Métro Montréal n°2015-11-27 week-end
Métro Montréal n°2015-11-27 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-11-27 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (256 x 291) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,8 Mo

  • Dans ce numéro : bientôt Noël avant l'Halloween ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr Jean Rochefort et Sandrine Kiberlain jouent un père qui commence à perdre la mémoire et sa fille qui tente de prendre soin de lui dans le film Floride, du Français Philippe Le Guay/SÉVERINE BRIGEOT/MÉTROPOLE FILMS Drame érotique Love (3) France Réalisé par Gaspar Noé Mettant en vedette KarlGlusman, Aomi Muyock, Klara Kristin C’est quoi ? Un jeune aspirant réalisateur américain, qui vit à Paris avec sa compagne et leur petit garçon, se remémore sa relation amoureuse passionnée avec une artiste peintre, dont la mère n’a pas eu de nouvelles depuis deux mois. C’est comment ? Ambitieux et audacieux, Love mêle sexualité explicite et romance émouvante dans une mise en scène d’une maîtrise impressionnante. Profitant d’une musique bien choisie, de cadrages doux et d’une direction photo fine, Noé crée une ambiance mélancolique hypnotique. L’interprétation est aussi sincère que téméraire. journalmetro.com Week-end 27-29 novembre 2015 Film d’animation Le bon dinosaure V.f. de The Good Dinosaur (4) États-Unis Réalisé par Peter Sohn C’est quoi ? Se sentant responsable de la mort de son père, un apatosaure peureux cherche à expier ses fautes en pourchassant le garçon sauvage qui pille la ferme familiale. Égaré en forêt, le saurien découvre en sa proie un compagnon de route courageux et fidèle. C’est comment ? Certes classique et prévisible, ce récit initiatique est enrichi de trouvailles insolites et amusantes, alors que les attachants personnages évoluent dans des paysages grandioses, reproduits avec un photoréalisme impressionnant. La réalisation génère une forte tension dramatique, ainsi que des moments authentiquement émouvants. Voyage vers l’oubli Cinéma. Le cinéaste français Philippe Le Guay (Molière à bicyclette, Les femmes du 6 e étage) signe avec Floride sa première adaptation, celle de la pièce Le père, de Florian Zeller. JESSICA ÉMOND-FERRAT j.emond-ferrat@journalmetro.com Claude (Jean Rochefort) a 80 ans et, même s’il garde sa prestance d’antan, il lui arrive de plus en plus souvent d’avoir des trous de mémoire, depuis un événement terrible qu’il a choisi d’oublier. Mais il refuse de l’admettre et il n’est pas tendre avec sa fille (Sandrine Kiberlain), qui fait tout ce qu’elle peut pour que Claude ne se retrouve pas seul et livré à lui-même. Et puis un jour, Claude décide de s’envoler seul vers la Floride pour rendre visite à sa fille cadette. Documentaire pourÉ.wi.polE Police Académie (4) Canada Réalisé par Mélissa Beaudet C’est quoi ? De leurs études au Collège de Maisonneuve jusqu’à leur sortie de l’École nationale de police du Québec, une fille de policier, un colosse candide et un garçon réfléchi prennent la mesure du décalage entre leur vision du métier et la réalité. C’est comment ? Dans ces portraits croisés où elle offre une belle diversité de points de vue, la réalisatrice des Poings serrés jette un regard humain mais sans complaisance sur un métier souvent perçu de façon négative. Réalisé avec efficacité, son film est fortifié par une progression dramatique soutenue, où l’espoir fait peu à peu place à la désillusion. « Le voyage en Floride n’était pas du tout dans la pièce, explique le réalisateur. C’est ce qui donne son impulsion au personnage. Il va quelque part, il attend quelque chose de ce voyage, il a un espoir, une envie, et le spectateur fait le voyage avec lui. » Et la Floride, pour le cinéaste, c’est « l’endroit où on n’a pas mal, comme une promesse de paix, avec son soleil, ses palmiers et sa mer chaude ». « Et au fond, c’est un peu comme la salle de cinéma, poursuit-il. On y va pour se sentir bien, vivre des émotions, oublier la violence de la vie. Et c’est ce que Claude fait, il choisit le rêve plutôt que la réalité. » Ce voyage, qui ouvre et ponctue le film, a permis à Le Guay une