Métro Belgique n°4401 21 déc 2021
Métro Belgique n°4401 21 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4401 de 21 déc 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : au Royaume-Uni, il est possible d'embarquer dans un train à vapeur entre Bury et Rawtenstall.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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green telm-scoRE 1 5 COULEURS POUR ‘11241S REPÉRER SUR - 4 4111h US 00,00. J Bientôt un Ecoscore pour les produits européens ? Après le Nutriscore, va-t-on bientôt voir émerger un Ecoscore ? L’idée d’instaurer un label clair et fiable qui reflète l’impact environnemental de tous les produits vendus dans l’Union européenne fait son chemin. Belga/L. Dieffembacq Le concept s’inspire de celui du Nutriscore, qui informe les consommateurs de l’impact des produits alimentaires sur leur santé. L’idée, qui vient de sept jeunes Belges – rejoints par d’autres jeunes de dix pays européens –, est « d’avoir un logo sur les produits alimentaires et vestimentaires qui refléterait l’impact environnemental des produits vendus à l’échelle européenne », explique Laura Manne, porteparole belge du projet « European EcoScore », à la RTBF. Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission européenne à proposer « un écoscore européen clair et fiable », un label contraignant. Ce label aurait pour objectif final de couvrir tous les types de produits fabriqués ou vendus sur le marché de l’Union européenne. Au-delà de l’information et la sensibilisation que ce label permettrait aux consommateurs d’acheter local et de saison, il encouragerait également les professionnels à réduire l’impact environnemental de leurs produits. À l’image du Nutriscore (qui n’est pas encore obligatoire), l’European EcoScore se présenterait sous la forme d’une échelle graduée avec des lettres de couleur différente indiquant le degré d’impact du produit sur l’environnement. La lettre « A » signifierait « très respectueux de l’environnement », la lettre « F » « très nocif pour l’environnement ». DÉJÀ DES ÉCOSCORES Il existe déjà des écoscores dans les magasins en Belgique. Le groupe Colruyt a lancé son propre écoscore en mars dernier sur 2.500 de ses produits. Il est consultable via l’application SmartWithFood et devrait figurer directement sur les emballages d’ici la fin de l’année. L’écoscore lancé par Colruyt a reçu le prix Mercure – qui salue les innovations les plus marquantes dans le secteur du commerce – par Comeos. Il s’agit d’un système ouvert qui peut être repris par d’autres commerçants en Belgique mais aussi dans le reste de l’Europe. Le groupe Carrefour a également décidé de tester l’affichage environnemental sur sa plateforme de vente en ligne en France. Les initiateurs du projet européen estiment que ces écoscores sont une bonne idée mais « ils ne sont toutefois pas très objectifs », explique Laura Manne à la RTBF. « Pour l’instant, ce sont les magasins euxmêmes qui mettent sur leurs marques un écoscore (…) On aurait préféré que cette idée d’Ecoscore soit uniformisée et Belga/L. Dieffembacq devienne neutre au niveau de toute l’Union Européenne », ajoute-t-elle. PREMIERS PAS Le projet « European EcoScore » n’en est qu’à ses débuts. Pour que cette initiative citoyenne européenne soit prise Comment le calculer Pour calculer cet écoscore européen, les initiateurs du projet formulent des suggestions. Il existe différentes méthodes et données publiques (Agribalyse, qui comprennent les impacts de la production, du transport et fabrication, et les emballages) qui pourraient être utilisées pour calculer un score. Un système de points de type bonus/malus pourrait être ajouté à la méthode de calcul afin de favoriser certaines caractéristiques souhaitables d’un produit. Les organisateurs du projet citent par exemple l’aspect local ou saisonnier, l’impact sur les sols et la qualité de l’eau, le bien-être animal ou encore l’attribution du label européen d’agriculture biologique. Pour calculer l’écoscore, ils estiment également intéressant d’utiliser l’évaluation du cycle de vie des produits (méthode ACV), développée par la Commission européenne. en compte par la Commission, il faut qu’elle récolte un million de signatures dans au moins sept pays de l’UE d’ici le 23 juillet 2022. Actuellement, un peu plus de 3.600 personnes ont signé la pétition officielle disponible sur le site europeanecoscore.com. Si l’initiative passe ce cap, la Commission pourrait décider de faire droit à la demande ou non, mais, dans les deux cas, elle serait tenue de motiver sa décision. Les organisateurs espèrent que des experts européens prendront le relais pour concrétiser le projet. ◀ 011 *leiEUROPEAN ECO o% SCORE 0 e der Cette méthode tient compte de nombreux critères importants comme l’extraction, le transport, l’emballage et l’utilisation des produits.
