Métro Montréal n°2013-02-26 mardi
Métro Montréal n°2013-02-26 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-02-26 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : la place des Nations mise sur la liste des sites menacés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Tribune SYLVAIN MÉNARD ANIMATEUR AU 98,5 FM journalmetro.com mardi 26 février 2013 Le printemps dernier, quand la violence claquait aux quatre coins du centreville, on a été surpris par le comportement pour le moins excessif de certains policiers lors des manifs. En même temps, on se disait que le contexte ne devait vraiment pas être évident. À force de te faire tirer des cailloux par la tête et de te faire cracher dessus, il est en effet possible que les plombs finissent par te sauter dans la tête. Vu la situation particulière, on a préféré parler de certains événements isolés. Ensuite, il y a eu la fameuse vidéo mettant en vedette le Matricule 728 et son inséparable cannette de poivre. Ouille, pas fine la dame. Mais bon, dans un corps policier aussi imposant que celui de la SPVM, on s’est dit qu’il pouvait y avoir quelques têtes chaudes. La sienne était brûlante. On a alors parlé d’une façon d’agir qui tenait de la « vieille police ». Un cas isolé. Un autre... Ensuite, Madame 728 en a remis. Avec « des crisses de crottés de gratteux de guitare ». Ces qualificatifs étaient les siens. Une fois de La propreté avant tout Deux pélicans blancs nettoient leur plumage dans leur enclos au zoo de Francfort, en Allemagne./NICOLAS ARMER/AP PLUSIEURS ÉVÉNEMENTS ISOLÉS... plus, l’événement a été filmé et diffusé. Heureusement, sinon, on ne l’aurait jamais su. Le dérapage de la policière est finalement devenu un cas tellement isolé qu’au bout du compte, c’est ce qu’on a dû faire. L’isoler. Tout cela nous mène à la semaine dernière, aux quatre policiers de la région de Trois-Rivières qui ont été pris par une caméra de surveillance en train de tabasser un présumé voleur de pharmacie. Bing bang, une volée de coups de poing sur la gueule avec, en prime, un service de coups de pied dans le ventre. Même le directeur de la Sécurité publique de la ville s’est dit ébranlé par ce qu’il a vu. L’aurait-il été autant si l’incident n’avait pas été capté et diffusé ad nauseam ? On ne le saura jamais. Le chef a également ajouté que « l’ensemble des policiers qui regardent ces images ne sont probablement pas très fiers ». Ce qu’il faut donc comprendre, c’est qu’il s’agit une fois de plus je vous le donne en mille – d’un cas isolé. Encore et toujours... Loin de moi l’idée de vouloir passer tous les agents Courrier des lecteurs Idées pour le sommet ? Cette lettre réagit à la chronique de Patrick Déry publiée dans cette page jeudi dernier. J’ai été outré par la démagogie dont vous avez fait preuve dans votre chronique. Sans repasser par la liste complète, relevons ceci : dans votre point 1, vous établissez un lien entre les « futurs riches » et « investir massivement dans le décrochage scolaire ». Comme s’il était impossible d’imposer les « futurs riches » quand ils seront riches, via l’impôt ? Comme si l’argent que les familles allaient payer aux recteurs représentait une économie pour l’État ? Et que le gouvernement allait investir cet argent dans le décrochage scolaire ? On sait qu’entre 2007 et 2012, alors que les frais de scolarité ont augmenté de 30%, la part de l’enseignement (qui n’occupent déjà que la troisième place dans les budgets des universités) a diminué au détriment de l’immobilier (première dépense) et surtout… de la « gestion ». Sans compter que la Violence policière Les power trips, même ceux qui échappent au public, ne devraient jamais être passés sous silence. de police à la moulinette. Ça serait trop injuste pour ceux et celles qui n’abusent pas de leur pouvoir. Sauf qu’en attendant, pas si naïf quand même, j’aimerais bien que l’on poursuive le ménage entrepris à l’intérieur des troupes. Pas juste en mettant de côté les éléments subversifs quand ils se font pincer sur le fait par des caméras, mais en rappelant aux officiers qu’ils font partie d’un tout. Un tout qui s’appelle notre monde. Le mien, le vôtre, le nôtre. Un monde où les power trips, même ceux qui échappent au public, ne devraient jamais être passés sous silence. Ces cas isolés le sont de moins en moins... Parlant de vieilles manières de faire dans les forces constabulaires, regardez ce qui s’est passé il y a quelques jours entre le nouveau maire Applebaum et le président de la Fraternité somme astronomique de 1 G$, que vous sortez de votre chapeau, est loin même de l’augmentation de 82% de Charest. Pour ce qui est du salaire des recteurs, bien sûr que c’est une « goutte d’eau ». Le problème n’est pas là. Il s’agit de : 1) l’ensemble des conseils d’administration (vice-recteurs, doyens, etc.) ; 2) des primes de logement, de déplacement, de « rendement », de départ, des pensions, des voyages à l’étranger (comme au Brésil) pour recruter des étudiants étrangers et autres bonus en tous genres de ce beau monde ; 3) de la gestion désastreuse de plusieurs d’entre eux (Îlot Voyageur, gare de triage, 1420, Mont-Royal, hôpital universitaire de McGill, etc.) ; 4) du fait que ces montants ont tous été indécemment augmentés, année après année, au moment même où les recteurs exigent une plus forte contribution financière, à la fois des familles et de l’ensemble des contribuables. Quand on demande des sacrifices aux autres, il faudrait au moins donner l’exemple et non s’en des policiers de Montréal, le sympathique Yves Francœur. Celui-là même qui avait refusé de commenter l’évidence dans le dossier de l’agent 728, justement. Prônant le statu quo pour l’horaire de travail de ses membres, Francœur a promis au maire que « la marde allait pogner » s’il ne répondait pas favorablement à son ultimatum. Applebaum ne l’a pas pris et a dénoncé cette forme d’intimidation. Francoeur a rétorqué que, par le passé, des conversations aussi viriles avec d’autres politiciens étaient demeurées confidentielles. Psst, M. Francœur, c’est pas parce que votre attitude de goon fonctionnait avant que ça doit rester ainsi pour toujours, vous savez. Allez, donnez l’exemple à vos membres... Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro. mettre plein les poches. PIERRE LAGASSÉ, SAINT-BASILE-LE-GRAND À vous et à votre journal À vous qui, dans quelques minutes, laisserez votre journal sur le banc du métro une fois arrivé à votre destination, je vous dis merci. Merci de ne pas jeter votre journal par terre. Merci de penser à moi, alors que je pourrai profiter de la lecture de votre journal au moment où je prendrai possession de votre banc à la station suivante. Ironiquement, merci, car je pourrai même profiter de la lecture de ce texte que j’ai moi-même écrit, question de m’assurer que j’ai été publié. Malheureusement, ça ne se passera pas ainsi. J’ai déjà tout ce qu’il me faut pour m’occuper jusqu’à ma destination et, pour tout vous dire, tout ce dont j’ai besoin lorsqu’un siège se libère, c’est qu’il soit libre. Puisque j’aime bien conserver mes pantalons propres et que mes mains seront pleines, vous me forcerez alors à manquer à une règle élémentaire de civisme. Volume : 12 Numéro : 325 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél. : 514 286-1066 Téléc. : 514 286-9310 Imprimé par Transmag Distribué par Messageries de presse Benjamin Éditeur : Daniel Barbeau Éditeur adjoint : Yves Bédard Contrôleur : Bernard Roy Rédacteur en chef : Eric Aussant Directrice générale des ventes : Mélanie Labelle Directrices de l’information : Jennifer Guthrie (jour), Rachelle McDuff (soir) Directrice du marketing : Laure Barnouin Directrice des ventes locales : Carole Dallaire Directrice des ventes nationales et spécialisées : Martine Ménard Directrice de la distribution : Danielle Tessier Chef de pupitre : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée : Maxime Huard, Andréanne Chevalier, Josie Desmarais Journaliste-pupitreur Monde : Charles-Eric Blais-Poulin Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com Exclusif sur le web Un chef à la cabane : un incontournable à Télé-Québec 14 Je le répète encore une fois : je cuisine très peu. Je n’écoute donc pas beaucoup d’émissions de cuisine. Par contre, j’aime beaucoup celles que propose habituellement Télé-Québec (À la di Stasio, Curieux Bégin). Pourquoi ? Parce que la cuisine n’est qu’un prétexte à des rencontres intéressantes et à la transmission du savoir. LE BLOGUE TÉLÉ PAR ANNIE FORTIN Saisir ce code pour obtenir l’article ! Saisir ce code pour obtenir l’article ! Vous avez compris, c’est moi qui jetterai votre journal par terre. Heureusement, il n’est pas trop tard pour m’éviter ce problème puisque votre journal est encore entre vos mains, vous êtes en train de me lire ! En personne intelligence que vous êtes, vous conserverez donc votre journal, et vous le déposerez dans les bacs de récupération situés à la sortie du métro. Une dernière fois merci. Ce ne sont pas tous les gens qui aiment faire don de leur journal comme vous qui lierez ce texte, soit par choix, soit par désoeuvrement. Je suggère alors cette petite campagne publicitaire aux gestionnaires de la STM : une affiche représentant un banc libre où un journal sans propriétaire a été déposé, avec la mention : « Je suis un banc et non une poubelle. » PIERRE GRATTON, MONTRÉAL L’actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com
31 e 17 h 45 | Cineplex Odeon Quartier Latin 15 Le yin et le yang Expressions Mariage des cultures Un peu surprenant, sur la Musique. Elle est le chanson Poisson d’abysse, d’entendre Gaële susurrer, point commun entre de sa voix chaude à l’accent français : « La lumière, Marie-Pierre Arthur, je m’en crisse... » Mais il ne David Usher, Jipé Dalpé faut pas oublier que Gaële et Damien Robitaille, habite la Belle Province depuis 13 ans déjà. entre autres. Et en plus « Pour l’anecdote, je de prêter sa plume à sacrais déjà beaucoup en France – au grand dam tant d’autres, Gaële de mes parents ! avoue la lance maintenant chanteuse. Je suis assez Télescope, son impulsive et, quand il faut que ça sorte, il faut que troisième disque à elle. ça sorte. Et au Québec, ce que j’ai adoré, c’est que les mots pour dire ton JESSICA intention de colère ou de ÉMOND-FERRAT joie intense, sont beaucoup j.emond-ferrat@journalmetro.com plus flagrants et représentatifs qu’en France. Alors, Haut-Savoyarde d’origine, Québécoise d’adoption ; solitaire qui quand je suis arrivée, c’est adore les collaborations ; à la fois la première chose que j’ai nostalgique et positive ; tantôt mise dans mon vocabulaire. Ce n’est pas pour être parolière pour d’autres artistes, tantôt interprète des mots des vulgaire ou quoi, parce autres... Le moins qu’on puisse que ça va plus avec une dire, c’est que Gaële n’est pas intention ou une émotion. étrangère aux contrastes. Et Sur ce disque, je voulais cette dualité qui la caractérise arriver à avoir une plume dans plusieurs sphères de sa plus précise, plus directe. vie, elle a décidé de l’exploiter Alors, quand je chante : « la à fond sur son troisième album, lumière, je m’en crisse », Télescope. Un disque avec le deuil « Au départ, ce qui m’intéresse le plus en écrivant pour les autres, c’est le jeu du caméléon. Regarder la personne qui va c’est qu’il n’y a aucune comme trame de fond, mais chanter, voir c’est quoi son parcours, son bagage, ce qui lui rentre dans la bouche comme mots, comme musique, autre expression qui le dise qui n’en est pas moins lumineux. « Plutôt que de me justifier collaboration : s’oublier », explique Gaële, qui a écrit des pièces pour plusieurs artistes dernièrement./YVES PROVENCHER/MÉTRO ce qui la fait vibrer ? Parce qu’au final, la chanson va lui appartenir, c’est elle qui va la porter, la livrer. Et c’est ça la aussi bien. » J. É.-F. d’avoir toutes ces facettes, je dirais que je l’ai beaucoup plus pointe le bout du nez, celle-là ! » C’est entourée notamment Donnant, donnant assumé », explique l’artiste à Et c’est de façon toute féminine que Gaële se fait interprète et Antoine Gratton, qui signe de Dalpé, Perreau, Pierre Fortin l’accent chantant. Assumé tout d’abord par « Écrire pour les autres m’a donné des clés pour sur deux chansons écrites ou les arrangements de cordes, le choix de son co-réalisateur, savoir quoi écrire pour moi. Plus tu cours, plus co-écrites par des collaborateurs masculins : le slameur Soda jeudi soir, dans le cadre que Gaële se produira au Club Pierre Fortin (Gros Mené). « On tu as de l’endurance ; plus tu écris, plus tu sais ce est un peu le yin et le yang, David Goudreault, derrière les de Montréal en lumière. « Ça lui et moi, fait-elle remarquer. que tu veux dire et comment tu veux le dire. » Gaële paroles de Je t’aime toi, ainsi que fait des années que j’ai en tête On avait déjà joué ensemble YannPerreau et Jipé Dalpé, un spectacle où les gens plongeraient dans l’univers un peu sur mon précédent album, et une voix plus introspective, beaucoup de barrières, j’étais qui signent respectivement le quand je lui ai fait écouter mes plus profonde... quelque chose une jeune fille en floraison, texte et la musique d’Attends corps et âme, dit-elle. Les chansons, je les ai écrites beaucoup nouvelles chansons, il avait d’intime, de féminin. » mais encore un peu verte. » pas. « Avant d’écrire mes propres déjà une direction bien claire Et dans ce mariage entre la Diamant de papier (2010) mots, j’ai chanté beaucoup les dans l’idée de les présenter et en tête, un regard neuf sur ce culture rock garage du Québec l’a trouvée « complètement chansons des autres, et retomber dans mes souliers d’inter- là, je vais me payer la traite ! » de les chanter sur scène. Alors que je faisais. Ç’a été très facile et la chanson à texte de France immergée dans le bassin d’artistes qui [l]’entouraient », pourprète, ça fait tellement du bien, comme collaboration. Il vient qu’elle affectionne aussi, Gaële du gros rock du Lac-Saint-Jean, a trouvé « un son qui lui ressemble », assure-t-elle : « C’est comme si j’avais trouvé mon dit à Yannet Jipé : « Les gars, suit-elle. « Avec Télescope, c’est s’enthousiasme l’artiste. J’avais Infos donc il a apporté une couleur très particulière, avec des du Gaële, ça ne pourrait pas regard sur le monde qui m’entoure. Une vision beaucoup prète se fasse aller le cœur et Télescope j’aimerais vraiment que l’inter- drums très groundés, quelque être plus moi. Cockpit, en 2007, chose de très masculin, de tribal, d’ancré dans le sol. Moi, je l’impression que les gens vou- femme en moi a fini par jaillir quelque chose. » Ils ont mis trois En magasin dès aujourd’hui c’était un peu ce que j’avais plus personnelle qu’avant. La la voix, alors écrivez-moi donc suis venue compléter ça avec laient de moi ; je m’étais mis aussi – j’avais hâte qu’elle se ans, mais ils l’ont fait. » Aujourd’hui L’AFFAIRE DUMONT RENDEZ-VOUS AVEC LES JUTRA En présence du réalisateur Podz et des artisans du film 19 h 45 | Cineplex Odeon Quartier Latin Demain 21 FÉVRIER > 3 MARS ALPHÉE DES ÉTOILES de Hugo Latulippe RENDEZ-VOUS AVEC LES JUTRA En présence des artisans du film 3CULTURE À faire aujourd’hui Ivy Dans le cadre de Montréal en lumière, le slameur Ivy présente en première montréalaise les pièces de son dernier album, Hors des sentiers battus, paru l’an dernier. Il sera pour l’occasion accompagné de huit musiciens, dont un quatuor à cordes, et des 30 choristes de la chorale du Gesù. Gesù 1202, rue de Bleury infos : 514 861-4378 20 h CONSULTEZ L’HORAIRE COMPLET RVCQ.COM BILLETS EN VENTE



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