Métro Montréal n°2013-03-12 mardi
Métro Montréal n°2013-03-12 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-12 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : un employé de la ville se suicide.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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journalmetro.com mardi 12 mars 2013 Zampino et Dauphin auraient abusé de leur influence Commission Charbonneau. Deux ex-présidents du comité exécutif de la Ville de Montréal auraient tenté d’influencer Claude Léger, qui a conclu son témoignage hier. L’ex-directeur général de la Ville a expliqué qu’à deux reprises en 2008, lors d’une réunion, Frank Zampino lui aurait remis une feuille sur laquelle étaient inscrits des noms de firmes, lui indiquant le résultat escompté pour un projet donné. « J’étais mal à l’aise », a indiqué M. Léger, qui a toutefois réagi de manière plus catégorique lorsque le remplaçant de M. Zampino, Claude Dauphin, a tenté le même stratagème. « Je lui dis : ça ne fait pas partie de mes fonctions et ça ne devrait pas faire partie des vôtres », a-t-il raconté, indiquant que les deux étaient visiblement » mal à l’aise. Il paraît... PHILIPPE-VINCENT FOISY info@journalmetro.com « Il paraît que ça fait partie de mes fonctions de président. » Claude Dauphin à Claude Léger en tentant d’influencer le choix d’un comité de sélection pour un appel d’offres. Valeur 356 M$ Le contrat des compteurs d’eau a été accordé pour 356 M$ au consortium GÉNIeau, formé de Simard-Beaudry (Tony Accurso) et de la firme de génie Dessau, avant d’être annulé par la Ville. Pourquoi ne pas avoir été aussi clair avec Frank Zampino ? Il a admis que c’était par crainte de représailles qui lui feraient perdre son emploi « rêvé ». « Dans le monde municipal, si on veut faire son travail, il faut avaler des couleuvres. » Avec du recul, Claude Léger croit que M. Zampino a tenté de trouver ses limites pour mieux les éviter. « On a ri de moi, on m’a contourné et utilisé. Je ne veux pas faire la victime… je n’étais peut-être pas assez méfiant et pas capable de voir les stratagèmes que les autres pouvaient utiliser. » M. Léger a démissionné le 22 septembre 2009 après le dépôt d’un rapport accablant du vérificateur général de Montréal sur le dossier des compteurs d’eau, conscient d’avoir une part de responsabilité dans ce projet de 356 M$, cher à M. Zampino. « Écoutez, M. le maire, vous et moi on a le même problème : vous avez fait confiance à M. Zampino, c’était votre bras droit ; je lui ai fait confiance, c’était mon patron », a-t-il précisé, ajoutant qu’il était clair que les firmes étaient choisies d’avance. Témoignage. Christian Ouellet à la barre Le témoignage de l’ancien directeur général du parti Union Montréal s’est brièvement entamé hier. Christian Ouellet a décrit les étapes de sa carrière et de sa vie qui l’ont amené à devenir le chef d’orchestre des campagnes électorales du parti de l’ex-maire Gérald Tremblay de 2004 à 2008. Celui qui se vante de n’avoir jamais perdu une campagne électorale aux élections municipales et provinciales – pour le Parti libéral du Québec (PLQ) – a toutefois admis qu’il était possible de contourner la loi électorale qui limitait les dons de particuliers à un maximum de 1000$ puisqu’il était possible de faire des dons anonymes. Il poursuivra son témoignage aujourd’hui. PHILIPPE-VINCENT FOISY Christian Ouellet/WWW.CEIC.GOUV.QC.CA Financement M. Ouellet avait mis au point au PLQun système de financement qu’il a qualifié de pyramidal. identifier plusieurs autres responsables du financement sous sa gouverne, chacun d’eux ayant ses objectifs. PC L’ancien DG de la Ville de Montréal Claude Léger/WWW.CEIC.GOUV.QC.CA Vers une prolongation du mandat de la Commission Charbonneau En cas de nécessité « Si cela est justifié, il va de soi que nous devrons prolonger le mandat de la commissaire. » Pauline Marois, première ministre La première ministre Pauline Marois a fait savoir hier qu’elle avait reçu une demande officielle de prolongation des travaux de la Commission Charbonneau et tout indique que celle-ci sera accueillie favorablement. Dans un communiqué diffusé par le cabinet de M me Marois, il est précisé que la juge France Charbonneau réclame une période additionnelle de 18 mois pour compléter son enquête et faire ses recommandations, ce qui signifie que son rapport serait déposé au plus tard le 19 avril 2015. Cette requête doit maintenant être soumise au conseil des ministres, mais à la lumière des propos tenus hier matin par M me Marois, il y a toutes les raisons de croire que la prolongation du mandat de la commission sera accordée. M me Marois a souligné l’importance du travail de la commission. « Moi, je souhaite qu’elle le dépose [son rapport] le plus rapidement possible (...) pour que nous puissions commencer à agir. Nous avons déjà agi, mais il faut aller plus loin, d’après ce que l’on entend », a poursuivi la première ministre à La Malbaie, en marge d’une annonce sur le tourisme. LA PRESSE CANADIENNE 04 Les travaux de la Commission Charbonneau devaient initialement prendre fin le 19 octobre 2013./WWW.CEIC.GOUV.QC.CA