metrotime.be MARDI 21/12/2021 GREEN 9 Les cafés équitables et bio d’un artisan torréfacteur belge Quelle est la différence entre un bon torréfacteur et un mauvais torréfacteur ? Nous avons sans doute trouvé la réponse en rencontrant Laurent, artisan torréfacteur et co-fondateur de Torrefactory. Tout a commencé en 2017 autour d’un bon café, comme ils aiment le dire. Laurent, Florent et Cédric, trois entrepreneurs originaires du namurois se sont unis pour créer Torrefactory. Dès le début, ils ont un objectif en tête  : rendre le café de qualité et de spécialité accessible au plus grand nombre, dans le respect de l’homme et de l’environnement. Le succès du café en grain Aujourd’hui, 90% du café vendu par Torrefactory est en grain. « La majorité de nos clients connaissent et apprécient le bon café et sont donc déjà équipés d’une machine qui permet de mettre directement des grains ou alors, ils ont une machine pour moudre eux-mêmes directement le café », explique Laurent. « Le café en grain est vraiment sur une courbe ascendante. De plus en plus de gens abandonnent la capsule, aussi bien dans les entreprises que chez les particuliers, et passent au grain », conclut Cédric. QU’EST-CE QU’UN TORRÉFACTEUR ? Pour cela, Laurent a d’abord appris l’art de la torréfaction. Cela consiste à « cuire » les grains de café (qui sont verts lorsqu’ils arrivent en Belgique) dans une sorte de four qui s’appelle le torréfacteur. « C’est un art qui permet de libérer tous les arômes du café. Mais il se perd et s’apprend difficilement. Il n’existe pas de cursus pour devenir torréfacteur », explique Cédric. Laurent fait partie de la cinquantaine de torréfacteurs artisanaux qui existe en Belgique. Depuis quatre ans, il apprend ce métier auprès de deux torréfacteurs belges. Il a également suivi une formation à Lyon. En fonction de la durée de « cuisson », il décide quel profil aromatique il souhaite créer autour de son café. « Pendant la torréfaction, il se passe plein de choses. À partir de 180 oC, c’est là que le savoir-faire entre en place et que je commence à développer les arômes. Le but est d’arriver à obtenir un équilibre entre acidité et intensité », détaille Laurent. À l’instar de ce qui existe avec les micro-brasseries, le café de Torrefactory est actuellement produit sur deux outils de torréfaction collaboratifs, l’un à Namur, et l’autre à Charleroi. RÉINVENTER LA PAUSE-CAFÉ Rapidement, Torrefactory se tourne vers un secteur bien précis, les entreprises, avec l’idée de réinventer la pausecafé. « On s’est rendu compte qu’il y avait une grosse demande pour avoir du bon café dans les entreprises et pas du jus de chaussette. On a donc décidé de lancer une offre avec un café de qualité avec tout le service qui va autour, notamment la location d’une machine à café », explique Cédric. Rapidement, la proposition a séduit des entreprises, en Belgique francophone, mais aussi dans le nord de la France et au Luxembourg. Ensuite, la Covid-19 est arrivée et Torrefactory a donc dû se réinventer. « Du jour au lendemain, nous avons perdu 80% de notre chiffre d’affaires. Mais nous sommes restés positifs. Notre priorité a été de maintenir les cinq emplois au sein de la société et ensuite de trouver Photos Torrefactory des solutions pour ne pas subir la crise », détaille Cédric. Torrefactory a donc lancé sa plateforme d’e-commerce pour vendre du café fraîchement torréfié à des particuliers. Le succès a été immédiatement au rendez-vous. Dans une deuxième phase, l’entreprise s’est également tournée vers le retail. Aujourd’hui, le café Torrefactory est ainsi disponible dans une septantaine de magasins bio et de petites épiceries à travers le pays. UN CAFÉ ÉQUITABLE ET BIO Tous les cafés proposés par Torrefactory sont équitables et portent le label Efico. « Concrètement, cela signifie que les producteurs sont correctement rémunérés, qu’il y a de des investissements au niveau de l’enseignement, de l’outillage et de la formation dans les régions productrices ou encore qu’aucun enfant n’est exploité », explique Sophie, assistante marketing chez Torrefactory. Quatre de leurs cafés sont certifiés bio avec le label Fairtrade. « Cela signifie que la terre est dépolluée depuis au moins cinq ans, c’est-à-dire qu’il n’y a eu aucune utilisation de pesticide dans les cinq années précédant l’obtention du label. De plus, le label permet de vérifier l’utilisation des ressources naturelles, que la faune et la flore sont protégées, qu’il y a d’autres espèces d’arbres en plus des caféiers, que l’utilisation de l’eau est raisonnée ou encore que la saisonnalité est respectée. Cela répond à un cahier des charges très strictes », poursuit Sophie. Pour l’instant, Torrefactory propose des cafés qui proviennent, en origine pure, de sept pays (Honduras, Pérou, Éthiopie, Kenya, Costa Rica, Colombie et Mexique) et propose aussi des assemblages qui consistent à mélanger des plus petites quantités d’origines différentes afin de créer une recette particulière avec des arômes spécifiques. L’entreprise développe également l’axe de direct trading qui consiste à aller chercher le café en direct auprès du producteur, sans passer par des intermédiaires. « On a mis en place une collaboration avec une ferme basée au Honduras et auprès de laquelle on s’approvisionne en direct. C’est un axe sur lequel on veut encore plus travailler dans le futur. Cela nous permet de travailler avec les caféiculteurs pour améliorer le - À café ensemble mais aussi de lui garantir un juste prix qui ne va pas fluctuer », détaille Sophie. PAS DE CAPSULES, UNE ÉVIDENCE L’engagement de l’entreprise ne s’arrête pas à l’origine du café. Pour l’emballage et l’étiquetage, Torrefactory fait appel à Axedis, une entreprise de travail adapté (ETA). Enfin, l’entreprise ne propose pas de café sous forme de capsule. Un choix volontaire et important qui va dans le sens de la vision que Torrefactory a du café. « Aujourd’hui, il existe des machines automatiques qui permettent de moudre le grain au moment où le café est consommé. Il n’existe rien de mieux. En plus, leur unique déchet est le marc de café. En lançant cette start-up nous avons eu l’occasion de partir d’une page blanche et pour nous, c’était une évidence de ne pas proposer de capsules », conclut Laurent. Thomas Wallemacq www.torrefactory.coffee



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