Métro Montréal n°2019-12-03 mardi
Métro Montréal n°2019-12-03 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-03 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 17,7 Mo

  • Dans ce numéro : de l'argent dort dans les coffres de la ville de Montréal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
métr elr'ejournalmetro.com Mardi 3 décembre 2019 MON) Destitution. Trump refuse de témoigner Donald Trump a défié les démocrates en refusant de participer cette semaine à la procédure de destitution lancée contre lui et a affirmé « se battre » pour l'Amérique alors qu'il se rendait hier au sommet marquant le 70e anniversaire de l'OTAN à Londres. « C'est une mascarade, une véritable honte, ce qu'ils font à notre pays », a tonné le président républicain en visant ses opposants démocrates qui mènent l'enquête contre lui au Congrès. « Nous nous battons pour les Américains », a ajouté le milliardaire en quittant la Maison-Blanche pour se rendre au sommet de l'OTAN. Après deux mois d'enquête, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, entame demain le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation. S'il critique depuis des semaines une « chasse aux sorcières », voire une tentative de coup d'État Donald Trump était particulièrement courroucé hier que les « démocrates de la gauche radicale » organisent une audition publique demain, alors même qu'il sera au sommet de l'Alliance, un rendezvous « fixé il y a un an ». AGENCE FRANCE-PRESSE RDC Violences préoccupantes Les violences actuelles dans l'est de la République démocratique du Congo prolongent des conflits enracinés depuis 25 ans dans cette région de hauts plateaux, de lacs et de frontières riche en minerais. Accusées d'inefficacité dans la protection des civils, les Nations unies vont renouveler pour 20201e mandat de leur mission, présente depuis 20 ans en RDC et actuellement dotée d'une force de 15 500 Casques bleus. AFP Donald Tromp/GerrY Donald Trump est dans la tourmente parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, un de ses adversaires potentiels à la présidentielle de 2020. Le milliardaire républicain assure avoir été dans son bon droit en soulevant une possible affaire de « corruption » et jure n'avoir exercé aucune pression sur Kiev. L'opposition démocrate est cependant convaincue qu'il a abusé de ses pouvoirs pour favoriser sa campagne de réélection, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 M$ destinée à ce pays en guerre contre la Russie. PHILIPPINES Alerte au typhon Des milliers de personnes ont fui leurs maisons hier avant l'arrivée du typhon Kammuri, qui a contraint les organisateurs des Jeux d'Asie du Sud-Est à reporter des épreuves et les autorités à annoncer la fermeture temporaire de l'aéroport de Manille. AFP CHINE Aussitôt dit, aussitôt fait La réponse ne s'est pas fait attendre  : trois jours après avoir annoncé des représailles contre le soutien des États-Unis à Hong Kong, la Chine a sanctionné hier la marine et des associations américaines. Le pouvoir chinois estime que Washington manipule en sous-main les « émeutiers » hongkongais et est responsable de la montée de la violence dans la métropole du sud du pays. Arp Inauouration d'un gazoduc sino-russe Le président russe et son homologue chinois ont salué hier l'inauguration « historique » d'un gazoduc commun, premier de trois projets gaziers en cours d'achèvement par la Russie pour asseoir sa domination sur le marché du gaz. An Espoir et réalisme au lancement de la COP25 Climat. Vite et fort ! Les exhortations à agir pour sauver l'humanité qui subit les assauts du dérèglement climatique se sont multipliées hier à Madrid à l'ouverture de la COP25, qui risque toutefois de décevoir les attentes. Rapports alarmants des scientifiques, désobéissance civile de citoyens, défilés de jeunes par millions... Depuis un an, les pays signataires de l'accord de Paris sont la cible d'une pression sans précédent que résume le mot d'ordre de ces deux semaines de réunion  : #TimeforAction. Le message a été martelé sur tous les tons dès l'ouverture de cette 25e conférence de l'ONU sur le climat, qui va durer deux semaines. Le monde se trouve à un « tournant » et doit choisir entre l' « espoir » d'un monde meilleur en agissant maintenant de façon radicale, ou Le sommet devait avoir Heu au ariti, mais il a été réorgarésé en Espagne à cause des mouvemerds sociaux'bouleversent le sud-amérkain. BORJAPWG DE LA BELIACASAMIT la « capitulation », a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. « Voulons-nous être inscrits dans l'histoire comme la génération qui a fait l'autruche, qui flânait pendant que le monde brûlait ? » a-t-il lancé, accusateur, devant les représentants des quelque 200 pays signataires de l'accord de Paris, dont une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement. Dimanche déjà, dénonçant les engagements « totalement insuffisants » des États, il avait mis le monde en garde contre « le point de non-retour » qui approche rapidement, appelant à mettre