Métro Montréal n°2013-03-01 week-end
Métro Montréal n°2013-03-01 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-01 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : un ex-dg de la Ville dit avoir eu les mains liées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MAXIME HUARD maxime.huard@journalmetro.com Avez-vous arrêté votre choix de circonscription à Mont réal en vue des prochaines élections ? La liste se rétrécit, et la décision devrait être prise incessamment. On a quelques comtés finalistes, mais je peux déjà vous dire que ça ne sera ni Westmount ni D’Arcy McGee. Songeriez-vous à prendre la place d’André Lamy, votre candidat d’Hochelaga-Maisonneuve qui a quitté à l’automne ? Ce n’est pas impossible du tout. À Hochelaga, la population est fortement souverainiste, et M. Lamy y a très bien fait considérant les moyens qu’on avait. Vu le contexte de gouvernement minoritaire à Québec, Option nationale serait-il prêt advenant un scrutin anticipé ? Si ça avait lieu demain, nous serions sans doute le parti le plus prêt. On vient tout juste de traverser une élection avec des candidats partout, même si on ne disposait d’à peu près aucun moyen. C’est nous qui serions les plus aptes à nous débrouiller facilement dans ce contexte-là, alors que les autres partis en sont à refaire leur financement, à rebâtir leurs troupes, etc. Anticipez-vous des changements à la plateforme d’ON en vue des journalmetro.com Week-end 1-3 mars 2013 JEAN-MARTIN AUSSANT Aux dernières élections, le parti souverainiste Option nationale (ON) a obtenu près de 2% de la faveur populaire. Il affiche maintenant deux fois plus d’intentions de vote dans les sondages et compte près de 8 000 membres, et ce, après un an et demi d’existence. Pas question pour son chef, Jean-Martin Aussant, de ralentir la cadence. À l’aube du congrès national du parti, ce week-end à Montréal, M. Aussant s’est entretenu avec Métro au sujet de sa candidature dans la métropole, de l’imminence d’un scrutin au Québec et des orientations du jeune parti. L’IDÉE AVANT LE PARTI prochaines élections ? Il y a quelques propositions d’amendements, mais aucun changement de cap en vue. La plateforme demeure aussi résolument souverainiste qu’elle l’est depuis le début : c’est ce qui amène le monde chez nous, donc ça m’aurait beaucoup étonné qu’on me propose d’adoucir le message. Est-ce que la décision d’indexer les frais de scolarité prise par le PQ au Sommet sur l’enseignement supérieur influencera les discussions au congrès d’Option nationale ? Notre plateforme propose la gratuité scolaire, et il ne risque pas d’y avoir d’amendement là-dessus. Il y a une unanimité au parti, peut-être pas chez l’ensemble des membres, mais chez les congressistes, que la gratuité scolaire balisée, c’est ce qu’il y a de mieux pour le Québec si on a une vision à long terme de l’économie et de la société. Un message clair « La première chose à faire pour ramener la ferveur souverainiste, c’est d’en parler. Si on a peur d’avoir une idée, elle avance rarement vite. Les souverainistes au pouvoir en ce moment ont peur de perdre des votes en parlant de souveraineté. C’est une abdication totale quant au leadership. » Jean-Martin Aussant, chef d’Option nationale Votre programme ratisse large (ressources naturelles, éducation, etc.) ; pensez-vous que votre insistance sur la souveraineté occulte une partie du message d’ON ? Certaines personnes essaient de nous dépeindre comme des extrémistes de la souveraineté, des fous furieux. Mais ce n’est pas un obstacle. Le principal obstacle d’ON est sa notoriété naissante. Sur les six millions d’électeurs québécois, une grande majorité ne sait pas encore exactement à quoi on correspond. Ils ont entendu le nom du parti, peut-être le mien… Mais les gens ne sont pas encore familiers avec la plateforme et ce qu’on représente. Ce qui est encourageant, c’est que, quand les gens nous découvrent, ils embarquent. L’ancien premier ministre Jacques Parizeau, qui vous a souvent appuyé dans les médias, prendra la parole durant votre rassemblement ce week-end. D’où vient cette proximité ? On est deux économistes, on a vécu et étudié en Grande- Bretagne et on a tous les deux travaillé dans un autre domaine avant de faire de la politique. Je ne veux pas parler pour lui, mais je crois qu’il apprécie le fait que nous parlons clairement et fortement de la souveraineté sans aucune concession. M. Parizeau n’a pas toujours bonne presse en raison de ses prises de position assez tranchées. Est-ce que cette proximité vous nuit davantage qu’elle vous aide ? On ne peut pas reprocher à M. Parizeau son manque d’honnêteté. On sait toujours ce qu’il pense, et j’admire ça. Je pense que les Québécois admirent ça aussi. M. Parizeau intervient toujours de manière constructive. Alors, quand un homme de sa stature dit dans les journaux que ON lui donne des raisons d’être optimiste par rapport à la souveraineté, c’est gratifiant. La question d’une union des forces souverainistes 06 DENIS BEAUMONT/MÉTRO reviendra-t-elle sur la table durant votre congrès ? Il n’y a pas de section spéciale du congrès réservée à ça, pour la simple raison que le PQ a fermé la porte. Il a le droit de ne pas vouloir collaborer avec les autres partis, mais je déplore le fait qu’il n’ait pas agi avec la souveraineté en tête. Si on faisait des collaborations ponctuelles, ce serait beaucoup plus intelligent que de tous y aller tête première. Vous critiquez souvent le fonctionnement du système politique au Québec. Que répondriez-vous à ceux qui vous accusent de jouer le jeu du système électoral en cherchant à vous entendre avec d’autres partis ? On veut contourner le système. Dans un contexte où les sympathisants de la souveraineté se divisent et où les fédéralistes se faufilent entre les deux, c’est un peu irréaliste de se fermer les yeux et de croire que le système actuel fonctionne bien. Il fonctionne mal dans une réalité à cinq partis, et la dynamique au Québec va dans le sens de l’accroissement du nombre de partis. Sur le web Lisez l’entrevue intégrale sur journalmetro.com.



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