Métro Montréal n°2013-03-11 lundi
Métro Montréal n°2013-03-11 lundi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-11 de lundi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : Luka Magnotta revient en cour aujourd'hui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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journalmetro.com lundi 11 mars 2013 Prochain défi : l’autonomie Pendant longtemps, notre société a fait comme si elles n’existaient pas. Mais depuis une trentaine d’années, beaucoup de chemin a été parcouru et les personnes vivant avec une déficience intellectuelle apprennent à vivre dans cette société qui n’est toujours pas conçue pour elles. À l’occasion de la semaine de la déficience intellectuelle, qui débutait hier, Métro fait le point sur la place qui est aujourd’hui donnée à ces citoyens sans voix. « Pendant très longtemps, on mettait les personnes ayant des incapacités intellectuelles à l’asile, souligne Jacques Langevin, professeur au département d’andragogie et de psychopédagogie de l’Université de Montréal. On disait aux parents : ne gardez pas votre bébé, ne le regardez même pas ! » Depuis la désinstitutionnalisation, dans les années 1960, la société est confrontée aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Mais comme elle n’a pas été pensée pour elles, et que ces personnes n’ont pas les capacités cognitives pour exprimer leurs revendications, inutile de dire que les obstacles à leur apprentissage sont nombreux et quotidiens. M. Langevin est directeur du groupe Défi Accessibilité du département d’andragogie et de psychopédagogie de l’Université de Montréal. Depuis une vingtaine d’années, son équipe et lui s’efforcent de trouver des moyens pour que les personnes ayant une déficience intellectuelle puissent pallier leurs incapacités et fonctionner dans la société avec le plus d’autonomie possible. Un des plus gros défis : la complexité de la langue et de son orthographe. La langue française a une trentaine de sons qui peuvent être exprimés de centaines de manières qui diffèrent des façons de les écrire, rappelle M. Langevin. Les chercheurs du groupe ont donc développé une orthographe alternative, stable et beaucoup plus simple. Par exemple, le mot « auto » s’écrit « oto ». La Ville de Montréal a adopté cette mesure sur son site internet (dans la section Accès simple) pour permettre aux citoyens ayant des déficiences ou des incapacités d’être informés. Une version sonore et une autre simplifiée sont également disponibles. « Cela fait plusieurs années qu’on en fait l’expérience Air Transat Les agents de bord en faveur des compressions Les agents de bord syndiqués du transporteur aérien Air Transat ont accepté, dans une proportion de 66%, le plan de réduction mis de l’avant par la compagnie. Lors d’un vote électronique secret, les syndiqués affiliés au Syndicat Un des plus gros défis que rencontrent les personnes ayant une déficience intellectuelle est la complexité de la langue et de son orthographe./MÉTRO canadien de la fonction publique (SCFP) ont ainsi accepté des réductions de l’ordre de 9 M$. Le taux de participation du vote s’est établi à 72%. LA PRESSE CANADIENNE Avenir CAMILLE LAURIN-DESJARDINS camille.laurin-desjardins@journalmetro.com « Alors que le siècle précédent s’est intéressé aux limitations motrices, visuelles et auditives, je crois que le XXI e siècle sera celui qui va s’intéresser aux limitations cognitives. » Jacques Langevin, professeur au département de psychopédagogie et andragogie de l’Université de Montréal avec des individus ayant des incapacités intellectuelles moyennes, explique M. Langevin. Et certains d’entre eux ont appris à lire en deux ans. Et ce sont des individus qui seraient demeurés analphabètes sans cette initiative. » Anik Larose, conseillère aux communications à l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS), considère que l’orthographe alternative est un outil intéressant, qui peut bien fonctionner avec certaines personnes. Mais elle émet toutefois quelques réserves, parce que l’individu devra tout de même se débrouiller dans la réalité. « On ne souhaite pas nécessairement que cette alternative soit utilisée d’emblée, partout, affirme-t-elle. Parce qu’il est important de se conformer le plus possible à la réalité. » M me Larose explique que sa fille, par exemple, qui est atteinte d’une déficience intellectuelle