Métro Montréal n°2013-02-22 week-end
Métro Montréal n°2013-02-22 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-02-22 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 18,2 Mo

  • Dans ce numéro : il y aura du sompostage dans Saint-Michel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com Week-end 22-24 février 2013 Cette semaine aux Oscars, on craque pour... 1The Invisible War L’armée américaine leur a donné le sens du devoir, un sentiment d’appartenance, une famille. Elles ont été fières de porter l’uniforme, de défendre leur pays, de faire partie d’un groupe. Et puis, tout ça s’est fissuré. Agressées, violées, parfois même défigurées, les soldates qui témoignent dans The Invisible War ont vécu le pire. Et pas seulement pendant le crime atroce qui était commis contre elles, mais aussi après. Lorsqu’elles ont été forcées au silence, ridiculisées par leurs supérieurs, traînées dans la boue... Le film de Kirby Dick, nommé dans la catégorie du Meilleur doc de l’année, présente les conséquences terribles de ces viols commis par et sur des militaires : noyées sous des montagnes d’ordonnances, poussées vers l’alcool, la drogue ou l’itinérance, les victimes se perdent vite dans les affres de la dépression. Ayant effectué un travail colossal, le documentariste présente ici des dizaines de confessions de femmes, mais aussi d’hommes. Comme celle de ce soldat agressé à 19 ans par ses collègues. Ou ce père d’une victime, lui-même sergent, qui vêtu de son uniforme, fond en larmes et avoue qu’il ne se pardonne pas d’avoir cru que sa fille serait en sécurité dans l’armée. Un film aussi terrifiant que nécessaire. NATALIA WYSOCKA et on se désole pour... Les fausses histoires vraies Brave On s’était sentie quelque peu abandonnée par les studios Pixar ces dernières années. Mais avec Brave on retrouve enfin les ingrédients de base des classiques de Disney (scènes mélodramatiques, morale et fin heureuse côtière 2 de film d’animation). Brave, c’est l’histoire de Merida. Cette princesse e écossaise se rebelle, pas pour s’enticher d’un prince (il n’y en a pas !) mais pour conserver sa liberté et devenir enir archère. Pour arriver à ses fins, elle se tourne vers les sorts s maléfiques d’une sorcière… Et, si on est ébloui par les images du film, en lice dans la catégorie Meilleur film d’animation,n, on adore tout autant les musiques aux couleurs celtiques, et la chevelure rousse et ébouriffée de la jeune Mérida nous fait rêver. ANICÉE LEJEUNE Crédit photo : Walt Disney Pictures 7 e ciel Nommé dans la catégorie Meilleur docu- L’affaire a fait grand bruit : dans une scène de Lincoln où les mentaire, Searching for Sugar Man n’est représentants du congrès votent pour déterminer s’il faut pas un film parfait. Trop de questions adopter le XIII e amendement, deux représentants du y sont soulevées sans que des réponses Connecticut se déclarent contre. Alors que, dans les faits, y soient apportées, le passé du héros ils étaient pour. Ils y a deux semaines, outré, à raison, par reste dans l’ombre, et par moments, le cettefausse représentation, Joe Courtney, le fil conducteur se perd. Mais si la forme représentant démocrate du Connecticut, a demandé n’est pas impeccable, le sujet, lui, à Spielberg de corriger les faits. Il s’est alors fait 4est absolument incroyable. Boudé et ramasser par le scénariste, Tony Kushner, qui a ignoré, Rodriguez, un artiste d’origine rejeté l’importance d’être précis dans les détails mexicaine à la voix et à la poésie dylanesques, historiques. Il a affirmé avoir modifié la réalité a toujours été confiné à l’anonymat. Sauf en Afrique du Sud, pour rendre les choses plus simples pour les un pays où, dès les années 1970, ses chansons sont devenues spectateurs (! ! !). C’est comme Kathryn de véritables hymnes. Mais personne, et surtout pas le principal intéressé, n’a jamais appris qu’il était populaire là-bas Bigelow et le scénariste Mark Boal qui ont commencé par annoncer en grande (rappelez-vous, c’était avant l’arrivée de l’internet...). En ce 21 e pompe que Zero Dark Thirty était siècle qui est le nôtre, le réalisateur suédois Malik Bendjelloul « presque un documentaire ! », s’interroge : mais qu’est-il vraiment advenu de Rodriguez ? seulement pour revirer de bord lorsque S’est-il réellement tiré une balle dans la tête en plein concert les accusations de message pro-torture ont parce qu’il était fatigué que le public se foute de lui ? Et fusé. « Écoutez, écoutez, pas de panique, c’est juste pourquoi, sur ses disques, signait-il à la fois Sixto et Jesus ? À un film... » Hey, tiens, idée comme ça : et si on arrêtait de voir pour découvrir un personnage et une histoire comme on prendre les spectateurs pour des cons ? NATALIA WYSOCKA n’en voit habituellement... que dans les films. NATALIA WYSOCKA 6 Tommy Lee Jones Christoph Waltz La trame sonore dans Lincoln dans Django Unchained de Skyfall Vingt ans après sa première statuette (1994), primes de Django Unchained, Quentin Ta- Skyfall, le James Bond Le personnage du dentiste/chasseur de le vénérable Tommy Lee rantino l’a écrit avec Christoph Waltz en de Sam Mendes, est à Jones en mériterait une deuxième comme Meilleur acteur de soutien. Excellent en marshal (The Fugitive, U.S. Marshals) et en shérif chasseur (No Country for Old Men), impeccable tête. Voilà pourquoi le rôle est taillé sur mesure pour l’acteur allemand qui avait ébloui tout le monde en colonel nazi dans Inglourious Basterds. Autrement dit, son interprétation tation est encore une fois absolument délicieuse, et son la fois rafraîchissant et rempli de clins d’œil aux plus vieux épisodes de la franchise : un bon mélange entre renouveau et dans son veston de « Man in Black », personnage, rusé, brillant et dont respect d’un classique. C’est pour la même raison que la trame 7 émouvant en père brisé dans In the Valley of Elah… l’acteur les répliques sont savoureuses, joue dans Lincoln un personnage historique : Thaddeus cette fois, évolue du côté des sonore de Thomas Newman – en lice pour un Oscar Stevens, ténor républicain pour l’égalité et l’abolition de « bons ». Est-ce que le comédien – est particulièrement efficace. Newman a su créer l’esclavage. On reconnaît la touche de Jones, capable de réussira un doublé en allant une musique énergique et pleine de suspense, tout en faire rire par sa verve – et son regard impassible. Notre chercher pour la seconde intégrant le fameux thème musical de invective favorite du film ? Ses 30 secondes à la Chambre fois l’Oscar du Meilleur ac- teur de soutien ? De notre tous avec hâte en écoutant un épisode James Bond, qu’on attend évidemment 5 des représentants contre un député adverse, reconnaissant que, dans son cas en effet, les hommes ne naissent côté, on le souhaite ! de la série de l’espion 007. Et puis, qui pas égaux. Si l’Oscar du Meilleur acteur est promis au JESSICA ÉMOND-FERRAT de mieux qu’Adele, parmi les chanteuses contemporaines à la mode, Lee Jones, ça aurait de la gueule ! BAPTISTE BARBE Crédit photo : Alliance Films pour interpréter la chanson-thème ? génial Daniel Day-Lewis, un doublé Lincoln avec Tommy JESSICA ÉMOND-FERRAT Crédit photo : Walt Disney Pictures 22 Cet événement devrait plaire aux cinéphiles pour qui les Oscars sont l’équiva- 3 lent du Super Bowl pour les fans de sport. La soirée des Oscars des RVCQ Les Rendez-vous du cinéma québécois proposent une soirée de gala animée par Rebecca Makonnen (photo), Jean-Philippe Wautier et leurs invités, Anne-Marie Withenshaw, MC Gilles et Marc-André Grondin, qui commenteront la cérémonie, émonie, diffusée en direct sur grand écran. Au programme également : un « pool » des Oscars, organisé sur place. Et histoire d’avoir l’impression ion d’y être être vraiment, le complet pour messieurs et la robe chic pour mesdames seront de mise ! JESSICA ÉMOND-FERRAT Au Bistro de la cinémathèque québécoise Dimanche dès 19 h 30 Searching For Sugar Man
