Métro Montréal n°2015-11-26 jeudi
Métro Montréal n°2015-11-26 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-11-26 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (256 x 291) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 110 Mo

  • Dans ce numéro : deux semaines pour tenter de sauver la planète...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LE GRAND TROLL GHISLAIN PICARD CHRONIQUE JUDITH LUSSIER JOURNALISTE INDÉPENDANTE En langage de l’internet, on dirait que le Parti québécois s’est bien fait « troller » par Ghislain Picard. Invité à s’exprimer au conseil national du PQ, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador a suscité une explosion de joie de la part des militants du PQ devant ce qui avait toutes les apparences d’un coming out souverainiste. « Je suis Innu. Je suis souverainiste », a-t-il déclaré, dans un discours qui laissait peu de place à l’équivoque  : Ghislain Picard est pour la souveraineté... des Innus. métr tC Cette déclaration, qui évoque la possibilité d’une négociation des contours territoriaux du Québec avec les nations autochtones, est en réalité un cauchemar pour le parti. Elle met les membres du PQ devant une de leurs principales contradictions, celle de souhaiter la souveraineté pour eux sans nécessairement la reconnaître pleinement à d’autres. À ce sujet, le chef Picard ne s’est pas gêné pour leur rappeler, non sans une pointe de sarcasme, que ses « ancêtres avaient des politiques d’immigration Les collections sont éternelles Quelque 700 lots d’objets de collection et de souvenirs – des cassetête aux vinyles, et jusqu’aux jetons de casino – liés aux films de James Bond depuis les tout débuts ont été mis aux enchères hier, à Stockton-on-Tees, en Angleterre./IAN FORSYTH\GETTY extrêmement généreuses au XVI e siècle ». On voit bien que le PQ essaie de tendre la main aux Premières Nations. Le voyage de Pierre KarlPéladeau à Val-d’Or au lendemain des révélations faites par l’émission Enquête au sujet des relations troubles entre la SQ et les femmes autochtones était certes un signe d’ouverture. L’invitation faite au chef Picard en est une autre manifestation. Mais il est tentant de se demander  : à quelle fin ? On peut entrevoir un début de réponse dans la manière avec laquelle le président du PQ, Raymond Archambault, a évoqué le film L’Empreinte pour présenter Ghislain Picard. Ce film, dont l’idée maîtresse est que la plupart des « Québécois de souche » auraient du « sang indien », ce qui expliquerait des valeurs communes partagées avec les Premières Nations, propose une vision idéalisée d’une identité québécoise fabriquée de Courrier des lecteurs Moi qui rêvais de paix… Dans les dents [L]e chef Picard ne s’est pas gêné pour leur rappeler, non sans une pointe de sarcasme, que ses « ancêtres avaient des politiques d’immigration extrêmement généreuses au XVI e siècle ». toutes pièces à partir d’un fantasme du « bon sauvage ». Or, cette vision romantique a été décriée à la fois par des historiens pour son manque de fondements et par des autochtones qui y voient une récupération à bon compte de l’histoire coloniale et une essentialisation de l’identité autochtone. Comme si le fait de partager des gènes avec des Innus, des Cris ou des Abénaquis nous conférait certaines vertus qui seraient propres aux autochtones. Si c’est à cette illusion que le PQ désire rattacher son rêve d’indépendance, il fait fausse route. S’imaginer avoir du sang indien, c’est l’fun, jusqu’à ce qu’on réalise que ces gens-là Un homme dépose un bouquet de fleurs sur un véhicule de police, près de l’endroit où un attentat a fait exploser un autobus mardi à Tunis./AP Comme vous l’avez sûrement lu dans ce journal, un attentat a visé mardi en fin d’après-midi un bus de la sécurité présidentielle de Tunisie. Malheureusement, toutes ces attaques peuvent finir par paraître anodines puisqu’elles semblent s’enchaîner et s’intensifier depuis des mois aux quatre coins du monde. Mais celle-ci me touche particulièrement. Né en France et d’origine tunisienne, j’ai traversé mes années de vie dans un mélange subtil entre une culture occidentale « à la française » et des valeurs traditionnelles maghrébines. En toute modestie, cette éducation m’a permis d’acquérir une ouverture d’esprit très élevée et de solidifier le respect que j’ai pour notre Terre, ses civilisations et leurs valeurs. Aujourd’hui, devant les attaques qu’ont subies la France puis la Tunisie, j’ai ce sentiment terrible que l’Homme est de nature égoïste et mauvaise. Tout texte saint ou morale humaine va à l’encontre de telles horreurs. Pourquoi l’Homme ne peut-il pas se soucier de ses propres problèmes ? Pourquoi ne lui suffit-il pas d’assurer le bonheur des siens ? Pourquoi a-t-il ce besoin inassouvissable de changer ce qui l’entoure ? La vie n’est-elle pas assez courte ? Je suis épuisé de lire, sur les réseaux sociaux, les messages « Pray for one country ». Chaque lettre se mesure en « kilodrame », et prier ne semble plus être efficace. La seule solution pour changer ce monde maladif est au cœur de l’éducation parentale et scolaire. Ne priez plus et éduquez vos enfants et vos élèves dans la paix et le respect, comme demandent des affaires. Pourtant, s’ils avaient bien écouté le chef Picard, comme on peut le faire sur la chaîne YouTube du Parti québécois, les membres du PQ auraient compris que, pour ce représentant des Premières Nations, un « gouvernement souverainiste, fédéraliste, ou quelque part entre les deux » ne fait pas tellement de différence. Ce qui compte, pour lui, c’est le respect des traités ancestraux. C’est le fait de jouir de droits égaux. Et c’est aussi la souveraineté. Et ça, ça ne se réglera pas en se racontant des histoires de coureurs des bois qui auraient folâtré avec des Algonquiennes. je l’ai été. Sensibilisez-les à la fragilité de la vie et à son innocence. Chaque respiration est unique et fragile. OUALID SAHTOUT, UN FRANÇAIS D’ORIGINE TUNISIENNE VIVANT À MONTRÉAL ET AMOUREUX DU QUÉBEC Masquer les vrais problèmes par une fausse solution Augmenter drastiquement le salaire minimum, comme l’ont fait Seattle et San Francisco cette année, fait disparaître les emplois précaires, instables, au plus bas de l’échelle salariale, dont justement les plus démunis ont le plus besoin. De plus, cela fait augmenter le coût de la vie, effaçant dans les faits tout gain obtenu par l’augmentation du salaire minimum. Plutôt que d’accélérer le remplacement des employés de McDonald’s de ce monde par des robots, ou d’empêcher un petit libraire Volume  : 15 Numéro  : 188 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél.  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par Imprimeries Transcontinental, 12 300 boul. Métropolitain est, Pointe-aux-Trembles Distribué par Metropolitan Media Services Éditeur  : Nicolas Faucher Éditeur adjoint  : Yves Bédard Directrice générale des ventes  : Carole Dallaire Contrôleuse  : Marie-Noëlle Bouchard Rédacteur en chef  : Yannick Pinel Directrice de l’information  : Rachelle McDuff Directrice du marketing  : Laure Barnouin Directeurs stratégie média  : Nathalie Godin, Laurent Grenier-Labrecque et Martin Déziel Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Chef de pupitre  : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée  : Maxime Huard, Marie-Lise Rousseau, Josie Desmarais Journaliste-pupitreur Monde  : Sébastien Tanguay Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895 Exclusif Sur le web Guide du parfait Facebookien (ou les 15 règles d’or pour être quelqu’un) N o 4. Dans « emploi », écris pas ta vraie job. C’est poche, ça. Ne-non, déborde d’originalité en indiquant que tu es un Jedi, ou encore que tu ne travailles pas parce que tu es une fuckin’princesse. Tu seras sans contredit la première personne à faire ça, « pitchant » ainsi un vent de fraîcheur et de renouveau dans tout Facebook. Faut savoir oser et innover. LE BLOGUE T’ES PUS MA SOEUR ! PAR LES SŒURS RICHARD SUR JOURNALMETRO.COM 27 d’embaucher un « helper » de fin de semaine, pourquoi ne pas se demander ce qui écrase financièrement et fiscalement les travailleurs des plus bas échelons ? Seraitce les frais gouvernementaux qui augmentent plus vite que le coût de la vie ? Serait-ce la mauvaise gestion des finances publiques, la corruption et la collusion qui écrasent notre société ? Serait-ce l’augmentation de 3% de la TVQ, cette taxe régressive, qui frappe en premier les classes les plus démunies de la société, dont ces employés au salaire minimum qu’on essaie d’aider ? La politique monétaire canadienne ? Tant de questions politiques, auxquelles il est difficile de répondre, masquées par cette solution bancale et inefficace à long terme qu’est l’augmentation du salaire minimum. LAURENT HÉTU L’actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com MIXTE Papier Issu de l"Fsc sources responsables wre.rewp FSC. CO11825



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