Le Mouvement Québec Français veut un débat respectueux Langue française. Le Mouvement Québec Français (MQF) veut débattre du projet de loi 14 dans le respect. MARIE-EVE SHAFFER me.shaffer@journalmetro.com « Le temps de se faire culpabiliser et intimider est fini, a déclaré hier le président du MQF, Mario Beaulieu. Il faut faire le débat et parler des vrais enjeux. » M. Beaulieu faisait entre autres référence à un éditorial du journal The Gazette dans lequel il était décrit comme étant un « anglophobe professionnel ». « Je trouve cela profondément insultant d’avoir continuellement à faire face à ce genre d’accusation », a-t-il lancé. « Je suis convaincu que la majorité de la population anglophone est d’accord pour assurer la survie du français, a ajouté Mario Beaulieu. Selon lui, beaucoup d’anglophones n’ont pas droit aux différents points de vue de ce débat. Son collègue Diminuez votre hypothèque Faites comme des milliers de Canadiens et économisez des milliers de dollars sur votre hypothèque. L’hypothèque à petit taux fixe de 5 ans. Seulement chez BMO. Avec un amortissement sur 25 ans ou moins, vous rembourserez votre prêt hypothécaire plus vite. Passez en succursale ou laissez un de nos spécialistes mobiles en prêts hypothécaires venir à vous. bmo.com/HypothequeAPetitTaux/BMOCommunaute Le recul du français inquiète le président du MQF, Mario Beaulieu. D’après le recensement 2011 de Statistique Canada, la proportion de Montréalais qui parlent uniquement le français à la maison a chuté de 46% à 39% en 10 ans./YVES PROVENCHER/MÉTRO d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, a indiqué que la levée de boucliers devant le projet de loi 14 provient d’une minorité d’anglophones. « Il faut faire la différence entre quelques agitateurs et une communauté qui est prête à vivre très bien dans un Québec français », a-t-il dit. L’éditeur du journal The Suburban, Beryl Wajsman, qui est très engagé dans de ce débat, croit qu’anglophones et francophones veulent que le français survive, mais qu’ils ont honte du projet de loi 14. « Ils veulent être les bons voisins, a-t-il insisté. Il n’y aucun danger à cela. » Le MQF a présenté hier sa position sur le projet de loi 14, qui vise à modifier la Charte de la langue française ainsi que la Charte québécoise des droits et libertés. L’organisme indépendant aurait aimé que davantage de mesures contraignantes soient retenues dans le projet de loi pour promouvoir le français. Il a notamment déploré que l’imposition de la loi 101 dans les cégeps, ou même l’abolition des écoles passerelles, soient mises de côté par le gouvernement de Pauline Marois. M. Wajsman, qui a qualifié le projet de loi 14 de « paternaliste », croit plutôt que le français n’est pas en danger. Il a cité des chiffres rendus publics par l’Office québécois de la langue française selon lesquels 91% des personnes qui travaillent au centre-ville de Montréal le font en français et 93% des commerces du centre de la métropole accueillent leurs clients dans la langue de Molière. La commission parlementaire qui doit étudier le projet de loi 14 commence ses travaux aujourd’hui. Le Parti libéral entend s’y opposer. De son côté, la Coalition avenir Québec est prête à l’appuyer, à condition que des amendements soient faits. Projet de loi 14 La ministre responsable de la langue française, Diane De Courcy, a déposé en décembre dernier le projet de loi 14. Il prévoit notamment : ne peuvent exiger la connaissance de l’anglais d’un travailleur, à moins que le poste qu’il convoite l’exige ; 49 employés doivent faire du français « la langue normale et habituelle du travail » ; diplôme secondaire et collégial est conditionnelle à la réussite d’un test de français ; doivent être en mesure de servir leurs clients en français ; pourront obtenir le statut bilingue seulement si leur population compte plus de 50% d’anglophones. Offre d’une durée limitée ! 2, 99% (TAC) 1 Jusqu’au 28 mars 2013 1 Le taux annuel du coût d’emprunt (TAC) pour le prêt hypothécaire fermé de 5 ans à petit taux fixe est de 2,99%. Le TAC est fondé sur l’hypothèse qu’il n’y a aucuns frais applicables. Si nous demandons une évaluation de la propriété, les frais s’y rattachant auront pour effet d’augmenter le TAC. Les fonds doivent être avancés dans les 90 jours suivant la date de votre demande de prêt. L’offre peut être modifiée, retirée ou prolongée en tout temps sans préavis. Les demandes de prêt doivent être effectuées d’ici le 28 mars 2013. Les critères d’octroi de crédit habituels de la Banque de Montréal s’appliquent. Des conditions peuvent s’appliquer. Cette offre spéciale ne s’applique pas à la MargExpress sur valeur domiciliaire MD. MD Marque de commerce déposée de la Banque de Montréal. Fédéral Projet d’étude sur la langue et le crime abandonné 05 Le gouvernement fédéral a dû se résoudre à abandonner la réalisation d’une étude sur les possibles liens entre la langue parlée et la criminalité juvénile. Selon des échanges de courriels, il n’y avait pas suffisamment de jeunes francophones au Canada anglais ni de jeunes anglophones au Québec pour mener l’étude envisagée. Les chercheurs voulaient tenter de vérifier s’il existe un lien entre l’appartenance à une minorité linguistique et les probabilités que de jeunes contrevenants deviennent des criminels. Le ministère fédéral de la Justice avait prévu interroger 105 jeunes des deux minorités linguistiques « officielles » qui seraient hébergés dans des centres de réhabilitation de six provinces. LA PRESSE CANADIENNE



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