Métro Montréal n°2019-11-26 mardi
Métro Montréal n°2019-11-26 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-11-26 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : Ottawa en cour dans le dossier des enfants autochtones.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr et.:1 journalmetro.com Mardi 26 novembre 2029 CULTUPr Brock McGillis à auche rencontre de'eunes athlètes our les sensibiliser à la discrimination à ré ard des membres de la communauté LGBTQ+./OFFICE NATIONAL DU FILM Avant Franchir la ligne, le cinéaste Paul Émile d'Entremont a réalisé cinq documentaires depuis les années 2000, dont plusieurs ont été récompensés. L'homophobie est un thème récurrent de sa filmographie. Originaire de Caroline du Nord, David Testo a évolué avec l'Impact de Montréal entre 2007 et 2011. Sa carrière au sein de la MLS s'est subitement arrêtée l'année Davantage de temps pour voir les momies En raison de sa grande popularité, l'exposition Momies égyptiennes  : passé retrouvé, mystères dévoilés sera prolongée jusqu'au 29 mars 2020, a annoncé hier le Musée des beaux-arts de Montréal. Déjà visitée par plus de 100000 personnes, l'exposition, qui devait s'achever le 2 février 2020, réunit 6 momies accompagnées de 240 artéfacts de l'Égypte ancienne issus de la collection du British Museum. rem L'homosexualité sur le banc de touche Documentaire. Le film Franchir la ligne traite d'un sujet encore tabou en 2019, celui de l'homosexualité dans le sport. Métro a pu en discuter avec le réalisateur Paul Émile d'Entremont et deux anciens athlètes professionnels gais. AMÉLIE REVERT arevert@journalmetro.com Combien de sportifs de haut niveau ouvertement homosexuels pouvez-vous nommer ? Un ? Deux ? Difficile de répondre ? Quelle serait maintenant votre réponse à cette seconde question  : d'après vous, combien de joueurs de hockey évoluant ou ayant joué dans la Ligue nationale de hockey (LNH) ont fait leur coming out ? C'est simple, absolument aucun. On peut donc légitimement se demander pourquoi, à l'aube de 2020, le sujet de l'homosexualité dans le sport demeure un tabou indéboulonnable. Paul Émile d'Entremont, lui-même gai, brise avec Franchir la ligne l'omerta qui règne, et le résultat est bluffant de vérité. Entre les commentaires des coéquipiers, les pressions liées à la performance et celles du choix ou non de la prise de parole, les athlètes homosexuels souffrent. Pour Brock McGillis, le hockey est toute sa vie. C'est aussi la raison qui l'a conduit à se battre contre lui-même jusqu'à envisager le suicide. Lui qui a été un espoir de la ligue junior majeure de l'Ontario a longtemps adopté le comportement stéréotypé et conformiste d'un joueur de hockey  : faire la fête, passer beaucoup de temps sur la glace et... rencontrer le plus de femmes possible. Mais le soir venu, lorsqu'il se retrouvait seul chez lui, les larmes coulaient. « Je me détestais au point de ne plus avoir envie de vivre », confie-t-il avec une vive émotion. Insultes quotidiennes « Les mots utilisés dans les vestiaires, environnement extrêmement macho, me donnaient également envie de ne plus être moi-même », ajoute Brock McGillis. Pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec les entraînements, on apprend dans Franchir la ligne que le langage utilisé par les sportifs entre eux est homophobe et dégradant, reflétant la masculinité toxique — et bien souvent inconsciente — qui s'en dégage. Dans le film, on voit ainsi Brock McGillis aller à la rencontre de jeunes hockeyeurs québécois pour qu'ils se rendent compte de l'impact de leurs mots. Le réalisateur Paul Émile d'Entremont a d'abord été surpris de constater « que certains gars dans la salle n'avaient jamais rencontré de personnes homosexuelles dans leur vie ». Bref, le chemin de la sensibilisation est long, mais certainement pas vain. « À la suite de cet échange, un des jeunes est venu voir Brock et lui a déclaré qu'il ne savait pas que ce qu'il pouvait dire sur la glace avait autant de conséquences, par exemple, lorsque les insultes homophobes fusent, poursuit le cinéaste. Il a fini par dire qu'il allait arrêter son manège et surveiller son langage. Des petits gestes comme ça peuvent faire de grandes différences. » où il a révélé son homosexualité. Depuis, il s'est considérablement éloigné du monde du sport. Ancien joueur de la Ligue de hockey de l'Ontario, Brock McGillis a aussi joué en Europe et aux États-Unis. Il est le premier hockeyeur professionnel à avoir fait son coming out. Il est maintenant un influent porte-parole de la cause LGBTQ+. La mission est presque accomplie pour Paul Émile d'Entremont, ou en tout cas, elle débute bien. Une pression nuisible L'ancien joueur de l'Impact de Montréal David Testo avoue lui aussi avoir été malheureux et avoir lutté contre ce qu'il était pendant sa carrière sportive. « Etre un athlète professionnel n'a pas été l'expérience la plus épanouissante de ma vie. Si on m'avait laissé librement être un homme gai, me marier, amener mon compagnon aux réceptions, parler de ma relation avec mes coéquipiers, oui, évidemment, cela aurait été plus agréable pour moi. Et j'aurais sûrement été plus performant sur le terrain. » Ce qu'on constate d'ailleurs dans le documentaire, c'est que toute cette pression rhétorique peut avoir des répercussions néfastes sur les performances individuelles et collectives. « C'est certain qu'un joueur accablé par les insultes va être affecté et ne va peut-être pas jouer avec tout son potentiel, soutient Paul Émile d'Entremont. Je suis sûr qu'il y a beaucoup de sportifs homosexuels qui avaient du talent, mais qui ont abandonné parce que c'était trop difficile. » Que sa carrière avec l'Impact ait pris fin au moment où il a décidé de parler publiquement de son homosexualité a été le point culminant de la souffrance de David Testo. « J'avais l'impression que, soudainement, on ne faisait plus attention à moi. On m'a même dit  : "Si tu es bon, on s'en fout 10 que tu sois gai." C'est ce que tout le monde pense. Et pour moi, c'est complètement faux. » En fin de compte, l'optimisme est de mise. Brock Mc- Gillis estime que le documentaire peut contribuer à faire évoluer la culture du hockey pour « la rendre plus inclusive tout en montrant que les personnes LGBTQ+ sont bien différentes de ce qu'on voit dans les émissions de téléréalité et existent parmi les athlètes ». De son côté, David Testo espère que l'orientation sexuelle des sportifs ne sera plus problématique. Quoi qu'il en soit, partout où il est présenté, le film éveille l'intérêt « des gens qui veulent en savoir plus. C'est positif et ça pourrait peut-être ouvrir la conversation », conclut Paul Émile d'Entremont, enthousiaste. Franchir la ligne Samedi 15h, au cinéma Alexandre-de-Sève de l'Université Concordia, dans le cadre du Festival IMAGE + NATION.
métre journalmetro.com Mardi 26 novembre 2019 -40t1117 1/, esma école supérieure des métiers artistiques Cinéma d'animation 3D et Effets visuels NTL.11. Il Des élèves du secondaire sauveront des vie La Fondation des soins avancés en urgence coronarienne du Canada a confirmé que 68000 élèves québécois de troisième secondaire seront formés chaque année en RCR, ainsi que sur la façon d'utiliser un défibrillateur externe automatisé (DEA). La fondation a mis sur pied le Programme de RCR dans plus de 1600 écoles secondaires du Canada. Arno Une éducation basée sur la liberté L'éducation libre et démocratique est une éducation menée par l'enfant. Celui-ci choisit ses activités et ses apprentissages, s'autoévalue et décide de son horaire. CLAIRE-MARINE BEHA info@journalmetro.com À ce jour, le gouvernement du Québec n'a pas donné son accord à la création d'écoles démocratiques publiques. Le combat pour obtenir cet accord est mené par le Réseau des écoles démocratiques au Québec (RÉ- DAQ), créé en 2012 par plusieurs acteurs du milieu de l'éducation motivés par une autre approche éducative. Le RÉDAQ sensibilise le public afin qu'émergent plus d'options pour répondre à différents portraits et besoins. Zoom sur cette pédagogie non coercitive encore méconnue. Le fonctionnement Dans une école démocratique, chaque enfant dispose de la liberté de suivre son intuition, ses envies et ses objectifs personnels afin d'acquérir des compétences. L'objectif ? Apprendre, certes, mais aussi s'épanouir et assimiler des valeurs citoyennes au passage. « Chacun doit pouvoir choisir ce qu'il fait, quand, où, comment Journée portes ouvertes 7 décembre113 h à 16 h 514-388-5725 Inscrivez-vous pour la session de janvier 2020 ! ÉCOLES CRÉATIVES esma-3d.ca collegesalette.com collegemarsan.com 3536, boul. Saint-Laurent, Montréal Permis MEES 749.795 I MEES 749.553 et avec qui, du moment que sa liberté n'empiète pas sur celle des autres », explique Jennifer Laroche, membre du REDAQ Par exemple, si un enfant souhaite consacrer une grande partie de son temps la pratique d'un instrument de musique, il le peut. Les adultes et le gouvernement ne décideront pas à sa place de son parcours. De plus, des « classes » sont formées uniquement si plusieurs apprenants en font la demande, et ni examens ni devoirs ne jalonnent leur quotidien. « Par contre, rien n'empêche un jeune d'acquérir un diplôme, souligne Mme Laroche. Ça se voit régulièrement. S'il a le projet d'aller au cégep ou à l'université, il entreprendra les démarches nécessaires et orientera ses apprentissages pour obtenir un diplôme et poursuivre son cheminement. » Diversité et égalité L'école démocratique s'adresse aux personnes qui ne se reconnaissent pas dans le système scolaire traditionnel. Selon Jennifer Laroche, de plus en plus de parents mettent désormais la bienveillance, l'épanouissement et le plaisir d'apprendre au coeur de la vie de leurs enfants. Ce système pédagogique convient aux élèves en difficulté scolaire, aux jeunes atteints de handicaps et à ceux issus de la communauté LGBTQ+ (qui sont plus souvent victimes d'intimidation ou de discrimination), aux enfants et aux adolescents L'intérêt pour l'éducation libre est en croissance au Québec./MÉTRO neurotypiques ou qui n'ont aucun trouble d'apprentissage. Cette approche inclusive permet à des gens ayant divers types de personnalité ou appartenant à différents groupes d'âge de se côtoyer. La démocratie comme mode de fonctionnement et outil pédagogique Plus courantes en Europe et aux États-Unis, ces écoles sont dotées d'une organisation démocratique qui s'exprime par la tenue d'assemblées et la mise sur pied de comités. « Chacun, enfant comme adulte, jouit d'une part égale de décision quant au fonctionnement et à l'organisation de l'école, d'une activité, quant au règlement intérieur, à son application, etc. Ça peut aller jusqu'à l'embauche d'une dm d'animation 3D:ui'eForward, Marc personne », ajoute Mme Laroche. Les votes sont souvent précédés de discussions et de débats, et les règles communes ne sont jamais coulées dans le béton  : il peut y avoir des annulations, des modifications et des ajouts. « Au fil du temps et en fonction de la dynamique qui se crée, ces écoles se réadaptent sans cesse », explique-t-elle. Le concept d'éducation démocratique n'est cependant pas neuf. La première école démocratique, Summerhill, au Royaume-Uni, fondée en 1921, et la Subduly Valley School, qui a vu le jour en 1968 dans le Massachusetts, continuent d'influencer des établissements similaires. Toutefois, les écoles démocratiques dans le monde ne sont jamais des déclinaisons parfaites d'un modèle en parti- COLLÈGE SALE TTE Photographie Design graphique NTA.OF Design Web NWE.05 Illustration NTA.05 calier. « Ce qui est génial, c'est que chaque école est unique, explique Mme Larache. Les apprentissages autonomes et informels, l'organisation autogérée par démocratie directe et participative et le multiâge sont les fondements de notre philosophie. Après ça, chaque centre ou école va l'incarner de différentes façons. » Au Québec À défaut d'avoir des écoles démocratiques en sol québécois, plusieurs enfants scolarisés à domicile se rassemblent dans des centres d'apprentissage libres et démocratiques soutenus par le RÉDAQ et bâtis en cohérence avec l'esprit de l'école démocratique. Également cofondatrice du centre Carpe Diem, situé à Qué-eio Photographie professionnelle NTA.1M -/11 « Dans un contexte d'éducation libre et démocratique, les jeunes se découvrent, explorent et apprennent en utilisant la façon qui fonctionne le mieux pour eux. » lennifer Laroche, membre du RÉDAQ et cofondatrice du centre d'apprentissage libre et démocratique Carpe Diem, à Québec bec, Jennifer Laroche indique que ce sont des espaces de confiance où les jeunes, dispensés de fréquenter l'école traditionnelle, peuvent se réunir et bâtir des projets ensemble, ou parfois individuellement « Toutefois, les parents conservent la responsabilité de s'assurer que les demandes du ministère sont atteintes par rapport au programme scolaire d'Etatb, précise-t-elle. Une responsabilité qui n'existerait plus si une école de ce genre ouvrait ses portes. Bien qu'elle s'estime heureuse de l'engouement pour son centre d'apprentissage, Mme Laroche a pu tester le modèle de l'école démocratique en France avec ses enfants et soutient qu'il est pertinent « Les jeunes évoluent dans un environnement positif qui amène la création de projets plus solides, car ils vont à l'école chaque jour. De plus, faire l'éducation à la maison n'est pas viable pour tout le monde. »



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