Métro Belgique n°4407 14 jan 2022
Métro Belgique n°4407 14 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4407 de 14 jan 2022

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'année du tigre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 VENDREDI 14 JANVIER 2022 EN ROUTE ! Le RER Vélo, 400 km de pistes cyclables pour rejoindre le cœur de Bruxelles Aménager des voies sûres et rapides pour encourager les navetteurs à troquer leur voiture contre le vélo  : c’est l’objectif du RER Vélo. Si le projet est déjà bien avancé en Flandre, Bruxelles et la Wallonie poursuivent l’aménagement de leurs cyclostrades. Le RER Vélo, ou Réseau Express Régional pour cyclistes, est un projet de liaisons vélo rapides et qualitatives entre Bruxelles et sa périphérie. L’idée ? Dans un rayon de 15 km autour de la Grand Place de Bruxelles, permettre à tous les citoyens équipés de se rendre facilement dans la capitale à vélo. Avec des temps de parcours d’autant plus réduits grâce à l’avènement du vélo électrique. Cette initiative vise bien sûr à faciliter les déplacements intra-muros, mais surtout à encourager les habitants de la périphérie, voire de Malines, Wavre, Halle, ou Louvain, à troquer la voiture pour la petite reine. Avec l’espoir de décongestionner la capitale  : deux tiers de navetteurs venant à Bruxelles pour le travail étant issus des Brabants. DES CYCLOSTRADES DE QUALITÉ Au total, le RER Vélo c’est un réseau de 400 km de pistes cyclables, dont la moitié bruxelloise. Il se constitue de 32 routes, dont 15 ont été désignées comme prioritaires en raison de leur potentiel élevé (parmi lesquelles 167 km en Région bruxelloise). Ces pistes cyclables, ou « cyclostrades », doivent répondre à une série de critères. « Une bonne infrastructure se compose de pistes cyclables droites, plates, avec le moins d’arrêts possible aux intersections », détaille Bruxelles Mobilité. Ces liaisons doivent être confortables et suffisamment larges, soit « des pistes asphaltées de 4 m pour une piste cyclable double sens, et de 2 m pour une piste cyclable à sens unique. » Pour créer ces voies pénétrantes vers la capitale, il a été décidé de suivre des barrières naturelles ou artificielles  : les canaux, les autoroutes ou encore les lignes de chemin de fer, ce qui permet de se calquer sur des itinéraires assez plats et relativement directs, en veillant toutefois à ne pas entraver le développement du réseau ferroviaire. DÉPLOIEMENT PROGRESSIF L’entièreté du réseau devrait être prête d’ici 2030. Entre-temps, plusieurs tronçons ont déjà été réalisés ou sont en passe de l’être. Le RER Vélo est un vaste chantier qui se poursuit, notamment grâce aux fonds européens obtenus dans le cadre du plan de relance. À Bruxelles, les autorités estiment que 30% du RER sont déjà réalisés, 48% doivent encore l’être. Le 22% restant étant des aménagements à améliorer (notamment ceux mis en place en urgence durant la crise sanitaire). Actuellement, des travaux sont en cours sur la route du canal, sur l’itinéraire le long du chemin de fer 60 (Asse – Bruxelles) et le long de la ligne 36 (route TVH). Côté wallon, cinq corridors vélos ont été retenus pour relier Bruxelles (ou des pistes existantes en Flandre, menant à la capitale). Le premier est déjà en place puisqu’il s’agit du canal Bruxelles-Charleroi vers Tubize. Les deux itinéraires définis comme prioritaires devraient être opérationnels en 2024  : le premier part de Louvain-la-Neuve (E411), le second d’Ottignies (N275). Enfin, suivront les tronçons vers Waterloo (le long de la N5) et vers Braine-l’Alleud (suivant la ligne 124 de la SNCB). (or) ImageGlobe/J. Hamers Belga/L. Dieffembacq Les résultats de Beliris attendus prochainement Voici un an, Beliris avait lancé une étude de faisabilité de trois itinéraires vélos rapides afin d’étendre le réseau cycliste en Région bruxelloise. Objectif  : déterminer un itinéraire concret et réalisable pour trois tronçons  : Dilbeek-Bruxelles, Louvain-Bruxelles et Anderlecht-Bruxelles-Nord. Pour le premier, un tracé le long de la ligne ferroviaire L50 entre le Parc Roi Baudouin à Jette et le boulevard Bockstael est envisagé. L’itinéraire Louvain-Bruxelles pourrait suivre la ligne ferroviaire 36 entre la chaussée de Haecht à Haren et la gare de Schaerbeek. Le troisième itinéraire est situé à Anderlecht le long de la ligne ferroviaire 28 entre la station de métro Jacques Brel et l’ancienne gare de Cureghem. Les rapports sont attendus en ce début de l’année.
EN ROUTE ! VENDREDI 14 JANVIER 2022 LE RETOUR EN FORCE DES TRAINS DE NUIT Prague, Berlin, Milan  : de nouveaux trains de nuit au départ de Bruxelles Disparus l’un après l’autre dans les années 2000, les trains de nuit font aujourd’hui leur grand retour en Europe. Après ÖBB et sa liaison Bruxelles-Vienne, de nouvelles compagnies débarquent sur le marché. Avec de nouvelles connexions de nuit au départ de Bruxelles lancées dès cette année. S’endormir à Bruxelles et se réveiller dans l’une des plus belles métropoles européennes  : c’est la promesse des trains de nuit, qui font aujourd’hui leur retour en force. Il faut dire que les avantages de ces trajets nocturnes sont innombrables  : pas de prise de tête ou de stress au volant, on arrive reposé à destination, avec un gain de temps non négligeables (spécialement appréciable en cas de city trips). Surtout, à l’ère de l’urgence climatique, ils répondent à la demande de nombreux touristes à la recherche de vacances plus durables et plus « slow ». De par sa position centrale et son statut de capitale européenne, Bruxelles a tout pour devenir un véritable hub ferroviaire, un point de départ idéal vers les destinations accessibles en une nuit. Tout bénéfique pour les Belges ! C’est la compagnie autrichienne ÖBB qui fut la première, en janvier 2020, à remettre sur les rails une liaison de nuit au départ de Bruxelles. En partenariat avec la SNCB, ses Nightjets nous conduisent jusqu’à Vienne trois fois par semaine. Compter 29,90  € en places assises et 49,90  € en couchettes. Et le succès est au rendez-vous  : la compagnie a prolongé cette liaison pour 2022. DES NOUVELLES CONNEXIONS EN 2022 Cette année, de nouvelles destinations seront desservies par des trains de nuit. En effet, deux opérateurs ont obtenu leur sillon auprès d’Infrabel. Le premier est l’opérateur belgo-néerlandais European Sleeper, pour un Bruxelles-Prague. Initialement annoncé en avril, c’est finalement à l’été 2022 que le premier train entrera en gare. Dans un premier temps, il circulera trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis. Avec un départ de Bruxelles-Midi en début de soirée, un passage à Amsterdam trois heures plus tard, pour atteindre Berlin au petit matin et, enfin, la capitale tchèque vers 10h30. Les premiers tickets seront mis en vente en avril. Les tarifs n’ont pas encore été officiellement annoncés (on évoque une soixantaine d’euros), mais devraient rester compétitifs par rapport au prix de l’avion, assure European Sleeper. L’entreprise a pour ambition de lancer, chaque année, une nouvelle ligne de nuit à partir de la Belgique et des Pays-Bas. En démarrant avec Prague en 2022 et Varsovie en 2023. Un autre sillon a été accordé à la société belge OVOE (Ostende-Vienne-Orient-Experience) pour son train de nuit saisonnier. En hiver, OVOE proposera des connexions hebdomadaires entre la Belgique (Bruxelles et Anvers) d’une part, et les stations de ski autrichiennes (dont Salzbourg et Innsbruck) d’autre part. Prévu pour cet hiver, le lancement de cette liaison a finalement été reporté en raison des incertitudes liées à la Covid-19. En revanche, le train de nuit estival d’OVOE devrait, lui, être bel et bien sur les rails pour l’été prochain. AFP/A.C. Poujoulat Il partira de la Belgique (Bruxelles et Liège) pour rejoindre la Suisse et l’Italie du nord (Côme et Milan). D’AUTRES DESTINATIONS BIENTÔT RELIÉES Le train de nuit a clairement le vent en poupe, et les compagnies envisagent d’ores et déjà d’autres destinations. C’est notamment le cas d’ÖBB, qui veut s’inscrire comme leader européen du train de nuit. En 2023, ses Nightjets pourraient également relier Berlin, Bruxelles et Paris. Autre projet à garder à l’œil, les « hôtels sur rails » des Français de Midnight Trains, dont la première locomotive quittera Paris en 2024. La start-up prévoit de créer un vaste réseau nocturne reliant plus de dix métropoles européennes (Madrid, Barcelone, Porto, Rome, Edinburgh…). De Paris, une ligne passera à Bruxelles pour partir vers Berlin ou Copenhague. Enfin, une liaison de nuit entre Bruxelles et 9 Malmö (via Cologne et Copenhague) a elle aussi été envisagée. Actuellement, aucun exploitant n’a été trouvé pour lancer cette connexion. UN TOURNANT À NE PAS MANQUER Si l’offre est sur le point de se déployer, les Belges seront-ils preneurs ? Il apparaît nettement que oui, selon une enquête du SPF Mobilité  : 62% des Belges sont prêts à choisir le train pour les longues distances afin de réduire leur empreinte carbone (à condition toutefois que le prix soit compétitif). La tendance est clairement là, et la Belgique n’entend pas rater le coche. Bien décidée à réintroduire le train de nuit comme alternative aux vols court et moyen-courriers, elle a concrétisé son engagement. En effet, le gouvernement fédéral a débloqué 2 millions annuels, dès 2022, pour renforcer l’offre et faire de la Belgique une plaque tournante du train de nuit. (or)



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