construction faite d’ellipses et de retours dans le temps. « Dans la tête des gens qui ont une mémoire fragile, il y a des trous, fait-il valoir. Et il fallait retrouver dans la forme du film ces moments où le temps passe sans explication. On prend le spectateur de vitesse, il comprend le sentiment de Claude d’être perdu. » Mais tout confus qu’il soit, Comédie dramatique -dg Floride (4) France Réalisée par Philippe Le Guay Mettant en vedette Jean Rochefort, Sandrine Kiberlain, Laurent Lucas C’est quoi ? Un vieillard fantasque et capricieux, dont les pertes de mémoire de plus en plus fréquentes inquiètent sa fille aînée, décide sur un coup de tête de prendre seul l’avion pour aller en Floride visiter sa cadette. C’est comment ? Cette comédie aigre-douce, tirée d’une pièce de Florian Zeller, aborde avec doigté un sujet difficile, via une approche étonnante, qui n’évite toutefois pas quelques longueurs. Tendrement drôle, mais laissant jaillir de brefs élans de cruauté, le film se signale surtout par la performance juste et émouvante de Rochefort, dans un rôle taillé pour lui. Destination de rêve « La Floride, c’est un peu ej comme la salle de cinéma. On y va pour se sentir bien, vivre des émotions, oublier la violence de la vie. Et c’est ce que fait le personnage du film. Il choisit le rêve plutôt que la réalité. » Philippe Le Guay, cinéaste le personnage de Claude, désinhibé, tantôt rieur, tantôt colérique, n’en est pas moins d’une dignité à toute épreuve, et cela, le réalisateur l’attribue à son interprète, Jean Rochefort. « J’avais un énorme désir de faire le film avec lui, se souvient-il. C’est extraordinaire de voir comment il s’approprie le personnage. Il est superbe, il a quelque chose de tellement majestueux. » Sandrine Kiberlain, avec Drame sportif Creed (4) États-Unis Réalisé par Ryan Coogler Mettant en vedette Michael B. Jordan, Sylvester Stallone C’est quoi ? Adonis Creed, fils illégitime du défunt champion de boxe Apollo Creed, entreprend de succéder à ce dernier dans le ring. Il prend alors comme entraîneur l’exrival et ami de son père, le légendaire Rocky Balboa. C’est comment ? Cette revitalisation astucieuse d’une série usée repose sur un scénario mariant habilement vieux clichés et nouveaux personnages. Porté par une mise en scène dynamique du réalisateur de Fruitvale Station et par une distribution musclée, l’ensemble est prévisible mais efficace, et offre à Stallone son meilleur rôle en 39 ans. qui Le Guay avait travaillé pour Les femmes du 6 e étage, s’est aussi imposée rapidement pour créer avec Rochefort cette chimie empreinte de complicité, mais aussi d’antagonisme entre la fille et son père. « Fondamentalement, c’est un père qui ne voit pas sa fille, décrit le cinéaste. Il veut la garder pour lui, mais en même temps il n’est pas gentil avec elle. Je crois que dans la vie, on est parfois brutal avec les gens qu’on aime. Il devrait être reconnaissant envers cette fille attentive, qui prend soin de lui, mais il lui fait payer. C’est injuste, mais c’est poignant, aussi. Et c’est là l’arbitraire de l’amour  : on peut continuer à aimer quelqu’un qui nous fait du mal, et ne pas savoir regarder la personne qui est bonne pour nous. Il n’y a pas de logique. » Infos Floride En salle dès aujourd’hui Cinéma – Sorties de la semaine (1) Chef-d’œuvre (2) Remarquable (3) Très bon (4) Bon (5) Moyen (6) Médiocre (7) Minable MEDIAFILM.CA Drame biographique Trumbo 34 (5) États-Unis Réalisé par Jay Roach Mettant en vedette Bryan Cranston, Elle Fanning, Diane Lane C’est quoi ? Dans les années 1940 et 1950, le scénariste et sympathisant communiste Dalton Trumbo doit travailler sous des noms d’emprunt, après avoir été mis sur la liste noire par la Commission sur les activités antiaméricaines. C’est comment ? Le parti pris d’exhaustivité privilégié par le réalisateur donne à son film les allures d’un biopic d’antiquaire, grand-angle et un brin superficiel. Roach semble avoir pour unique ambition de fournir au prodigieux Cranston un terrain de jeu à la mesure de son talent. L’acteur s’acquitte de la commande avec la dextérité et la grâce qu’on lui connaît.
