Métro Montréal n°2013-03-04 lundi
Métro Montréal n°2013-03-04 lundi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-04 de lundi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : Québec contre l'homophobie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
Tribune BENOIT LEFEBVRE HUMORISTE Toile humaine journalmetro.com lundi 4 mars 2013 Chroniqueur-lecteur. C’est notre rapport en ce moment, nos rôles. Selon votre sexe, votre âge, votre job, ya des chances qu’on se croise à un moment donné et que nos rôles changent. Clientserveur, humoristespectateur, patient-docteur, citoyen-citoyen, gars qui tombe dans la luneconducteur dans la voie de gauche en maudit après le gars dans la lune qui roule à 100. Oui, ça m’arrive d’être la tortue dans la voie de gauche ; mes excuses. Une des choses que j’aime le plus dans la vie, c’est quand, malgré les rôles dans une situation donnée, par exemple client-serveur, le rapport passe à quelqu’unquelqu’un. Les personnages sautent, les costumes tombent, puis un lien humain se crée. Ç’a été le cas, pendant un bout, entre Nick, Linda et moi. Nick et Linda étaient des employés de Vincent sousmarins, rue Saint-Hubert. Matti McLean met en valeur la beauté du corps humain en le transformant en œuvre d’art. Son objectif est de peindre ses modèles d’une façon qui reflète leur personnalité et qui les fait sentir bien dans leur peau./VICTOR FERREIRA/LA PRESSE CANADIENNE NICK, LINDA ET MOI Linda servait, Nick cuisinait. Nick jouait de la spatule à sous-marin comme un chef d’orchestre. La viande, les oignons sautaient dans l’air comme un ralenti de pub. Et Linda, la charmante Linda. Une serveuse de casse-croûte qui a du métier, qui a du vécu. Qui de bon cœur allait parfois porter un grilled cheese au gars qui habitait en haut du resto, parce que la fin du mois était dure. Je les avais connus dans le temps où je faisais de la boxe, c’est-à-dire les trois mois où j’en ai fait. Le resto était sur le chemin du gym, j’y étais arrêté un soir, puis ça avait cliqué. Le lien a duré des années, de 14 ans à au moins 19 ans. Quand je passais par là et que je voyais qu’un ou l’autre, ou les deux, travaillaient, j’arrêtais. J’étais tellement souvent là, que parfois je restais avec eux après la fermeture du resto. Nick me laissait me faire des hot-dogs derrière le comptoir, et ça, ça me faisait Courrier des lecteurs La job qui tue Sous-marins Nick et Linda étaient des employés de Vincent sous-marins, rue Saint-Hubert. Linda servait, Nick cuisinait. Nick jouait de la spatule à sous-marin comme un chef d’orchestre. capoter ! Je me sentais privilégié, comme si j’avais accès aux coulisses d’un spectacle qu’on voit sur Broadway trois fois par semaine. Aujourd’hui, je ne sais pas du tout où ils sont rendus. Le ti-cul que j’étais est devenu un homme. Le temps a passé, mais je garde un souvenir soudé d’eux. De cette époque où, en ti-cul de quartier en roller blade, j’allais squatter une soirée chez Vincent, pour jaser avec Nick et Linda. Manger un six pouces, avec une frite et un Pepsi. Nick parlait fort, faisait des jokes de cul, parlait de ses histoires passées avec des femmes. J’aimais tellement faire rire Linda, qui me trouvait donc drôle. Un de Vous avez souvent entendu l’expression « la question qui tue ». Que pensez-vous de « la job qui tue » comme nouvelle expression qui pourrait servir d’outil aux fonctionnaires de l’assurance-emploi pour jeter à la rue d’honnêtes travailleurs ? La prémisse du gouvernement Harper dans sa réforme de l’assuranceemploi, c’est que des chômeurs s’assoient sur leurs prestations au lieu de chercher de l’emploi. Ça, c’est une réalité qui remonte au tout début de ce programme, et ç’a toujours été le boulot des fonctionnaires de veiller à éviter les abus. Mais aujourd’hui, on leur donne des armes pour s’attaquer surtout aux honnêtes chômeurs qui ont le malheur de travailler dans une industrie saisonnière. Ça ne prendra qu’un seul boulot, éloigné, mal payé et mal géré pour éliminer des dizaines de chômeurs qui auront soit refusé l’emploi, soit trop vite démissionné. L’emploi pourri par excellence, dans un dépotoir par exemple, où on voudrait envoyer un cuisinier qui survit grâce à l’industrie touristique. Mais