Métro Montréal n°2013-03-01 week-end
Métro Montréal n°2013-03-01 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-03-01 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : un ex-dg de la Ville dit avoir eu les mains liées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tribune MARIE GRÉGOIRE MEMBRE DU CLUB DES EX À RDI journalmetro.com Week-end 1er -3 mars 2013 Modèle professionnel CECI N’EST PAS UNE RÉFORME Même après plusieurs semaines, le mouvement de protestation contre les modifications apportées au régime d’assuranceemploi ne s’essouffle pas. Des milliers de travailleurs se mobilisent au Québec et dans les Maritimes. Dorénavant, le travail saisonnier sera pénalisé. La ministre Finley ne cesse pourtant de dire que les modifications apportées à l’assurance-emploi ne représentent pas une réforme. Ces changements ne sont que le reflet de la mise en application de la réglementation… Cette semaine, Agnès Maltais s’est rendue à Ottawa à la tête d’une délégation. Sans surprise, les représentations de la ministre du Travail du Québec ne feront pas davantage bouger le gouvernement conservateur. Le Québec devrait changer de stratégie et prendre le gouvernement fédéral au mot. Puisqu’il ne s’agirait Le raton laveur fixe le photographe. Le photographe, avec la lentille de son appareil, fixe le raton laveur. Pas de doute, ce raton de Hambourg, en Allemagne, est en quête de vedettariat./SVEN HOPPE/AP pas d’une réforme, selon le gouvernement Harper, peut-être qu’il serait temps d’en réclamer une, une vraie. Pour donner, cette fois, la maîtrise d’œuvre aux cotisants, soit les employés et les employeurs. Il faut bien le dire, si une commission de l’assurance-emploi existe, elle a bien peu d’emprise sur sa destinée. En 1998, le ministre des Finances Paul Martin a modifié ses pouvoirs, s’attribuant ainsi la possibilité de fixer les primes. Bref, de jouer avec les cotisations des employés et des employeurs. Et Jim Flaherty n’a pas manqué d’invoquer des situations d’urgence pour faire de même. Ce n’est donc pas d’hier que les gouvernements tripotent l’assurance-emploi sans y mettre un sou. Le gouvernement a d’ailleurs profité des surplus de la caisse. On a évalué à 58 G$ les sommes perçues en trop Courrier des lecteurs « Condamné » à tendre vers la gratuité scolaire Assurance-emploi Ce n’est pas d’hier que les gouvernements tripotent l’assurance-emploi sans y mettre un sou. Le gouvernement a d’ailleurs profité des surplus de la caisse. entre 1994 et 2004. Dans un réel régime d’assurance, ces sommes auraient été redistribuées aux cotisants, en l’occurrence les travailleurs et les entreprises. Durant le règne libéral, la vérificatrice générale, Sheila Fraser, a levé la main à maintes reprises pour indiquer le malaise que lui causait l’utilisation des surplus. Il ne s’agit pas de faire une guerre de chiffres, mais bien d’appliquer des principes simples. Le premier devrait être de redonner une emprise aux cotisants. Il faut aussi sortir l’assurance-emploi du périmètre comptable et en faire un programme Pour un juriste internationaliste, il est toujours un peu surprenant, quand la question des frais de scolarité est abordée, de voir à quel point le respect du droit international est pratiquement absent du débat. Perçu comme une variable négligeable par plusieurs observateurs et citoyens, le respect du droit international nous semble, au contraire, bien pertinent dans le contexte « post-printemps érable » et dans le prolongement du Sommet sur l’éducation. Dans l’ordre juridique international, les normes relatives au droit à l’éducation sont pour le moins claires quant à l’obligation des États de tendre progressivement vers la gratuité. L’article 13 du Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) prévoit à son paragraphe 2 que « les États parties au présent Pacte reconnaissent qu’en vue d’assurer le plein exercice de ce droit [à l’éducation] : [l]’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité. » Bien que ce soit le Canada qui ait ratifié ce traité et que ce soit ce dernier qui soit juridiquement lié par son respect au