Métro Montréal n°2019-11-26 mardi
Métro Montréal n°2019-11-26 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-11-26 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : Ottawa en cour dans le dossier des enfants autochtones.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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'n, métr journaEmetro.com Mardi 26 novembre 2019 ACTUALITÉ 4 Réactions. Un budget « irresponsable » L'opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal déplore de nouveau que l'administration Plante-Dorais soit « dépensière et irresponsable ». La Ville, qui a présenté hier son troisième budget depuis son entrée au pouvoir en 2017, serait tout simplement inapte à gérer ses propres finances d'après le parti, dont les élus voteront contre l'adoption du budget 2020. « Ils sont en train de continuer à s'endetter de façon astronomique et de taxer les générations futures. Ils sont complètement hors de contrôle », a tonné le chef d'Ensemble Montréal, Lionel Perez, lors d'une mêlée de presse. L'élu municipal dénonce notamment l'augmentation de 8,1% des dépenses par rapport à 2019. « Si on fait un cumulsur trois ans, on arrive à 17,6% d'augmentation. C'est presque 1 G$, et on a même dépassé le cap psychologique des 6 G$. C'est du jamais vu à Montréal », s'indigne-t-il. D'après lui, l'administration Plante n'a pu éviter le « gouffre financier » que pour une seule raison  : les transferts du gouvernement du Québec. « C'est seulement grâce aux fonds provinciaux reçus, soit 150 M$, que la Ville a pu éviter le gouffre financier de l'année prochaine. Elle a évité de justesse une décote de la part des agences de crédit, ce qui aurait eu des impacts significatifs », déplore le chef de l'opposition. Un « chèque en blanc » Son collègue, le maire de « J'aimerais bien avoir une idée de ce qui est dépensier pour Projet Montréal si 1 G$ en trois ans ne l'est pas. » Lionel Perez, chef d'Ensemble Montréal Saint-Laurent Alan DeSousa, abonde dans le même sens. Il s'attaque notamment aux « effets pervers » qu'aura à long terme la gestion financière de Projet Montréal. « C'est quelque chose de très surprenant de demander au conseil municipal de donner un chèque en blanc pour s'endetter jusqu'en 2026. C'est ridicule, a-t-il martelé. Pourquoi avoir une politique de la gestion de la dette si c'est pour la dépasser année après année ? » M. DeSousa dit avoir de « sérieux doutes » sur la capacité de la Ville de gérer les services aux citoyens, dont le déneigement et les infrastructures routières. HENRI OUELLETTE-VEZINA La mairesse imestit dans la mobilité et l'urbanisme Transports. En marge du dépôt du budget, la « mairesse de la mobilité », Valérie Plante, a présenté un Programme triennal d'immobilisations (PTI) totalisant 6 G$ sur trois ans. Des BIXI électriques au REM en passant par le SRB Pie-IX et le prolongement de la ligne bleue, plusieurs projets en transport prendront forme d'ici 2022. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houellette-vezina@joumalmetro.com Cette réalité oblige la Société de transport de Montréal (STM) à être de plus en plus dépensière. L'organisation occupe effectivement une place grandissante dans la dette de la Ville, passant de 13% en 2017 à 22% dès l'an prochain. Parmi les projets, le prolongement de la ligne bleue fera l'objet d'un investissement de 10 M$, en grande partie pour le chantier principal prévu entre 2021 et 2026. Près de 800 M$ sont prévus à cet effet au PTI de la STM, jusqu'en 2029. L'administration Plante confirme aussi son engagement de 71 M$ pour la Le chantier SRB Pie-IX en *uin dernier/ARCHIVES MÉTRO construction d'infrastructures - dont les carrefours Jean-Talon et Pierre-de- Coubertin - sur le boulevard Pie-IX, qui accueillera le nouveau Service rapide par bus (SRB). Une fois prolongé par Notre-Dame, ce projet visera « un potentiel de 70 000 déplacements par jour » dans un secteur névralgique de l'île. Le montant total du PTI semble toutefois s'être stabilisé autour de 2 G$ par année depuis l'an