Métro Montréal n°2013-02-15 week-end
Métro Montréal n°2013-02-15 week-end
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-02-15 de week-end

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 18,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolo Milioto, prochain témoin de la commission.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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journalmetro.com Week-end 15-17 février 2013 La semaine dernière, les sept membres de Shaka Ponk ont remporté un Victoire de la Musique pour le Spectacle de l’année. Stevele claviériste, c’est le dernier à droite./COLLABORATION SPÉCIALE « On a toujours eu un côté kamikaze... » Musique. La formation française Shaka Ponk mélange le funk, le punk-rock, le métal et l’électro pour offrir un résultat joyeusement bordélique. Le très sympathique claviériste de la bande de sept, Steve, tout simplement Steve, nous parle de The Geeks and the Jerking Socks, le troisième disque du groupe qui sort enfin chez nous. Planant Hôtel Morphée Des histoires de fantômes Il est difficile de définir le style musical du quatuor Hôtel Morphée. Sa musique planante est tantôt rock, tantôt indie, tantôt électro avec un fond de classique. Qu’importe, le résultat est convaincant. On aime beaucoup la touche de contrebasse et de synthétiseur dans certaines pièces comme Dessine-moi. Les textes courts nous permettent d’apprécier davantage le lyrisme qui s’en dégage et l’approche musicale originale. La voix de la chanteuse Laurence Nerbonne (une Cœur de pirate à la voix rocailleuse) est ensorcellante. On adore particulièrement les pièces Garde à vous et L’échappée. RACHELLE MCDUFF Lorsqu’on ouvre la pochette de votre nouvel album, on tombe sur votre mascotte, un petit singe, qui nous fait un grand « fuck you ». Vous qui travaillez vraiment à votre façon, sans contraintes, sentez-vous que vous faites un doigt d’honneur aux normes établies ? C’est vrai qu’au début, Shaka Ponk, c’était un collectif. Et c’est vrai aussi qu’on croyait que les maisons de disques ne nous offriraient jamais leur soutien. On a donc gardé l’habitude de travailler entre nous, sans compromis. Sans forcément brandir un « fuck you », on voulait montrer aux gens qui commencent dans la musique qu’il ne faut attendre après personne pour se lancer. Dépaysant Foals Holy Fire Ce qu’on adore de Foals, c’est son refus d’aller là où on l’attend. On a découvert le quintette britannique avec l’accrocheur Antidotes. Puis, les garçons ont pris une voie plus expérimentale avec Total Life Forever. Et sur Holy Fire, ils explorent encore plus. L’album s’ouvre sur un Prelude aux sons désertiques, suivi de Inhaler, avec ses guitares pesantes et le frontman, Yannis Philippakis, qui... gueule. Quelques titres seulement, dont Number, rappellent le Foals des débuts, avec cette guitare agitée, cette basse rythmée, ce clavier qui papillonne. Il y a certes une pièce (Bad Habit) sur laquelle le chanteur flirte dangereusement avec des intonations à la Chris Martin. Mais voilà tout de même un album complexe, original. Un son différent. NATALIA WYSOCKA Cette année, vous avez eu en France un immense succès avec My Name is Stain, une chanson somme toute peu représentative du reste de votre travail. Puisque votre son est très différent de ce qui se fait habituellement chez vous, lorsque vous avez commencé à jouer il y a 10 ans, avez-vous senti une certaine résistance du public, ou au contraire, les gens ont-ils adoré découvrir quelque chose de nouveau ? Alors ça, c’est très bizarre. Il y a eu les deux, en fait. Quand My Name is Stain s’est retrouvée propulsée à la radio, beaucoup de gens qui ne nous connaissaient pas du tout ont commencé à venir à nos spectacles... et ils ont découvert le vrai univers de Shaka Ponk sur scène, avec le Éclectique Ken Stringfellow Danzig in the Moonlight Avec sa quatrième offrande