Métro Montréal n°2014-11-13 jeudi
Métro Montréal n°2014-11-13 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2014-11-13 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (256 x 291) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 43,4 Mo

  • Dans ce numéro : le projet iBus opérationnel en 2016.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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journalmetro.com jeudi 13 novembre 2014 22 LES NUANCES CHRONIQUE JUDITH LUSSIER JOURNALISTE INDÉPENDANTE Les chroniqueurs sont ainsi faits que quand tout le monde dit « noir », ils ressentent l’irrépressible envie de dire « blanc ». Pas tous et pas tout le temps, et surtout pas, comme le croient certains, simplement pour le plaisir de s’obstiner. Mais la plupart du temps, quand tout le monde prend la même direction, il est pertinent d’aller voir ailleurs, de regarder dans l’angle mort, de casser l’apparent consensus. C’est ainsi, pense-t-on, qu’on peut dégager des nuances pour mieux éclairer une situation. Et c’est ainsi qu’obéissant à leur réflexe, certains chroniqueurs se sont sentis appelés à apporter des « nuances » à la prise de parole sans précédent des victimes de violences sexuelles. Leurs nuances se présentaient grosso modo comme suit  : pas des violeurs ; tion d’innocence ? ; déplacées ne sont pas une agression ; deuses risque de banaliser les « vraies » agressions ; mode d’avoir été agressée, si bien que les « non-victimes » pourraient se sentir à l’écart ; ne sont pas fausses, mais certaines sont à coup sûr des règlements de comptes ; fait taponner et à qui ça n’a pas fait un pli ; ne veulent pas parler ? ; quoi ça sert ? ; victimes de violence sexuelle ; faire la part des choses. blique, les nuances sont importantes. Mais les nuances évoquées ci-haut sont-elles réellement des nuances, ou tout simplement le discours dominant des années anté- d’innocence soit un pilier de notre système juridique, Perspective Ce n’est pas de nuances que nous manquons aujourd’hui. Aujourd’hui, ce dont nous avons cruellement besoin, c’est d’écoute. hommes ne soient pas des violeurs, c’est une évidence. fausses accusations, c’est un soient plus sensibles que y ait une distinction à faire entre une parole offensive et un viol au fond d’une ruelle, ça tombe sous le sens. Ce n’est pas parce qu’une chose est vraie qu’elle mérite toutefois d’être dénoncée. Surtout quand cette chose a fait l’objet des mythes les plus persistants par le passé. Le cas échéant, c’est un peu comme si un vaste mouvement se levait enfin pour dire que « tous les homosexuels ne sont pas pédophiles » et qu’on s’entêtait à dire que, « oui, mais quand même, des homosexuels pédophiles, ça existe ». En fait, là où il y avait un besoin de nuances, c’était dans une culture du viol qui alimentait le mythe de la femme vengeresse, qui blâmait les victimes, qui accordait le bénéfice du doute aux accusés. Ce n’est pas de nuances que nous manquons aujourd’hui. Aujourd’hui, ce dont nous avons cruellement victimes se sont tues durant des années. Pouvons-nous, seulement un instant, écouter ce qu’elles ont à dire ? Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro. Exclusif Sur le web Le Tower Bridge londonien se dote à son tour d’un plancher en verre À Londres, le célèbre désormais aux visiteurs d’observer les bus rouges sous un tout nouvel angle  : un plancher en verre mesurant 11 mètres de long et près de 2 mètres de large s’étend sur la passerelle ouest (West PAR AFP RELAXNES EN VIDÉO SUR  : JOURNALMETRO.COM/VACANCES Courrier des lecteurs AG  : illusions d’une démocratie première assemblée générale chement sortie du cégep, j’ai 19 ans et j’ai encore cruellement à apprendre de révoltée contre cette pseudodémocratie qui se croit tout permis ; en d’autres mots, les associations étudiantes. À l’ordre du jour de l’AG [de mardi] soir, un vote pour la grève du lendemain et de nombreux autres points. Cette rencontre aura duré quatre heures, dans un soussol perdu, avec des procédures qui n’en finissent plus. Une grève contre quoi ? Contre l’austérité. Oui, la cause peut être bonne, surtout si on regarde les impacts des coupes du gouvernement Couillard sur les services sociaux. Mais ce n’est pas en votant deux jours de grève qu’on va y changer quelque chose. On se prive nous-mêmes, et monsieur le ministre ne sera peut-être même pas au courant de nos démarches. Finalement, la grève a été votée. Mais à quel point estelle légitime ? Nous sommes 5 800 dans ma faculté. Une cinquante de personnes étaient présentes au début, mais plusieurs, désillusionnées, ont quitté l’aventure avant la fin. Selon la législation de mon association, 1% des membres doivent être présents. Est-ce qu’on peut accepter qu’une poignée de personnes puisse décider de voter une grève qui touchera une faculté déjà les conséquences. Les étudiants [se sont sûrement présentés] en classe hier, car ils n’étaient même pas au courant qu’il y avait une grève. Ils se seront fait ramasser par les membres de l’association qui seront allés dans toutes les classes pour sortir les élèves, qui seront sans doute ensuite rentrés chez eux, car personne ne les aura informés de la manifestation également prévue. Ça sent l’injustice, le non-sens, l’abus de pouvoir. Empêcher les étudiants d’aller à leurs cours qu’ils ont payés et auxquels ils veulent assister. Le pire dans tout cela, c’est que le vote n’est pas accessible à tous. Aux élections provinciales, les citoyens ont une journée complète, plus la journée par anticipation. Et à l’université, on a quoi ? On doit se taper quatre heures de paperasses pour en arriver là. Et si tu ne pouvais pas être là, tant pis pour toi. Il faudrait élaborer un système pour que les membres puissent voter toute la journée ou en ligne. Pour ceux qui s’inquiètent de la légitimité des votes en ligne, aucun problème là-dessus, on est on pouvait entrer dans la salle comme dans un moulin. Les gens arrivaient et prenaient les billets de ceux qui, écœurés, avaient déserté les lieux. Attelez-vous jeunes gens, car le pire est encore à venir la session prochaine… une nouvelle révolte populaire gronde, préparez-vous à un autre printemps rouge ! JUDITH LAURIAULT-LAGACÉ MEMBRE DE L’ADEESE À L’UQAM Quotas policiers et frais de garderie Les montants des tickets distribués aux citoyens fautifs devraient être basés, eux, sur même que les amendes pour fraudes et abus. Cette mesure limiterait bien plus les comportements répréhensibles. Avez-vous vu les amendes et les saisies de véhicules pour les grands excès de pas convaincu que le ticket associé à un feu rouge brûlé en trombe à Montréal fasse vraiment mal au portefeuille du propriétaire fortuné... Les parents d’enfants en âge de fréquenter la garderie sont des citoyens qui n’ont pas commis de fautes. Nos impôts progressifs suffisent à segmenter les frais payés par ces parents. Fautes personnelles = frais progressifs liés aux déclarations d’impôts. GILBERT GOSSEYN Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 14 Numéro  : 170 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél.  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par Transmag Distribué par Messageries de presse Benjamin Éditeur  : Nicolas Faucher Éditeur adjoint  : Yves Bédard Directrice générale des ventes  : Mélanie Labelle Contrôleuse  : Josée Comeau Rédacteur en chef  : Jean-Pascal Beaupré Directrices de l’information  : Jennifer Guthrie (jour), Rachelle McDuff (soir) Directrice du marketing  : Laure Barnouin Directrice des ventes locales  : Carole Dallaire Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Chef de pupitre  : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée  : Maxime Huard, Marie-Lise Rousseau, Josie Desmarais Journaliste-pupitreur Monde  : Sébastien Tanguay Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com ISSN 1716-9895
23 Infos graphiques Bilan des accidents de vélo à Montréal Après une année noire en 2013 au chapitre du nombre de décès de cyclistes dans les rues de Montréal, le SPVM ne rapporte pour cette année qu’un seul décès. Et il est rassurant de constater que malgré la popularité grandissante du vélo, aucune tendance à la hausse ne se dégage en ce qui concerne le nombre de blessés. 2014 - 1 décès Le 28 avril, Mathilde Blais, 33 ans, est happée par un camion à l'angle des rues Saint-Denis et des Carrières. BLESSÉS LÉGERS BLESSÉS GRAVES DÉCÈS Rue Saint-Denis Rue des Carrières Rue Saint-Denis 2008 2009 2010 2011 2012 2013 663 690 711 605 712 691 33 40 26 32 27 45 2 3 3 4 5 6 Rue du Laos Gagnant du jour Présenté par Nuno Pedrosa Participez au Concours Photo Métro 2014, un des plus grands concours de photos au monde ! À gagner  : un voyage à New York et des chèques-cadeaux de Photo Service. Inscrivez-vous sur metrophotochallenge.com avant le 18 novembre 2014.



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