Métro Montréal n°2013-03-08 week-end
Métro Montréal n°2013-03-08 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-08 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : Québec et Ottawa en désaccord sur le futur pont Champlain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Tribune MARIE GRÉGOIRE Festivités à la russe journalmetro.com Week-end 8-10 mars 2013 Il y a Phil, il y a Fred, des marmottes qui ont, le 2 février, la tâche de nous indiquer si le printemps sera hâtif ou non. Qu’elles aient vu leur ombre ou pas, personne ne pensait que la vue de leur joli museau laisserait entrevoir une hausse du niveau d’activité sur la place Émilie- Gamelin. Et pourtant, cette semaine sont revenus, avec le temps doux, des milliers de manifestants réclamant, réclamant quoi au juste ? La gratuité scolaire ? Le statu quo sur les mesures de l’aide sociale ? La fin du capitalisme ? Un peu tout ça. Au risque de me faire lancer des roches ou cracher dessus comme l’an dernier à la sortie du métro, je me permets de dire que le contexte a changé. Ce n’est pas le Dans un an, ce sera les Jeux paralympiques d’hiver à Sochi. Pour célébrer le tout, des patineurs font une performance sur la place Rouge de Moscou./ALEXANDER ZEMLIANICHENKO/AP LE JOUR DE LA MARMOTTE jour de la marmotte. Depuis le Printemps érable 2012, il y a eu une élection. Élection durant laquelle des partis ont présenté leurs positions, sur l’éducation supérieure et sur biens d’autres enjeux de société. De façon claire, les partis prônant la gratuité scolaire n’ont pas obtenu la faveur populaire. On peut être déçu, on peut se sentir floué, on peut vivre bien des émotions, mais c’est aussi ça, la démocratie. Il est vrai que Pauline Marois a porté le carré rouge et joué de la casserole le printemps dernier. Celle qui est maintenant première ministre avait cependant établi ses préférences pendant la campagne électorale. Il était clair que le PQ tiendrait un sommet dans les 100 premiers jours de Courrier des lecteurs La violence contre les femmes n’a pas de frontières L’année 2012 a été marquée par d’innombrables actes de violence sexiste qui ont fait les manchettes, qu’il s’agisse des horribles viols commis sur la place Tahrir, en Égypte, des cruautés meurtrières dont ont été victimes Jyoti Singh et tant d’autres femmes en Inde, ou encore des agressions perpétrées sur des femmes et de jeunes filles au Mali et en Afrique du Sud. Malheureusement, ce genre de violence n’a pas de frontières. Selon des statistiques canadiennes, loin d’être un refuge, la maison peut devenir un lieu de terrorisme conjugal. À preuve, 58 Canadiennes sont assassinées chaque année par leur partenaire (soit à peu près une par semaine). En outre, plus de 64 500 femmes ont été accueillies dans un refuge en 2009-2010. Statistiques à part, combien d’entre nous ont une voisine, une amie, une connaissance ou une parente qui a subi une violence de ce type ? Par ailleurs, quel est le lien entre des actes – apparemment indépendants – de violence sexuelle Déjà-vu M me Marois risque maintenant de jouer dans le même film que jean Charest. son mandat et limiterait la hausse des droits de scolarité à une indexation au coût de la vie. Le sommet a bien eu lieu, mais il est loin d’avoir livré toutes ses promesses. Il faudra attendre les conclusions des multiples chantiers pour connaître la suite. Entre-temps, que faire pour éviter que ce printemps ressemble à celui de 2012 dans les rues de Montréal ? Même si nous en sommes encore loin, nous ne vivons pas la promesse de Pauline Marois qui nous disait il y a quelques semaines à peine : « La crise sociale est perpétrés par un mari, un conjoint, un amant ou un groupe d’hommes abusifs ? Ajoutez à ce lot tous ceux qui ont de la crédibilité ou font figure d’autorité – juges, policiers, médecins, enseignants – et qui sont souvent impliqués d’une manière ou d’une autre dans des cas d’agression sexuelle. Leur point commun ? Un pouvoir qui s’exerce de façon inégale, généralement au détriment des membres les plus vulnérables de la population. Le pouvoir de coercition intervient partout, depuis les confins intimes de la maison censée protéger jusque dans les rues. Là aussi, la violence sexuelle est employée contre celles qui ont peu ou pas de pouvoir, occupent le bas de l’échelle sociale, possèdent peu de droits et de crédibilité ou sont sans statut, comme en témoignent les récents cas de femmes autochtones disparues ou assassinées. La violence est également utilisée contre celles qui représentent un danger pour le pouvoir. C’est pourquoi les femmes risquent davantage d’en être victimes lorsqu’elles menacent de quitter ou quittent un conjoint abusif, qui se dit : « Si je ne peux pas l’avoir, personne ne le pourra. » À l’échelle mondiale, cette notion de menace mérite d’être approfondie. Sous l’œil puissant des derrière nous. » M me Marois risque maintenant de jouer dans le même film que Jean Charest. Les policiers demandent des directives claires. Les résidants des quartiers touchés, comme les commerçants, disent qu’ils n’en peuvent plus. Il faut voir comment la première ministre parviendra à dénouer le nœud du problème. On peut croire que ce ne sera pas en portant un carré rouge. Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro. médias, l’accent tend à être mis sur la maltraitance faite aux femmes dans les pays gouvernés par une majorité musulmane ou considérés comme « moins développés », notamment l’Inde. Or, quelle menace les femmes représententelles dans ces pays ? De même, quelle menace les femmes autochtones posent-elles ? La violence persistante, hier comme aujourd’hui, contre ces dernières est inexorablement liée à la colonisation ainsi qu’à une politique de domestication des peuples autochtones, voire d’élimination de ces peuples en tant que nations viables. Les femmes sont essentielles en tant que reproductrices d’une nation ou d’une culture. Elles portent les enfants et, par la socialisation, les élèvent pour en faire des citoyens. Réprimez les femmes, et vous assurerez la pérennité d’une culture ou d’une nation fidèle à votre seule volonté. Tuez-les ou rendezles infirmes, et la nation ne pourra plus se reproduire. D’une certaine manière, ce qui se passe en Égypte ou en Syrie n’est pas différent. En examinant les faits, on constate que les fondements de la violence sexiste sont les mêmes. Faites taire les femmes en les agressant, en les assassinant ou encore en les confinant à la maison, loin des sphères publiques, et vous obtiendrez une voix Volume : 13 Numéro : 6 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél. : 514 286-1066 Téléc. : 514 286-9310 Imprimé par Transmag Distribué par Messageries de presse Benjamin Éditeur : Daniel Barbeau Éditeur adjoint : Yves Bédard Contrôleur : Bernard Roy Rédacteur en chef : Eric Aussant Directrice générale des ventes : Mélanie Labelle Directrices de l’information : Jennifer Guthrie (jour), Rachelle McDuff (soir) Directrice du marketing : Laure Barnouin Directrice des ventes locales : Carole Dallaire Directrice des ventes nationales et spécialisées : Martine Ménard Directrice de la distribution : Danielle Tessier Chef de pupitre : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée : Maxime Huard, Andréanne Chevalier, Josie Desmarais Journaliste-pupitreur Monde : Sébastien Tanguay Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com Exclusif sur le web Les publicités avec des becs – est-ce que ça vous dérange ? 16 Depuis dimanche, l’argument le plus hypocrite que je lis contre les publicités gouvernementales visant à contrer l’homophobie concerne la démonstration publique d’affection. LE BLOGUE PROCHAINE STATION PAR JUDITH LUSSIER Saisir ce code pour obtenir l’article ! unique, une vision unique, un bloc de puissance bien établi. Mais cette voix exclut la femme. Malgré ces tentatives de bâillonnement et de confinement, les femmes se soulèvent, et on voit naître plusieurs initiatives telles que le mouvement 1 Billion Rising, les Tahrir Bodyguards en Égypte, les groupes de féministes indiennes et les réseaux de femmes autochtones comme Sisters in Spirit. Les blogues, mais aussi Facebook, Twitter et You- Tube, aident à contester le pouvoir patriarcal – qu’il soit mandaté par l’État ou qu’il s’infiltre sous forme d’actes individuels de violence conjugale. Bien entendu, ces espaces et ces moyens de communication sont également accessibles à ceux qui livrent bataille dans le camp des rétrogrades. Il revient maintenant aux spectateurs de lire entre les lignes et de comprendre ce que les faits symbolisent vraiment. YASMIN JIWANI, PROFESSEURE AU DÉPARTEMENT DE COMMUNICATION DE L’UNIVERSITÉ CONCORDIA L’actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com
BRÛLER DES CALORIES SIMPLEMENT VOUS N’AVEZ QU’À COLLER LA PLAQUETTE DANS VOTRE SÉCHEUSE ET À L’OUBLIER. POUR VOUS AIDER À L’OUBLIER, NOUS AVONS CAMOUFLÉ NOTRE PUB PARMI CES ARTICLES. VOYEZ CE QUE VOUS AVEZ OUBLIÉ À BOUNCEFRESH.CA UN BALLON D’ENTRAÎNEMENT, POUR LE PLAISIR DE L’EXERCICE, PEU IMPORTE L’HEURE CINQ EXERCICES AMUSANTS À ESSAYER PUBLICATION SPÉCIALISÉE MÉTRO PUBLICATION SPÉCIALISÉE MÉTRO



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