moyenne, comprend que le son « o » peut s’écrire Assurance-emploi Actions à venir contre la réforme La croisade des groupes sociaux s’opposant à la réforme de l’assuranceemploi se poursuivra cette semaine dans plusieurs régions du Québec. Sur la Haute-Côte-Nord, quelque 1000 panneaux dénonçant la réforme du gouvernement Harper seront installés le long de la route 138. Dans le Centre-du-Québec, une manifestation se tiendra samedi à Drummondville. Puis, le 4 avril, un grand rassemblement national sera organisé à Montréal pour « intensifier la pression » sur la ministre des Ressources humaines, Diane Finley. La réforme d’Ottawa force les chômeurs fréquents à accepter un emploi rémunéré à 70% du dernier salaire touché et jusqu’à une heure de route de leur domicile. LA PRESSE CANADIENNE « eau ». Ultimement, elle sera donc mieux outillée pour lire le nom des commerces ou des rues, par exemple. « Évidemment, ce n’est pas l’idéal, parce que cette orthographe ne se retrouve pas dans le journal du matin », concède Jacques Langevin. Et même si elle s’y retrouvait, le grand problème serait de simplifier le texte, pour qu’il soit plus facile à comprendre. « Nous essayons de développer, avec Polytechnique et l’École de technologie supérieure, des logiciels de soutien à la simplification de texte, explique M. Langevin. Mais présentement, la simplification de texte est une opération humaine seulement. » Acceptation sociale Pour Anik Larose, le mot clé est intégration. Et celle-ci commence dès le plus jeune âge, croit-elle. « L’objectif ultime, c’est que la personne ayant une déficience intellectuelle soit le plus Territoires du Nord-Ouest Entente sur le transfert de pouvoirs sur les ressources Le premier ministre Stephen Harper sera à Yellowknife aujourd’hui afin de marquer la fin des négociations avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest sur le transfert de pouvoirs semblables à ceux accordés aux provinces. Représentation 1,58% 04 Selon les dernières études en la matière, les personnes ayant des incapacités intellectuelles forment au moins 1,58% de la population, rapporte Jacques Langevin. Au Québec, cela représente 127 672 personnes. autonome possible, et le plus ancrée dans la société d’aujourd’hui, affirme-t-elle. Il est donc important de tirer vers le haut et d’amener des défis. » La fille de M me Larose, aujourd’hui âgée de 18 ans, a fait tout son primaire dans une classe régulière à Laval. Sa mère est convaincue que cette expérience a été extrêmement positive, autant pour la jeune fille que pour ses camarades de classe. « Ces jeunes-là n’auront pas le même regard sur la déficience intellectuelle, parce qu’ils auront connu ce que c’est, croit M me Larose. Et ça vient diminuer les peurs, les préjugés. » Toutefois, certaines commissions scolaires sont plutôt réticentes à l’idée d’accueillir des enfants ayant une déficience intellectuelle dans des classes régulières, constate-t-elle. « Notre rôle, en tant que parents et en tant qu’association, est de faire connaître les expériences positives, parce qu’il y en a, des expériences positives ! » précise-t-elle. Cette 26 e semaine de la déficience intellectuelle sert donc à montrer la contribution positive des personnes qui ont une déficience intellectuelle. « On a encore beaucoup de chemin à faire, mais l’ouverture est de plus en plus grande, fait remarquer Jacques Langevin. Il s’agit d’y consacrer des ressources et de créer des partenariats entre la recherche et les milieux de la pratique. Moi, j’y crois beaucoup. » L’entente, qui figure en tête des priorités des premiers ministres des territoires depuis 20 ans, permettra un contrôle des ressources du nord par les élus du nord, et ce, pour la première fois. Le document prévoit également qu’une importante part des redevances de ces ressources leur soit versée. Ces sommes devront par ailleurs être partagées avec les législatures autochtones. LA PRESSE CANADIENNE
