Métro Montréal n°2013-02-27 mercredi
Métro Montréal n°2013-02-27 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-02-27 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 12,3 Mo

  • Dans ce numéro : Benoît XVI fait ses adieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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S&P/TSX 12 656,33 TSX Crois 1 131,09 Nasdaq 3 129,65 S&P 500 1 496,68 +0,04% -0,87% +0,43% +0,59% Y a-t-il de la place pour Car2Go à Mon- STEPHANE. ROLLAND @TC.TC PRIMEUR. Le marché montréalais n’est pas trop congestionné pour les véhicules libre-service de Car2Go, assure l’entreprise allemande, qui fait des démarches auprès de la Ville pour obtenir des places de stationnement. Tous ne partagent pas cet avis. « Nous savons que vous avez un service d’autopartage traditionnel [Communauto], que vous avez le BIXI et d’excellentes sociétés de transport en commun, répond Katie Stafford, responsable des communications de Car2Go. Nous croyons que notre offre est complémentaire et qu’elle s’intègre bien aux autres services. » Car2Go fait du lobbying auprès de la Ville de Montréal pour obtenir des permis de stationnement, révélait LesAffaires.com jeudi dernier. Car2Go est une filiale du constructeur automobile allemand Daimler, qui possède les marques Mercedes- Benz et Smart. Elle est présente dans une vingtaine de villes européennes et nord-américaines, notamment à Vancouver, Calgary et Toronto. Le « libre-service » de Car2Go diffère un peu de l’« autopartage » de Communauto. Le concept de l’entreprise allemande ressemble à celui du BIXI. L’utilisateur peut emprunter les automobiles sans réservation et sans Le financement à 0% d’intérêt pour l’achat d’une automobile existe-t-il vraiment ? La Cour supérieure du Québec vient d’autoriser un recours collectif sur cette question. En décembre 2001, Ange Marie Bourdages a acheté une Chrysler Neon 2002 au prix de 19 765 $ plus taxes et frais. Elle s’est prévalue du financement à 0% d’intérêts offert par Chrysler. Six mois plus tard, M me Bourdages voit dans un journal une publicité annonçant le même véhicule à un prix « substantiellement » moins élevé. Elle téléphone au concessionnaire pour obtenir des explications. Celui-ci lui indique que les clients qui payent comptant ont droit à un rabais de 3 000 $. Compte tenu de ce supplément de 3 000 $, M me Bourdages et ses avocats, Fredy Adams et Gilles obligation de les rapporter au même endroit Depuis ses bureaux d’Austin, au Texas, M me Stafford a précisé, au cours d’une entrevue téléphonique, que le projet de s’implanter à Montréal en est à ses débuts. Elle n’a pas voulu s’avancer sur le moment où il serait lancé. « En moyenne, Car2Go emploie une dizaine de personnes par ville, dit-elle. Son parc automobile peut être formé de 200 à 1000 véhicules. » Suffisamment de place ? Laval Bilodeau, président du Regroupement des propriétaires de taxis de Montréal, ne voit pas d’espace vacant pour un nouveau joueur. « Déjà, il n’y a pas de place pour stationner les taxis, déplore-t-il. Dans certains endroits achalandés, nos membres s’exposent au risque de recevoir une contravention ou ils doivent tourner en rond sans passager. Nous n’appuierons pas cette démarche. » La Ville devrait réfléchir avant d’accorder les permis à Car2Go, croit Florence Junca-Adenot, professeure d’urbanisme de l’ESG UQAM. « Il n’y a pas d’intérêt pour les clients ou pour la société », tranche celle qui a dirigé l’Agence métropolitaine de transport de Montréal (AMT) de sa création, en 1996, à 2003. « Il n’y a pas d’intérêt à affaiblir Communauto, l’organisme qui fonctionne le mieux dans ce domaine-là lorsqu’on regarde à ce qui se fait dans les autres métropoles, précise-t-elle. Financement d’une auto à 0% : un recours collectif est autorisé