Métro Montréal n°2019-12-04 mercredi
Métro Montréal n°2019-12-04 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-04 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 20,1 Mo

  • Dans ce numéro : le recyclage en crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Mercredi 4 décembre 2019 OPINION etlit LES M4. DE TROP CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue J'avais eu vent, il y a quelques semaines à peine, que Jolin-Barrette et sa garde rapprochée s'attendaient à une défaite en Cour d'appel, à propos de la suspension de la loi 21 d'ici les auditions sur le fond. Le ministre, me soufflait-on de source crédible, préparait ainsi ses canons afin de s'attaquer à la crédibilité de la cour. Au programme ? La bonne vieille cassette du « gouvernement des juges », de la non-légitimité de ceux-d dans le débat polidco-démocratique, COURRIER DES LECTEURS Courtoisie zéro ! [...] Je ne conduis pas ici parce que je trouve les Montréalais trop dangereux. Je préfere, et de loin, l'usage des transports en commun. J'aime mieux ne pas conduire ici parce que les gens imaginent que le Code de la route ne s'applique pas à eux. Ils sont individualistes et égoïstes. Ils font de la vitesse, s'imaginant être des pilotes de course, comme des émules de Jacques Villeneuve ou de son père, Gilles, et ce, même dans des zones scolaires. Personne ne les arrête au volant de leurs bolides improvisés et ils se croient audessus des règles et de tout sivous avez le malheur d'être sur leur chemin, comme mercredi dernier, le 27 novembre, alors que le chauffeur d'une camionnette m'a fait signe que je le dérangeais quand j'ai traversé l'intersection Van Hom et Côte-des- Neiges. Pourtant l'indicateur du passage pour piétonvenait de s'allumer zei,t métr et blablablibloblu. Mieux  : histoire de marquer un gros coup, le ministre pensait recourir à nouveau à la disposition dérogatoire POUR L'ENSEMBLE des prochaines lois québécoises, histoire de punir le judiciaire de son outrecuidance (ce que d'autres, dont moi, appelleraient tout simplement « avoir fait sa job »). Le bazooka pour pulvériser le brûlot « N'importe quoi », ai-je dit à l'une de mes sources. Les opposants à la loi 21 n'ont ici aucune chance de gagner en pour me laisser le passage. Ce grossier monsieur m'a montré le pare-chocs de sa camionnette de près. Il a fait mine de descendre pomme donner une radée comme si j'étais en tort de me trouver là, alors que j'avais tout à fait le droit de circuler. On est à Montréal, une grande ville, et ilyabien sûr des piétons, ça, il semble l'oublier, tant il se pense roi et maître de la route. Il faudrait que les policiers soient plus vigilants.11 n'y aurait pas l'hécatombe actuelle et le record annuel de Montréal de l'an dernier avec 1 500 piétons tués. Vivement une hausse des contraventions et des suspensions de permis ! RÉJEANBusstaz ignorer le climat ? Vous écrivez que les premiers ministres se sont rencontrés sans parler des changements climatiques. Il faut le faire ! Ils Cour d'appeL Sont allés trop vite, le preuve est bâclée et, surtout obtenir la suspension d'une loi contestée sur le fond relève, de toute façon et de manière générale, du quasi-miracle. La raison ? Qu'une (forte) présomption de constitutionnalité protège, à juste titre probablement l'ensemble des lois, du moins jusqu'à preuve du contraire. Je vous épargne, enfin, ma réaction à l'idée « saugrenue » du ministre de plaquer la dérogatoire sur tout ce qui bouge (ceux qui me lisent ici l'imaginent, de toute façon, assez aisément). Surprise totale, donc, quand les propos de la juge Duval- Hesler sont venus à mes oreilles. Première réaction ? Un éclat de rire aussi sonore qu'infini. la juge en chef du Québec qui réduit sans ambages, les supporteurs de la loi 21 à des gens souffrant.. « d'allergies visuelles » ? ! ? Tellement gros que désopilant Faites voir vos décorations de Noël ! Fans de décorations, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos à opinions@journalmetro.com. rem Peu importe la suite, le gag est pas mal moins drôle, maintenant... En fait même moi, qui ai choisi délibérément l'humour comme porte de sortie devant cette désespérante humanité en train de se déchirer en lambeaux, je n'aurais jamais osé employer un qualificatif de la sorte. Parce que non seulement cela est d'un mépris assumé, mais aussi parce qu'il écarte, sans nuance, le fait que plusieurs fans de la loi ont des raisons nobles et légitimes de le faire, soit le principe, neutre et défendable, de la nécessité d'une laïcité étatique. Suis-je d'accord avec eux ? Bien sûr que non, notamment parce que ces derniers se méprennent, à mon sens, sur la portée réelle du concept de laïcité. Celle-ci doit plutôt être nous ignorent et ignorent les changements climatiques, alors que selon le rapport de la revue médicale Iancet, cette crise est le plus grand danger pour la santé au 21e siècle ! [...] Ils ont tout de même agi un peu en faveur du Nord, pour le climat Si vous lisez Le droit au froid, vous dépasserez nos premiers ministres en savoirs précieux. Mais ils séparent le savoir du pouvoir, malheureusement il ne faut pas les laisser faire... Une croix sur l'histoire CLAUDE SAINT-JARRE Nous avons certes beaucoup évolué depuis le temps de nos grands-parents. Beaucoup de choses ont changé et notre conception de la religion a aussi fait un pas de géant Nous avons compris que celle-ci organisait la société et contrôlait nos actions.comprise dans l'optique de « neutralité religieuse », où il est interdit à l'État de favoriser ou de discriminer sur la base de la religion. Idem sur le fait que l'institution, et non l'individu, doit conséquemment être visée. Tout le contraire, ainsi, de la loi 21. Et à ceux qui plaident que celle-ci ne « discrimine pas, du fait qu'elle s'applique à TOUTES les religions », repensez donc deux secondes à votre argument Si elle s'applique à toutes les religions, comme vous dites, c'est donc qu'elle crée une distinction entre les croyants et les non-croyants, n'est-ce pas ? Ben voilà. Cela dit, confiner l'ensemble des supporteurs de la loi 21 au rang « d'allergiques chroniques » me semble fort en café, et ce, particulièrement pour une juge, a fortiori la juge en chef du Québec. Difficile, par conséquent de blâmer Frédéric Bastien, candidat anticipé au leadership Conséquemment nous avons jeté le bébé avec l'eau du bain, et nous avons souri devant notre toute nouvelle compréhension de celle-d, beaucoup plus évoluée, de toute évidence. Pourtant, nous oublions les nombreux bienfaits que la croyance en quelque chose de plus haut que nous a pour la société. Aujourd'hui, nous rencontrons notre famille et nos voisins, de force, aux événements spéciaux Aujourd'hui, nous pensons à nos besoins avant d'être concernés par ce que vit l'autre, dont nous ne connaissons manifestement que très peu de choses. Ces autres devraient être plus comme nous, se diton. Aujourd'hui, nous achetons pour combler un vide sans fond, avec nos cartes de crédit payées par notre travail acharné. Ce besoin de communauté a été remplacé par un besoin essentiel de matériel, de se récompenser, de penser à soi. Pour nous, une croix ou un turban est un élément décoratif, un accessoire qui agrémente une tenue. Pour 8 du PQ, d'avoir déposé dernièrement une plainte au Conseil de la magistrature. Les chances de succès de celle-d ? Moyennes au mieux. Les propos ont visiblement été tenus dans le feu de l'action, et non de manière écrite à la suite d'une décision réfléchie et à froid. Autre élément à considérer  : le Conseil punit d'ordinaire l'inconduite. En est-ce une ? Reste toutefois que l'impression de partialité, indubitable, persiste. L'autre problème  : le Conseil de la magistrature risque de prendre un certain temps avant de rendre son verdict