solo – Danzig in the Moonlight –, Ken Stringfellow nous livre un ensemble éclectique. Cela ne devrait pas nous surprendre de la part du musicien qui a collaboré, entre autres, avec R.E.M., The Posies et Lag Wagon. Stringfellow, qui sera en concert à la Casa del Popolo lundi, touche autant au country folk, avec l’excellente 110 Or 220V, qu’à la pop, avec You’re The Gold, et à l’électro, avec Jesus Was an Only Child. Sur Drop Your Pride, il se sert de cuivres pour nous plonger dans une atmosphère de carnaval digne d’un film de Tim Burton. MATHIEU HORTH GAGNÉ côté métal, le rock et les mecs qui transpirent ! Mais parmi les anciens amateurs du groupe, certains ont été déçus qu’on perde notre statut « underground ». On a entendu et lu plusieurs critiques pas très sympas de gens qui disaient qu’on... baissait nos pantalons. Au début, vous qualifiiez Shaka Ponk de « groupe de DJ qui mettait de la musique sur des images ». Désormais, vous affirmez être des musiciens assumés. Est-ce que ç’a été un long processus pour y parvenir ? Avez-vous eu le syndrome de l’imposteur ? Pas forcément. De toute façon, Shaka Ponk, ce n’est pas quelque chose de maîtrisé. Chaque fois qu’on a une idée et qu’on se dit : Critiques CD Frénétique Joel Miller & HoneycombJoel Miller & Honeycomb Jamais le jazz du saxophoniste Joel Miller n’aura été aussi métissé. Sur son nouvel album, le compositeur montréalais originaire du Nouveau-Brunswick a retenu les services du groupe Honeycomb(parmi lequel le batteur cubain Kiko Osorio) pour rendre hommage à ses influences du monde entier. Le souffle du roi Miller, au saxophone et à la clarinette, se mélange aux percussions frénétiques de ses acolytes, notamment munis d’instruments exotiques comme le cajón ou les congas. L’opus, malgré certaines redondances, nous entraîne dans un voyage où se mêlent les les genres : cha cha, cumbia, jazz latin, reggae, Les pièces sont longues, l’écoute exigeante, mais le voyage réussi. CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN « Oh ! On va faire ça ! », le résultat est complètement différent. Pour My Name is Stain, par exemple, on voulait composer une chanson punk-rock et on s’est retrouvés à faire du reggae ! Cela dit, avec le temps, parce qu’on avait envie de faire des concerts, on s’est forcés à devenir un vrai groupe de rock. Il y a un côté geek assumé à votre groupe. Vous qui êtes des enfants de la génération internet et tout ça, est-ce que vous vous en réclamez beaucoup ? Oui ! D’ailleurs, le nouvel album, on l’a composé et enregistré en entier dans le bus de tournée ! On avait tous notre petit laptop, une carte son, notre clavier portable, notre guitare... On fait tout sur des machines. Lyrique Julien Clerc Symphonique Julien Clerc nous invite à l’opéra de Paris, là où il a enregistré son dernier album live. Sur Symphonique, le chanteur français, accompagné d’un orchestre d’une quarantaine de musiciens, revisite ses classiques (Ma préférence, Femmes… je vous aime), mais retrace également toute sa carrière musicale jusqu’à de petits trésors récents (Hôtel des caravelles, Fou… peut-être) parus en 2011 sur son dernier album, Fou… peut-être. Si l’orchestre apporte beaucoup de lyrisme au double album, Julien Clerc et sa voix connue pour son vibrato soutiennent, tout en force et en émotion, une interprétation digne des salles dorées. Julien Clerc réussit le pari de faire rencontrer la variété et le symphonique. ANICÉE LEJEUNE Agréable Tomàs Jensen 16 Les chaussettes, ou plutôt les Jerkin’Socks du titre, c’est un clin d’œil à American Pie ? Exactement ! (Rires) Certains de nos copains musiciens très puristes nous disaient toujours : « Vraiment, vous êtes des ados attardés avec la chaussette à la main et l’ordi sur les genoux ! » Ça nous a inspirés ! PROPOS RECUEILLIS PAR NATALIA WYSOCKA Infos The Geeks and the Jerking Socks Présentement en magasin Plus personne On l’a connu au sein des Faux-Monnayeurs, du groupe Hombre, puis dans un hommage à Caetano Veloso l’an dernier. Cette fois, c’est en solo que Tomàs Jensen se commet sur Plus personne, un disque dans la continuité de son acclamé Quelqu’un d’autre, paru il y a cinq ans. Collection de pièces à texte façon chanson française mais souvent teintées des sonorités latines chères à Jensen, Plus personne est un opus plutôt intimiste, dépouillé, où l’accent est mis sur les textes bien tournés qui parlent beaucoup d’amour, tantôt de façon nostalgique, tantôt sourire en coin. Pas désagréable du tout. JESSICA ÉMOND-FERRAT
Vendredi 15 février Passion Pit + Matt & Kim @ Métropolis VIVRE DANS LA NUIT Baz info@journalmetro.com C’est connu, je suis un grand fan de Soulja Boy. Dès la sortie de l’album souljaboytellem.com, en 2007, et du single Crank Dat, on savait que ce jeune adolescent avait compris quelque chose par son utilisation de l’internet. Par la suite, il y a eu les coups de génie Kiss Me Thru the Phone et Turn My Swag On qui en ont fait un demi-dieu du néorap-sonnerieviral. Je me rappelle certaines discussions dans mon cercle d’amis où on évoquait avec fébrilité le moment où le jeune ado de Chicago allait sombrer dans l’enfer de la drogue. La suite des choses nous a donné raison. Aujourd’hui, DeAndre Cortez Way a les trois quarts du corps tatoués (incluant la figure) et est très loin de sa popularité d’antan. Malgré tout, je considère encore que c’est un génie. À ce jour, son canal YouTube compte 440 vidéos, et il continue de produire des mixtapes et des chansons à un rythme impossible. Dans plusieurs années, on regardera son œuvre et on comprendra que Soulja Boy était un artiste pur, un spécialiste de l’autopromotion et un expert en réseaux sociaux before it was cool. Tout comme Soulja Boy, le duo de Brooklyn Matt & Kim a compris qu’en 2013 on ne fonctionne plus comme en 1970. Leur popularité est étroitement liée à leur façon de communiquer avec leurs fans sur les réseaux sociaux. Pour faire la promotion de Lightning, son plus récent album, le groupe a sorti un vidéoclip pour chacune des chansons. Les jeunes écoutent leur musique sur You- Tube ? Ne les faisons pas venir à nous, allons où ils sont. Un parcours magique RUE SAINT-DENIS Entre Roy et Gilford Samedi et dimanche 16 et 17 FÉVRIER 2013 Musique Matt & Kim n’hésitent pas à adopter un rythme effréné rappelant notre déficit d’attention lié à notre surconsommation d’information sur différents médias. Récemment, le duo a mis en ligne une vidéo de sa propre version du phénomène viral Harlem Shake. C’est que, depuis environ deux semaines, l’internet est pris d’assaut par des vidéos montrant un groupe de gens qui dansent sur les 30 premières secondes de la chanson Harlem Shake, de Baauer. En trois jours, la version de Matt & Kim a atteint plus de deux millions de vues. C’est ÉNORME et ça montre leur compréhension du rôle que l’internet peut jouer dans leur carrière. Dans le format même de leur spectacle, Matt & Kim n’hésitent pas à adopter un rythme effréné rappelant notre www.rue-st-denis.ca/ruesaintdenis @LaRueSaintDenis déficit d’attention lié à notre surconsommation d’information sur différents médias. Leur prestation est en fait un medley des meilleurs hits du moment, parsemé de contenu original de Matt & Kim. Pas de pause, pas de répit, ils nous tiennent constamment en alerte. Pour les avoir vus à maintes reprises, je peux dire qu’un concert de Matt & Kim reste une valeur sûre pour danser pendant une heure et demie, un sourire accroché aux lèvres. Oh ! Et notons qu’ils ont déjà collaboré avec Soulja Boy sur la chanson I’m a Goner. 59, rue Sainte-Catherine Est Matt & Kim/COLLABORATION SPÉCIALE À 20 H LE 26 FÉVRIER DANS L’ÉGLISE DU GESÙ (ADMISSION.COM) 8 MUSICIENS ET LA COLLABORATION SPÉCIALE DE LA CHORALE DU GESÙ 17



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