Métro Montréal n°2013-03-14 jeudi
Métro Montréal n°2013-03-14 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-14 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : François, premier pape d'Amérique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Tribune PATRICK DÉRY CHRONIQUEUR ET BLOGUEUR Duplex Une cigogne a fait son nid sur le filet d’une volière, juste au-dessus de celui d’un couple de cigognes. Elle s’est probablement installée à cet endroit pour avoir de la compagnie./JULIAN STRATENSCHULTE/AP L’ANGLAIS VA SAUVER LE FRANÇAIS Il y a deux ans, les libéraux annonçaient que les élèves de sixième année seraient mis à l’anglais intensif. Il manque de professeurs, et les autres matières devront être comprimées en cinq mois ? Un détail. Think big ! Les péquistes viennent de rendre le programme facultatif plutôt qu’obligatoire, mais pour les mauvaises raisons. Maintenant, l’enseignement « normal » de l’anglais en tant que langue seconde est dans le collimateur. On songe à le faire disparaître des premières années du primaire, un peu comme les inspecteurs de l’Office de la langue française ont forcé des employeurs à cacher les méchants mots on/off sous des autocollants. Après le jovialisme et le déni libéral, on retombe dans un climat paranoïaque, où l’apprentissage de l’anglais ne peut se faire que sur le dos du français. La capitulation ou les ceintures fléchées. Joli programme. « L’honnête homme du XXI e siècle doit parler, outre sa langue maternelle, au moins deux grandes langues de communication internationale. » Les propos sont d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, en entrevue à Radio-Canada. Monsieur Diouf, qui est Sénégalais, était également fier de préciser que ses enfants et petitsenfants parlent tous français et anglais en plus de leur langue maternelle. Pourraiton inviter Abdou Diouf à un congrès du Parti québécois ? Nous devons envisager le combat de la langue autrement. Pour porter notre culture, bien sûr, mais pour une raison bien plus fondamentale. La fuite des francophones de l’île de Montréal, combinée aux effets de l’immigration, risque de couper le Québec en deux. C’est une réalité qui n’est ni péquiste ni libérale, même s’il demeure tentant d’agiter l’épouvantail linguistique pour arracher quelques voix d’un côté ou de l’autre. Sauf qu’à force de diviser pour régner, on va finir par diviser tout court. L’idée d’une métropole qui ne peut plus comprendre le reste du Québec est effrayante, mais c’est vers là, démographiquement, Courrier des lecteurs L’avenir me fait peur Cette lettre répond à une autre intitulée « Prostitution, sexe et société » publiée dans cette page lundi. C’est un baume pour le cœur de vous lire, Sophia K. Ma jeune trentaine est tout juste amorcée, et l’avenir me fait peur. La sexualité est aujourd’hui omniprésente et banalisée à outrance. Les bars de danseuses nues qui permettent les danses contact (et plus...) sont partout bien affichés à Montréal. Cela donne la fausse impression que c’est accepté, que c’est normal et correct. Ça ne donne pas envie de fonder une famille à Montréal. Certains prônent la légalisation de la prostitution sous prétexte de protéger les femmes. Cela ne ferait qu’accentuer le problème. Je ressens, du fond de mes tripes de femme, que ce n’est pas ce qu’il nous faut en tant qu’êtres humains, en tant que genre, en tant que société, pour nous épanouir, nous respecter, pour être heureux ensemble. Je suis profondément triste pour celles qui ont réussi à se persuader qu’il s’agissait là d’une Monde Outillons plein de petits francophones pour aller répandre notre langue et notre coin de pays partout dans le monde. qu’on s’en va. Une langue est à la fois une porte sur le monde et le ciment d’un peuple. Cela doit être rappelé de façon ni partisane ni politique, par des Québécois assez confiants dans la vigueur de leur langue pour avoir pu apprendre celle du conquérant (ça aiderait si madame Marois donnait l’exemple…). L’inverse vaut pour les Anglos, qui doivent continuer à apprendre le français : on est pris dans la même tribu, faut pouvoir se parler. Au-delà de ça, le Québec doit cesser de se voir en village gaulois replié derrière ses palissades ; il doit plutôt se considérer comme un foyer d’exportation du français. Selon le journaliste et auteur Jean-Benoît Nadeau, qui a cosigné – avec sa conjointe anglophone – deux livres sur l’histoire de la langue française, option valable. Je suis dégoûtée par les hommes qui se servent d’excuses faciles afin de se déculpabiliser, de légitimer leurs actions, d’éviter une réflexion qui les ferait se rendre à l’évidence. Les arguments les plus aberrants sont : « Celles qui le font, c’est parce qu’elles aiment ça. » Ou encore : « C’est un choix qui en vaut un autre. » Ceux qui tiennent ce genre de discours ne poussent pas la réflexion très loin. Ils se confortent dans l’illusion que’assouvir leurs plus bas instincts avec une femme qui l’accepte en échange d’argent, c’est correct pour elle et pour tout le monde, puisqu’elle y consent. Ces hommes-là, parions qu’ils réagiraient bien différemment s’il s’agissait de leur fille, de leur sœur, de leur mère, de leur conjointe... Tout à coup, le choix valable devient discutable. Tout à coup, leurs tripes de père, de fils, de frère ou d’époux leur parlent, et fort, tout simplement parce qu’ils ressentent soudainement, avec davantage d’acuité puisqu’une personne aimée est directement en cause, ce que la majorité des femmes ressentent d’instinct. Tout à coup, leur réflexe de protecteur prend le dessus, et ils perçoivent que ce n’est 30 millions de personnes se définissent comme francophones dans les Amériques. Sur la planète, elles sont plus de 200 millions. Au lieu de mettre nos enfants à l’abri de l’anglais comme s’il s’agissait de fumée secondaire, faisons-les regarder Sesame Street avec enthousiasme, et outillons plein de petits francophones pour aller répandre notre langue et notre coin de pays partout dans le monde. Ça fait drôle à dire, mais l’expansion et la survie du français, voire celle de notre culture, passent par l’apprentissage de l’anglais. Cette chronique était la dernière de Patrick Déry dans Métro. Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro. pas sain pour celle qu’ils aiment ; ils voudraient la sortir de là, la protéger. Méchante incohérence ! Ces femmes-là, qui dansent nues et se prostituent, ont une famille aussi, un père, un frère, un fils peut-être, qui, à moins d’être dénaturés, souffrent de la situation. S’ils n’ont pas de pitié pour la gent féminine, n’ont-ils pas un peu de compassion pour leur propre genre ? VALÉRIE Pas tout à fait d’accord Cette lettre répond à une autre intitulée « La vie rêvée des BS » publiée dans cette page lundi. Permettez-moi de ne pas être tout à fait d’accord avec vos calculs. D’abord, les personnes à faible revenu ont droit à des HLM ou bien à un supplément au loyer, ce qui limite généralement le prix de leur logement à 25% de leur revenu, alors que les travailleurs comme vous et moi consacrent plus de 40% de leur budget à ce poste. Ensuite, la CAM est donnée aux assistés sociaux, de même que des billets pour La Ronde. Autre avantage : tous les Volume : 13 Numéro : 10 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél. : 514 286-1066 Téléc. : 514 286-9310 Imprimé par Transmag Distribué par Messageries de presse Benjamin Éditeur : Daniel Barbeau Éditeur adjoint : Yves Bédard Contrôleur : Bernard Roy Rédacteur en chef : Eric Aussant Directrice générale des ventes : Mélanie Labelle Directrices de l’information : Jennifer Guthrie (jour), Rachelle McDuff (soir) Directrice du marketing : Laure Barnouin Directrice des ventes locales : Carole Dallaire Directrice des ventes nationales et spécialisées : Martine Ménard Directrice de la distribution : Danielle Tessier Chef de pupitre : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée : Maxime Huard, Andréanne Chevalier, Josie Desmarais Journaliste-pupitreur Monde : Sébastien Tanguay Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com Exclusif sur le web 23 L’affaire Samira Ibrahim À l’occasion du 8 mars, Journée internationale de la femme, Samira Ibrahim, une des figures féminines emblématiques du Printemps arabe, faisait partie de la liste des dix femmes que le département d’État américain devait honorer pour leurs combats, et ce, en présence de Michelle Obama et de John Kerry, le chef de la diplomatie de l’Oncle Sam. Contre toute attente, la veille de la cérémonie, on lui a retiré son invitation. LE BLOGUE AUTREMENT DIT PAR HASSAN SERRAJI Saisir ce code pour obtenir l’article ! soins médicaux sont payés alors qu’en plus des impôts, nous devons payer des assurances médicales, le dentiste et les autres professionnels de la santé. De plus, les personnes enceintes à faible revenu reçoivent des coupons au CLSC pour le lait, les œufs et les oranges, ce qui réduit le budget de l’épicerie. Leurs enfants ont priorité dans les CPE subventionnés, et ils paient nettement moins en frais de garde à l’école. À trop vouloir chercher un équilibre social, on crée un déséquilibre pour ceux qui s’investissent dans la société et travaillent. Je comprends qu’il peut y avoir des situations particulières, telles que la maladie (mais on a la CSST pour ça), ou bien une période d’ajustement nécessaire après une perte subite d’emploi ; cependant, l’assistance sociale ne devrait pas être donnée à vie, car on se retrouve avec beaucoup d’abus. D’ailleurs, j’ai connu des personnes qui, tout en empochant l’aide sociale, travaillaient au noir, sans payer d’impôt, et jouissaient d’un niveau de vie plus élevé que ceux qui travaillent 40 heures par semaine et qui payent honnêtement leurs impôts. NINA



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