un mauvais boulot, ça n’existe pas selon les nouvelles dispositions légales. Il n’y a que des paresseux, des lâches et des fraudeurs qui négligent de se disputer les emplois restants de qualité douteuse. Ou de s’acheter une auto pour parcourir un rayon de 100 km à la recherche de l’emploi de rêve à 70% de leur ancien salaire. Le gouvernement conservateur se félicitera une fois que chacun de ses fonctionnaires de l’assurance-emploi aura rapporté X millions par année à jeter à la rue des mes premiers publics. Aujourd’hui, je ne sais pas du tout où ils sont rendus. En tout cas, physiquement. Psychiquement, ils sont dans ma tête et y resteront à jamais. Si jamais vous lisez ce texte et si vous vous dites : « Hé, je le connais, Nick ! » ou : « Je la connais, Linda ! » passez-leur le journal, qu’ils lisent ces mots et sachent que le p’tit comique du Vincent sous-marins a tenu son bout. Il fait aujourd’hui ce qu’il n’arrêtait pas de leur répéter qu’il ferait plus tard : faire rire le monde. Salut, Nick et Linda. Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro. Des manifestants dénoncent la réforme de l’assurance-emploi annoncée par le gouvernement fédéral, à Rivière-du-loup./JACQUES BOISSINOT/LA PRESSE CANADIENNE centaines de familles des régions éloignées. Si vous n’êtes pas contents, quittez donc votre région pauvre et migrez vers les grandes villes ou vers les sables bitumineux de l’Alberta, où de meilleurs restants de job sont offerts. JEANNOT VACHON, QUÉBEC Maltais = Finlay ? À Québec, Maltais veut faciliter « l’intégration au Volume : 13 Numéro : 2 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél. : 514 286-1066 Téléc. : 514 286-9310 Imprimé par Transmag Distribué par Messageries de presse Benjamin Éditeur : Daniel Barbeau Éditeur adjoint : Yves Bédard Contrôleur : Bernard Roy Rédacteur en chef : Eric Aussant Directrice générale des ventes : Mélanie Labelle Directrices de l’information : Jennifer Guthrie (jour), Rachelle McDuff (soir) Directrice du marketing : Laure Barnouin Directrice des ventes locales : Carole Dallaire Directrice des ventes nationales et spécialisées : Martine Ménard Directrice de la distribution : Danielle Tessier Chef de pupitre : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée : Maxime Huard, Andréanne Chevalier, Josie Desmarais Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com Exclusif sur le web 15 vidéos originales de « Harlem Shake » 16 La folie « Harlem Shake » a commencé le 2 février, avec un clip absurde de DizastaMusic. Le phénomène est ensuite devenu viral. Métro a répertorié 15 vidéos qui sortent de l’ordinaire. LA LISTE DU LUNDI Saisir ce code pour obtenir l’article ! marché du travail » des personnes assistées sociales qui « bénéficient » d’un maigre surplus pour des raisons jusqu’ici considérées comme valables, par exemple le fait d’avoir plus de 55 ans ou d’avoir des enfants en bas âge. Les surplus de ces personnes seront coupés à partir de juin. À Ottawa, Finlay envoie ses « harpermacoutes » pour vérifier si les travailleurs saisonniers sont vraiment disposés à « intégrer le marché du travail » à plein temps. Deux gouvernements, deux attentions toutes particulières (et mesquines) aux personnes parmi les plus démunies de notre société. Deux opérations faites en catimini : à Ottawa, en glissant la mesure dans une loi mammouth ; à Québec, en diffusant la mesure dans la gazette officielle, régulièrement consultée par la dame de la rue Panet. À quoi correspondait alors la démarche à Ottawa de Maltais, la semaine dernière ? À une mascarade ? À une supercherie ? Ce sont, par ailleurs, deux gouvernements incapables de résister aux lobbies des plus riches, individus et compagnies, qui réussissent à éviter de payer leur « juste part ». NORMAND BREAULT
