Métro Belgique n°4401 21 déc 2021
Métro Belgique n°4401 21 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4401 de 21 déc 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : au Royaume-Uni, il est possible d'embarquer dans un train à vapeur entre Bury et Rawtenstall.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ci 1 10 ON THE ROAD MARDI 21/12/2021 metrotime.be CUPRA BORN Comme une VW ID mais plus dynamique Premier modèle 100% électrique de Cupra, la Born est évidemment une cousine technique de la VW ID.3. Mais quelle personnalité lui a-t-on donnée ? Cupra étant la marque sœur (électrique et un peu plus haut de gamme) de Seat, on s’attend à quelque chose de plus latin, tant dans la présentation que dans le tempérament. Rien de latin dans le lieu de naissance toutefois, puisque la Born sort évidemment de la même usine allemande que la VW. Bien que le lien de parenté soit évident, il est clair que la Born a reçu une face avant bien plus expressive et des détails qui soulignent son agressivité, comme les jupes latérales et ld diffuseur arrière. Un look qui annonce la couleur sur la route ? Nous verrons… Le look annonce en tout cas une ambiance intérieure, elle aussi teintée d’un certain dynamisme. Là encore, on reconnaît partout les « organes » de l’ID.3 (compteur numérique, écran central, etc.), mais tout ayant été traité à la sauce piquante espagnole, ça laisse une impression moins basique. On jurerait que les plastiques sont de meilleure qualité que dans la VW, et il est certain que les sièges avant, au design sportif et recouverts de microfibres recyclées, sont typiquement Cupra. À part ça, on retrouve la même habitabilité généreuse PLAISIRS D'HIVER WINTERPRET BRUXELLES 26.11 > 02.01.2022 BRUSSEL Plaisirs d’Hiver sans embouts ? Facile ! Train, tram, métro, bus, vélo... Trouvez votre solution sur plaisirsdhivers.be/mobilite aux places arrière, ainsi qu’un coffre somme toute honnête de 385 litres. Bref, on a le look sportif, et on a l’ambiance sportive. Mais a-t-on la voiture sportive ? Photo Volkswagen BON DÉBUT Pour la Born, Cupra propose un choix de trois de niveaux de puissance, chacun ou presque étant associé à son propre niveau d’autonomie. L’entrée de gamme revendique 150ch et est associée à une batterie 45kWh (340km WLTP). Vient ensuite la version 204ch à batterie 58kWh (424km), puis la 231ch avec la même batterie (420km). Mais cette dernière peut aussi recevoir une grosse batterie 77kWh, pour une autonomie moyenne de 540 km. Petite subtilité  : cette volumineuse batterie mord un peu sur l’habitabilité, puisque la banquette arrière passe alors de 5 à 4 places. Dans la Born comme dans la VW ID.3, le moteur est placé à l’arrière, et envoie sa puissance aux roues postérieures. Or tous les passionnés vous le diront  : rien de tel qu’une propulsion pour le plaisir de conduite. De fait, la Born a eu le talent de nous faire sourire sur les portions les plus sinueuses de l’essai. D’autant que les masses sont parfaitement réparties, et que la voiture fait preuve d’un bel équilibre. Pour ce qui est du côté sportif, on a également apprécié un châssis sensiblement plus ferme que celui de la VW. Enfin, un mot de la consommation. Lors de notre essai, durant lequel nous n’avons pas cherché à établir des records, ni en performances pures, ni en économie, nous avons relevé entre 15,5 et 23 kWh/100km selon les situations. La moyenne finale a été de 17 kWh/100km, pour une autonomie annoncée de 340 km. Ce qui nous fait dire qu’avec une conduite plus appliquée, les 400 km auraient été de l’ordre du possible. Unique version disponible pour le moment, la Cupra Born 204ch démarre à 42.080 € . Stéphane Lémeret AVANTAGES Look expressif Ambiance à bord flatteuse Châssis bien équilibré A Pas un énième SUV INCONVÉNIENTS Performances pas ébouriffantes Direction trop filtrée Ergonomie du système infodivertissement Plus chère qu'une VW LA CUPRA BORN 204 CH EN CHIFFRES Moteur électrique ; 204 ch ; 310 Nm Transmission. aux roues arrière Boîte. auto 1 rapport L/l/h.. 4.322/1.809/1.540 mm Poids à vide 1.736 kg Volume du coffre 385 l Batteries... 58 kW/h 0 à 100 km/h. 7,3 sec Vitesse maxi 160 km/h Autonomie électrique 395 – 424 km Prix.. € 42.080
