Métro Belgique n°4404 10 jan 2022
Métro Belgique n°4404 10 jan 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4404 de 10 jan 2022

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : la fête du football africain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 LUNDI 10 JANVIER 2022 Le guide carrière de Metro ▶START Cinq conseils pour bien tirer parti de votre évaluation annuelle des performances Les évaluations de performances sont une expérience stressante pour la plupart des employés. Mais ce n’est pas une fatalité. Avec un peu de préparation, c’est le moment idéal pour discuter de vos performances de l’année écoulée avec votre manager. L’entretien peut également servir à discuter d’une augmentation de salaire souhaitée ou d’autres opportunités de croissance. Christophe Paquay, manager au cabinet de recrutement international Robert Walters, avance cinq conseils pour tirer le meilleur parti de votre entretien d’évaluation et montrer à votre supérieur que vous lui êtes précieux. SOYEZ PRÊT « Si vous êtes bien préparé pour votre entretien d’évaluation, vous vous sentirez automatiquement plus confiant. Veillez donc à avoir des exemples de votre travail et de vos réalisations à portée de main et à rassembler tous les faits avant d’aller à la réunion. L’examen des performances ou l’évaluation annuelle peut être un moment décisif dans votre carrière. », explique Christophe. Il est donc important de vous préparer, tout comme vous le feriez pour un examen ou un entretien d’embauche. Ph. Unsplash PENSEZ À VOTRE AVENIR DANS L’ORGANISATION Réfléchissez à ce que vous voulez réaliser dans votre carrière au cours des prochaines années et à la manière dont votre employeur actuel peut vous aider à y parvenir. « Prenez le temps de réfléchir aux formations possibles, aux qualifications professionnelles supplémentaires qui pourraient vous intéresser, ou à la manière dont vous pouvez acquérir d’autres expériences pour élargir vos compétences. En bref  : tout ce qui peut aider votre carrière à long terme. » PARLEZ-EN Vous avez des idées ou des suggestions sur la façon dont votre rôle, l’équipe ou un processus spécifique au sein de l’entreprise pourrait être plus efficace ? L’entretien d’évaluation est alors l’occasion de vous faire entendre. « Profitez de l’occasion pour exprimer votre intérêt pour des responsabilités supplémentaires » dit Christophe. C’est un excellent moyen d’avancer, de vous faire remarquer et de montrer votre engagement envers l’entreprise et votre position au sein de celle-ci. « Tout ce qui est discuté lors d’un entretien ne doit pas être une surprise pour l’une ou l’autre des parties. Ne gardez pas vos frustrations pour vous  : elles doivent être discutées au fur et à mesure qu’elles se présentent, mais les entretiens sont un bon moment pour revenir sur les problèmes qui ont surgi au cours de l’année. » Le marché du travail a bénéficié de la reprise économique en 2021 L’année 2021 s’est clôturée avec une demande d’emploi en baisse de 3,7% par rapport à l’année précédente, selon un bilan du Forem, l’office wallon de la formation professionnelle et de l’emploi. Malgré la crise du coronavirus qui a perduré, le marché du travail wallon a bénéficié d’une reprise de l’activité économique. La baisse du nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi s’appuie sur l’augmentation du nombre d’opportunités d’emploi diffusées par le Forem (+25% par rapport à 2020). En décembre, par exemple, la demande d’emploi a chuté de 6,9%, tandis que les offres ont augmenté de 63% par rapport à décembre 2020. En moyenne sur l’ensemble de l’année 2021, la Wallonie a compté 201.426 demandeurs d’emploi inoccupés (DEI). Cet effectif moyen est 3,7% plus faible qu’en 2020 (-7.837 personnes de moins, en moyenne), et même 0,9% sous la moyenne de l’année 2019, avant la crise du coronavirus. Les