alors même que la Cour d'appel était manifestement sur le point de rendre le sien. Conclusion ? Peu importe la suite, le gag est pas mal moins drôle, maintenant... Frédéric Bérard est avocat-conseil auprès d'une étude contestant actuellement, par un autre recours, laloi2l. certaines personnes, ces accessoires décoratifs sont un tatouage qui leur rappelle la profondeur de la vie et l'importance de vivre une vie juste et morale selon leurs convictions. Il ne s'agit pas de matériel, contrairement à la pensée populaire, mais bien de symbole identitaire. La loi 21 vient enfreindre ce droit fondamental, car elle fait primer l'objectif de laïcité de l'État « valeur fondamentale », sur le respect des droits individuels, dont la liberté religieuse, garantie par la Charte canadienne des droits et libertés et la Charte québécoise des droits de la personne. PRISCILLA LANGLOIS L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 19 Numéro  : 185 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HU 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr journalmetro.com Mercredi 4 décembre 2019 CULTE'250 000 billets vendus et une tournée prolongée pour UH L'humoriste Louis-José Houde a annoncé des supplémentaires en 2020 pour son spectacle Préfère novembre, qui a récemment franchi le cap des 250 oco billets vendus. L'humoriste se produira notamment à rOlympia de Montréal les 10 et 11 janvier et les 14 et 25 février. Préfère novembre a été présenté 290 fois depuis ses débuts à l'été 2017. rerRo Le hip-hop éclectique de Hilltop Hoods Musique. Le plus récent album du trio hip-hop australien Hilltop Hoods, The Great Expanse — qu'on pourrait traduire par « La grande étendue » —, ne pourrait mieux porter son nom. Les artistes ont élargi leurs horizons plus que jamais pour le créer. Ils augmentent sa portée avec leur tournée mondiale, qui s'arrête ce soir à MontréaL MARIE-LISE ROUSSEAU mirousseau@journalmetro.com Ils sont encore peu connus de ce côté-ci de l'Atlantique, mais à l'autre bout du monde, en Australie, Suffa (Matthew David Lambert), Pressure (Daniel Howe Smith) et DJ Debris (Barry John M. Francis) sont des stars depuis une douzaine d'années. Depuis la sortie de l'album TheHardRoad en 2006, le trio ori ginaire d'Adélaïde, dans le sud du pays, a converti bon nombre d'oreilles australiennes au hiphop. Six de leurs huit albums ont caracolé au sommet des palmarès, un record par chez eux. Pas plus tard que mercredi dernier, le groupe remportait le prix Aria (l'équivalent australien des Grammy) du Meilleur spectacle australien. Hilltop Hoods était nommé dans six autres catégories, dont Groupe de l'année et Album de l'année. On comprend rapidement pourquoi lorsqu'on découvre ses grooves accrocheurs et ses beats rassembleurs. Cette recette du succès, le trio l'a appliquée pour accoucher de The Great Expanse, en février dernier. Cet album fait suite au populaire Walldng Under Stars (2014), qui contient le hit Cosby Sweater. « Entre notre précédent album et celui-ci, j'ai eu deux enfants, raconte avec un rire dans la voix Suffa, joint à Vancouver. Je me suis installé un studio à la maison. Notre DJ, Debris, s'est marié. Et Pressure a eu un autre « On veut donner le même show, qu'il y ait zoo ou 2 000 personnes dans la salle. Les spectacles dans les arenas sont gros, forts et il s'y passe beaucoup de choses. Dans les clubs, c'est plus intime, on connecte plus avec la foule. Les deux sont intéressants. » Suffa, Matthew David Lambert de son vrai nom, à propos des différences entre les concerts dans les arénas, comme Hilltop Hoods le fait en Australie, et les plus petites salles comme Le Belmont enfant Beaucoup de choses se sont passées sur le plan familial lors du processus de création ! » Ce qui s'entend dans ces 13 nouvelles chansons. En plus des préoccupations liées à la paternité, le rappeur parle notamment de recherche d'équilibre et