Métro Montréal n°2019-12-06 vendredi
Métro Montréal n°2019-12-06 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-06 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 20,0 Mo

  • Dans ce numéro : il faudra souhaiter recevoir le Publisac.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Week-end 6-8 décembre 2019 16 il 6 Frontera Varda par Agnès Plus de 24 heures après avoir assisté à cette déstabilisante performance, on est encore sous le choc. Frontera, de la chorégraphe canadienne Dana Gingras, réfléchit avec un puissant symbolisme aux conditions des réfugiés et à la notion de frontière. Les mouvements des 10 danseurs, souvent impétueux et effrénés, parfois marqués par des ralentis déroutants, sont toujours parfaitement agencés à la musique rock alternative prenante et hypnotisante des Montréalais de Fly Pan Am — qui jouent sur scène — et aux éclairages frénétiques du collectif United Visual Artists. Le résultat est si percutant, si confrontant, si remuant qu'on est ressortie de ces 75 minutes complètement saisie, essoufflée et renversée. Un spectacle qu'on gardera longtemps en mémoire. MARIS-LISE ROUSSEAU 1 Frontera, de la trou.e Animais of Distinction, est. résentée'us. u'à samedi au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. i COLLABORATION SPÉCIALE Robert en CharleboisScope Robert Charlebois est un monument de la culture québécoise. Et à 75 ans, ce monument est toujours en pleine forme. Il suffit de le voir chanter à tue-tête sans aucune fausse note, jouer avec fougue des solos de guitare, sauter du piano à la batterie avec aisance, bref, rocker la scène comme s'il n'y avait pas de lendemain, pour le constater. Ce spectacle-événement impeccable, haut en couleur et empreint d'humour — bref, à son image —, dans lequel le chanteur revisite ses grands succès, est à voir absolument. Ce faisant, on assiste à l'Histoire avec un grand H, surtout lorsque sa complice Louise Forestier se joint à lui pour les., éternelles California et t Lindberg. Jusqu'à samedi, puis du 16 au 18 avnl à la Salle Weid-Pelletier. MARIE-LISE ROUSSEAU tt Cette semaine,/on craque pour... Imagine Van Gogh Imaginez flâner dans un champ de tournesols, sous une nuit étoilée ou parmi les bouquets d'iris. C'est ce que propose l'expo immersive Imagine Van Gogh. Près de 200 toiles de l'artiste sont projetées sur les murs de cette installation où les visiteurs peuvent déambuler en musique, s'allonger sur le sol et se laisser aller à rêver. Un beau mariage d'art et de technologie, qui nous en fait voir de toutes les couleurs ! A Arsenal art contemporain jusqu'au 2 février. CHLOÉ MACHILLOT Sainte- Foy Akena Okoko, mieux connu sous le nom de KNLO par les fans d'Abdair ensemble, aurait-il tous les talents ? Rappeur émérite, il se révèle être aussi un poète novateur dans Sainte-Foy, son premier recueil. Sa poésie narrative nous ramène dans les années 1990, alors que le jeune métis afro-québécois détonnait dans la très blanche ville de Québec. Dans un style qui rappelle parfois le haiku par sa simplicité, il évoque successivement son amour du basket, le racisme ordinaire, sa famille éclatée et sa découverte du hip-hop. À lire d'un trait ou à petites doses. Aux éditions de Ta Mère. mmorr VALOB-NADEAU Léo, saison 2 Fabien Cloutier récidive avec une deuxième saison de sa version télévisuelle et franchement comique de son « chum à Chabot » du théâtre. La comédie Léo, c'est la meilleure production originale du Club illico avec son amour contagieux pour le « vrai » monde et ses textes d'une rare humanité. On retrouve la belle brochette de personnages de la première saison ainsi que de nouvelles situations problématiques pour notre Léo, maintenant en amour et sur le point de