Les jeunes policiers doivent combattre la désillusion une fois qu’ils sont sur le marché du travail. « Un policier m’a déjà dit  : « Moi, ma job, c’est d’être un plombier de ville » », se souvient la cinéaste Mélissa Beaudet./LES PRODUCTIONS FLOW La police à échelle humaine Documentaire. « « Droppe » ton gun ! » « On a besoin de backup ! » « Madame, calmezvous ! » On se croirait dans la série 19-2, mais non  : on est dans la vraie vie, celle de Police Académie. MARIE-LISE ROUSSEAU marie-lise.rousseau @journalmetro.com Ils s’appellent Pascal, Claudie et Lou. Le premier a l’air d’un « gros bras pas d’tête », comme il le dit lui-même, la deuxième, d’une gentille fille de bonne famille, et le troisième avait un look un peu hippie avant de couper ses dreads, des fois qu’il se serait fait dire  : « Hum, t’es sûr que tu vends pas de la drogue, toi ? » Police Académie, de Mélissa Beaudet, suit le parcours scolaire de ces trois jeunes, de leur dernière année de techniques policières (« TP » pour les initiés) au Collège de Maisonneuve à leur entrée en service, en passant par l’étape finale de leur formation  : l’École nationale de police du Québec, à Nicolet. « Qui sont ces jeunes qui veulent se faire montrer du doigt toute leur vie ? » C’est ce que s’est demandé la cinéaste en constatant à quel point les policiers sont jugés pour leur travail. « Moi, je ne ferais pas ça ! Ça ne me tente pas de me faire critiquer toute ma vie », admetelle d’emblée. Malgré cette perception, la police fascine et ne laisse personne indifférent. « On l’aime, Fraternité « Le sentiment de fraternité est très fort chez les policiers parce que ce qu’ils vivent est très particulier. Je n’ai jamais eu à décrocher un pendu. Ça ne m’arrivera jamais… du moins, je l’espère ! » Mélissa Beaudet, réalisatrice on ne l’aime pas, ou on aime la haïr », souligne la réalisatrice. Elle l’a constaté la semaine dernière à la première de Police Académie. Des gens qui n’aiment pas la police s’y sont présentés pour « basher » le docu. Mais ils en ont été incapables. « Voir le film leur a apporté des nuances, et ils ne se sentaient pas bien avec ça. Ils étaient troublés, mal à l’aise. Ils se demandaient quoi faire avec cette nouvelle information. C’est drôle ! » raconte-t-elle, amusée. Car Mélissa Beaudet n’est pas là pour juger. Son film est aux antipodes d’un pamphlet. « Tsé, Pascal a des gros bras. Je pouvais avoir des jugements au début, me dire que ce gars allait dans la police pour avoir du pouvoir et péter des gueules, mais ce n’est pas ça. Finalement, on se rend compte qu’il a des gros bras parce qu’il manque de confiance en lui. Ça l’humanise bien plus ! » Humaine  : voilà qui qualifie l’approche de la réalisatrice de 33 ans. Tout comme dans son précédent docu, Les poings serrés, qui montrait deux jeunes de Saint-Michel qui s’en sortent en fréquentant un club de boxe, Mélissa Beaudet met de l’avant des personnes. Parce qu’« à la base, on est des individus avec une histoire. » Eh oui, même les policiers. Quand on aborde le cas de la controversée Stéphanie Trudeau, alias Matricule 728, dont le procès est présentement en cours, la cinéaste refuse à nouveau de juger. « Je me demande ce qui était arrivé à cette policière pour qu’elle abuse de sa force », dit-elle plutôt. Cela pourrait-il justifier ses gestes ? « Non, non, non, non, non ! insiste-t-elle. Ce n’est pas parce que tu fais une job dure que tu peux abuser de ton pouvoir. » Police Académie montre un milieu complexe et souvent incompris, où les acteurs doivent la plupart du temps intervenir dans des cas de détresse sociale et non « courir après des méchants ». En ce sens, Mélissa Beaudet compare le travail des policiers à celui des urgentologues. « Ils répondent à des appels et doivent prendre rapidement des décisions qui ont des impacts majeurs dans la vie des gens », illustre-t-elle. En plus d’offrir un accès inédit à la formation des policiers, Police Académie pourrait bien changer votre perception de ce métier. Infos Police Académie En salle dès aujourd’hui 35 « LOVE REPOUSSE LES LIMITES. » - Variety MAXIM KARELLE VALÉRIE MICKAÉL LOUISE GAUDETTE TREMBLAY CADIEUX GOUIN TURCOT 110. LES ÊTR CHER Un film de ANNE ÉMON D Une production MEYAFILMS Production SYLVAIN CORBEIL et NANCY GRANTa.. MAGE& Qufber. met flore L ESET R ES CHERS. CAc..et Les Films innin I GASPAR NOE www.dfilmscorp.ca AU CINÉMA DÈS AUJOURD’HUI version anglaise sous-titrée en français « TOUCHANT et SAISISSANT. Une distribution exceptionnelle ! » Joe Leydon, Variety François Lévesque, Le Devoir « LUMINEUX ! » Maxime Demers, Le Journal de Montréal « ÉMOUVANT. » Marc-André Lussier, La Presse PRÉSENTEMENT AU CINÉMA Yfr You Tube LesFilmsSeville « BRILLANT. » - The Independent AOMI MUYOCK KARL GLUSMAN KLARA KRISTIN CINÉMA DU PARC SÉLECTION OFFICIELLE 2015



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