Métro Montréal n°2013-03-13 mercredi
Métro Montréal n°2013-03-13 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-13 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : Québec s'attaque au financement municipal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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S&P/TSX 12 877,21 TSX Croiss 1 118,62 Nasdaq 3 242,32 S&P 500 1 551,94 +0,15% +0,21% -0,32% -0,28% Le Québec aurait avantage à exploiter son gaz naturel FRANÇOIS. NORMAND @TC.TC Le Québec devrait développer ses ressources gazières comme le reste de l’Amérique du Nord afin d’assurer sa prospérité économique, puis réduire ses émissions de gaz à effet de serre et ses polluants atmosphériques, affirme la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu. Lors d’un discours prononcé hier devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la patronne du distributeur gazier québécois a déclaré que le Québec devait retrouver un équilibre entre le développement économique et la protection de l’environnement, sinon le Québec risque de s’appauvrir. « Le Québec a besoin d’argent, il faut le dire. Nous avons besoin d’universités fortes, d’institutions hospitalières en santé, d’artistes capables de créer et de rayonner. Il faut s’occuper des jeunes et des plus vieux, qui ont donné à la société », a déclaré Sophie Brochu devant un auditoire de gens d’affaires qui lui a réservé une ovation debout à la fin de son discours. La femme d’affaires a rappelé que le Québec profite déjà du boom gazier aux États-Unis, où des dizaines de Le grand patron de Montréal International, Jacques Saint-Laurent, a remis sa démission, a appris LesAffaires.com. Le porte-parole de l’agence de promotion économique du Grand Montréal, Céline Clément, a confirmé la nouvelle par courriel, précisant que cette décision annoncée à l’interne il y a déjà « plusieurs semaines » avait été motivée par « des raisons familiales ». En entrevue hier, M. Saint-Laurent est demeuré discret quant à ses motivations. « Si je quitte, c’est pour passer plus de temps avec ma famille », s’est-il limité à dire. Il a par contre tenu à préciser que son départ n’était en rien lié à un besoin personnel de changement de carrière, ou à une crise à l’intérieur de l’organisme. « Au contraire, a-t-il dit, le poste que j’occupe en est un de qualité, et les affaires vont plutôt bien pour nous. D’ailleurs, les milliers de puits sont en activité. Une production qui a fait chuter les prix du gaz en Amérique du Nord, et qui a fait économiser 2 G$ aux entreprises, aux institutions (universités, hôpitaux) et aux particuliers qui consomment du gaz naturel. Comme aux États-Unis, le Québec pourrait aussi accroître les investissements dans la province, en rendant le gaz naturel plus accessible pour les grandes entreprises. Selon elle, le projet d’une usine d’engrais azoté à Bécancour de la société indienne IF- FCO, de concert avec la Coop fédérée, montre bien comment cette ressource est structurante. Cette production « se fait à partir du gaz naturel, pas autre chose », a insisté la patronne de Gaz Métro. Selon elle, la plus grande disponibilité du gaz naturel et ses bas prix aux États-Unis (une tendance qui est là pour durée au moins 15 ans, selon l’Agence internationale de l’énergie) contribuent à « réindustrialiser » le pays. Connecter la Côte-Nord Sophie Brochu estime que le Québec pourrait en faire autant, pour attirer de nouvelles entreprises ou consolider la présence de celles qui sont déjà en activité ici. C’est pourquoi Gaz Métro souhaite connecter la Côte-Nord à son réseau gazier. « C’est la seule région du Québec qui n’ait pas accès au gaz », dit-elle. Le président de Montréal