devenir, enfin, un adulte. Ça se dévore comme des chocolats de Noël. Sur Club Illico. sTbmArix MORNEAU COMMENT ri ÉTRE DRÔLE te'Comment être drôle Dans ce très chouette balado, l'humoriste et ex- Appendice Julien Corriveau décortique et déconstruit les codes de l'humour... avec beaucoup d'humour. Chacun des huit épisodes d'une trentaine de minutes, réalisés par le tout aussi drôle Mathieu Charlebois, approfondit un type d'humour, par exemple le sketch, le jeu de mots ou encore l'absurde. En plus de rire un bon coup grâce aux anecdotes et explications de l'animateur et de ses invités, on en apprend énormément sur les dessous du métier. MARIE-LISE ROUSSEAU Voilà l'ultime regard qu'Agnès Varda, disparue en mars, pose sur son oeuvre. Ce documentaire s'écoute comme une leçon de cinéma, se vit comme un héritage. Face à la caméra, elle raconte des histoires, son histoire, celle de ses films, avec cet oeil qui n'a jamais rien perdu de son éclat. Le féminisme, Jacques Demy, les États-Unis, la plage... la cinéaste française nous transmet son amour du r art et, surtout, celui des autres. Au moyen de la poésie et de son immense affection, Agnès Varda nous murmure ici, en quelque sorte, « adieu ». En salle aujourd'hui. AMÉLIE REVERT ET ON SE DÉSOLE POUR Renaud et les enfants On apprenait récemment que le vénérable chanteur pour enfants Henri Dès éprouvait des ennuis de santé. Renaud veut-il prendre sa place ? À l'écoute de son nouvel album sur l'enfance Les mômes et les enfants d'abord, souhaitons que non. Ce 18e effort solo est lourdement handicapé par la voix de plus en plus rocailleuse, voire inaudible, de « Mister Renard » et par ses textes bancals. Un album qui nous laisse béton, bref BENOIT VALOIS-NADEAU
métr 11, SPI truONIQUE journaEmetro.com Week-end 6-8 décembre 2019 17 Canadien et le présent du processus LNH Dans le processus d'écriture d'une chronique sur Canadien, il arrive que la page blanche demeure pendant plusieurs minutes le résultat principal. Je me sens alors comme Victor Mete l'an dernier. SPORTNOGRAPHE JEAN-PHILIPPE PLEAU info@journaimetro.com Quand ça arrive, je feele finfinot et je me dis que ce serait assez « concept » de proposer au journal Métro de publier une page blanche, coiffée seulement d'un titre ; mais bon, je suis convaincu qu'ils ne voudraient pas me payer pour ça. Ils sont un peu chiches. II arrive aussi, dans le processus d'écriture, que des in-'DESCRIPTION Chauffeur classe 1 et classe 3 pour livraison de produits laitiers et imprimés divers ; Salaire concurrentiel environ 45 heures par semaine ; Entrepôt situé à Ville St-Laurent. Envoyez votre CV à peter@mmdistribution.ca Des joueurs du Canadien avant un match en Arizona, en décembre dernier/GETTY ternautes m'interpellent afin de me suggérer un angle de chronique. C'est ce qui s'est produit cette semaine. Lundi, alors que je buvais un café 3e vague dans un espresso-bar légèrement snob — mes préférés —, l'alerte d'une notification Facebook me concernant sur la page de TVA Sports a attiré mon attention. J'ai cru que Renaud Lavoie m'avait enfin tagué pour l'une de mes analyses brillantes de Canadien dans les pages du journal Métro. Mais non. C'était plutôt l'internante Patrick Desbiens qui, réagissant à une nouvelle portant sur une déclaration de Carey Price, venait de me taguer. La déclaration de Price était la suivante  : « Nous avons déjà vécu ce genre de passage à vide. Il faut apprendre à s'en sortir et ne pas faire de choses qui empireraient la situation. Il faut faire confiance au processus et travailler intelligemment » La notification Facebook me concernant était un commentaire de l'internante en question, publié au-dessus de la nouvelle. Le voici. Patrk Dbiens  : Faire confiance au