Le melting-pot musical de Moriarty Musique. Moriarty, ce n’est pas seulement le nom de l’ennemi juré de Sherlock Holmes, c’est aussi le nom d’un groupe franco-américain qui propose une musique atypique aux accents cosmopolites. Métro s’est entretenu avec Arthur Gillette, guitariste et pianiste du groupe qui est de retour ce soir dans la métropole. The Missing Room, votre deuxième album est dans la continuité du premier, paru en 2007. Pourtant, on a l’impression que vous avez mûri. On a voulu effectivement créer quelque chose de différent, surtout parce que c’est un album qu’on a fait après une tournée D’est en ouest Harry Manx ANICÉE LEJEUNE anicee.lejeune@journalmetro.com Liens de famille « Ce qui nous réunit vraiment ce sont nos propres chansons. » Arthur Gillette, guitariste et pianiste de Moriarty de 300 concerts dans 20 pays. On l’a plus pensé pour la scène. Artistiquement, il a été essentiellement nourri par la route. Est-ce là que vous puisez les sons autres que ceux des instruments ? Oui, au gré des rencontres. Il y a des sons enregistrés dans un aéroport au Kansas, une femme qui chante un petit conte dans une ville américaine, une vieille publicité qui jouait dans les Nickelodeons. Il y aussi beaucoup de sons d’ambiance. Quelles sont vos sources d’inspiration ? Je pense qu’on aime la musique où l’histoire est importante. On ne fait pas juste chanter du yaourt qui ne veut rien dire. Il faut que ça ait du sens et que les gens puissent être touchés. Pour la musique, il faut imaginer qu’on est une sorte de mer avec Tous les visages Pierre Lapointe Punkt Il n’a manifestement pas fini de se surpasser, Pierre Lapointe. Sur Punkt, un disque éclaté qui porte tout de même sa signature – et celle de ses talentueux réalisateurs et arrangeurs Philippe Brault et Guido Del Fabbro – l’artiste se fait d’abord plus léger (L’étrange route des amoureux), avant de plonger dans des observations romantiques et mélancoliques (Nos joies répétitives) et des pièces à l’ambiance glauque (Barbara), explorant des univers musicaux allant de l’ambiance foraine à une autre très épurée (et à un rap de Random Recipe)... Bref, Lapointe va partout, montre tous ses visages, marche sur la ligne du kitsch sans jamais en faire trop, et on n’a qu’une envie : écouter Punkt encore et encore ! J. É.-F. plein de courants différents. On sent qu’il y a des couleurs country, blues et folk dans votre musique. Ce sont un peu vos influences, non ? Chose certaine, on adore les musiques traditionnelles, qu’elles soient de l’Afrique de l’Ouest ou du Mississippi – où on a enregistré beaucoup de musiques. Mais c’est sûr que la voix de Rosemary (NDLR : la chanteuse) qui a appris avec son père, chanteur de folk américain, et qui a conservé son accent de l’Indiana, contribue à nous donner cette couleur. Il est certain que la voix de Rosemary s’impose comme la signature vocale du groupe, mais votre musique est assez atypique. Rosemary contribue à notre popularité parce que c’est une voix inhabituelle. Mais notre Le groupe Moriarty/GEN MURAKOSHI utilisation à contre-courant des instruments est notre signature musicale. Quand il y a une mélodie très belle, il y a toujours un des musiciens qui va la salir et la rendre plus bizarre. C’est discret, mais c’est ce qui fait qu’on ne fait pas de la pop. Vous n’en êtes pas à vos débuts ; pourtant vous compter seulement deux albums… On fait du slow music mouvement. (Rires) Mais, on peut se le permettre. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a créé notre label. Et puis, Critiques CD Om Suite Ohm Further Shore, la pièce d’ouverture du nouvel album de Harry Manx, Om Suite Ohm, est digne d’une scènes de film de Quentin Tarantino – vous savez, une de ces scène où rien n’a l’air plus cool que d’être un badass en costard. Après cette chanson énergique et entraînante, le ton de l’album change, mais la qualité demeure. En fait, Manx retourne aux sources en conjuguant à merveille les sonorités indiennes et le blues. On est aussi charmé par le petit côté symphonique de l’instrumentale The Blues Dharma, par la touche expérimentale de Way out Back et par l’atmosphère country/folk de Carry My Tears. MATHIEU HORTH GAGNÉ Avec les classiques Indochine Black City Parade Ce 12 e album studio du groupe français est solide. Trente ans après L’aventurier, il est un descendant direct de ceux des années 1980-90. Les fans de la première heure qui avaient passé leur tour lors de la parution d’Alice & June et La république des Meteors seront certainement satisfaits cette fois. C’est que toutes les chansons de Black City Parade (pourquoi ces titres en anglais ?) pourront sans honte côtoyer les classiques d’Indochine : les mélodies sont fortes et on imagine très bien la foule s’époumoner en chantant en chœur les paroles. On pourra le constater le 24 mai à l’occasion du passage du groupe au Centre Bell. ERIC AUSSANT Pas pire pantoute Garou Rhythm and Blues On en a marre des artistes québécois qui font des albums de reprises. Voici maintenant que Garou se met de la partie en nous offrant Rhythm and Blues… eh bien, tant mieux ! On l’avoue : on s’attendait à un recueil de tounes quétaines… C’est finalement une compilation d’excellentes pièces que le chanteur québécois s’approprie complètement. Le rhythm and blues est définitivement le style musical qui va le mieux au chateur. Sa voix basse et rocailleuse lui permet de redéfinir des hits comme Lonely Boy des Black Keys, Hard to Handle d’Otis Redding ou même Cash City de Luc De la Rochellière. À quand un album original de R&B ? RACHELLE MCDUFF comme on fonctionne avec un système d’unanimité pour le choix des chansons, tant qu’il y a un membre du groupe qui n’y trouve pas son compte, la chanson ne sort pas. On a donc plus de 300 chansons qui sommeillent. Justement, comment travaillezvous ensemble ? On est un peu comme des frères et sœurs : on se connaît très bien et depuis très longtemps, alors on s’aime, on se chamaille et on se retrouve. L’amitié, c’est Psychédélique Elephant Stone Elephant Stone Formé en 2009, le groupe montréalais Elephant Stone fait son p’tit bonhomme de chemin sur la scène musicale et propose un album éponyme digne des années Woodstock. Le genre pop-rock psychédélique est accentué par les origines indiennes du chanteur, sitariste et guitariste Rishi Dhir. Si les mélodies sont entraînantes et teintées de couleurs indiennes (Setting Sun, Love the Sinner, Hate the Sin), son utilisation à outrance des riffs de guitare psyché, surtout sur The Sea of Your Mind, peut hypnotiser et agacer. Les amateurs du genre et les voyageurs nostalgiques seront au nirvana. ANICÉE LEJEUNE 23 quelque chose d’important dans notre musique, qu’on ressent tant sur les disques que sur scène. D’ailleurs, après chaque concert, on aime aller à la rencontre de notre public. Infos Moriarty Au Cabaret du Lion d’or Ce soir à 20 h Éphémère Beach Fossils Clash the Truth Il n’est pas mauvais, le nouveau Beach Fossils. Parsemé de bons coups, comme la pièce-titre, Clash the Truth, avec ses tentatives rassembleuses et ses mots martelés sur fond de guitares répétitives. Ou Careless et ses airs coldwave. Mais au fil de ces 14 titres de pop rêveuse, les sonorités se diluent. Et notre intérêt aussi. En effet, les New- Yorkais semblent avoir opté pour un son en vogue, sans trop d’âme, somme toute interchangeable. Est-ce dû au départ du guitariste Zachary Cole Smith, qui a abandonné ses anciens compagnons pour fonder DIIV, formation qui nous a gratifiés récemment d’Oshin, disque autrement plus marquant ? Cela dit, Clash the Truth s’écoute bien. Mais il risque de s’oublier vite aussi. NATALIA WYSOCKA



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