQUE TRAJECTOIRES ANDRÉANNE BISSONNETTE Chercheure en science politique La frontière mexicaineétasunienne est souvent décrite comme un point de transit par celles et ceux qui la traversent quotidiennement dans un mélange de mouvements économiques, culturels et sociaux. Durant les deux dernières années, cette impression de transit a marqué ma relation avec la frontière. Un va-et-vient OURRIER DES LECTEURS Pour une stratégie ferroviaire Les municipalités réclament une stratégie ferroviaire pour le Québec. Nous sommes des mairesses et des maires de toutes les régions, à la tête de municipalités de toutes les tailles. Si nous prenons aujourd'hui la plume, c'est que nous fondons beaucoup d'espoir sur le Sommet sur le transport ferroviaire que tient le gouvernement du Québec aujourd'hui à Drummondville. Le défi climatique, le développement économique régional et la mobilité demandent que nous nous réappropriions collectivement ce qui a soutenu pendant des décennies le dynamisme de notre pays  : le rail. Le transport ferroviaire a joué un rôle déterminant dans le processus d'industrialisation, l'ouverture de nouveaux marchés et le rapprochement des régions du Québec. Peu à peu délaissé au bénéfice de l'auto solo, il n'est maintenant plus que l'ombre de lui-même. [...] Le Québec est à un moment décisif en matière de mobilité, et le transport ferroviaire peut redevenir un véritable mode de transport structurant et concurrentiel pour les régions, pourvu qu'on y mette collecti- entre Montréal et la zone frontalière, entre la maison et le lieu de recherche. Puis, cet automne, je me suis installée pour quelques mois à cette jonction entre deux États. La frontière n'était alors plus un point de transit ; elle est tranquillement devenue « la maison ». Or, ce changement dans ma perception de la frontière était choisi. D'un lieu de transit, j'en ai fait un lieu de permanence. Pour des milliers de réfugié.e.s, ce choix de permanence a été imposé. Leur séjour à la frontière devait être temporaire, un point de transit entre le pays d'origine et le point d'arrivée — que ce soit pour recommencer à zéro ou pour rejoindre de la famille. Le programme fédéral « Remain in Mexico », qui oblige les demandeurs d'asile à demeurer du côté mexicain de la frontière le temps que le dossier suive son cours, touche actuellement quelques 50 000 réfugié.e.s, à six points d'entrée au Texas et en Californie. Le mois dernier, sans grande pompe, le département de la Sécurité intérieure a amorcé le transfert de vement les ressources. Avec ses 6 302 km de rails traversant plus de 500 municipalités, le train constitue un puissant levier économique. Plusieurs pays l'ont compris et ont misé avec succès sur les voies ferrées pour se développer et connecter les villes et les régions entre elles. Nous proposons au gouvernement de s'en inspirer. Pour redonner à la locomotive ses lettres de noblesse, l'Union des municipalités du Québec (UMQ), porte-parole des gouvernements de proximité, réfléchit depuis plusieurs années sur l'avenir du transport par voie ferrée et sur les façons de le situer au coeur d'un virage modal au bénéfice des citoyennes et des citoyens. C'est en ce sens qu'elle a adopté le 9 novembre 2018 la déclaration de Trois-Rivières, qui dressait des constats lucides sur l'état du transport ferroviaire et sur l'avenir du train. D'abord, pour le monde municipal, le gouvernement du Québec doit d'urgence dresser un portait précis de l'état du réseau ferroviaire québécois, des équipements nécessaires à l'exploitation et des investissements requis pour gérer d'une façon optimale et sécuritaire les activités ferroviaires. Ensuite, fort de ces constats, il doit se concentrer sur la connexion des entreprises au réseau ferroviaire. L'UMQpropose à cet effet de favoriser les migrant.e.s détenu.e.s ou hébergé.e.s par des refuges dans la région de Tucson en Arizona vers El Paso, au Texas. Ce changement, en apparence anodin, aura des conséquences tangibles pour un nombre important de familles. Le secteur de Tucson était alors épargné par la politique du « Remain in Mexico », alors qu'El Paso en est le coeur. Un autobus à la fois, de plus en plus de migrant.e.s sont susceptibles d'être renvoyé.e.s au Mexique, dans l'attente de leur audience pour la suite de leur procédure de demande d'asile. Puis, il y a deux jours, Nogales (ville frontalière à une heure de Tucson) a été ajoutée à la liste des points d'entrée visés par le programme. Retourner du côté mexi- embranchements ferroviaires dans les parcs industriels et d'installer un poste de transbordement par région. Cette priorité s'avérera particulièrement stratégique pour les municipalités. [...] A condition qu'il demeure sécuritaire en tout temps, le transport ferroviaire constitue donc un secteur à fort potentiel de croissance. C'est pourquoi le monde municipal se donne rendez-vous au Sommet sur le transport ferroviaire avec l'espoir qu'il se conclura sur des mesures concrètes qui contribueront à refaire du rail un mode de transport concurrentiel. Le monde municipal attend du gouvernement une stratégie ferroviaire sérieuse, ambitieuse et capable d'évoluer en symbiose avec les autres modes de transport. SUZANNE ROY, PRÉSIDENTE INTÉRIMAIRE DE L'UDIQ, PRÉSIDENTE DU COMITÉ SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES DE L'UMQ ET MAIRESSE DE SAINTE-JULIE AINSI QUE 29 AUTRES SIGNATAIRES L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com cain de la frontière, c'est être renvoyé au coeur des insécurités qui sont à la base de la décision de migrer. Les migrant.e.s se trouvent entassé.e.s dans des refuges qui ne sont pas équipés pour accueillir autant de gens. Ceux-ci tentent tant bien que mal de trouver les ressources nécessaires pour assurer les besoins de base. Ils sont la proie des cartels et des gangs criminels qui attendent, tous les jours, un nouvel arrivage aux points d'entrée, repérant les migrant.e.s grâce à l'absence de lacets sur leurs chaussures (une politique de la Border Patrol étant de retirer les lacets des gens au moment où ils se font appréhender) et procédant à des enlèvements pour demander des rançons à leurs contacts aux États- Unis. Les migrant.e.s se créent des camps le long des ponts internationaux, de peur qu'en quittant cet espace, ils manquent l'appel de leur numéro. La frontière est encore un lieu de transit, mais ce transit est aujourd'hui réservé à celles et à ceux qui ont le bon passeport, les bons papiers et, surtout, des moyens financiers suffisants. Pour d'autres, la frontière est devenue un lieu d'attente, de permanence forcée où l'insécurité dicte le quotidien. Chers lecteurs, notez qu'il s'agit de la dernière chronique d'Andréanne Bissonnette. À 19 jours de Noël Un de nos lecteurs nous a fait parvenir cette photo de son manteau de cheminée, sur lequel repose Minou, tel un roi sur son trône... COLLABORATION SPÉCULE/MARTIN CHARTRAND Volume  : 19 Numéro  : 188 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895 9



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