Jusqu’à trois ans de retard pour des demandes de réhabilitation Des modifications à la Loi sur le casier judiciaire (LCJ) sont entrées en vigueur l’an dernier et ont entraîné des changements au programme de pardon./MÉTRO Justice. La Commission des libérations conditionnelles du Canada a commencé à s’attaquer à plus de 22 000 demandes de réhabilitation accumulées, dont plusieurs se trouvent dans les limbes depuis des années. L’initiative a commencé par l’embauche et la formation de 21 employés temporaires à temps complet et d’agents de pardon en novembre et en décembre. La commission estime qu’elle ne devrait toutefois pas venir à bout des demandes accumulées avant deux ans. Tous ces dossiers datent d’avant le projet de loi omnibus sur la criminalité adopté par la Chambre des communes, lorsque le gouvernement Harper a fait bondir les frais de demande à 631 $. Ceux qui ont fait leur demande en payant le nouveau frais plus élevé sont au début de la file, et la suspension de leur casier judiciaire est traitée en quelques mois. Mais des gens comme Luc, un mécanicien industriel de 39 ans qui a refait sa vie au début de la trentaine après des années de toxicomanie, sont tenus à l’écart. Le plus long séjour en prison de Luc – un nom fictif – a été de trois mois, pour un vol commis alors qu’il avait 18 ans. Il a payé 150 $ pour obtenir un pardon en 2010, mais la réponse se fait toujours attendre. « Ça fait trois ans que ma vie est en stand-by, lance-t-il. Hier, j’ai eu une entrevue. Le gars, il m’engageait, mais il m’a Explications 05 Toutes ces demandes accumulées sont le résultat d’un seul cas qui a provoqué des nouvelles mesures pour traiter les pardons. révélé en mai 2010 que Graham James, un ancien entraîneur de hockey junior qui avait été condamné pour avoir abusé de jeunes joueurs sous sa supervision, avait discrètement reçu son pardontrois ans plus tôt. tions, auxquelles il a plaidé coupable. L’indignation du public à propos de son pardon a provoqué une réaction politique immédiate. - mission un nouveau mandat pour s’assurer qu’aucun pardon susceptible de jeter le discrédit sur l’administration de la justice ne soit accordé. carrément dit : « Tant que tu as un dossier, je ne pourrai pas te payer plein salaire, il faut que tu règles ça. » » La Commission des libérations conditionnelles indique que toutes les demandes en suspens ont été analysées jusqu’au stade d’admissibilité, ce qui veut dire que les demandes sont en ordre, mais qu’elle est de deux à trois ans en retard. Une porte-parole de la commission, Caroline Douglas, a indiqué par courriel que l’organisme « traite actuellement des demandes de réhabilitation acceptées en mars 2011 (pour les délits mineurs) et des demandes acceptées en septembre 2010 (pour des actes criminels) ». LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL PLAZA ALEXIS-NIHON 514.865.9949 1500, Atwater, #Gk-05 PLACE BOURASSA 6000, boul. Henri-Bourassa E. 514.324.3180 9012, boul. l’Acadie 514.387.9999 1, De Castelnau E., #101 514.262.6666 Promotion exclusive Valide jusqu’au 18 mars 2013. BlackBerry Bl kB ry Z10 NT 1 99$ 99$99rr 149 99$ ÉTAIT MAINTENANT ABONNEMENT MENSUEL 599 99$ ÉCONOMISEZ 500 $ Après rabais de 50$ avec entente FLEXIbalance de trois ans. VISITEZ le magasin Planète Mobile le plus près de chez vous 6476a, Jean-Talon E. 514.257.8826 2360, Notre-Dame O., #102 514.983.1666 WESTMOUNT 1201, ave. Greene 514.933.8000 SAINT-LAURENT 2100, boul. Marcel-Laurin 514.856.1884 959, boul. Décarie 514-419-6622 POINTE-CLAIRE 950, boul. St. Jean, #5 514.426.9999 VA UDREUIL-DORION 64, boul. Harwood, #101 450.424.7082 POINTE-AUX-TREMBLES CARREFOUR DE LA POINTE 12675, Sherbrooke Est 514.642.6334 BROSSARD (DIX30) 7230, boul. du Quartier, #10 450.676.0032 LONGUEUIL 1490, ch. Chambly, #101 450.442.1566 DELSON 28d, Marie-Victorin 450.444.2100 LAVAL CENTRE LA VAL 1600, boul. Le Corbusier 450.978.1081 1807, boul. 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S’applique uniquement aux nouvelles mises en service. L’offre prend fin le 18/03/2013. Dans le cadre d’un nouvel abonnement de trois ans à tout forfait Appels et Internet assorti de frais de service mensuels combinés d’au moins 50 $. Research In Motion Limited. Tous droits réservés. BlackBerry, RIM, Research In Motion et les marques de commerce, noms et logos qui y sont associés sont la propriété de Research In Motion Limited et sont des marques déposées et (ou) utilisées aux États-Unis et dans d’autres pays. RIM rejette toute obligation, déclaration, garantie et responsabilité de quelque nature que ce soit au regard de dommages concernant les produits et services tiers. MC Rogers et les noms et logos associés sont des marques de commerce, ou utilisées sous licence, de Rogers Communications inc. ou d’une société de son groupe. 2013



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