Métro Montréal n°2013-03-15 week-end
Métro Montréal n°2013-03-15 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-15 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'affaire Turcotte en Cour d'appel cet automne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
1La distribution de Dead Man Walking S’il vous reste encore journalmetro.com Week-end 15-17 mars 2013 des préjugés quant à l’opéra, Dead Man Walking de Jake Heggie – spectacle basé sur l’histoire vraie qui avait inspiré le film du même nom – devrait suffire à les éliminer. C’est beaucoup dû au très talentueux Étienne Dupuis et à l’excellente Allyson McHardy. Ceux-ci ne se contentent pas de donner de la voix (quelles voix, d’ailleurs), mais offrent une interprétation tout en nuances du meurtrier dans le couloir de la mort visité par une religieuse qui s’oppose farouchement à la peine capitale. Un spectacle bouleversant et captivant. JESSICA ÉMOND-FERRAT Cette semaine, on craque pour... et on se désole pour... Les concepts publicitaires ratés Depuis quelque temps, les publicités d’une agence immobilière, qui mettent en vedette un humoriste québécois, sont diffusées à la télé et elles sont franchement mauvaises. Le concept se veut absurdement rigolo, mais il met mal à l’aise tellement il est nul. Est-ce que c’est nous ou les mauvais concepts de pub sont légion sur les chaînes de télé québécoises ? Que dire de (toutes) les pubs de magasins de meubles, de celles d’une certaine chaîne de restaurants de sandwichs ou de celles (beaucoup trop nombreuses) où on dépeint l’homme québécois comme un mollusque attardé qui n’est pas capable de faire de simples tâches quotidiennes ? Il me semble qu’on est créatif dans plusieurs domaines au Québec. On crée des œuvres magnifiques sans gros budget, et souvent en peu de temps. On est même nommés aux Oscars ! Pour certaines de nos pubs, on serait plutôt nommés aux Razzies... RACHELLE MCDUFF Le concept du film Le météore Un film sans action, où des monologues intérieurs se succèdent sur des images fixes. Il fallait oser. François Delisle l’a fait, et le résultat confirme qu’il a eu raison. Le météore se révèle hypnotisant et bouleversant. Difficile d’accès ? Bien au contraire. Car, envoûtés par les images magnifiques qui se déroulent sous nos yeux, on ne peut qu’écouter attentivement et on plonge dans cette histoire d’un détenu et des femmes de sa vie (sa mère et son ancienne À la salle Wilfrid-Pelletier demain à 19 h 30 Photo : Étienne Dupuis (crédit Yves Renaud) Les chemins qui marchent À Espace libre jusqu’au 28 mars Photo : François Papineau (crédit Gilbert Duclos) Dans ce deuxième volet de la trilogie L’histoire révélée du Canada français, 1608-1998, on voyage tout à tour sur un bateau piégé par la tempête, dans une maisonnette de draveurs, dans les égouts de Montréal, dans une station d’épuration des eaux... Et on croit y être. Pourquoi ? Tout est mis en œuvre pour immerger les spectateurs dans cette 2succession d’univers où H20 est en vedette. L’espace scénique est magnifique, en particulier ce voile d’eau qui tombe sur commande dans les bassins entourant la scène, à diverses intensités. L’excellente mise en scène de Daniel Brière appuie aussi le réalisme des tableaux. Les habiles chorégraphies des marins, par exemple, laissent vraiment croire que leur bateau est secoué par les vagues. Des anachronismes, des mises en abyme et des accessoires incongrus qui sortent de nulle part nous rappellent délicieusement qu’on est tout de même au théâtre. ROXANE LÉOUZON 7 e ciel 6 Les expos de la boutique atelier b. 27 Club, de Ponctuation On y trouve les créations microsillon des frères Chiasson ! On l’attendait, ce premier urbaines Originaires de Québec, Maxime et minimalistes de Catherine la vieille école absolument délec- et Guillaume offrent un rock de Métivier et d’Anne- table. Une batterie, une guitare, Marie Laflamme, un son gras, sale et brut, et des 7 bien sûr (la collection textes drôlement bien tournés ; printemps-été 2013 que demander de plus ? On sourit à Exquisitely Slow vient d’ailleurs d’arriver), mais aussi des