Gareau, calculent que le taux d’intérêt réel n’est pas de 0%, mais plutôt de 13,8% par année pour la période de 59 mois prévue dans le contrat de financement. Une première tentative de recours collectif sur cette question avait échoué en septembre 2009 après sept ans de procédures. La requête de M me Bourdages a été déposée en novembre 2006. Dans une décision rendue la semaine dernière, le juge Yves Poirier a autorisé le recours contre Chrysler ainsi que deux autres visant Ford et Mitsubishi. Les consommateurs à qui pourraient profiter les recours sont ceux qui ont acheté un véhicule Chrysler ou Ford entre le 4 novembre 1999 et le 18 février 2003 ou un véhicule Mitsubishi entre le 6 mars 2004 et le 18 février 2013. LA PRESSE CANADIENNE On a une PME qui a développé un service communautaire qui marche bien et qui est intégré à l’offre de transport collectif et actif. Si on veut essayer le libre-service, qu’on le fasse avec Communauto. Qu’il [Car2Go] s’essaie ailleurs, là où il n’y a pas de service. » En temps normal, l’arrivée d’un concurrent est de bon augure pour les consommateurs puisque cela exerce une pression sur les prix et qu’on diversifie les services, admet M me Junca-Adenot. Sauf que, dans ce cas, Communauto limite son pouvoir monopolistique avec ses ententes avec les taxis et les sociétés de transport en commun. De plus, la professeure juge que le tarif de 0,38 $ la minute de Car2Go est élevé. Communauto reste sereine Communauto ne craint pas d’avoir Car2Go dans son angle mort. Les activités des deux entreprises ne sont pas de même nature, soutient Marco Viviani, son directeur des relations publiques, qui évoque les mêmes différences que la porte-parole de son concurrent, Katie Stafford. Si l’automobile libre-service devait prendre d’assaut les rues de la métro pole, Communauto croit qu’elle a une longueur d’avance sur son concurrent. Elle fait des démarches depuis le printemps 2011 afin de développer une offre « libre-service ». La décision est cependant difficile à rendre, car plusieurs éléments doivent être pris en Le chiffre du jour 100 Apple a accepté d’accorder plus de 100 M$US en crédits dans la boutique iTunes afin de régler une poursuite intentée contre le fabricant des iPhone et iPad parce qu’il avait chargé des frais de manière inappropriée à des enfants jouant sur des appareils mobiles. UN DOLLAR CANADIEN 0,974 $ US 0,746 € considération, notamment l’impact sur les propriétaires de taxi. « La Ville n’est pas prête à nous répondre », Le Roccabella démarre Le Roccabella sera la première des quatre tours de condos projetées devant le Centre Bell à sortir de terre. Son promoteur, MC Financ,e de Giorgio Tartaglino, a confirmé que « la machinerie arrive ce lundi [4 mars], et la pelle commencera à creuser le lendemain », assure-t-on. UNE ONCE D’OR 1 590 $ US Travaux chez Ubisoft Montréal Ubisoft effectuera des travaux de réaménagements majeurs à ses bureaux du boulevard Saint-Laurent. C’est la proposition de la firme d’architecture montréalaise Lemay qui a été choisie pour guider le chantier. L’annonce a été faite hier après-midi aux 2 000 employés montréalais de l’entreprise. LE BARIL DE PÉTROLE 92,60 $ US Si l’automobile libre-service devait prendre d’assaut les rues de la métro pole, Communauto croit qu’elle a une longueur d’avance sur son concurrent potentiel Car2Go. PHOTO : ARCHIVES MÉTRO L’EXPRESS ÉCONOMIQUE 10 commente M. Viviani, joint à Paris où l’entreprise québécoise tente de percer le marché. Desjardins glisse au classement La Caisse centrale Desjardins a glissé de sept positions au palmarès des institutions financières les plus sûres au monde dressé par le magazine Global Finance. Desjardins passe au 23 e rang. C’est la Banque TD qui mène parmi les banques canadiennes. Elle occupe le 11 e rang.
Tribune RENÉ VÉZINA CHRONIQUEUR AU JOURNAL LES AFFAIRES ET ANIMATEUR DE L’ÉMISSION DÉFICIT ZÉRO Allons-nous vivre le jour de la marmotte à la sauce Québec ? L’épineuse question des droits de scolarité universitaire vient de rebondir de façon spectaculaire en marge du Sommet sur l’enseignement supérieur. Et on se demande déjà si la polémique ne mènera pas à une reprise du « printemps érable ». Mais l’attention consacrée à cette fichue question des frais en occulte bien d’autres, notamment celle, plus large, de l’endettement et des sacrifices qui en découle. Là est le véritable enjeu. Parlez-en aux gens qui veulent retourner aux études et qui réalisent à quel point il leur faudra travailler dur pour réaliser leur rêve sans pour autant faire basculer leurs finances. C’est ce que veut faire Olivier, 35 ans, père de deux enfants, dans l’épisode de Déficit Zéro diffusé ce soir. En principe, il devrait être heureux de son sort. Il gagne un bon salaire comme analyste en énergie dans un organisme sans but lucratif et son travail est intéressant. Mais il y a quelques années, RETOURNER AUX ÉTUDES SANS SE RUINER Courage Après avoir goûté aux joies d’une paie régulière, il faut du courage, voire de l’abnégation, pour renouer avec la vie plus frugale d’étudiant. il a abandonné ses études universitaires avant d’avoir obtenu son baccalauréat. Cet inachèvement a fini par lui peser. Il a donc décidé de retourner aux études pour boucler la boucle avec, en parallèle, l’objectif de décrocher ensuite un emploi encore plus satisfaisant et mieux rémunéré. Mais il n’y a que 24 heures dans une journée. Si on veut maintenir un niveau de revenu acceptable, il faut se contenter d’études à temps partiel. Olivier va devoir faire le calcul. Mais il se rend compte que les finances familiales vont écoper d’une façon ou d’une autre. L’enjeu est clair : comment peut-il terminer ses études sans déséquilibrer sa vie et celle de ses proches ? C’est une question que se posent des milliers de personnes au Québec. Les Le site de l’Autorité des marchés financiers vous offre de l’information neutre et objective sur les produits et services financiers ? LAUTORITE.QC.CA décrocheurs sont encore très nombreux, malgré tout les efforts faits pour convaincre les jeunes de terminer au moins leur secondaire. Et dans les faits, on décroche à tous les niveaux, jusqu’à l’université, en se disant souvent qu’on saura bien rembarquer dans le train le moment venu. Oui, mais… après avoir goûté aux joies d’une paie régulière, il faut du courage, voire de l’abnégation, pour renouer avec la vie plus frugale d’étudiant. Il existe quand même différentes méthodes pour amoindrir le choc causé par la baisse de revenus qui en découle. Une des plus intéressantes, même si elle est moins connue, consiste à utiliser le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP). Celui-ci permet de retirer 10 000 $ par année de son REER, jusqu’à concurrence de 20 000 $, sans aucun impact fiscal. On doit ensuite le rembourser en 10 ans. Vient cependant un temps où le recours au crédit est quasi inévitable. Le statut d’étudiant permet par exemple d’obtenir théoriquement une marge de crédit à des conditions plus avantageuses. Cela dépend des institutions financières. Si ses revenus antérieurs étaient modérés, on peut aussi tenter d’obtenir un prêt gouvernemental, dans le cadre du programme d’aide financière aux études. Évidemment, dans ces derniers cas, il en résulte forcément un endettement qui risque de devenir embêtant. Voilà pourquoi l’appui financier de ses proches peut être précieux, s’ils en ont les moyens. Un employeur compréhensif peut lui aussi donner un coup de main, surtout s’il réalise qu’il a de bonnes chances de pouvoir ensuite compter sur un employé encore plus compétent et efficace. Mais encore faut-il un programme d’études qui convienne vraiment à ses Liens utiles 11 En vue d’un retour aux études : à l’entreprise : http://emploiquebec.net/entreprises/formation http://www.cra-arc.gc.ca aux études : http://www.afe.gouv.qc.ca aspirations. La décision sera stratégique, comme le montage financier qui l’accompagnera. Olivier rêve aux portes qui vont un jour s’ouvrir, tout en voyant celles qu’il lui faut pour l’instant fermer. Quelle direction prendra-t-il ? Comment vivra-t-il avec ses choix ? Déficit zéro René Vézina donne un coup de pouce à des gens aux prises avec des problèmes financiers : mercredi à 19 h 30 à Télé-Québec.



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