plan international, le gouvernement du Québec s’est lui-même déclaré lié, par décret, au PIDESC le 21 avril 1976. Or, dans ce décret, il a donné son consentement à ce que le Canada y adhère et n’a pas demandé à celui-ci de formuler de réserve. En sa qualité d’organe de contrôle chargé de la mise en œuvre du PIDESC, le Comité sur les droits économiques, sociaux et culturels autonome qui favoriserait davantage la formation. À défaut de rapatrier la caisse de l’assuranceemploi au Québec, une vraie réforme commanderait le courage politique de sortir de la dynamique actuelle, qui met l’accent sur la chasse aux fraudeurs, et de passer à une optique de responsabilisation des milieux concernés. Cela serait beaucoup plus structurant pour l’économie, mais aussi pour les travailleurs. Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro. Le Sommet sur l’éducation supérieure aurait été l’occasion de rappeler l’obligation internationale du Québec d’instaurer progressivement la gratuité scolaire, affirme un de nos lecteurs./PAUL CHIASSON/PC de l’ONU a eu l’occasion de définir ce que signifiait le terme « gratuité » au sens de l’article 13. Ainsi, dans son Observation générale n o 13 adoptée en 1999, le Comité onusien déclarait que « [l]’expression « instauration progressive de la gratuité » signifie que les États doivent certes donner la priorité à la gratuité de l’enseignement primaire, mais qu’ils ont aussi l’obligation de prendre des mesures concrètes en vue d’assurer à terme la gratuité de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur ». Il va de soi qu’en période Volume : 12 Numéro : 328 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél. : 514 286-1066 Téléc. : 514 286-9310 Imprimé par Transmag Distribué par Messageries de presse Benjamin Éditeur : Daniel Barbeau Éditeur adjoint : Yves Bédard Contrôleur : Bernard Roy Rédacteur en chef : Eric Aussant Directrice générale des ventes : Mélanie Labelle Directrices de l’information : Jennifer Guthrie (jour), Rachelle McDuff (soir) Directrice du marketing : Laure Barnouin Directrice des ventes locales : Carole Dallaire Directrice des ventes nationales et spécialisées : Martine Ménard Directrice de la distribution : Danielle Tessier Chef de pupitre : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée : Maxime Huard, Andréanne Chevalier, Josie Desmarais Journaliste-pupitreur Monde : Charles-Eric Blais-Poulin Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com Exclusif sur le web 18 Remplaçons les bagarreurs Dans un monde de plus en plus conscient des dangers des dommages au cerveau, les bonzes du hockey devront bien comprendre qu’avoir deux hommes qui tentent de se défoncer le crâne à coups de poing n’est pas la meilleure idée. Non ? LE BLOGUE BRASSE-CAMARADE PAR MATHIEU HORTH GAGNÉ Saisir ce code pour obtenir l’article ! de crise économique un État libre et démocratique peut s’accorder une marge de manœuvre et tendre moins ostensiblement vers la gratuité. Politiquement, il importe de rappeler que les mesures d’indexation annoncées par le gouvernement du Québec sont clairement moins attentatoires que celles annoncées par le gouvernement Charest en 2011. Cela dit, il n’en demeure pas moins que le Sommet aurait notamment dû être l’occasion d’un débat plus approfondi sur cette question et surtout l’occasion de rappeler sans ambiguïté notre obligation internationale d’instaurer progressivement la gratuité scolaire au niveau post-secondaire. Or, si, selon plusieurs observateurs, elle n’est pas possible à très court terme, en raison de difficultés économiques ou du contexte nord-américain, elle est certainement envisageable à moyen ou à long terme à condition qu’elle s’inscrive dans un programme politique progressiste et respectueux de nos engagements internationaux. Qu’il le veuille ou non, à moins de revenir sur sa parole et ses engagements, le Québec est « condamné », pour ainsi dire, à instaurer progressivement la gratuité. FRANÇOIS ROCH, PROFESSEUR DE DROIT INTERNATIONAL PUBLIC, DÉPARTEMENT DES SCIENCES JURIDIQUES, UQAM



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