un terme à « notre guerre contre la planète ». Chaque degré compte Quelques jours plus tôt, le Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE) portait un coup aux espoirs d'atteindre l'objectif idéal de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport à l'ère pré-industrielle. Il faudrait pour cela réduire les émissions de CO, de 7,6% chaque année dès « Ce qui manque toujours, c'est la volonté politique. » Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, visant notamment les plus grands émetteurs de CO, « qui ne font pas leur part », dont la Chine, le Japon, le Canada, les États- Unis et l'Inde. Ceux-ci n'étaient d'ailleurs pas représentés au plus haut niveau hier. l'an prochain et jusqu'à 2030. Pour l'instant, ces émissions ne cessent d'augmenter. Le monde a déjà gagné environ 1 °C, entraînant la multiplication des catastrophes climatiques. Et chaque degré supplémentaire va faire augmenter l'ampleur des dérèglements de façon exponentielle. Au rythme actuel, la température pourrait grimper de 4 ou 5 °C d'ici la fin du siècle. Et même si les États respectent leurs engagements, la hausse du mercure pourrait dépasser 3 °C. Aujourd'hui, 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leurs engagements de réduction d'émissions de CO, en 2020, avant la COP26 à Glasgow, mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales, selon les experts. AGENCE FRANCE-PRESSE L'hiver arrive dans les camps de migrants Au milieu des immondices aux abords du camp de Moria, un réfugié ramasse du petit bois dans une poussettecanne pour tenter de résister aux premiers froids frappant l'île grecque de Lesbos./ARIS MESSINIS/AFP 6
métr.%, 171 journalmetro.com Mardi 3 décembre 2019 OPINION CROYEZ-NOUS ! CHRONIQUE CARLA BEAUVAIS Entrepreneure et agitatrice Cette semaine, on prendra un moment d'arrêt collectif pour souligner la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. la Fédération des femmes du Québec ainsi qu'une vingtaine d'organismes ont lancé le 25 novembre dernier leur campagne annuelle de 12 jours d'action qui se terminera ce vendredi et qui rap- COURRIER DES LECTEURS Valoriser, respecter et reconnaître les professionnels Les professionnels des cégeps travaillent d'arrache-pied pour aider les étudiants sur le chemin de la réussite. Par exemple, ils les outillent pour pallier des troubles d'apprentissage, les aident à trouver de l'information juste, les soutiennent dans les moments difficiles et leur proposent des projets stimulants. En cette Journée des professionnels en éducation supérieure, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) juge que le moment est idéal pour les remercier de leur travail. Les petits et les grands gestes qu'ils font au quotidien contribuent à changer les choses pour des centaines d'étudiants. Leur engagement auprès des jeunes peut transformer un parcours difficile en réussite. Ils contribuent à bâtir pelle avec tristesse l'attentat féministe de Polytechnique. Le slogan de la campagne est « 30 ans plus tard, croyeznous aussi ! » Ce thème est révélateur, car il exprime implicitement le mur à franchir pour bon nombre de femmes qui voient leur récit diminué, incompris ou tout bonnement remis en question. Si ces événements veulent pousser les femmes à libérer la société de demain ! Étant donné l'ampleur de leurs responsabilités, les professionnels en éducation supérieure méritent davantage de valorisation, de respect et de reconnaissance. Actuellement, force est de constater que les professionnels sont de moins en moins nombreux dans les cégeps en raison des réductions de budget des dernières années. Parmi ceux-ci, des aides pédagogiques, des conseillers en services adaptés, des psychologues et des travailleurs sociaux ont notamment vu leurs heures de travail réduites ou même leur poste aboli. Malgré la fin de la période d'austérité budgétaire, la situation perdure. Pourtant, le nombre d'étudiants ayant des besoins particuliers a grimpé en flèche, soit de plus de 1200% entre 2007 et 2017. C'est énorme ! Les professionnels censés les épauler sont à bout de souffle. À l'aube de la prochaine négociation, le personnel professionnel des cégeps, composé majoritairement de femmes, réclame aussi la fin de la discrimination systémique. Il est anormal que les conditions de tra- leur parole, à briser le silence et à avoir le courage de dénoncer les violences dont elles sont victimes, ils veulent aussi être des espaces de dialogue afin de trouver des solutions concrètes pour enrayer ce fléau Ces 12 jours sont des porte-voix pour attirer l'attention sur les actions et les engagements à prioriser pour éliminer toutes les violences physiques, psychologiques et sociales dont sont victimes les femmes, et dans une grande proportion les femmes marginalisées et autochtones. Punir les auteurs des crimes, c'est bien, mais il faudrait aussi que ces violences ne se produisent pas. 11 faut déconstruire les paradigmes soda « qui enferment femmes et hommes dans des normes et s'affranchir des carcans d'un