processus, c'est très postmoderne comme mentalité. On les entend dire ça souvent dernièrement, nos Canadiens. Une petite chronique dans le Métro là-dessus Jean-Philippe Pleau ? Je vois déjà le titre  : Canadien et le présent du processus. LIVREUR chez TRANSMET Première chose  : je vais rendre à Desbiens ce qui revient à Desbiens. Oui, je lui ai piqué son titre. Il ne recevra pas une cenne, mais son nom sera dans le journal. À l'ère de la postmodernité, le processus de visibilité est le nouveau salaire. Deuxième chose  : je tiens à lui rappeler ici publiquement qu'on ne dit pas « nos Canadiens ». Mais Canadien. Avec pas d'article, ni d'adjectif possessif. Canadien est une entité transcendantale, comme Jésus. Dit-on le Jésus ? Notre Jésus ? Non. Idem pour Canadien. Troisième chose  : l'excuse du processus. Desbiens a raison. Bon, Canadien s'est Plusieurs routes disponibles dans la région de Montréal TÂCHES PRINCIPALES Vérifier les produits et noter les retours ; Étiqueter et disposer la marchandise sur les tablettes, magazines, livres, CD, etc ; Compléter des questionnaires en ligne (occasionnellement) ; 1 à 4 jours semaine selon vos disponibilités ; Doit posséder un permis de conduire en règle et avoir accès à un véhicule ; Doit posséder téléphone intelligent pour effectuer le travail ; Bonne forme physique, autonome, être capable de suivre des planogrammes détaillés. légèrement sorti de sa mauvaise passe depuis, mais n'empêche, la postmodernité a émietté le rapport au temps pour ne le réduire qu'au présent. Ainsi, ce qui est désormais important pour Canadien, ce n'est pas son passé glorieux, ni son futur de marde. C'est le processus ; bref, le moment présent. En gros, ce que Price affirmait lundi, c'est que, lorsque Canadien n'est pas en train de jouer, il ne peut pas perdre ; il peut alors se concentrer sur le processus de se pratiquer à gagner. Mais surtout, Price voulait dire que ça servirait à rien de penser au fait que le prochain match sera une autre défaite, alors que c'est rempli de fans à Brossard venus voir Canadien patiner en rond. C'est déjà une petite victoire du moment présent, ça, non ? Idem pour moi avec ce texte. Qu'est-ce que ça m'aurait donné de dépenser du jus de cerveau pour analyser intelligemment Canadien quand je pouvais simplement voler l'idée de l'internaute et pondre un texte facile ? Moi, je mets en pratique ce que Claude Julien répète à ses joueurs  : je garde ça simple. Je fais confiance au processus. Pis j'encaisse le chèque. P in iaj 4 LNH Le Canadien perd contre l'Avalanche Face à un adversaire qui fait figure de prétendant aux grands honneurs cette saison, le Canadien de Montréal a joué un match honnête, mais a finalement perdu 3-2 contre l'Avalanche du Colorado, hier au Centre Bell. Le Canadien n'a pas retrouvé ses mauvais plis de sa séquence de huit revers, loin de là. Mais l'Avalanche était simplement dans une classe supérieure. Matt Calvert a récolté un but et une aide, tandis que Ryan Graves et Gabriel Landeskog ont aussi touché la cible pour l'Avalanche (18-8-2), qui a gagné un cinquième match de suite. Pavel Francouz a stoppé 38 lancers. Brendan Gallagher et Nick Cousins ont répliqué pour le Canadien (12-11- 6), quia perdu 9 de ses 10 dernières rencontres. À sa première sortie dans la LNH, le gardien Cayden Primeau a semblé nerveux en début de rencontre. Il s'est racheté avec quelques bons arrêts en deuxième et troisième périodes et a conclu la partie avec 32 arrêts à sa fiche. Le défenseur du Canadien Otto Leskinen en était aussi à sa première sortie dans la LNH. PC !.:4 4'. ;i, ; -vr. —Kileiïez lCHANDISEU Nechez TRANSMET Envoyez votre CV à dtessier@transmet.ca 1



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