Rebelle rafle une dizaine de prix Écrans Cinéma. Une semaine après avoir quitté la soirée des Oscars les mains vides, le cinéaste québécois Kim Nguyen a probablement eu besoin d’un peu d’aide pour ramener tous les trophées qu’il a remportés au gala des Écrans canadiens. Il a fait une véritable razzia de statuettes, hier, à Toronto. La Nuit blanche se déroulait dans 123 sites de la ville./MÉTRO Kim Nguyen/FRANK GUNN/LA PRESSE CANADIENNE Courage « J’aimerais dédier ceci aux femmes du Congo, à leur force, à leur courage, à leur résistance. » Kim Nguyen, réalisateur de Rebelle Le long métrage Rebelle a complètement dominé le volet cinéma de ce premier gala, méritant une dizaine d’honneurs, dont ceux allant au meilleur film et au meilleur réalisateur. La jeune Rachel Mwanza est également montée sur scène pour accepter le prix réservé à la meilleure actrice, après avoir représenté Serge Kanyinda, absent, nommé meilleur acteur de soutien. Lors d’une cérémonie tenue en prélude du volet télévisé, Rebelle, connu en anglais sous le titre War Witch, avait été honoré dans les catégories de meilleur scénario, meilleur montage, meilleures images, meilleur montage sonore, meilleur son d’ensemble et meilleure direction artistique. En lice pour 12 prix, Rebelle n’a cédé que dans la catégorie de meilleur costume, devant le film québécois Laurence Anyways de Xavier Dolan, et dans celle des meilleurs effets visuels. Laurence Anyways a mérité un autre trophée, dans la catégorie de meilleur maquillage. Dans la catégorie de meilleur film, Rebelle a été préféré à cinq longs métrages, dont les œuvres québécoises Inch’Allah, Laurence Anyways et L’affaire Dumont. Dans la lutte au titre de meilleur réalisateur, Nguyen a notamment devancé Xavier Dolan et Bernard Émond, ce dernier pour Tout ce que tu possèdes. « Je suis vraiment touché », a déclaré Nguyen en recevant la statuette remise au meilleur réalisateur. Au moment où il foulait le tapis rouge en compagnie de Rachel Mwanza, le cinéaste québécois s’est dit heureux de pouvoir rendre hommage aux membres de son équipe, rappelant qu’il s’agissait d’un effort collectif. Nuit blanche. Une 10 e édition à succès Les organisateurs de la 10 e Nuit blanche, qui se tenait dans la nuit de samedi à dimanche dans le cadre du Festival Montréal en Lumière, qualifient l’événement de « grand succès ». Jusqu’aux petites heures du matin, les visiteurs pouvaient effectuer un périple culturel dans 123 sites répartis dans trois quartiers de la ville. Musique, théâtre, danse et littérature, entre autres, étaient au programme. L’an dernier, 300 000 visites avaient été comptabilisées. La chargée de projet Josiane Lapointe se réjouit de l’achalandage aux 185 activités présentées. LA PRESSE CANADIENNE RVCQ 17 « Ce qui est bien avec les Écrans canadiens et les Jutra, c’est que les membres de mon personnel reçoivent la reconnaissance qu’ils méritent », a déclaré Nguyen. « Il s’agit d’un effort d’équipe, et nous étions toujours en mode improvisation, toujours dans le moment présent. Pour que ça fonctionne, il faut une équipe qui travaille à l’unisson, et c’était vraiment le cas. » Le gala des Écrans canadiens, qui regroupe les anciens prix Genie et Gemini, honore le meilleur du cinéma et de la télévision d’ici. En lever de rideau, le premier prix de la soirée est allé au vétéran acteur américain James Cromwell, pour sa prestation dans Still Mine. Le prix de la meilleure actrice de soutien a été remis à Seema Biswas, pour Midnight’s Children. C’est le comédien Martin Short qui animait la soirée. LA PRESSE CANADIENNE Roméo Onze récompensé À l’occasion de la clôture des 31 es Rendez-vous du cinéma québécois, de nombreux prix ont été remis hier lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à la Cinémathèque québécoise. Huit films québécois, une œuvre franco-canadienne et une critique étudiante ont été récompensés. Le prix Gilles-Carles, décerné au cinéaste du meilleur premier ou deuxième long métrage de fiction, est allé à Ivan Grbovic pour le film Roméo Onze. Le prix du public, qui récompense le cinéaste du meilleur documentaire, a quant à lui été décerné à Lisa Sfriso pour À contre-courant. MÉTRO 3CULTURE À faire aujourd’hui Les Francouvertes Les soirées préliminaires du concours pour la relève musicale francophone se poursuivent ce soir avec trois candidates, Marie-Félixe, Sophie Chen et Leela, qui offriront chacune une performance pour se présenter au public. Présentement, c’est le groupe Les Hay Babies qui est au sommet du palmarès. Cabaret du Lion d’or 1676, rue Ontario Est infos : francouvertes.com 20 h



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :