Métro Montréal n°2013-01-16 mercredi
Métro Montréal n°2013-01-16 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-01-16 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11 Mo

  • Dans ce numéro : Applebaum se dit victime d'une campagne de salissage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com mercredi 16 janvier 2013 Le tabac est le produit de consommation qui tue le plus de Québécois./MÉTRO Un avenir sans tabac, une responsabilité collective Santé. Du 20 au 26 janvier, la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac invite les fumeurs et leurs proches à poser des gestes concrets pour freiner les ravages du tabagisme. MAXIME HUARD maxime.huard@journalmetro.com Avec le slogan « Chaque heure, le tabac tue un fumeur au Québec », le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) veut mettre en lumière la souffrance qui se cache derrière les statistiques. Trois publicités télévisuelles évoqueront, entres autres, le deuil vécu dans de nombreuses familles de la province en raison du tabagisme. « Inlassablement, 24 heures par jour, 365 jours par année, le tabac est présent et il tue », Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a déploré hier « le caractère sensationnaliste » du reportage publié le matin même dans le quotidien La Presse à propos des conditions de détention à la prison montréalaise de Bordeaux. Dans l’article, le président du syndicat des agents des services correctionnels du Québec faisait état d’étabissements carcéraux à 140% de leur capacité maximale. De son côté, M. Bergeron évoque plutôt un taux de 107%. « En date [de lundi], à Bordeaux, pour les 1 322 places disponibles, il y avait 1 416 personnes incarcérées », précise le ministre dans un communiqué Prison de Bordeaux. Le ministre de la Sécurité publique rectifie le tir émis en fin d’après-midi. Dans le même communiqué, Québec se défend de plusieurs autres accusations portant sur le climat de violence, la salubrité, la réinsertion sociale, la sécurité et les ressources financières, en assurant que la réduction des dépenses dans le système carcéral n’affectera pas les opérations ou le service à la clientèle. « Je déplore le caractère sensationnaliste des éléments véhiculés aujourd’hui au détriment de tout le travail accompli par le personnel des Services correctionnels du Québec qui travaillent dans ces établissements », a tranché Stéphane Bergeron. MÉTRO Ressources Le CQTS rappelle que les personnes désirant arrêter de fumer peuvent se tourner vers plusieurs ressources : (1-866-JARRETE) ; du tabagisme de leur région ; www.mondesansfumee.ca. illustre avec dépit le directeur du CQTS, Mario Bujold. « L’objectif de cette campagne n’est pas de faire pleurer pour pleurer, mais de toucher pour faire réfléchir », explique-t-il. « J’ai connu très jeune ce que le tabac peut causer comme souffrance », relate la porteparole de l’événement, la comédienne Brigitte Lafleur, dont le grand-père est décédé d’un cancer du poumon. Celle qui admet avoir été une « grosse, grosse fumeuse » dans le passé soutient que, bien souvent, le coup de pouce de l’entourage peut faire toute la différence chez quelqu’un qui essaie d’arrêter. C’est pourquoi le CQTS lance également une grande campagne de mobilisation sur les réseaux sociaux. Une page Facebook permettra entre autres aux fumeurs de faire part de leur intention d’arrêter la cigarette et, surtout, à tous les internautes de laisser des mots d’encouragement. Le tabac est le produit de consommation le plus meurtrier au Québec, précise Mario Bujold, « un fait que collectivement nous ne pouvons plus accepter ». Grâce à des avancées considérables dans les années 1980 et 1990, le taux de tabagisme se situe maintenant à 21% dans la province, ce qui représente 1,5 million de fumeurs, rappelle-t-il. « La situation s’améliore, mais il reste beaucoup de progrès à faire », prévient-il. Le directeur du CQTS cite en exemple la Colombie-Britannique, où le taux de tabagisme est d’environ 15%. L’établissement de détention de Montréal, communément appelé Bordeaux/ARCHIVES MÉTRO Une seconde Reportage. Julie a intimidé une fille de son cours de mathématique sur Facebook. C’est qu’elles avaient toutes les deux le béguin pour le même garçon. Pour éliminer sa rivale, Julie l’a menacée de mort. Apeurée, la jeune fille en a parlé à ses parents qui ont porté plainte à la police. MARIE-EVE SHAFFER