International démissionne résultats que nous allons présenter au cours de notre assemblée du 18 avril sauront vous le prouver. » M. Saint-Laurent, qui agit comme PDG de Montréal International depuis juillet 2010, demeurera en poste jusqu’en juin, le temps d’aider au recrutement de son successeur. L’annonce de son départ pourrait, espère-t-il, permettre d’attirer de bons candidats pour le remplacer. Ingénieur de formation, M. St- Laurent a dirigé Bell Helicopter Textron Canada de 2002 à 2008, avant d’établir les fondations des activités commerciales de Bell Helicopter en Europe en 2009. Il a agi par la suite à titre de président fondateur du conseil d’administration d’Aéro-Montréal, la grappe de l’aérospatiale du Montréal métropolitain, poste qui l’a mené par la suite aux commandes de Montréal International. MARTIN JOLICOEUR Il s’agirait de construire un gazoduc reliant l’arrondissement de Jonquière (ville Saguenay) à Sept- Îles en passant par Port-Cartier. Une plus grande utilisation du gaz naturel dans les procédés industriels et les transports permettrait de réduire les GES. Selon elle, le Québec a besoin du gaz pour atteindre sa cible de réduction de GES de 25% d’ici 2020, car les 300 000 voitures électriques que le gouvernement veut mettre sur les routes ne seront pas suffisantes pour atteindre cette cible. À l’heure actuelle, le secteur du transport est responsable de 43% des émissions de GES au Québec. De ce nombre, le tiers provient du secteur du camionnage qui, lui, ne peut pas se convertir à l’électricité. D’où l’intérêt du gaz naturel, dit Sophie Brochu en donnant l’exemple de Transport Robert, qui compte déjà dans sa flotte une centaine de camions fonctionnant au gaz naturel liquide. Pour illustrer tout le potentiel du gaz naturel pour réduire les GES dans une économie, la patronne a donné l’exemple des États-Unis. Depuis quelques années, le gaz naturel a remplacé le charbon dans la production d’électricité pour une puissance instal lée oscillant entre 30 000 et 40 000 mégawatts, soit l’équivalent de la puissance installée d’Hydro- Québec. Le chiffre du jour 0,90 $ Le stratège de Canaccord Genuity, Martin Roberge, prévoit que le dollar canadien se repliera jusqu’à 0,90 $US par rapport à la devise américaine d’ici deux ans. Il explique cela par la meilleure tenue de l’économie américaine et le fait que le huard reste une devise de matière première. UN DOLLAR CANADIEN 0,9745 $US 0,7477 € La Caisse de dépôt investit à Paris La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé hier avoir signé une promesse d’achat des droits à construire Duo, deux tours de 175 met 115 m de l’architecte Jean Nouvel, les premières à s’élever dans le ciel de Paris depuis la tour Montparnasse, dans les années 1970. UNE ONCE D’OR 1 594 $US Les épiceries Maxi capitulent sur les prix au Québec Les épiceries Maxi, de Loblaw, ont ramené leurs prix plus près de ceux des Supercentres Walmart environnants. C’est ce que révèle une analyse des prix d’un panier identique de 70 articles essentiels chez Walmart, Maxi & Cie et SuperC, réalisée en février dans un 10 LE BARIL DE PÉTROLE 92,52 $US Le Québec profite déjà du boom gazier aux États-Unis, où des dizaines de milliers de puits sont en activité, a affirmé la PDG de Gaz Métro, Sophie Brochu. PHOTO : ARCHIVES GETTY L’EXPRESS ÉCONOMIQUE quartier non identifié de la région Montréal. Cela fait dire à Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux, que les marges plus élevées des épiceries au Québec sont probablement révolues, maintenant que la division à bas prix de Loblaw, Maxi, « capitule sur les prix », même si elle baisse les prix uniquement si Walmart exploite une épicerie à proximité.
Tribune RENÉ VÉZINA CHRONIQUEUR AU JOURNAL LES AFFAIRES ET ANIMATEUR DE L’ÉMISSION DÉFICIT ZÉRO Nathalya se retrouve au bord de l’abîme. Après avoir fait faillite une première fois, il y a sept ans, ses finances risquent à nouveau de s’écrouler. Elle se débat pour éviter une deuxième faillite. Entendons-nous, faire faillite, ce n’est pas la fin du monde. Oui, c’est un constat d’échec, les conséquences sur le dossier de crédit sont sévères, mais c’est aussi une façon de tirer un trait sur son passé pour tenter de repartir du bon pied. Mais deux fois en sept ans… L’histoire de Nathalya – ses déveines, ses angoisses, mais aussi ses espoirs – est présentée ce soir à Déficit Zéro. Sans être unique, son cas est particulier, ne seraitce que parce qu’il montre qu’il faut éviter les jugements hâtifs à l’égard de personnes qui trébuchent parce qu’elles ont, à un moment donné dans leur vie, géré maladroitement leurs affaires sans être mal intentionnées. Au Québec, en 2011, on a recensé 35 768 faillites LA FAILLITE, ÉCHEC OU DEUXIÈME DÉBUT ? Effacées Qu’arrive-t-il en cas de faillite ? La plupart des dettes sont effacées, même celles qui sont liées à une dette d’études… personnelles, soit 55 pour 10 000 adultes. C’est un des ratios les plus élevés au Canada, après ceux de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Le montant d’endettement moyen était de 119 021 $. Nathalya, elle, a été mal conseillée. En 2006, elle a déclaré faillite parce qu’elle était incapable de rembourser la somme astronomique de… 12 500 $. Pire, de ce montant, 11 000 $ étaient liés à ses prêts étudiants. Et le ministère de l’Éducation a refusé de l’en dégager – il en a le droit –, mais la démarche était alors trop avancée pour qu’elle puisse reculer. Dans les faits, elle a donc fait faillite pour un montant dérisoire de 1 500 $. Et elle a continué de traîner avec elle ses dettes d’études. Nathalya, qui partage avec son ex la garde de ses trois enfants, semble pourtant bien outillée pour faire son chemin dans la vie : elle cumule deux baccalauréats, un en musique et l’autre en français, et elle travaille aussi comme massothérapeute, sur appel. Mais ses revenus sont irréguliers. Et ses dettes se sont empilées. Elle doit maintenant environ 30 000 $. Les créanciers s’impatientent. Elle redoute aujourd’hui les stigmates qui résulteraient d’une deuxième faillite, pas tant pour elle que pour ses enfants. Et elle sait aussi que son accès au crédit, quel qu’il soit, serait sérieusement compromis pour une douzaine d’années, au moins : une première faillite entache un dossier de six à sept ans, une deuxième double cette période. Qu’arrive-t-il en cas de faillite ? La plupart des dettes sont effacées, même celles qui sont liées à une dette d’études… aujourd’hui. Ce n’était pas le cas en 2006. Mais celles qui découlent du non versement de pensions alimentaires, d’amendes, de pénalités, de fraudes ou d’autres situations irrégulières demeurent. Par contre, les dettes liées à l’impôt ou à la consommation sont rayées. Nathalya n’est pas une dépensière insouciante. Elle tient une comptabilité serrée et fait preuve de débrouillardise pour joindre les deux bouts. Elle va maintenant essayer de se sortir du pétrin sans faillir une deuxième fois, en allant consulter des gens qui sont en mesure de l’aider. Il lui faut trouver une option qui allège ses dettes tout en lui permettant de conserver une qualité de vie acceptable. Mais encore faut-il que les créanciers acquiescent, et c’est loin d’être gagné. Tout L’ACTUALITÉ VUE PAR NOS LECTEURS Voyez toutes les photos au journalmetro.com/monscoop Liens utiles Pour en savoir plus sur la faillite : 11 educaloi.wc.ca de consommateurs du Québec : cacq.ca ic.gc.ca/eic/site/bsf-osb.nsf/fra/accueil peut survenir. Elle va passer plusieurs semaines à attendre leur réponse, en se croisant les doigts et en continuant à travailler le plus fort possible. Son sort est en suspens. La chance lui sourirat-elle enfin ? Déficit Zéro René Vézina donne un coup de pouce à des gens aux prises avec des problèmes financiers : mercredi à 19 h 30 à Télé-Québec.



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