Métro Montréal n°2013-03-08 week-end
Métro Montréal n°2013-03-08 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-08 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : Québec et Ottawa en désaccord sur le futur pont Champlain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com Week-end 8-10 mars 2013 Un cri pour la vie Opéra. Le jeune baryton Étienne Dupuis prête ses traits et sa voix au condamné à mort de l’opéra Dead Man Walking. Hypnotisant Suuns JESSICA ÉMOND-FERRAT j.emond-ferrat@journalmetro.com Au cours de sa déjà prolifique carrière, Étienne Dupuis est mort plusieurs fois sur scène. « C’est une seconde nature ! rigole le chanteur. Mais dans Dead Man Walking, contrairement aux fois où je meurs transpercé d’une épée ou empoisonné, c’est une mort planifiée, et je dois donc jouer l’évolution psychologique jusqu’à celle-ci. » On se souvient du film de 1995 réalisé par Tim Robbins. Pour son opéra, le compositeur Jake Heggie s’est lui aussi inspiré du livre de sœur Helen Prejean, qui relate sa rencontre avec un meurtrier abandonné de tous, qu’elle ne peut tolérer de voir être exécuté sans avoir auprès de lui un visage aimant. Étienne Dupuis est bien connu pour sa volonté de rendre l’opéra plus accessible – le jeune baryton a d’ailleurs Images du futur Voici un album hyper intéressant, signé par un des groupes les plus complexes du moment. Sur cette deuxième offrande, les Montréalais de Suuns nous reviennent plus inspirés que jamais, mêlant les courants, créant des murs de son déments. Dès les premières notes, assourdissantes, on plonge tête première dans ces Images du futur avec des guitares pesantes, des bruits qui évoquent les casseroles de la révolte, et Ben Shemie, qui chante de sa voix singulière des paroles étourdissantes. Plus loin, des chœurs psychédéliques, des touches de stone rock, d’autres d’électro, et un titre final qui nous dit que la musique ne nous sauvera pas. Peut-être, mais celle-ci nous fait vraiment du bien. NATALIA WYSOCKA Profondeur psychologique « Il y a des personnages à l’opéra qui ont des traits psychologiques magnifiques, mais c’est rare qu’un chanteur les joue vraiment. Parce que, souvent, ce qui l’intéresse, c’est d’impressionner par ses prouesses vocales... Ce n’est pas ce qui va chercher le grand public. » Étienne Dupuis, pour qui il est important de miser aussi sur le côté « acteur » à l’opéra. récemment offert un concert au Lion d’or où il mêlait grands classiques, compositions et chansons de Leonard Cohen, de Jacques Brel et de Renaud à la sauce opéra. C’est pour cela, entre autres, que le rôle-titre de Dead Man Walking lui va comme un gant, croit-il. « C’est quelque chose de très proche de ce que je suis, explique le chanteur. Toute ma vie, on m’a dit : « Ce qui est le fun avec toi, Étienne, c’est que tu n’as pas peur de changer la couleur de ce que tu chantes. » Une phrase, ça va être beau, et celle d’après, si ce que dit le texte est un peu moins beau, je vais faire un son différent, je ne vais pas agir en chanteur d’opéra qui veut toujours pousser la meilleure note. » Ce qui tombe bien, puisque Dead Man Walking est justement écrit de façon à ce que l’interprétation soit très Audacieux Martha Wainwright Trauma : chansons de la série... La meilleure chose qui ressort de la série Trauma, c’est assurément sa trame sonore ! Après Ariane Moffatt et Pascale Picard, c’est au tour de Martha Wainwright de se prêter au jeu. Et en français cette fois. L’artiste se réapproprie de façon surprenante des pièces d’un répertoire hétéroclite québécois. Ses versions de Si Dieu existe (Claude Dubois), Le monde est stone (Luc Plamondon) ou Ayoye (Gerry Boulet) n’ont rien à voir avec les originales. Elles sont inédites, voire déstabilisantes. L’entendre chanter avec l’accent de Gerrrrrrry ou celui plus country de Mara Tremblay est surprenant. Cet album vous fera probablement sortir de votre zone de confort. RACHELLE MCDUFF proche du texte. « On a voulu faire une belle pièce de théâtre avec un beau texte et la mettre en musique en intégrant des influences jazz, gospel, Gershwin, Bernstein... Je trouve ça l’fun à écouter, on ne s’ennuie pas, c’est beau, déchirant. Et ça, c’est parce