Métro Montréal n°2015-12-04 week-end
Métro Montréal n°2015-12-04 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-12-04 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (256 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 14 Mo

  • Dans ce numéro : un but de trop...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr Entrevue. « Nous ne sommes pas à l’abri des lobbyistes pro-armes » Nathalie Provost, survivante de Polytechnique/GRAHAM HUGHES/LA PRESSE CANADIENNE VANESSA LIMOGES vanessa.limoges@tc.tc Le 6 décembre 1989, à l’École Polytechnique de Montréal, Marc Lépine a tué 14 étudiantes avec une carabine semi-automatique avant de s’enlever la vie. TC Media s’est entretenu avec une survivante, Nathalie Provost, afin d’évaluer le chemin parcouru en matière de contrôle des armes à feu et de droits des femmes. Le ministre de la Sécurité publique par intérim, Pierre Moreau, a dévoilé son projet de loi sur l’immatriculation des armes à feu hier. Selon vous, le Québec va-t-il dans la bonne direction ? Tout à fait. Il y a trois piliers dans le contrôle des armes à feu  : les permis, la classification et l’enregistrement, qui permet d’établir le lien entre l’arme et son propriétaire. Les trois sont de juridiction fédérale, donc le Québec devait se trouver un rôle, et c’est ce qu’il a fait. La motion a été votée à l’unanimité. Tous les partis de l’Assemblée nationale sont en faveur de l’enregistrement des armes. C’est une belle démonstration de la vision de la société québécoise en matière de contrôle des armes. Durant la récente campagne fédérale, l’organisme PolySe- Souvient, dont vous êtes porte-parole, a indiqué que seuls les libéraux avaient une plateforme sérieuse en faveur d’un meilleur contrôle des armes. Selon vous, quelles devraient être leurs priorités ? Si le gouvernement libéral va dans le sens de ses engagements, c’est-à-dire s’il cherche à corriger les lacunes créées par le gouvernement Harper, les permis et la classification des armes devraient être les premiers sujets à faire l’objet de discussions. Le projet de loi conservateur qui a aboli le registre des armes d’épaule n’oblige plus les vendeurs à demander le permis aux clients au moment journalmetro.com Week-end 4-6 décembre 2015 Droits des femmes « Entre l’idéalisme de mes 20 ans et aujourd’hui, je dirais que j’ai eu de grandes désillusions. » Nathalie Provost, survivante de la tuerie de Polytechnique où ceux-ci achètent une arme. J’espère que cette obligation va redevenir effective. Selon le site Shooting Tracker, il y aurait eu 353 fusillades en 2015 aux États-Unis. Pourquoi avons-nous moins de tueries au Canada, toutes proportions gardées ? La culture américaine est différente de la nôtre. Nous ne sommes pas une société qui pense qu’une arme est un moyen de se défendre. Aux États-Unis, les gens en détresse croient que l’usage d’une arme est une solution à leur problème. C’est une mentalité dont les Américains paient le prix en ce moment. Mais nous ne sommes pas à l’abri des lobbyistes proarmes au Québec. Ils ont déjà fait de la désinformation en indiquant que la création de notre registre coûterait des milliards de dollars aux Québécois. Pourtant, le premier ministre Philippe Couillard évalue les coûts à quelque chose entre 15 M$ et 20 M$. Croyez-vous que les droits des femmes ont suffisamment évolué depuis 1989 ? Les femmes au Québec prennent davantage leur place qu’il y a 25 ans, mais j’ai aussi découvert que c’est une lutte constante et qu’aucun acquis n’est permanent. Il y a encore des juges qui peuvent tenir des propos rétrogrades face aux femmes victimes de viol. L’équité salariale n’est pas atteinte partout. Les femmes sont toujours les victimes lorsqu’il y a de grandes guerres. Les femmes autochtones canadiennes ne sont pas encore soutenues adéquatement. Et nous sommes en 2015. Pour un registre des armes québécois Justice. À quelques jours de la commémoration annuelle de l’attentat de Polytechnique, le gouvernement du Québec a déposé hier un projet de loi pour créer un registre québécois des armes d’épaule. Vingt-six ans après que son fils a abattu 14 femmes à l’École Polytechnique, Monique Lépine ne comprend toujours pas pourquoi il a posé ce geste. À Whitehorse, où elle livrait cette semaine un discours dans le cadre de la campagne « 12 jours pour mettre fin à la violence faite aux femmes », M me Lépine s’est demandé si son fils s’était senti laissé de côté et s’il avait eu l’impression de ne pas être aimé. Le 6 décembre 1989, Marc Lépine, alors âgé de 25 ans, est entré à l’École Polytechnique. Après avoir séparé les hommes des femmes dans une classe, il a déclaré sa haine envers les féministes, puis a ouvert le feu, tuant 14 femmes et en blessant 9 autres. Puis il s’est enlevé la vie. Sept ans après le massacre, Le ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau, entouré de Manon Massé, députée de Québec solidaire, Nathalie Provost, survivante, Stéphane Bergeron, député du Parti québécois, et Heidi Rathjen, survivante/JACQUES BOISSINOT/LA PRESSE CANADIENNE Positif Heidi Rathjen, une porte-parole du groupe PolySeSouvient, a affirmé que la décision de Québec était la première bonne nouvelle depuis que les conservateurs, après leur arrivée au pouvoir, avaient commencé à desserrer le contrôle des armes à feu. Le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a rappelé que cette initiative a été prise à la suite de la décision du gouvernement fédéral d’abolir le fichier national. Peu après la formation d’un gouvernement majoritaire, en 2011, les conservateurs fédéraux avaient mis en œuvre leur promesse d’abolir le registre fédéral des armes d’épaule, ce qui avait suscité une levée de boucliers au Québec. En mars dernier, la Cour suprême avait rejeté une requête du gouvernement provincial, qui souhaitait obtenir les données québécoises du fichier fédéral. Lors d’une conférence de presse tenue en présence de survivantes de l’attentat survenu en 1989, M. Moreau a rappelé que le gouvernement québécois espère encore obtenir sa part des données qui pourraient subsister. « Nous avons des conversations avec le nouveau gouvernement fédéral et celui-ci, à l’heure actuelle, est en train de faire des vérifications pour voir si certains éléments de l’ancien registre fédéral pourraient nous être retransmis », a-t-il dit. La mise en place du projet, Poids « Mon fils s’est tué, mais c’est moi qui ai dû vivre avec toutes les conséquences. » Monique Lépine, mère de Marc Lépine M me Lépine a perdu sa fille de 29 ans, morte d’une surdose de drogue. Le lendemain, elle a réalisé qu’elle avait perdu ce à quoi elle avait consacré sa vie  : ses enfants. « J’ai eu l’impression que j’allais mourir de douleur et de tristesse », a-t-elle confié. Monique Lépine dit avoir réfléchi pendant 17 ans, après la fusillade, à la violence que leur avait fait subir, à elle et à ses enfants, son ex-époux, qui n’a jamais payé de pension années, on n’a eu que des mauvaises nouvelles, a-t-elle dit. C’était des anniversaires extrêmement difficiles. Pour la première fois depuis neuf ans, cet anniversaire est extrêmement positif. On a de quoi fêter. » qui ira de l’avant peu importe si le nouveau gouvernement fédéral réussit à transmettre les données ou non, nécessiterait des investissements de 17 M$, a indiqué M. Moreau. Son coût d’exploitation alimentaire et ne l’a jamais contactée même après avoir appris que son fils était responsable du massacre. M me Lépine a déjà confié que Marc Lépine avait été violemment battu par son père. « Si vous ne réglez pas vos problèmes émotionnels quand c’est le temps, éventuellement, vous vieillissez, vous devenez un adulte, mais sur le plan émotif, vous restez toujours à l’âge de vos blessures », a-t-elle philosophé. Elle a raconté qu’elle commençait tout juste à aller mieux lorsqu’une autre fusillade a éclaté dans une école montréalaise, le Collège Dawson, en 2006. Sa douleur est alors revenue. C’est à ce moment que M me Lépine a décidé d’écrire un livre, Vivre. LA PRESSE CANADIENNE annuel serait de 5 M$, et la gestion en serait confiée au registraire de l’État civil, a indiqué le ministre. Le Québec compte actuellement 1,6 million d’armes de chasse ou d’épaule, qui devront être immatriculées dans le nouveau fichier dans les 12 mois qui suivront l’adoption de la loi. « Aujourd’hui, je pense que nous reflétons l’intention d’une très grande partie de la population du Québec, l’intention de l’Assemblée nationale, et que nous posons un geste qui va dans le sens de prévenir à l’avenir des drames liés à la possession d’armes à feu », a-t-il dit. LA PRESSE CANADIENNE Monique Lépine ne comprend toujours pas ith 4 je - La mère du tueur de Polytechnique, Monique Lépine/ARCHIVES TC MEDIA
Le Québec fin prêt pour les réfugiés syriens Société. Les premiers réfugiés syriens à entrer au Canada sont attendus aux environs du 10 décembre, soit dans une semaine, et le Québec semble fin prêt à les accueillir, selon les ministres fédéral et provinciale de l’Immigration, John McCallum et Kathleen Weil. Les deux ministres tenaient une rencontre avec les représentants d’organismes œuvrant auprès de réfugiés hier, et M. McCallum s’est dit impressionné par le degré de préparation dans la province. « Je crois que le reste du pays a beaucoup à apprendre de l’expérience québécoise », a-t-il dit. Le ministre fédéral s’est par ailleurs inscrit en faux contre les chiffres rendus publics par son propre ministère selon lesquels à peine 6% des réfugiés étaient intéressés à venir au Canada. L’idée qu’il n’y a pas beaucoup de réfugiés qui veulent venir au Canada « est folle », a déclaré le ministre. À peine revenu d’un séjour dans les camps de réfugiés en Jordanie, M. McCallum a dit avoir constaté « un enthousiasme énorme pour venir au Canada ». Sur le plan domestique, M me Weil dit pour sa part avoir constaté un changement Réfugiés. Une aire d’accueil spéciale à l’aéroport L’aéroport Pierre-Elliott- Trudeau recevra les réfugiés syriens dans une aire spéciale selon ce qu’a appris TC Media. Les premiers vols sont attendus le 10 décembre. Aéroports de Montréal (ADM) n’a pas voulu dévoiler de détails pour l’instant. Les employés s’affairent aux derniers préparatifs en vue d’une visite guidée de l’espace sécurisé en début de semaine prochaine. Les procédures d’immigration seront également précisées. Les premiers vols devraient Sénat Jacques Demers H siégera comme indépendant Déçu d’avoir été tenu à l’écart durant la dernière campagne électorale et affecté par les railleries qu’il entend depuis le scandale des dépenses, le sénateur Jacques Demers démissionne du caucus conservateur. L’exentraîneur de hockey de 71 ans siégera désormais comme indépendant au Sénat. M. Demers a confié hier avoir souffert de voir la réputation de la Chambre Haute entachée par le scandale des dépenses. LA PRESSE CANADIENNE Ouverture « On est revenus à ce qu’on était [...] lorsqu’on a vu ce petit garçon sur la plage et qu’il y a eu cet élan d’ouverture et de générosité. » Kathleen Weil, ministre québécoise de l’Immigration, qui dit avoir noté un changement d’attitude au sein de la population quant à l’arrivée des réfugiés Visas 1000 Jusqu’à maintenant, un peu plus de 1000 Syriens ont fait une demande de visa pour le Canada depuis le bureau d’Amman, en Jordanie. Les autres proviendraient de la Turquie. être commerciaux. Le gouvernement fédéral a notamment conclu une entente avec la compagnie Royal Jordanian Airlines. VICKY MICHAUD/TC MEDIA Aide à mourir Ottawa veut un sursis de six mois Ottawa demande un sursis supplémentaire de six mois pour se pencher sur le dossier de l’aide médicale à mourir. En février dernier, la Cour suprême du Canada (CSC) avait reconnu le droit pour des adultes endurant une souffrance physique ou mentale intolérable de mettre fin à leurs jours grâce à une assistance médicale. Elle accordait à Ottawa un délai d’un an pour formuler sa réponse. Dans sa requête déposée hier, la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, demande une prolongation de ce délai jusqu’en août 2016. LA PRESSE CANADIENNE marqué d’attitude quant aux craintes de voir des éléments indésirables s’infiltrer parmi les réfugiés depuis qu’Ottawa RABAIS DE La modération a bien meilleur goût. ÉdueValcool 18+ RABAIS DE PÉRIODE DES FÊTES a révisé son échéancier et a reporté à la fin de février le moment où sera complété l’accueil de 25 000 réfugiés. Contrairement aux propos qu’elle avait tenus plus tôt en novembre, M me Weil a par ailleurs estimé que l’arrivée d’un nombre plus élevé de réfugiés syriens n’impliquerait pas de demandes de fonds additionnels auprès du gouvernement fédéral. LA PRESSE CANADIENNE VENTE 1 JUSQU’À ÉPUISEMENT DES STOCKS RABAIS DE RABAIS DE Les ministres canadien et québécoise de l’Immigration, John McCallum et Kathleen Weil, en point de presse hier/CHANTAL LÉVESQUE/MÉTRO RABAIS DE ECLAIR SAMEDI RABAIS DE PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS PLUSIEURS SUCCURSALES ADOPTENT DES HEURES D’OUVERTURE PROLONGÉES. DÉTAILS DANS SAQ.COM RABAIS DE RABAIS DE SAO Exclus de cette offre  : titulaires de permis, SAQ Dépôt, SAQ Signature, agences de la SAQ et comptoirs Vin en vrac. L’offre Économisez jusqu’à 20% sur ces 8 produits est en vigueur le samedi 5 décembre 2015 seulement, jusqu’à la fermeture de la succursale ou l’épuisement des stocks, selon la première éventualité, pour chacun des produits suivants  : Prosecco, prosecco d.o.c. (code SAQ  : 10540721) ; Mirassou, pinot noir, california (code SAQ  : 10845681) ; Ménage à Trois, california (code SAQ  : 10709988) ; Errazuriz Max Reserva, cabernetsauvignon, valle-de-aconcagua d.o. (code SAQ  : 00335174) ; Apothic Red, shiraz/zinfandel/merlot, california (code SAQ  : 11315497) ; Liano, chardonnay/sauvignon blanc, rubiconei.g.t. (code SAQ  : 11661761) ; Amorino, montepulciano-d’abruzzo d.o.c. (code SAQ  : 11131778) ; J.P. Chenet, cabernet-sauvignon/syrah, pays-d’oci.g.p., 1,5 L (code SAQ  : 12093540). Quantités limitées à 46 000 caisses pour tout le réseau. Promotion également offerte dans SAQ.COM. Aucune mise de côté n’est acceptée. 18 ans ou plus. 5 n



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