dernier. REM et ARTM Plus de 60 M$ iront à une série de mesures « d'accompagnement » et de mitigation entourant l'implantation du Réseau idem : -1 ; 1 express métropolitain (REM), prévu d'ici 2023. Ce montant s'ajoute à l'enveloppe de 192 M$ dont dispose Québec pour la transition. Le projet de corridor de biodiversité Cavendish, aussi annoncé en mai dernier, prendra son envoL Une somme de 15 M$ est réservée au raccordement du boulevard Cavendish Nord à la rue Jean-Talon et à l'avenue Paré. Ces projets gonfleront la contribution annuelle de la Ville à l'ARTM, qui augmentera de 69 M$ pour atteindre 668 M$ dès 2020. La mobilité électrique de BIXI Une somme de 16,5 M$ sera remise à BIXI Montréal entre Les loyers montréalais ont fortement augmenté ces dernières années./ARCHIVES MÉTRO « Après des années de croissance, le PTI atteint enfin un rythme de croisière. » Bene Dorais, président du comité exécutif 2020 et 2022, dont 6,8 M$ lors des deux premières années de réalisation. Lancé en mai dernier, le Réseau express vélo (REV) n'est pas en reste. La Ville réserve plus de 17 M$ à l'avancement de ce vaste circuit de 184 km qui comptera à terme 17 voies cyclables « mieux pensées ». Plus de 52 M$ iront au « développement du réseau cyclable » dans son ensemble. Grands parcs et espaces verts Plan phare de Projet Montréal, le Grand parc de l'Ouest reçoit aussi sa part du gâteau. Plus de 13 M$ lui sont réservés en 2021 et en 2022, surtout pour l'acquisition des terrains nécessaires à son développement. Des consultations citoyennes, en 2020, devront toutefois précéder l'investissement, précise la Ville. « L'urgence d'agir pour lutter contre les changements climatiques nous motive à poser des gestes forts », a déclaré Mme Plante. Près de 625 M$ seront réservés à l'acquisition d'espaces verts dans le Grand Montréal, dont 154 M$ pour des parcs locaux. Un budget 2020 qui frappe de nouveau les locataires FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journahetro.com Le nouveau budget municipal de la Ville de Montréal ne met pas à l'abri les locataires, au contraire Les immeubles de six logements et plus verront leur impôt foncier augmenter d'une moyenne 4,5% en 2020, ce qui aura des répercussions sur les locataires. À Montréal, ce sont les propriétaires de ce type de bâtiments qui verront leurs dépenses fiscales grimper le plus. Ceux qui possèdent une maison unifamiliale ou un « multiplex » - soit un immeuble de deux à cinq appartements - verront leur charge fiscale augmenter de près de 2% par rapport à 2019. C'est la troisième année de suite à Montréal que le taux de variation moyen de la charge fiscale dépasse 4% dans les immeubles de six appartements et plus. Ces hausses sont toutes survenues sous l'admi- « Ces hausses de taxes foncières vont être refilées aux locataires. » Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU nistration de la mairesse Valérie Plante. Les « rénovictions » Selon la porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, le budget 2020 de la Ville aura de nouveau un impact sur les locataires. Selon Mme Laflamme, cette nouvelle hausse de taxes résidentielles pourrait même mener à de nouvelles « rénovictions ». Elle tient à rappeler que les variations de taxes n'iront pas piger directement dans le portefeuille des locataires. AVEC LA COLLABORATION DE HENRI ounurrrevÉzirm
Manin Rotrand JOSIE DESMARAIS/MÉTRO Carte électorale. Des élus montréalais protestent FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journaimetro.com Des élus municipaux de Montréal entament une contestation en cour de la carte électorale provinciale, qu'ils jugent « injuste ». la mesure, parrainée notamment par le conseiller municipal indépendant Marvin Rotrand, comprend une campagne de financement populaire. Les plaignants, qui comptent aussi les maires de Hampstead et de Côte-Saint-Luc, se feront entendre la semaine prochaine. ils s'attaquent à la carte Cectorale établie en 2017 et utilisée lors des Ceci:ions provinciales de 2018. Ils se disent déçus qu'il n'y ait plus que deux circonscriptions pour représenter les quartiers centraux anglophones de Montréal, alors qu'il y en avait trois auparavant la circonscription de Mont-Royal a été fusionnée à celle d'Outremont « C'est clair que Montréal a perdu de sa représentation politique à l'Assemblée nationale. Notre poids relatif y est plus petit », constate M. Rotrand, conseiller municipal dans Snowdon. Aux élections 2018, Montréal abritait 27 des 78 circonscriptions électorales québécoises. Partout dans la province L'élu souligne toutefois que le problème n'affecte pas que la métropole. « La circonscription d'Arthabaska [Centre-du-Québec] compte 60 500 électeurs. Un vote là-bas compte pour moins de la moitié d'un vote dans Gaspé, qui compte environ 30000 électeurs », explique-t-il. La Loi électorale québécoise « Les jours où les circonscriptions rurales devaient être surreprésentées sont arrivés à terme. » Marvin Rotrand, conseiller municipal statue que le total d'électeurs d'une circonscription « ne peut être inférieur ni supérieur à plus de 25% par rapport à la moyenne » provinciale. Pourtant, selon les plaignants de cette affaire, six circonscriptions contreviennent à la loi. Si la contestation de la carte électorale provient des quartiers anglophones, ce n'est que parce qu'il y a eu une « contestation populaire » dans le secteur après la révision de la carte, prévient Marvin Rotrand. « Ça devrait être la préoccupation de tous, de s'assurer que les résultats électoraux reflètent la volonté populaire », indique l'élu montréalais. Une meilleure représentation Le maire de la Ville de Hampstead, Bill Steinberg, maintient pour sa part que l'actuelle carte a des ramifications jusque dans la représentation des citoyens à l'échelle nationale. Selon le dernier recensement canadien, D'Arcy-McGee — la circonscription qui abrite Hampstead — comptait en 2016 près de 50% d'électeurs anglophones et plus de 5% de locuteurs du tagalog, une langue philippine. M Rotrand fait entendre le même son de doche. « Je ne dis pas que la loi 21 n'aurait pas été adoptée, mais elle aurait peutêtre été plus nuancée », pense-t-il. CO P L EX E I STATIONNEMENT DESJARDINS 150, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST (1) PLACE-D'ARMES/PLACE-DES-ARTS AVEC TOUT ACHAT DE 50 $ POUR LES DÉTAILS, CONSULTEZ LE COMPLEXEDESJARDINS.COM - Le REM sème l'inquiétude. JUSQU'AU 24 DÉCEMBRE* VENEZ VIVRE LA MAGIE DES FÊTES !, AVEC LE VRAI PÈRE NO.ÉL ET. DES ANIMATIONS POUR TOUTE LA FAMILLE1 GRATUIT *POUR LES DÉTAILS, CONSULTEZ L'HORAIRE COMPLETSUR COMPLEXEDESJARDINS.COM ACTUALITÉ 5 Le REM et les logements locatifs 1 7)) LAURENT CANOTE liavoie@metromedia.ca Le Centre communautaire Bon Courage craint que l'accès aux logements locatifs dans le secteur Hodge-Place Benoit à Saint- Laurent, puisse diminuer avec l'arrivée de la station A40 du Réseau express métropolitain (REM) et d'un quartier TOD (pour transit-oriented development), c'està-dire structuré autour d'une station de transport en commun. La présence croissante de citoyens aisés et la spéculation immobilière sont les principales préoccupations de l'organisme. « Le pouvoir d'achat de la population [actuelle] va diminuer », dit la chargée de projet du centre, Line Beauséjour. À leur arrivée à Saint- Laurent, plusieurs immigrants se tournent vers le quartier de l'est de l'arrondissement « Ce qui est inacceptable, c'est que tout ça se passe sans que les ministères ou la Ville pensent à [ceux qui habitent déjà le secteur] », déplore M" Beauséjour. Pour contrer les effets de la 109$/1112 Pour les nouveaux projets de construction, un règlement de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) exige log S par mètre carré en redevances immobilières dans un rayon d'un kilomètre d'une station pour contribuer au financement du REM. spéculation, Montréal devrait réserver des terrains sur le parcours du REM et aux alentours des stations, selon le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). ÎVOËL ilEON



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