que Jake Heggie ne s’est pas limité à se dire : « Ah, je ne peux pas faire ça, ç’a été fait mille fois... » Il s’en torche ! C’est émotif, cette phrase-là ? Eh bien, on va mettre une musique émotive dessus. Il n’a pas eu peur de se faire dire que ce n’était pas nouveau, et il n’est passé à côté de rien. » Pour Étienne Dupuis, le principal défi a été de rendre crédible – tout en chantant – son interprétation d’un meurtrier dans le couloir de la mort. « Évidemment, je n’ai jamais commis d’acte criminel et n’ai jamais été condamné à mort, fait-il valoir. Mais j’ai déjà souffert, j’ai déjà eu honte Belle surprise Alex Beaupain Après moi le déluge Après moi le déluge est une belle surprise dans notre lecteur de CD. Les 12 titres du 4 e album du Français Alex Beaupain s’inscrivent dans la lignée de ces musiques pop nostalgiques à textes. Tout en douceur et en mélancolie, l’auteurcompositeur chante des mots et des jeux de mots bien pensés et rimés. Il réussit à nous transporter dans un monde poétique où il nous parle d’amour et de déception, de rêves et de cette société désavouée, des thèmes qu’on pensait dépassés et usés jusqu’à la moelle... Et pourtant, Alex Beaupain leur donne un nouveau souffle, le tout sur des accords pop mélancoliques. Belle découverte ! ANICÉE LEJEUNE Le baryton Étienne Dupuis dans le rôle du condamné à mort (tenu au cinéma par Sean Penn) de l’opéra de Jake Heggie Dead Man Walking, mis en scène par Alain Gauthier./YVES RENAUD de choses que j’avais faites, et c’est dans cette souffrance-là que je suis allé puiser. » Pour donner de la substance à son personnage, le chanteur est allé à la rencontre de l’ex-détenu Daniel Benson, qui avait été condamné à la prison pour avoir tué le conjoint de sa mère, un homme violent. « Il m’a donné quelques phrases qui m’ont suivi en répétition, notamment que la prison, on ne s’en débarrasse jamais, qu’elle reste en dedans de nous et qu’on voit toujours Critiques CD Le clash Palma Violets 180 Si vous pleurez encore la disparition des Libertines et que vous vous prosternez parfois devant l’autel de Pete Doherty, Palma Violets vous fera plaisir. Encensé par le NME, ce quatuor londonien a visiblement bien révisé son histoire du punk rock british. Eh non, on n’y échappe pas, plusieurs titres évoquent les incontournables Clash et consorts. Sinon, les claviers sixties font un contraste intéressant avec le son garage, comme sur 14 et son ambiance de fin-de-soiréeentre-chums-après-27-pintes. Seule faiblesse du disque, réalisé en grande partie par SteveMackay de Pulp : la meilleure pièce – et quelle pièce ! – se trouve au début. Après cette magique Best of Friends, tout semble fade... NATALIA WYSOCKA le jugement dans les yeux des gens. Ça m’a influencé sur la façon d’interpréter la difficulté de communication avec sœur Helen, par peur de voir le jugement dans ses yeux. » S’il n’a jamais considéré la peine de mort comme une solution, Dupuis a aussi été marqué par les propos de sœur Helen à ce sujet. « Elle dit qu’il y a un sentiment dans tous les êtres humains, souvent lié à la peur, qui fait que se débarrasser d’une personne ayant fait quelque chose de mal, c’est une façon de se sentir en Cohérent Dead Messenger Recharger L’enregistrement du dernier album de Dead Messenger s’est peut-être fait dans la douleur (maladie du guitariste Ted Yates, fermeture de son local d’enregistrement par la ville), mais le groupe a été capable de nous offrir un ensemble convaincant. Recharger est étonnamment cohérent si on considère les différents styles qui s’y trouvent. La formation montréalaise maîtrise autant le rock-pop entraînant (Toothcomb, Outside In) que les pièces plus sombres aux accents grunge (Vicious Circle). Même si certaines chansons nous ont moins impressionné (Fading Star), l’album nous reste en tête bien après qu’on ait rangé nos écouteurs. MATHIEU HORTH GAGNÉ Infos Dead Man Walking À la salle Wilfrid-Pelletier Pour les fans Camille 24 sécurité, relate-t-il. Alors que la solution n’est pas nécessairement dans la mort, mais dans l’aide, l’intervention... ce qui est plus difficile à mettre en place. Et on ne peut pas juger de qui mérite la mort. » Les 9, 12, 14 et 16 