demandeurs d’emploi inoccupés représentent 12,6% de la population active wallonne. BESOIN DE MAIN-D’ŒUVRE Ce taux de demande d’emploi moyen était de 13,1% en 2020 et 12,7% en 2019. À un an d’écart, c’est parmi les personnes les plus récemment arrivées dans la demande d’emploi que les reculs ont été les plus marqués. En revanche, les demandeurs inoccupés depuis un à cinq ans sont plus nombreux qu’un an auparavant. En termes d’âge, le Forem relève une baisse plus marquée parmi les plus jeunes. Sur l’ensemble de l’année 2021, près de 440.000 offres d’emploi Ph. Unsplash TENEZ-VOUS-EN AUX FAITS Avant tout, rappelez-vous qu’un entretien d’évaluation est une discussion d’affaires. « Évitez le langage et les réactions émotionnels face aux commentaires constructifs que vous pourriez recevoir. C’est votre meilleure chance de convaincre votre employeur de la valeur que vous avez apportée à l’entreprise et de la manière dont vous pouvez continuer à le faire à l’avenir. » L’évaluation des performances doit être une expérience positive et une occasion pour vous de communiquer honnêtement avec votre supérieur au sujet de votre évolution de carrière. Assumez la responsabilité du processus et les récompenses suivront. UNE AUGMENTATION DE SALAIRE ? OSEZ DEMANDER ! La récente enquête salariale de Robert Walters a montré que plus de la moitié (55%) des employés interrogés en Belgique s’attendent à une augmentation de salaire en 2022. 87% espèrent recevoir une augmentation de salaire comprise entre un et dix pour cent. Vous pensez que vos performances et vos efforts de l’année écoulée doivent être récompensés ? « Alors l’entretien d’évaluation est le moment idéal pour aborder ce sujet. Concentrez-vous sur les raisons réelles pour lesquelles vous devriez être pris en considération pour une augmentation de salaire ou une promotion, et pas seulement parce que quelqu’un d’autre en a bénéficié », conclut Christophe. ◀ ont été diffusées par le Forem (hors offres provenant des autres services publics d’emploi), soit 25% de plus qu’en 2020, année pendant laquelle la crise avait provisoirement gelé les intentions de recrutement. Les besoins de main-d’œuvre sont en hausse dans tous les secteurs d’activité, de l’industrie manufacturière au commerce en passant par la santé et l’horeca. ◀
« En attendant Bojangles »  : C’est l’amour fou entre Romain Duris et Virginie Efira Tous deux habités aux rôles romantiques, Romain Duris et Virginie Efira se donnent enfin la réplique, et ça déménage. « En attendant Bojangles » les propulse dans un amour passionnel, refusant de s’assagir avec le temps. Rencontre avec deux gourmands des sentiments ! Le film parle de folie sous diverses formes. Faut-il être un peu fou pour faire du cinéma ? Romain Duris  : « Un peu, je crois. En tant qu’acteurs, on nous demande à chaque fois de nous réinventer à travers des personnages différents, et de lâcher prise. Est-ce que c’est ça, être fou ? Non, parce qu’on arrive à le faire sans être tous complètement instables, mais le terrain est là. Ensuite, une certaine folie peut traverser chaque acteur, qui doit ensuite retomber sur ses pattes. Et ce n’est pas toujours évident. » Virginie, votre personnage souffre de ce qu’on nommerait aujourd’hui la bipolarité. Comment prépare-t-on en rôle pareil ? Virginie  : « Je ne dis pas ça pour flatter Romain ou Régis (Roinsard, le réalisateur, NDLR), mais un acteur tout seul, ce n’est pas grand-chose. Le cinéma, c’est un art vraiment collectif. Bref, quand on a un partenaire comme Romain, qui est si libre, ça ouvre à une grande amplitude de jeu. Et quand on tourne pour Régis, on n’est pas seul. Par exemple, il n’a pas hésité à me faire tourner certaines scènes jusqu’à ce que j’atteigne une sorte de transe, un enivrement proche des courts-circuits qui font perdre pied à Camille. Je ne dis pas que je me suis approchée de sa folie, mais on peut créer un état physique aidant à ressentir certaines choses. » Y a-t-il une leçon à tirer de ce couple sur l’éducation d’un enfant ? Virginie  : « Il est confronté à des situations très complexes, trop complexes même. Mais il a aussi cette chance d’avoir une famille où tout transite d’abord par l’amour, la curiosité, et un certain rejet de la médiocrité. Ce que Georges et Camille apprennent à Gary n’est pas très normatif ou conforme, mais quel bel instrument pour vivre cette chose qu’on appelle l’existence ! Ça ferait un bon écrivain, vous ne pensez pas ? » Il y a beaucoup de scènes de danse très intimes entre vous deux… Ph. Belga Romain  : « On n’était pas forcément à l’aise au début, mais on était tous les deux conscients du travail à accomplir pour que ça ait de l’allure. Moi, j’aime danser, mais je ne suis pas danseur. Il a fallu qu’on travaille, et c’était super de se rencontrer comme ça avec Virginie. De pouvoir se toucher, de bouger ensemble, qu’on partage cette envie d’apprendre les chorégraphies. » Romain, dans une scène, vous rejoignez Virginie dans la rue totalement nue. Un peu comme dans « Les Poupées Russes » il y a quinze ans, non ? Romain  : « Oui, c’est vrai. Elle est magnifique cette scène, parce que Georges rejoint Camille. Et le fait d’être tous les deux à poil dehors, ça marque une sorte d’acceptation. Deux corps nus, dans la rue, ça fait de l’effet. Et dans’Les Poupées Russes’, même si on racontait autre chose, c’était similaire car il y avait ce même effet, tout sauf gratuit. » Virginie, cette scène commence avec vous. Ce n’était pas trop intimidant ? Virginie  : « Pour le coup, elle a été culture Virginie Efira  : « La monotonie du quotidien ne m'effraie pas » extrêmement dure à jouer. Dans les autres films, quand il y a de la nudité, il s’agit généralement d’une scène d’amour. On n’est donc pas le seul à être nu, ce qui permet de partager les nerfs. Tandis que là, en allant me promener à poil avec mon petit chapeau et mes talons hauts, devant Romain et le reste de l’équipe, j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes. Avant de tourner ça, tu te demandes une ou deux fois ce que tu fais EN ATTENDANT BOJANGLES MOVIES comme métier (rires) ! Mais ça aide d’avoir confiance, il y avait Régis pour me guider, et on avait un très bon chef opérateur. Alors on y va, et on imagine qu’on est habillé. Facile, quoi (rires) ! » Le titre évoque la chanson de Nina Simone, telle une bande originale rythmant la vie de cette famille. Quelle chanson ponctuerait la vôtre ? Romain  : Une seule chanson ? Ah non… J’en ai plein, ça oui, mais pas une ! Virginie  : On va croire que j’ai une vie pathétique mais comme je viens de l’écouter :’Alone Again’de Gilbert O’Sullivan ! Pourtant, ça va… Je vous jure (rires) ! Stanislas Ide Pour Gary, chaque jour est une fête grâce au cocktail d’hédonisme et d’irrévérence provoqué par ses parents. D’une part, il y a Camille (Virginie Efira), son élégance naturelle et sa haine viscérale des conventions. D’autre part, il y a Georges (Romain Duris), sa douceur sans limite et sa détermination à suivre sa femme n’importe où. L’ennui, c’est que Camille porte en elle une tristesse qu’elle ne contrôle pas. Et quand elle dérape, son mari comme son fils ne savent plus trop s’ils doivent la célébrer la ou contenir… Tirée du roman d’Olivier Bourdeaut, cette comédie dramatique jouit du même charme et des mêmes défauts. On prend du plaisir à voir ce trio dire merde au monde qui les entoure dans une mise en scène des plus ludiques. Mais le récit ne peut s’empêcher d’associer la maladie de Camille à une vision décalée, voire enjouée du monde, et donc de la romantiser un peu. Malgré tout, le duo Duris-Efira envoie du lourd, et mérite le déplacement à lui seul. (si) ●●●○○



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