me.shaffer@journalmetro.com Aucune accusation n’a été portée contre Julie. Elle n’a pas eu à se présenter en cour. Elle est plutôt allée rencontrer une déléguée jeunesse au Centre jeunesse de Montréal- Institut universitaire (CJM-IU). C’est qu’elle a pu profiter du programme de sanctions extrajudiciaires, qui vise à donner une seconde chance aux jeunes qui commettent une première offense. Elle n’aura ainsi aucun casier judiciaire. « C’est un programme de déjudiciarisation, explique la chef de service de la section des jeunes contrevenants au bureau nord du Centre jeunesse de Montréal, Suzanne Gagnon. C’est pour éviter de stigmatiser des jeunes pour lesquels la délinquance est accidentelle ou circonstancielle. » Au Canada, ce sont seulement les jeunes Québécois qui peuvent profiter de ce programme qui découle de la Loi fédérale sur le système de justice pénale pour adolescents. Contrairement aux autres provinces, le Québec a décidé d’offrir le programme de sanctions extrajudiciaires par l’intermédiaire des centres jeunesse. « Ici, on y croit, à la réadaptions parce que ça marche », indique la porte-parole du CJM-IU, Jocelyne Boudreault. Chaque année, environ 800 jeunes Montréalais âgés de 12 à 18 ans sont envoyés au CJM-IU par le substitut du procureur général plutôt qu’aux tribunaux après avoir commis un premier délit. « La gravité de ces délits va de légère à moyenne. On parle de voies de fait simple, de vandalisme ou de vol. Il n’y a pas de blessure », explique M me Gagnon. Accompagné de ses parents, le jeune rencontre l’un des cinq délégués jeunesse du CJM- IU. Avant toute chose, ce dernier s’assure que l’adolescent reconnaît avoir commis les gestes qu’on lui reproche. « Si l’adolescent ne reconnaît pas 06 Les jeunes qui peuvent profiter du programme proviennent de tous les milieux./MÉTRO Une démarche sérieuse « Ce n’est pas une entente ça-me-tente-des-fois ou je-ne-suis-pas-sûre-de-le-faire. » Suzanne Gagnon, chef de service de la section des jeunes contrevenants au bureau nord du Centre jeunesse de Montréal les faits, on retourne le dossier au tribunal parce qu’on ne peut pas retirer les accusations », fait savoir une déléguée jeunesse du CJM, Christine Drolet. Le délégué jeunesse évalue
chance ensuite la situation familiale du jeune et son comportement à l’école. Il s’intéresse aussi à ses fréquentations et à ses loisirs. Au final, le délégué propose un contrat au jeune. Ce dernier doit s’engager à réparer directement ou indirectement le mal fait à sa victime. Le premier moyen envisagé est la médiation avec la victime. « C’est une des mesures journalmetro.com mercredi 16 janvier 2013 07 Des jeunes de tous les milieux Tous les jours, au moins un jeune se présente avec sa famille dans le bureau de la déléguée jeunesse du CJM-IU Christine Drolet pour qu’elle évalue la possibilité qu’il profite du programme de sanctions extrajudiciaires. Monsieur et Madame Tout-le-Monde, dit-elle. Ils viennent de toutes les classes de la société, tant d’Hochelaga-Maisonneuve que d’Outremont. » La déléguée jeunesse a toutefois remarqué que davantage de garçons profitent du programme. pagnent ces jeunes sont généralement très nerveux. « J’ai souvent vu des parents pleurer dans mon bureau, confie M me Drolet. Ils ont honte du geste qu’a commis leur enfant. Ils ont peur de ce que les gens vont dire. » gramme des sanctions extrajudiciaires, Christine Drolet réussit à réduire la méfiance des parents. « Souvent, quand ils sortent de mon bureau, ils me disent merci », rapporte-t-elle. les plus efficaces, indique M me Gagnon. Le jeune comprend directement les conséquences de son geste. » Une compensation financière et des travaux pour la victime peuvent aussi être envisagés, de même que la restitution d’un objet volé ou la participation à un groupe d’habileté sociale. Un organisme de justice alternative, comme Trajet ou le YMCA, s’assure ensuite que le jeune respecte ses engagements. Dans le cas contraire, le CJM-IU renvoie son dossier au tribunal et des accusations sont portées contre lui. « Ce n’est pas une entente ça-metente-des-fois ou je-ne-suispas-sûre-de-le-faire », précise M me Gagnon. Un délai de six mois est accordé au jeune pour qu’il répare ses fautes. Dès qu’il a rempli ses engagements, le CJM-IU avise le substitut du procureur général et ferme le dossier. Celuici est complètement supprimé de trois à cinq ans après le délit. Entre-temps, ce dossier peut être pris en considération si le jeune récidive. Très peu de jeunes qui profitent du programme des sanctions extrajudiciaires commettent de nouveau un crime, d’après le CJM-IU. « La majorité des jeunes reprennent le droit chemin », a indiqué M me Gagnon. Une poignée seulement est destinée à une carrière criminelle. Travail forcé en Afrique Une minière est pointée du doigt Un rapport extrêmement critique sur la question des droits de la personne, publié hier, jette un nouvel éclairage sur les activités de sociétés minières canadiennes en Afrique. Le document, publié par Human Rights Watch (HRW), conclut que la minière vancouvéroise Nevsun Resources n’a pas pris soin de s’assurer qu’on Des taux hypothécaires avantageux et bien plus. 2,99% Taux fixe de 3 ans 1 n’avait pas eu recours aux travaux forcés lors de la construction de sa mine en Érythrée. Bien que l’entreprise ait fait part de ses préoccupations lorsque les problèmes ont fait surface, Nevsun Resources a été freinée par son partenaire, une société d’État érythréenne. Selon HRW, l’entrepreneur chargé de la construction de la mine, Segen Construction Company, exploite régulièrement des travailleurs enrôlés de force par le gouvernement. LA PRESSE CANADIENNE Ottawa et des taux avantageux entre les deux Un groupe propose d’abolir la Loi sur les Indiens La Fédération canadienne des contribuables croit qu’Ottawa devrait abroger la Loi sur les Indiens et accorder aux Premières Nations un plus grand contrôle de leurs territoires, afin de mettre un terme à la pauvreté autochtone. Ce groupe de lobbying influent, qui a des liens Souplesse à court terme, stabilité à long terme et tout ce qui se trouve entre les deux. + Garantie de taux allant jusqu’à 120 jours 1 + Nous assumerons vos frais de transfert 2 + Options souples de remboursement anticipé + Marge de crédit sur valeur nette au taux préférentiel + ½% (taux préférentiel + 1% dans d’autres institutions financières) 3 + La plus grande équipe de conseillers en prêts hypothécaires du Canada, qui vous offre des conseils à l’endroit de votre choix Communiquez avec un conseiller en prêts hypothécaires RBC Banque Royale dès aujourd’hui. 1 866 864-0420 3,59% Taux fixe de 7 ans 1 Bien plus 1 Ces taux réduits spéciaux inférieurs à notre taux affiché sont offerts uniquement pour les demandes de prêt hypothécaire dont les fonds seront déboursés dans les 120 jours suivant la date de la demande. Des conditions s’appliquent. Les hypothèques avec avances progressives à la construction ne sont pas visées par la présente offre. Ces offres de taux peuvent être modifiées, retirées ou prolongées à tout moment, sans préavis. Cette offre ne peut être jumelée à d’autres offres ou réductions de taux. D’autres conditions s’appliquent. Le taux annuel du coût d’emprunt (TAC) est établi selon un prêt hypothécaire de 200 000 $ et des frais de traitement de prêt hypothécaire de 250 $. Ces frais peuvent varier en fonction du type de propriété et de son emplacement. Pour l’offre à taux fixe de 3 ans à 2,99%, le TAC est de 3,04%. Pour l’offre à taux fixe de 7 ans à 3,59%, le TAC est de 3,61%. 2 Nous paierons les frais d’assurance titres de base, les frais d’ouverture de dossier et une seule fois les frais de quittance (jusqu’à concurrence de 300 $). L’offre exclut les frais sur remboursement anticipé que vous devrez peut-être payer. Le décaissement doit être d’au moins 50 000 $. 3 Le taux d’intérêt fluctuera en fonction du taux préférentiel et est sujet à changement en tout temps sans préavis. Ces taux peuvent être modifiés, retirés ou prolongés à tout moment sans préavis. Les hypothèques résidentielles sont offertes par la Banque Royale du Canada sous réserve de ses critères de prêt standards./MC Marques de commerce de la Banque Royale du Canada. RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada. MC 07 10 étroits avec les conservateurs fédéraux, a joué un rôle essentiel dans l’élaboration et l’adoption du projet de loi C-27 sur la transparence financière des Premières Nations, qui obligera désormais les chefs de bande et leurs conseillers à divulguer leurs revenus. La Fédération soutient aujourd’hui qu’Ottawa devrait traiter les Premières Nations sur le même pied d’égalité que les autres citoyens canadiens afin de briser le cycle de la pauvreté sur les réserves. PC



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