de volonté d'être une bonne personne dans les textes de cet album, en plus de traiter de plein front de la dépression sur Fire & Grace. Ces thèmes plutôt sérieux contrastent avec l'esprit festif qui se dégage de l'instrumentalisation très mélodieuse de The Great Expanse. Contraste qui plaît à Suffa. « Ce n'est pas nécessaire que de la musique triste accompagne des paroles tristes. La musique n'a pas à aller de pair avec les sujets qu'on aborde. Même que je trouve très bien qu'il y ait cette dualité, car ça donne une couleur et un ressenti différents. » Malgré le questionnement existentiel des artistes, leur humour est toujours aussi présent Le trio s'amuse notamment à « échapper les noms » — ou name dropper en bon français — de personnalités populaires dans ses chansons, allant des couples mythiques — comme celui de Kurt et Courtney — à l'acteur Jon Hamm, en passant par le personnage de Luke Cage et même l'organisateur de la campagne de Donald Tromp en 2016, Paul Manafort, qui est comparé à une méduse géante pas de colonne. « Ce n'est pas quelque chose qui se fait consciemment, commente le MC à ce sujet Ce sont des personnalités que tout le monde connaît donc en les nommant, ça permet au public de s'identifier. » Au rayon musical, les musiciens ont diversifié leurs influences déjà variées, eux qui ont à deux reprises revisité leurs chansons avec l'Orchestre symphonique d'Adélaïde, notam- ment en 2016, ce qui a donné l'album Drinking from the Sun, Walking Under Stars Restnmg. D'ailleurs, The Great Expanse s'ouvre sur une courte pièce instrumentale classique. Au fil des chansons, piano pop, cuivres rythmés et guitares folk enrobent le flow des rappeurs. Ces sonorités plurielles reflètent-elles les goûts musicaux éclectiques du trio ? « Ça reflète probablement plus ce avec quoi j'ai grandi, répond Sutra, parce que je viens d'une fitmille très portée sur la musique. Ma mère était prof de musique, mon père écoutait beaucoup de blues, mon plus vieux frère était dans le reggae et le punk, mon plus jeune frère écoutait des groupes comme The Cure, alors que mon autre frère écoutait Rush, un groupe de chez vous ! D'une certaine façon, j'ai absorbé toutes ces influences, et elles font partie de mon bagage. » Une poignée d'artistes australiens, certains établis (comme Ruel et Illy), d'autres un peu moins (dont Nyassa, Ecca Vanda'et Adrian Eagle), apportent eux aussi leurs influences sur cet album nourri par les collaborations. « Ruel, qui devient une superstar actuellement, nous a apporté une très belle énergie. Et il nous a apporté sa horde de fans adolescents qui venaient l'attendre où on travaillait ! lance le rappeur, amusé. Sinon, quelqu'un comme Adrian Eagle a donné une ambiance plus soul à l'album. Vraiment, ils ont chacun amené leur force et leur énergie à la table. » D'où le titre de l'album, poursuit-il. « Ce sont des chansons très éclectiques, et lorsqu'on les réunit sur un album, elles forment un tout cohérent. C'est représentatif de la "grande étendue" des idées qui nous ont traversés lors de sa création. » il 111 ifr le.0. Th 0 4 e el. 111 0" le e 0 Il de f ealP jar - Urie der je Ir. 2.f.. 4'e » '. 0 1bel Suffa (Matthew David Lambert) en train de remercier le public après que Hilltop Hoods eut remporté un prix au gala Aria la semaine dernière, l'éuivalent des Gramm en Australie. Le rou e sera en s ectacle ce soir au Belmont./Gym e Cégep Marie-Victorin Savoir inventer demain Éducation permanente -e Selma, diplômée du programme AGENT EN SUPPORT À LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES 5 MINUTES DU MÉTRO JEAN-TALON SIS ITÉS LE RECRUTEMENT, LA RÉMUNÉRATION ET LES RELATIONS DE TRAVAIL VOUS INTÉRESSENT ? Inscription  : 514 325-0150, poste 2389 184 it 9 mois à temps plein de jour dès le 20 janvier 2020 PAVILLON BÉLANGER I 767, RUE BÉLANGER I é 9u. x O s



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