autre âge. L'éducation est la dé ! Et ça commence par Faites voir vos décorations de Noël ! Fans de décorations, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos à opinionsejournalmetro.com. MÉTRO « Nous apprenons aux filles à être aimables, gentilles, hypocrites. Et nous n'apprenons pas la même chose aux garçons. C'est dangereux. » reprogrammer les stéréotypes et les conditionnements de genres qui sont la source des disparités. Cette éducation commence jeune. En tant que parents, nous avons la responsabilité de sensibiliser nos enfants à la question de l'égalité des sexes. En tant que société, nous devons refuser toute forme de violence. Ayant été victime de violence psychologique dans ma propre vie, il était important pour moi de parler de mon vail se soient détériorées au rythme de la féminisation de ces corps d'emploi. Une hausse significative des échelles salariales doit être négociée afin de mettre un terme à cette injustice. Des conditions de travail respectant l'expertise, les compétences et la formation des professionnels en éducation supérieure contribueront également à réduire les problèmes d'attraction et de rétention de la main-d'oeuvre. Nos membres le constatent sur le terrain, plusieurs postes sont de plus en plus difficiles à combler. Le gouvernement québécois doit faire la démonstration qu'il est un employeur de choix afin d'attirer et de retenir les meilleurs talents. La reconnaissance envers les professionnels que nous exprimons aujourd'hui doit se ressentir tout au long de l'année dans les milieux de travail. Nous y travaillerons avec acharnement, en collaboration avec nos membres. LYDIA MARTEL, PREMIÈRE VICE-PRÉSIDENTE DU SPGQ ET RESPONSABLE DU DOSSIER DE L'ÉDUCATION SUPÉRIEURE expérience et de me libérer de la honte et du regret Je ne voulais plus porter le poids des actions dévastatrices de l'autre. Je l'ai fait dans un article publié il y a quelques mois dans ces pages. J'ai également tenté de trouver les moyens et surtout les mots afin d'éviter à ma fille de vivre une expérience similaire et pour lui faire comprendre quelles sont sa place et sa valeur dans ce monde. C'est dans l'ouvrage Chère Ijeawele, de Chimamanda Ngozi Achidie, que j'ai trouvé les mots justes. « Ne fais jamais peser, je t'en prie, ce genre de pression sur ta fille. Nous apprenons aux filles à être aimables, gentilles, hypocrites. Et nous n'apprenons pas la même chose aux garçons. C'est dangereux. Tant de prédateurs sexuels en ont tiré parti. Nombre de filles Logement et maltraitance Dans Le Devoir du 27 novembre, deux articles, aux pages A6 et Al, me semblent se faire écho en tant que cause et effet du phénomène des enfants maltraités. En effet, ce n'est pas dans des foyers bien nantis qu'on trouve le plus d'enfants maltraités. L'exiguïté des lieux, trop souvent accompagnée d'une difficulté à joindre les deux bouts, crée les conditions propices aux chicanes familiales occasionnant maltraitante et autres conséquences néfastes pour les enfants et... souvent pour les femmes. Il faut évidemment améliorer substantiellement l'aide aux enfants maltraités, notamment en renforçant les mesures juridiques à l'encontre des parents fautifs. On réagit alors aux effets. Il faut tout autant travailler à permettre à toutes les familles de vivre dans des conditions de logement acceptables. On travaille alors sur une des causes importantes du phénomène. gardent le silence alors qu'on abuse d'elles parce qu'elles veulent se montrer gentilles. Nombre de filles perdent leur temps à essayer d'être "gentilles" avec des gens qui leur font du mal. Nombre de filles pensent aux "sentiments" de ceux qui sont en train de les blesser. C'est la conséquence catastrophique du souci de plaire. Nous vivons dans un monde rempli de femmes incapables de respirer librement parce qu'on les a conditionnées depuis si longtemps à se contorsionner pour s'efforcer de se rendre aimables. » Les voix qui s'élèvent de par le monde marquent le début d'une révolution qui n'est pas près de s'éteindre. Si nos récits sont parfois ignorés, croyez-nous, notre détermination à faire changer les choses ne pourra passer inaperçue. On annonce pourtant que, dans le Grand Montréal, les logis seront plus petits et plus chers. Comment peut-on sérieusement contribuer à améliorer le sort des enfants maltraités si, en même temps, on ne fait pas tout pour instaurer des conditions de logement favorables à l'épanouissement de tous les membres des familles, et spécialement des enfants ? À tous les niveaux de gouvernement s'impose le devoir de contrer ce qui engendre des situations défavorables aux plus faibles, les enfants, en s'attaquant à l'important problème des logements inadéquats. Le logement, c'est plus qu'un marché, c'est un droit à respecter et à faire respecter. L'actualité vous fait réagir ? 7 NORMAND BREAULT Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 19 Numéro  : 184 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HIJ 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :