Métro Montréal n°2019-12-02 lundi
Métro Montréal n°2019-12-02 lundi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12-02 de lundi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 16,4 Mo

  • Dans ce numéro : la grogne des Algériens ne faiblit pas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Lundi 2 décembre 2019 8 C111. 11Pw Noël en musique et au grand air Le 26e festival Noël dans le parc bat son plein jusqu'au 25 décembre. Près d'une centaine de spectacles gratuits seront présentés à la place Émilie-Gamelin, ainsi qu'au parc Lahaie et au parc des Compagnons-de-Saint-Laurent. Des performances de Valaire, Sara Dufour, Jérôme so et Sarahmée sont notamment au menu. Plus de détails au noeldansleparccom raban Trente ans après, un livre pour prendre « la pleine mesure » Commémoration. Comment le féminisme a-t-il évolué au Québec depuis la tragédie de Polytechnique, en 198g ? Comme société, que peut-on tirer de cette transformation ? Trente ans après le drame, la journaliste Josée Boileau tente de répondre à ces questions essentielles en donnant la parole à plusieurs femmes affectées de près ou de loin par la tuerie dans le livre Ce jour-là, parce qu'elles étaient des femmes. il 1 HENRI OUELLETTE-VÉZINA houlette-vezina@joumalmetro.com.7 « J'espère que ça deviendra un repère dans l'histoire du Québec, explique à Métro l'auteure à propos de son livre, mais surtout à propos de ce qu'il traite. Ça va aider à prendre la mesure de l'importance de cet événement, à plusieurs niveaux, dans notre histoire collective. Il y a plusieurs angles à creuser dans cet ouvrage pour en savoir plus ou pour mener ses propres recherches et pousser ça plus loin. » Peu de gens savent par exemple, avance Josée Boileau, que le milieu de l'ingénierie s'est fortement inquiété au tournant des années 1990 de l'absence des femmes dans la profession. « Des bourses ont été mises en place. C'est ce genre de repère historique qui est mis en lumière » dans l'ouvrage, note-t-elle. En plus de mises en perspective, l'ouvrage de Josée Boileau raconte l'histoire de plusieurs victimes dont la vie a été bouleversée par la tragédie./ARCHIVES MÉTRO Des témoignages En plus de ces mises en perspective, la journaliste raconte l'histoire de certaines victimes dont la vie a été bouleversée par la tragédie. « Ça m'a permis de constater à quel point on a amalgamé les victimes, alors que ces femmes sont toutes très différentes et intéressantes, poursuit-elle. Elles étaient presque des pionnières et elles ont laissé leur marque dans le paysage québécois. » Ce jour-là, parce qu'elles étaient des femmes laisse aussi la parole à des figures peu connues du grand public. « Si on avait l'impression qu'après 30 ans tout avait été dit, c'était faux. Il y avait encore des gens qui n'avaient pas parlé, qui avaient gardé ça pour eux toutes ces années. Ça donne du recul quant à la société de l'époque », constate Josée Boileau. L'évolution des perceptions Au début de novembre, la Ville de Montréal a reconnu officiellement la tragédie de Polytechnique comme un « attentat antiféministe ». Un nouveau panneau commémoratif sera d'ailleurs installé à l'angle de l'avenue Decelles et du chemin Queen-Mary pour marquer le coup. Selon Josée Boileau, la mesure, résolument positive, témoigne de l'évolution naturelle de la société. « Je n'ai pas fait ce livre pour dénoncer, mais bien pour essayer de comprendre ce qu'était le mouvement féministe dans les années 1980 et comment il a ensuite repris du poil de la bête. » Dosée Boileau, journaliste « Un jeune de nos jours se demanderait pourquoi on ne l'a pas défini comme tel bien avant. Mais dans les années 1980, on n'en était pas à raffiner le vocabulaire sur les questions féministes. On était encore en train de prendre acte des violences faites aux femmes », raisonne-t-elle. « Le harcèlement, par exemple, était un concept qu'on ne comprenait pas trop à l'époque. Aujourd'hui, on est plus précis dans notre façon de nommer les choses », poursuit-elle. Porté par des centaines de milliers de femmes dans le monde, le mouvement #MoiAussi « est bien loin d'être terminé », lance l'auteure. « C'est très présent chez les jeunes femmes  : pas de compromis, pas de concession. Cette prise de conscience va durer dans le temps », fait-elle remarquer. Au Québec, cette sensibilité se traduit par des gestes politiques comme la création d'une table de travail pour mieux traiter les cas d'agression sexuelle dans le système de justice, dit Josée Boileau. Le mouvement « grandissant » dans les universités pour l'égalité des sexes en fait aussi la démonstration, ajoute-t-elle. Cependant, il reste encore « beaucoup de travail à faire », nuance l'auteure. Un débat à avoir sur les armes à feu Qui dit Polytechnique dit aussi débat sur la prolifération des armes à feu au Canada. L'organisme PolySe- Souvient, composé de plusieurs membres ou proches des victimes, en fait d'ailleurs un cheval de bataille depuis quelques années. « S'il y a une chose très décevante à ce sujet, c'est le peu de gains faits pour la lutte qui est menée, reconnaît Josée Boileau. La manière dont le gouvernement Harper a défait tout ça et, plus récemment, la démission de [la survivante de Polytechnique] Nathalie Provost sur le comité du gouvernement Trudeau montrent que ça n'allait nulle part. » Lors de la dernière campagne électorale, les libéraux fédéraux s'étaient engagés à bannir les armes d'assaut, dont les fusils semi-automatiques AR-15, s'ils étaient réélus. Seul hic  : l'interdiction des armes de poing serait refilée aux municipalités, ce qui déplaît à plusieurs villes, dont Montréal. « Les gens de PolySeSouvient vont être très à l'affût. C'est clair que, quand on voit l'explosion du nombre d'armes à feu dans les grandes villes canadiennes, on ne peut que constater le sérieux travail de réforme à faire de ce côté-là », laisse tomber Josée Boileau. Ce jourlà, parce qu'elles etaient des femmes Aux Éditions La Presse 4tc En librairie le 4 décembre
MONTAGE KARINE BERTRAND/MÉTRO Lundi 2 décembre 2019 sauce Saveurs de Louisiane Gastronomie. Qu'on la nomme cajun ou créole, la gastronomie louisianaise rassemble les traditions culinaires des peuples européens, africains et américains qui ont bâti l'histoire de la région. Ce joyeux mélange d'épices, de plats en sauce et de crustacés pêchés dans les bayous est indissociable de la culture locale et toujours suivi d'une petite note sucrée ! 0 CHLOÉ MACHILLOT cmachillot@journalmetro.com Disons-le d'emblée, aucune diète n'est compatible avec un séjour touristique en Louisiane. De Bâton-Rouge à La Nouvelle-Orléans, en longeant les méandres du Mississippi, les Louisianais aiment flatter les papilles de leurs invités. Alors, qu'est-ce qu'on mange ? Plats en sauce « La base de la cuisine cajun, c'est le roux ! » dit la chef Katie pour amorcer chaque cours de cuisine qu'elle dispense à la New Orleans School of Cooking. Dans cette école pour gourmands, la professeure passionnée enseigne comment préparer ce fond de N BOIT QU I. Sauce tabasco, crevettes épicées (au centre, en haut), gombo (au centre, en bas) et huîtres Rockefeller sont des spécialités typiques de la Louisiane. i MÉTRO sauce avec de la farine brunie dans du beurre, puis épaissie avec du bouillon, étape essentielle à la préparation des plats typiques de la région. Il y a d'abord le gombo, un ragoût aussi épais que son roux de départ, dans lequel flottent du riz et des morceaux de crustacés et de viande. Il y a ensuite le jambalaya, sorte de paella créole très épicée qui n'échappe pas, elle non plus, à ses agréments de crevettes, de poissons et d'écrevisses qu'on pêche en masse dans les bayous. Il y a enfin la soupe de tortue, plat typique de l'arrière-pays, qui ressemble à un chili très relevé dans lequel baignent des morceaux de viande grillée. Voici les coups de coeur de la rédaction pour se rincer le gosier cette semaine ! Grey Goose La Poire La célèbre maison française propose une vodka aromatisée à la poire d'Anjou. Son nez fruité et floral séduira les plus audacieux, et sa bouche douce et vive plaira assurément aux plus classiques. Un alcool original qui permet la création de multiples recettes de cocktails  : parfait pour les réceptions des Fêtes qui approchent. 50 $, à la SAQ Le dosage des épices utilisées pour relever ces plats varie d'un endroit à un autre, combinant le sel, le poivre et le piment de Cayenne, le paprika, la poudre d'ail et parfois le thym et l'origan. Une bouteille de tabasco est également à la disposition des clients sur presque toutes les tables de restaurant, comme un emblème rappelant que cette célèbre sauce pimentée est fabriquée à une cinquantaine de kilomètres de Lafayette. Entre terre et mer La Louisiane est aussi le premier producteur d'huîtres des États-Unis. Elles sont énormes et abondantes. On les déguste façon Bienville (grillées au Le Grand Clos Pinot noir Un bouquet fruité et riche qui présente une certaine élégance discrète. En bouche, la saveur des fruits rouges se mêle à celle des baies plus foncées pour donner une finale four avec de l'ail, du persil et des champignons) ou Rockefeller (gratinées avec des épinards et du parmesan), mais aussi en sandwich, dans un pain baguette bien garni appelé po'boy (contraction de poor boy) et bon marché, servi autrefois aux ouvriers et aux travailleurs de la classe moyenne. Côté viande, l'andouille est une spécialité de saucisse fumée servie en morceaux dans la plupart des plats en sauce. Sa variante la plus originale est certainement celle à base d'alligator, dont la pêche dans les bayous est autorisée à certaines périodes de l'année. Son goût, somme toute commun et assez longue, complexe et concentrée qui révèle un fort arôme minéral, une acidité ferme et des tanins souples. 45,50 $, à la SAQ (offert bientôt) sie « le il> exkl proche de celui du porc, en fait surtout un mets apprécié des touristes en quête d'expériences insolites. Du riz et des pommes de terre accompagnent ces ragoûts, avec ou sans haricots rouges pour alléger le tout ! Suivant une tradition encore respectée dans les écoles et les institutions publiques de Louisiane, des beans sont consommées chaque lundi. La tradition remonte à l'époque où cette journée était consacrée au repos, les cuisinières se contentant alors de préparer ce plat qui ne requiert que peu de labeur. Bec sucré La consistance des plats louisianais n'excuse aucune impasse sur le dessert ! Il est Le Grand Clos Chardonnay Ce vin fermenté en fût est riche et sans faille. Délicat et élégant, doté d'un caractère noble, il révèle des arômes purs de fruits à noyau et de lanoline. Il est long et ample, et sa texture laisse place à une finale Quelques adresses incontournables à La Nouvelle-Orléans Leah's Kitchen pour son délicieux gombo Maison Napoléon pour sa saucisse d'alligator (à tester) Antoine's pour ses huîtres Rockefeller (à tomber) Joey's K pour ses po'boys bien garnis Arnaud's pour son décadent pouding au pain Café du Monde pour ses beignes moelleux Leah's Praline pour ses succulentes pralines f indispensable de goûter au pouding au pain de la maison, quelle qu'elle soit, puisque chacune a sa recette, aussi décadente que celle de la voisine. Plus ou moins arrosé de rhum, avec ou sans cannelle, gratiné façon crème brûlée ou onctueux comme un cheesecake, ce pouding pousse les clients à dresser leur propre palmarès, selon leurs préférences. À peine plus légères, les crêpes aux bananes flambées au rhum (banana's fosters) sont une spécialité directement héri tée des influences caribéennes de la région. Enfin, les pralines, noix de pécan caramélisées dans du sirop de sucre, sont le parfait cadeau à rapporter d'un voyage au pays des bayous.complexe à la saveur de pâte d'amande et à l'arôme minéral. Riche et long, mais tout de même délicat et serré. 45,50 $, à la SAQ (offert bientôt) eau 1



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