Métro Montréal n°2013-03-01 week-end
Métro Montréal n°2013-03-01 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-01 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : un ex-dg de la Ville dit avoir eu les mains liées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com Week-end 1er -3 mars 2013 L’artiste espagnol Antoine Tavaglione présente son œuvre, qui sera exposée au Complexe Desjardins pendant le festival Art souterrain./YVES PROVENCHER/MÉTRO La ville souterraine, théâtre de l’art contemporain Montréal. Vous savez, ces corridors souterrains banaux que vous utilisez peut-être pour prendre le métro, sans trop regarder ce qui se passe autour de vous ? CAMILLE LAURIN-DESJARDINS camille.laurin-desjardins @journalmetro.com Eh bien, ouvrez les yeux à partir de demain, car plusieurs installations d’art contemporain enjoliveront ce réseau montréalais dans le cadre du festival Art souterrain. Quelque 120 œuvres multidisciplinaires et diversifiées – sculptures, projections, capsules, performances spontanées – seront à la portée du public pour une durée de 15 jours. Amener l’art contemporain dans la vie de tous les jours en l’intégrant à l’espace public, tel est l’objectif de ce festival qui en est à sa cinquième édition. C’est également l’occasion Parcours 7 Le parcours d’Art souterrain s’étend sur sept kilomètres. Il n’a ni début ni fin précis, mais des flèches au sol et sur les murs du réseau indiquent où se trouvent les différents pôles. pour les Montréalais de redécouvrir le réseau souterrain, croit Frédéric Loury, directeur général d’Art souterrain. « Les touristes parlent de la ville souterraine, alors que les Montréalais ignorent qu’il y a des passages assez étonnants », souligne-t-il. Ce lieu banal où des milliers de gens circulent pour aller travailler ou faire des courses devient donc propice à des expériences artistiques. « Et ce que j’aime bien, c’est que c’est souvent lié au hasard, relate M. Loury. Les deux tiers des individus qui sont là ne sont pas venus pour nous. Par accident, ils vont tout à coup être en contact avec une œuvre ; certains vont poursuivre leur chemin, d’autres vont s’arrêter. » L’art à l’honneur « Si, à l’issue du festival, on peut avoir un peu plus de fréquentation dans nos galeries et nos musées, la vocation d’Art souterrain aura un sens. » Frédéric Loury, directeur général d’Art souterrain Cette année, les œuvres d’artistes locaux, nationaux et internationaux qui décoreront le réseau souterrain répondront au thème du labyrinthe, autant pour faire référence aux multiples embranchements du réseau, dans lequel il est facile de se perdre, que pour évoquer le monde de l’art, en perpétuelle évolution. « Souvent, on est un peu perdu devant l’immensité de l’art contemporain, qui s’est délocalisé, décloisonné, explique Frédéric Loury. Le labyrinthe, c’est pour montrer que, même pour les spécialistes, c’est un défi de saisir toutes les nuances. » Barcelone sera également à l’honneur dans cette cinquième édition, puisqu’elle est la ville invitée par le festival. L’exposition sur la condition narrative, qui a été présentée au centre d’art contemporain La Capella dans la capitale catalane l’an dernier, a été adaptée par la commissaire Alexandra Laudo pour qu’elle convienne aux critères particuliers de l’espace public. Une dizaine de projets d’artistes espagnols seront exposés dans le Complexe Desjardins, dans de petites cabines rappelant l’expérience du cinéma. « Barcelone, c’est un peu comme une petite sœur pour Montréal, estime Frédéric Loury. C’est une ville qui défend beaucoup son identité culturelle et qui la fait rayonner au moyen d’actions fédératrices. C’est pour cette raison que je trouvais intéressant d’unir ces deux villes. » À l’occasion de la Nuit blanche, demain, un parcours spécial sera organisé, avec 200 médiateurs qui guideront les participants dans leur trajet. « Leur rôle est d’être de bons ambassadeurs de l’artiste et d’expliquer ce qu’on ne voit pas au premier regard », précise M. Loury. Comme le festival ne peut pas compter sur ces médiateurs durant 15 jours, des mises en lumière seront organisées pour les différents édifices qui abritent les œuvres. Chaque jour, un lieu différent sera à l’honneur, et des visites guidées seront organisées : des circuits pour les amateurs d’art, d’autres pour les familles, élaborés en fonction des différentes clientèles. « Nous voulons, par le côté ludique de notre présentation, séduire les individus qui ne fréquentent pas nécessairement les musées ou les galeries d’art, et les accompagner vers l’art contemporain », résume M. Loury. En effet, si beaucoup de place est accordée à la musique et au cinéma dans la métropole, ce n’est pas nécessairement le cas des arts visuels, constate-t-il. Quelques activités 40 En marge des installations artistiques, plusieurs activités sont proposées au public pendant la durée du festival. En voici deux exemples. Le public est invité à accrocher un souhait culturel aux branches du grand arbre de bois. Une carte postale est remise à chaque participant, avec l’adresse d’un inconnu. Après avoir écrit un mot, le nostalgique de la correspondance par la poste est invité à laisser son adresse pour se faire rendre la pareille. Infos Art souterrain Du 2 au 17 mars, dans le réseau souterrain montréalais Pour la programmation du festival, visitez artsouterrain.com. Pour voir la vidéo du montage endez-vous sur journalmetro.com.



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