l’écoute de chics morceaux comme Pete Townshend, chanson bijoux et des accessoires d’autres jeunes designers émergents à l’énergie démente dans laquelle, pour impressionner une comme Tamé, Lalayeah et C Comme Ça. Périodiquement, le fille, un gars pète sa guitare... pendant la prise de son. On duo de designers donne en plus carte blanche à des artistes tourne aussi en boucle la pièce-titre, qui fait référence au de la relève, qui s’emparent des murs de leur atelier-boutique fameux club des 27, formé par Kurt Cobain, Robert Johnson et compagnie. Une pièce dans laquelle Guillaume, 5 – l’ancien atelier de chapeaux Maple Leafs, dans le Mile-End – le temps d’une expo. Mardi, elles accueillent la première déçu de ne jamais pouvoir faire partie de ce cercle sélect exposition solo du photographe et designer graphique (car désormais trop vieux), demande qu’on le pousse Antoine Fortin. Et parce qu’une bonne nouvelle n’attend pas dans la piscine, façon Brian Jones. Un disque impeccable Présentement en salle l’autre, on se réjouit déjà de l’ouverture prochaine de leur aux imperfections parfaites. NATALIA WYSOCKA conjointe) comme dans un boutique en ligne, prévue dans trois semaines. JESSICA DOSTIE roman. Photo : Noémie Godin-Vigneault JESSICA ÉMOND-FERRAT (crédit Les films 5312) Antoine Fortin : du 19 mars au 28 avril à atelier b. En magasin mardi sous étiquette Bonsound 20 3 Ce qui frappe et qui habite longtemps le spectateur après avoir vu cette adaptation du roman de YannMartel par Ang Lee, c’est certainement le côté visuel de cette histoire de naufrage d’un adolescent qui survit sur un canot en compagnie d’un tigre du Bengale. Des images lumineuses d’une beauté saisissante, qui appuient le côté onirique du conte. Et que dire de ce tigre en image de synthèse, féroce et magnifique, et criant de vérité. JESSICA ÉMOND-FERRAT Les images de Life of Pi Présentement en DVD/Photo : Suraj Sharma (crédit 20th Century Fox) Les premiers épisodes de Pretty Little Liars Mélange de Revenge et de Gossip Girl, cette télésérie d’une superficialité extrême – mais assumée... enfin, on l’espère – mêle 4suspense, romance, tromperies et textos. Dans une petite ville où les jeunes suivent des cours de latin et où les adultes enchaînent les coucheries, quatre « amies » se trouvent liées par un terrible secret. Une des filles de leur petit groupe tissé serré a disparu. Pourquoi ? Chuuuutttt. Elles se croyaient à l’abri des répercussions, mais un an après la tragédie, elles commencent à recevoir des messages SMS signés par une mystérieuse « A ». « A » sait tout, voit tout, mais se cache on ne sait où. « A », c’est aussi la première lettre du prénom de la copine qui s’est volatilisée... Ihshhh. C’est plutôt immoral, par moments un peu niaiseux, davantage axé sur la garde-robe des héroïnes et sur les muscles des héros que sur leurs émotions, mais c’est visuellement attrayant et étrangement divertissant. « Du bonbon ophtalmique », diraient certains... NATALIA WYSOCKA En DVD et sur Netlfix
Dans la forêt des bien-aimés Musique. Amoureux dans la vie, Joseph Marchand et Émilie Laforest ont uni leurs univers musicaux opposés pour créer Forêt, un projet qu’ils ont fait « pour eux », mais qui séduit déjà partout où ils passent. Original (mais...) Rock Forest JESSICA ÉMOND-FERRAT j.emond-ferrat@journalmetro.com C’était d’abord une idée diffuse, l’envie de deux musiciens amoureux de réaliser un projet ensemble. « Mais quoi ? De la chanson ? De la musique expérimentale ? » lance Émilie Laforest, dont on a entendu la voix aérienne sur le dernier disque de Pierre Lapointe. Puis, la chanteuse a découvert la poésie de Kim Doré, s’est essayée à la composition de chansons à partir de ses textes et s’est mise à chercher la « voix » qui fonctionnerait avec un tel projet. « On a mis un peu de temps à trouver la direction à prendre, parce qu’Émilie a étudié en chant classique et a une super belle voix lyrique de soprano, explique Joseph Marchand, qui a déjà joué aux côtés d’Ariane X1000 X1000, le premier album du groupe Rock Forest, ne ressemble à rien et à tout en même temps. Bref, on sent clairement les influences même si on ne peut que constater la belle originalité du produit final. Le chanteur Christophe Lamarche-Ledoux semble plus à l’aise en français qu’en anglais, mais ce petit accroc linguistique ne diminue en rien le plaisir qu’on a à plonger dans le délire électro-pop-rock de la formation. L’album en entier est solide. Néanmoins, des pièces comme Vents dominants et Tokyo, Qc sortent du lot. Le concert du groupe jeudi prochain au Divan Orange risque de valoir le coup. MATHIEU HORTH GAGNÉ Joseph Marchand et Émilie Laforest offriront une prestation de lancement au Cabaret du Mile-End lundi à 19h, et comptent faire une rentrée montréalaise vers la fin de l’automne prochain. « Un disque qui ne se fait pas jouer live est un disque qui s’en va aux oubliettes », lance Joseph./YVES PROVENCHER/MÉTRO Moffatt, notamment. Mais ça fonctionnait moins dans un contexte de chanson qui tend plus vers la forme pop. » « À un moment donné, je me suis placée dans une zone d’inconfort vocal, et c’est là que j’ai trouvé quelque chose qui nous intéressait plus et que je suis devenue plus à l’aise », complète Émilie. La chanteuse a ensuite fait la rencontre de celle dont les poèmes lui avaient inspiré deux chansons. « Kim m’a dit que ce Énergisant Shaka Ponk The Geeks & The Jerkin Socks Ils sont sept (six musiciens et une mascotte !), ils sont français et The Geeks And The Jerking Socks (clin d’œil au film American Pie) est leur troisième opus. Ils étaient considérés comme « underground » jusqu’à ce que la chanson aux airs reggae My Name is Stain joue à la radio française. Les nouveaux « fans » se sont vite rendu compte que Shaka Ponk tendait plutôt vers un judicieux mélange de punk rock, de métal, de funk et d’électro. L’album possède l’agréable propriété d’insuffler de l’énergie à la personne qui l’écoute ! En résumé : les tounes sont écœurantes, plus particulièrement I’m Picky, I’m a Lady et Let’s Bang. À quand un spectacle à Montréal ? RACHELLE MCDUFF Critiques CD Glamorama David Bowie The Next Day Avec son 24 e album, Bowie a déclenché une déferlante de louanges, plusieurs qualifiant son retour de « meilleur comeback du rock ». Produit par le fidèle Tony Visconti, le disque nous permet de renouer avec le meilleur du légendaire chanteur. On ferme les yeux sur quelques rimes moins agréables, comme « l’amour est parti, parti est l’amour », et trois ou quatre titres peu frappants qui parsèment le tout, et on retient le meilleur, dont The Next Day, pièce d’ouverture qui agit comme une véritable décharge électrique. Ou encore Where Are We Now ?, ballade sur laquelle il se montre dans toute sa fragilité. Et puis Valentine’s Day, un titre nostalgique qui évoque All the Young Dudes. Ouaip, Bowie’s back ! NATALIA WYSOCKA serait bien plus tripant si on partait de zéro et qu’elle nous écrivait des textes de chanson », se souvient-elle. Le travail s’est vraiment fait à trois ; des fois c’est elle qui écrivait plein d’affaires qu’elle nous envoyait et ça nous inspirait de la musique, des fois elle écoutait Joseph jouer à la guitare en boucle des bouts de chanson et ça l’inspirait... » « Ce n’est donc pas de la poésie mise en musique, on n’a pas fait du Douze hommes rapaillés », souligne Joseph. Reste qu’on n’est pas dans le texte de chansonnier et que le côté lyrique et imagé est présent dans l’univers de Forêt. « Il y a place à l’interprétation, approuve Joseph. C’est un peu comme de l’art contemporain, on peut en faire notre propre lecture. C’est ce qu’on voulait. » Du reste, si la voix hypnotisante d’Émilie Laforest est omniprésente sur les chansons de Forêt, elle fait office d’instrument Chez Sade Rhye Woman Si vous aimez Sade, les ambiances feutrées et sensuelles teintées de notes soul et RnB, vous adorerez Rhye. Ce duo, formé du producteur et chanteur torontois Mike Milosh et du producteur danois Robin Hannibal, donne dans les sonorités à la fois douces et évocatrices. La plus grande surprise de cet album, outre son style qui n’est pas légion par les temps qui courent, c’est la voix de Milosh, qu’on croirait au départ être celle d’une femme. Plusieurs de ces morceaux qui feront assurément un tabac dans les soirées branchées sont rythmés doucement par des instruments (harpe, violon, piano...) qui se marient à l’électro. Un disque pour faire des bébés ? NATALIA WYSOCKA Univers parallèles « J’aime le fait que nos chansons passent par la parole de quelqu’un d’autre. Ça m’inspire davantage, je suis tout à fait capable de m’approprier ces mots. » Émilie Laforest, qui explique que l’univers de la poète Kim Doré est très similaire à celui du couple Laforest-Marchand. de musique qui compléterait un orchestre. « La voix n’est pas mise à l’avant-plan, ce qui est assez rare en chanson francophone », fait remarquer la chanteuse. « Je fais un parallèle avec Jacques Brel – que j’adore ! avance Joseph. Quand tu écoutes du Brel, les mots sont mis juste devant ta face, la musique est belle, mais tu n’as pas d’autre choix que d’écouter l’histoire. Nous, on peut vraiment choisir de ne pas écouter les mots, mais juste la musique. Le truc, c’est que c’est une poésie relativement lourde, pas très hop la vie. Alors, que ce ne soit pas collé sur les oreilles des gens tout le long, ce n’est pas mauvais. » « Kim était aussi contente, ajoute Émilie. C’est ce qu’on voulait, que les mots soient diffusés dans la musique. » Infos Forêt En magasin dès mardi Fée du large Amélie-les-crayons Jusqu’à la mer Ce joli (dans le contenant, une boîte remplie de dessins, comme dans le contenu) troisième album de la Bretonne Amélie-les-crayons, qui évoque un mélange de Barbara et d’Ingrid St-Pierre, s’intitule Jusqu’à la mer. Et l’air salin, le sable, les créatures marines mythiques s’insinuent au détour de chaque parole. Issue du théâtre de rue, Amélie a le chic pour composer des textes ultraimagés, où elle se fait tour à tour sirène (Marie-Morgane), révolutionnaire (La solution), amoureuse blessée désormais autosuffisante (Mes très chers), naufragée (Les filles de forges)... Parfois piano-voix ou incluant des influences de musique folklorique, le résultat surprend agréablement. JESSICA ÉMOND-FERRAT Collaborateurs Avec les meilleurs 21 Sur le disque de Forêt, les noms des collaborateurs de renom se succèdent : François Lafontaine de Karkwa (qui a coréalisé le disque avec Joseph Marchand), Pierre Lapointe (qui chante sur Amour de marbre, dont il signe le texte), Ariane Moffatt, Robbie Kuster, Philippe Brault... « C’est vraiment all-star, notre affaire ! » sourit Joseph. « Mais ce sont nos amis, qui ont eu envie de venir faire de la musique avec nous autres », précise Émilie Laforest. Et de l’aveu du couple, sans Lafontaine, Forêt n’aurait pas vu le jour de sitôt. « François est une des premières personnes à qui on a fait écouter nos maquettes, explique Joseph. Et il a eu un rôle de propulseur. C’est quelqu’un qui FAIT les choses. Nous, on travaillait làdessus à temps perdu, mais lui a pris les choses en main et nous a présentés à Sandy Boutin de Simone Records. Tout s’est passé en trois secondes ! Et en plus, on a pu faire l’album sans aucune entrave ; la maison de disques nous faisait confiance. Je continue à être très humble par rapport à ce projet, parce que j’ai l’impression qu’on l’a fait pour nous-mêmes, sans compromis. » J. É.-F. Disparition L’ex-batteur d’Iron Maiden est décédé Clive Burr, l’ancien batteur du groupe heavy metal Iron Maiden, est décédé à l’âge de 56 ans. Il souffrait de sclérose en plaques. Le groupe a indiqué sur son site internet officiel que Clive Burr était mort dans son sommeil, mardi, à son domicile de Londres. Le fondateur du groupe et bassiste, SteveHarris, a affirmé que Clive Burr était « une personne merveilleuse et un batteur incroyable qui a apporté une importante contribution à Maiden dans ses premiers jours ». ASSOCIATED PRESS Concert P ! nk de retour en décembre Deux jours après le passage de la pop star au Centre Bell, evenko a annoncé que P ! nk reviendrait offrir une prestation à Montréal le 3 décembre. Les billets seront mis en vente le samedi 23 mars à midi. MÉTRO



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :