Métro Belgique n°4405 11 jan 2022
Métro Belgique n°4405 11 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4405 de 11 jan 2022

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : passage à l'âge adulte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 NEWS MARDI 11/1/2022 metrotime.be AFP/A. Messinis Un système innovant propose ainsi qu’un champ d’éoliennes en mer pompe de l’eau dans un équipement qui utiliserait ainsi la pression naturelle des fonds marins pour faire tourner des générateurs d’électricité et qui emmagasinerait l’énergie jusqu’à ce qu’on en ait besoin. « Nous avons trouvé une solution que nous appelons la batterie océanique », explique Frits Bliek, patron de la startup néerlandaise Ocean Grazer, effectuant une démonstration du système au grand salon de la tech (CES) à Las Vegas. STOCKER L’ÉNERGIE VERTE Alors que se multiplient les appels à abandonner les sources d’énergie contribuant au changement climatique, comme le charbon, trouver des moyens de stocker l’énergie verte devient Un fragment prêté à la Grèce Un fragment de la frise du Parthénon, un des monuments les plus emblématiques de l’antiquité grecque, que l’Italie avait en sa possession, a été prêté à Athènes pour au moins huit ans pour être exposé au musée de l’Acropole, a annoncé lundi le ministère grec de la Culture. Le morceau de frise, qui représente un pied d’Artémis, déesse grecque de la nature sauvage, de la chasse et des accouchements, appartenait à la partie du monument consacrée aux dieux de l’Olympe. crucial, selon les experts, pour que celle-ci réponde aux besoins. Et, ce, parce que la nature ne produit pas toujours du vent ou de l’ensoleillement aux périodes où la demande en électricité est la plus forte. La « batterie océanique » de Frits Bliek fonctionne grâce à d’énormes poches reposant sur le fond marin remplies d’eau de mer par une éolienne. En cas de besoin d’électricité, la pression exercée par l’océan sur ces poches permet de faire passer de l’eau à travers le système, qui inclut des turbines, générant ainsi de l’énergie. « POMPAGE-TURBINAGE » Le coût constitue l’un des aspects fondamentaux à considérer dans la production d’électricité. Or un système de stockage impliquant une batterie quelle quel soit s’avère non seulement onéreux mais présente aussi des risques de fuite et de contamination de l’environnement océanique. Des dispositifs faisant appel à la pression hydraulique sont déjà utilisés dans des barrages hydroélectriques qui Ph. Unsplash réinjectent de l’eau, pompée dans des bassins ou des cours d’eau, jusque dans leur réservoir quand la demande en électricité chute. Ce principe, appelé « pompage-turbinage », permet ainsi d’emmagasiner des ressources destinées à alimenter les turbines du barrage. Le ministère américain de l’Energie situe l’origine du concept en Italie et en Suisse dans les années 1890. Des installations de ce type existent désormais dans le monde entier. Concernant la version sous-marine de ce type de stockage, Ocean Grazer n’est pas seul sur le marché. FLASC, entreprise affiliée à l’université de Malte, a conçu un système utilisant une électricité produite à partir d’énergies renouvelables pour pomper de l’eau dans une chambre contenant de l’air pressurisé, qui peut ensuite faire tourner une turbine hydraulique pour générer à son tour de l’électricité. Un autre projet, baptisé Stensea, utilise des sphères de béton caverneux pour son mécanisme, testé dans un lac d’Allemagne en 2016. Des ventes en berne Le plus important producteur de préservatifs au monde, le malaisien Karex, a vu ses ventes baisser de 40% depuis le début de la pandémie. Le CEO de Karex, Goh Miah Kiat, pointe notament la fermeture des hôtels et de l'industrie du sexe pour expliquer la baisse d'utilisation de ses produits phares. Karex fabrique un cinquième de tous les préservatifs en circulation dans le monde, soit cinq milliards par an, notamment sous la marque Durex. Une « batterie océanique » pour résoudre un dilemme de l’énergie verte LAS VEGAS Que faire d’une éolienne immobile lors d’un jour sans vent ? Pour certains experts et entrepreneurs, la réponse se trouve dans les mouvements sous-marins. Le Turkménistan veut fermer ses « portes de l’Enfer » ACHKHABAD Le président autoritaire du Turkménistan, pays reclus d’Asie centrale, a donné l’ordre d’éteindre les flammes qui brûlent depuis un demi-siècle dans un cratère gazier géant surnommé les « portes de l’Enfer ». Le cratère gazier de Darvaza, situé dans le désert de Karakoum, est en combustion continue depuis 1971 et est devenu la principale attraction touristique du Turkménistan, ex-République soviétique faisant partie des pays les plus fermés au monde. Son président, Gourbangouly Berdymoukhamedov, a estimé que les flammes brûlant dans ce puits large de 70 mètres avaient « un effet négatif sur l’environnement et la santé des populations voisines ». « Nous gâchons des ressources naturelles de grande valeur pour lesquelles nous pourrions recevoir des gains qui seraient utilisés pour accroître le bien-être de notre peuple », a-til indiqué, selon des propos diffusés par la télévision d’État. Il a par conséquent donné l’ordre aux autorités de « trouver une solution pour éteindre le feu » qui brûle dans le Darvaza. L’origine de ces « portes de l’Enfer » remonte à 1971, lorsque des scientifiques soviétiques ont accidentellement percé une poche souterraine de gaz, alors qu’ils réalisaient des forages pour AFP/I. Sasin trouver des gisements. Le sol s’est affaissé, créant le cratère. Craignant qu’il n’émette des gaz empoisonnés, les autorités ont décidé d’y mettre le feu, pensant que cela assécherait le gisement. Mais un demi-siècle plus tard, il brûle encore. ◀ AFP/P. Fallon LIMA Le Machu Picchu, fermé entre fin janvier et début mars, « a accueilli 447.800 visiteurs au cours de l’année 2021 », avec un pic de 67.583 visiteurs en octobre, a annoncé le ministère de la Culture. Une fréquentation qui représente seulement 29,7% de celle de 2019, quand plus de 1,5 million de touristes avaient visité le site. En 2020, la citadelle inca – fermée au public pendant près de huit mois en raison de la pandémie – n’avait accueilli que 274.594 personnes. Actuellement, quelque 3.044 personnes peuvent accéder quotidiennement au site, une jauge 80% D’EFFICACITÉ Selon le patron d’Ocean Grazer, les structures sous-marines utilisent à leur avantage la pression des fonds de l’océan, une ressource gratuite permettant d’alimenter un système qu’il estime efficace à 80% pour stocker de l’énergie. Frits Bliek considère les structures de stockage comme une question-clé des énergies renouvelables, dont l’utilisation est en plein essor dans la consommation énergétique mondiale avec la chute des coûts de production. Aux États-Unis par exemple, ces sources d’énergie décarbonée ont enregistré la croissance la plus rapide dans le mix énergétique, en augmentation de 42% entre 2010 et 2020, selon l’ONG Center for Climate and Energy Solutions. Pour autant, la mise en place de structures comme la « batterie océanique » à une échelle suffisante pour son intégration à un réseau d’électricité ne se fera pas avant plusieurs années. Frits Bliek prévoit ainsi d’installer son système en mer pour la première fois d’ici 2025, après l’avoir d’abord déployé dans un lac du nord des Pays-Bas en 2023. ◀ Moins de 450.000 visiteurs au Machu Picchu AFP/E. Benavides qui pourrait permettre d’accueillir 1,1 million de visiteurs dans l’année, selon le ministère. ◀
metrotime.be MARDI 11/1/2022 BRUXELLES 7 Des tentes en origami pour aider les sans-abri BRUXELLES Cet hiver, les tentes ORIG-AMI, ces petits abris en carton, sont de nouveau déployées à Bruxelles et dans les autres villes belges pour offrir une solution de logement d’urgence aux personnes sans-abri. Face à l’afflux de demandes, l’opération renouvelle son appel à solidarité. Pour la cinquième année consécutive, l’opération ORIG-AMI est lancée. Objectif ? Distribuer de 500 à 1.000 tentes et autant de sacs de couchage aux sans-abri. « Au XXI e siècle, dans un pays parmi les plus confortables du monde, dans la capitale de l’Europe, il est triste de devoir aider des sans-abri livrés à eux-mêmes durant l’hiver », déplore Xavier Van der Stappen, initiateur du projet ORIG-AMI et président de l’association Cultures & Communications. « Il s’agit d’accidentés de la vie et ceci peut arriver à chacun de nous. » DE PLUS EN PLUS DE CITOYENS À LA RUE C’est en 2016 que les tentes ORIG- AMI ont abrité pour la première fois des sans-abri, à Liège. L’année dernière, 500 tentes ont été offertes aux plus démunis, en Belgique mais aussi au Luxembourg et en France. L’hiver dernier, en raison de la Covid-19, plusieurs centres d’accueil on réduit leur jauge d’admission, explique l’association. Conséquence  : de nombreuses personnes ont passé leurs nuits dans la rue et cet afflux a nécessité une intervention d’urgence intégrant la solution ORIG-AMI. Cette année, les impacts économiques de la crise se font durement ressentir  : le nombre de sans-abri a augmenté de 30%. « Il s’agit souvent de femmes avec enfants, d’handicapés, mais aussi des personnes ayant un emploi, mais dans l’impossibilité financière de se loger », précise l’association. Rien qu’à bp Ta journée il Bruxelles, ce sont plus de 6.000 personnes qui vivent sur les pavés de la capitale. Sans parler des réfugiés. Outre le manque de capacité d’accueil, ORIG-AMI fournit aussi une solution à tous ceux qui refusent de se rendre en refuge pour des questions de sécurité ou parce que les animaux de compagnie n’y sont pas admis. Qui plus est, à Bruxelles-Ville, l’utilisation des tentes est interdite. MAIS QU’EST-CE QU’UNE TENTE ORIG-AMI ? Ces abris en carton recyclé suivent le principe des origamis, l’art japonais de pliage du papier. À la fois pliables, transportables, et recyclables, ils offrent un abri protecteur et un peu d’intimité en période de grands froids. En effet, le carton fait office d’isolant thermique et sonore. Dotée d’un film protecteur, une tente peut tenir plusieurs mois à l’extérieur. Cette année, la conception du modèle a été revue  : avec un pliage plus simple et nécessitant moins de carton, la tente est plus facile à transporter, mais aussi moins chère à fabriquer. Les tentes ORIG-AMI sont assemblées par des détenus à l’atelier de la prison de Lantin. Elles sont ensuite mises à disposition d’ONG, d’associations et des CPAS chargés de leur distribution. 30 € POUR DES NUITS MOINS RUDES L’association assume une partie de la production sur fonds propres. Mais 4 commence avec metro Ph. D.R. pour répondre aux demandes qui ne cessent d’affluer, ORIG-AMI compte sur la solidarité citoyenne. Pour atteindre son objectif, une nouvelle campagne de parrainage a été lancée cet hiver. Pour un montant de 30  € , une tente deux personnes ainsi qu’un sac de couchage (conçu pour tenir sous zéro degré) sont distribués. Fin 2021, plusieurs centaines de tentes avaient déjà été distribuées. Pour parrainer un ORIG-AMI, les dons peuvent être versés sur le compte de l’association  : BE62 0012 6097 7061. Il est également possible de faire un don via PayPal via le site www.orig-ami.eu. (or) Dans les displays 4X PAR SEMAINE Lundi - Mardi - Jeudi - Vendredi 7j/7 sur fr.metrotime.be



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