mars à 19 h 30 Ilo lympia Tout l’album Ilo veyou, sauf une chanson, passe sur ce deuxième album live de cette chanteuse française qu’on peut qualifier d’excentrique. Puis, en deuxième partie, elle butine un peu, de Cats and Dogs (2008) à Paris (2003). Si Camille s’amuse avec le public de l’Olympia sur les chansons plus rigolotes, elle tente de reproduire le plus fidèlement possible ce qu’on peut entendre sur l’album original, ce qui ne nous avance pas à grand-chose. Comme le CD vient avec un DVD (ou un Blu-ray), c’est la galette avec les images qui permet de rencontrer véritablement l’artiste. Surtout pour les fans. ERIC AUSSANT
Vendredi 8 mars Animal Collective @ Métropolis Animal Collective/ADRIANO FEGUNDES VIVRE DANS LA NUIT Baz info@journalmetro.com La plupart de mes amis ont consommé au moins une drogue dans les six derniers mois. Aucun d’eux ne vit dans un crackhouse, la plupart ont un diplôme universitaire, la Votre cadeau beauté des profondeurs OBTENEZ CE CADEAU EXCLUSIF DE 6 PIÈCES À L’ACHAT DE TOUT PRODUIT BIOTHERM D’UNE VALEUR DE 30 $* OU PLUS. SEULEMENT CHEZ * Avant les taxes. Un cadeau par client. Jusqu’à épuisement des stocks. Les échantillons peuvent être modifiés. grande majorité se brosse les dents deux fois par jour, et je dirais que leur revenu annuel moyen est de 37 000 $. Loin de moi l’idée de banaliser la drogue, mais, comme dans plusieurs compartiments de la vie, je suis d’avis que certaines sont très néfastes alors que d’autres le sont moins. Je me rappellerai toujours mon grand-père, qui mangeait tellement de tomates qu’il y est devenu allergique. Quelques tomates de plus, et le grand repos le guettait. Tout ça parce qu’il n’avait pas respecté la règle numéro 1 : la modération. Je suis de ceux qui croient que la modération dans tout permet de tester beaucoup de choses. Je ne vous garantis pas que je respecte ce que je prône, mais j’essaie fort. Ce n’est un secret pour personne, beaucoup de grands albums ont été écrits sous l’influence de drogues psychédéliques : LSD, champignons magiques et autres dérivés. Plusieurs études ont vu des liens entre la consommation de drogues hallucinogènes et l’altération positive de la personnalité impliquant Sonorité On se croirait perdu dans l’espace entre une aurore boréale et une constellation psychédélique. Du mush auditif. une plus grande ouverture de certains traits humains telles l’appréciation esthétique, la sensibilité et l’imagination. C’est en écoutant Animal Collective que j’ai eu cette réflexion. D’accord, les gars admettent ouvertement avoir commencé à improviser et à jammer ensemble après avoir pris du LSD, mais c’est avant tout leur musique qui m’inspire ces commentaires. Des compositions aux sonorités diverses à la limite de la cacophonie. On se croirait perdu dans l’espace entre une aurore boréale et une constellation psychédélique. Du mush auditif. Une musique expérimentale aux élans pop. Pas étonnant que les gars se déguisent, se maquillent et aient des surnoms de scène : Avey Tare, Panda Bear, Deakin et Geologist. Leur processus créatif est aussi fort intéressant. Animal Collective est vu comme un projet collaboratif avant d’être perçu comme un groupe. La formation n’a rien d’uniforme, et les collaborations se font de manière organique et naturelle. C’est pourquoi les gars peuvent parfois écrire et composer seuls, à deux ou à quatre, puis sortir ces chansons en gardant le même nom. Avant la sortie de leur 10 e opus, Centipede Hz, en 2012, le groupe disait avoir Autres suggestions Giraffage + Construct + Oklahoma + Scarnek @ Cabaret Underworld Flexing for Haïti @ Cabaret Underworld Alaiz + Raw Sugar + StxLiam + Master *C* Rustie @ Belmont Veronica Falls @ Divan Orange Tame Impala @ Métropolis Breakbot @ Belmont NOS NOUVEAUTÉS NOUVEAU BLUE THERAPY SÉRUM, 95 $, 50 ML BLUE THERAPY YEUX, 56 $, 15 ML 25 la volonté d’écrire et d’enregistrer ensemble, au même endroit, ce qui n’avait pas été le cas pour plusieurs de ses albums précédents. Animal Collective est un des groupes les plus intéressants des années 2000. Autant pour sa musique que pour son approche. 59, rue Sainte-Catherine Est



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