metrotime.be MARDI 21/12/2021 CULTURE 11 CALI PEUT TOUJOURS COMPTER SUR SES ANGES « Aujourd’hui je joue dans des clubs mais je m’en fous » Véritable troubadour des temps modernes, comme il aime se qualifier, Cali, 53 ans, vient de sortir « Voilà les anges », son troisième roman. De passage à Bruxelles, c’était l’occasion de revenir avec lui sur près de 20 ans de carrière avec des hauts, des bas et surtout, des anges ! Comment décririez-vous « Voilà les anges » ? Cali  : « Je le décrirais comme un voyage. En 2018, j’ai écrit mon premier roman ‘Seuls les enfants savent t’aimer’. C’était l’histoire d’un enfant qui perd sa maman à 6 ans et c’était 100% autobiographique. Le deuxième, « Cavale, ça veut dire s’échapper », c’était l’adolescence du même môme et c’était à 90% autobiographique. Là, c’est vraiment un roman avec mon avatar, dans une réalité relative. J’ai mélangé des trucs vrais avec des trucs complètement romancés. Je n’ai jamais fait de prison par exemple, pas encore en tout cas. (rires) » Qui sont ces anges auxquels vous faites allusion ? « Parfois, souvent même, dans la vie quelqu’un te prend la main, te ramène vers la lumière et rend ta vie belle. C’est un ange et je crois en ça. Tu croises quelqu’un et tu sais que c’est cette personne qu’il faut suivre car elle va te faire REVIEW Dans « Voilà les anges », Cali joue avec la réalité. Les fans du chanteur s’amuseront à déchiffrer ce récit et à déceler le vrai du faux. De la genèse du tube « C’est quand le bonheur ? » à ce long passage consacré à Roberta qui est également un morceau de Cali, les anecdotes et les clins d’œil sont nombreux. Mais même s’il en a tout l’air, ce roman n’est pas une autobiographie. Comme Cali, le héros s’appelle Bruno Caliciuri et est né le 28 juin 1968 à Perpignan, mais de nombreux éléments sont fictionnels. Si les fans de Cali se régaleront, celles et ceux qui ne connaissent rien de l’artiste risquent de se retrouver confrontés à du bien et elle t’amène vers le meilleur. Ça m’est arrivé quand j’avais 6 ans dans mon village et que j’ai rencontré Alec. Je venais de perdre ma maman et lui ses parents se déchiraient. On s’est dit qu’on resterait à la vie à la mort ensemble et près de 50 ans plus tard, on est toujours ensemble. On se tire vers le haut quand on a des soucis et on continue à avancer comme ça. Je pense que le mal de notre société, c’est la solitude. À partir du moment où tu es seul, le feu s’éteint et tout est fini. Pourquoi les gens se foutent en l’air ? C’est parce qu’ils n’ont pas trouvé la dernière main pour leur dire qu’ils ne sont pas seuls. » Comment s’est passée l’écriture de ce roman ? « Je n’avais pas de plan. Chaque fois que je me couchais le soir, j’avais hâte de me réveiller et de reprendre le lendemain car je ne savais pas ce qu’il allait se passer après. J’ai adoré inventer cette histoire Gall lei ! anues un roman parfois un peu trop décousu et assez difficile à suivre. ●●●○○ « Voilà les anges », de Cali, éditions Albin Michel, 208 pages, 17,9 € Ph. Richard Dumas sans aucune limite, en me disant ‘Je m’en fous, j’y vais’. J’aimais bien cette idée de rédemption en trois actes, un chemin vers la lumière. J’écris toujours à la main sur des cahiers d’écoliers. Si vous ouvrez mon sac, j’ai des feuilles partout. Mes deux premiers romans, c’est ma chérie qui les a tapés pendant que je lui dictais au-dessus de son épaule. Mais elle ne pouvait pas faire celui-ci. J’ai donc pris mon sac avec mon seul exemplaire et je suis monté à Paris chez un ami. Le soir, en allant à l’hôtel, j’ai perdu mon sac. Je pleurais. Je suis allé voir le gars à l’accueil et je lui ai dit qu’on allait boire un whisky tous les deux. J’avais écrit un truc. Ça valait ce que ça valait et si je l’avais perdu c’est que ça ne devait pas être publié mais j’étais quand même triste. Pendant la nuit, il a frappé à ma porte. En fumant une clope dehors, il avait retrouvé mon sac. Il pleuvait et il avait suivi un ruisseau jusqu’à une bouche d’égout. Je l’ai pris dans mes bras et je lui ai dit qu’il était mon ange. » Pour le narrateur, le succès est une catastrophe. Avez-vous déjà eu ce sentiment ? BOOKS « Non. Finalement, même si on en a envie, c’est très louche quand un succès perdure. Si tout le monde t’aime tout le temps, c’est qu’il y a un truc qui est bizarre, ça veut dire que tu t’es collé à ce que les gens veulent. Alors que pour moi ce n’est pas ça l’idée. Pour moi, être artiste c’est aller fouiller des pistes que des gens ne te croient pas capables d’aller chercher. Ça va leur plaire ou pas. Tu vas perdre des gens, tu vas en trouver d’autres. Même si tu n’as plus personne, tu auras été au bout de ce que tu voulais faire. Je crois que c’est ça le rôle d’un artiste. Je viens d’un petit village qui s’appelle Vernet-les- Bains. J’ai eu le bac mais je n’avais aucune capacité pour être bon dans quoique ce soit. Je n’étais pas méchant mais déconneur et pas assidu. Je ne sais pas pourquoi c’est tombé sur moi mais quand le succès m’est tombé sur la gueule, j’ai pu voir le monde entier et me promener. Après j’ai des hauts et des bas. J’ai fait beaucoup de ventes de disques et aujourd’hui un peu moins, mais je fais toujours des concerts. J’ai fait des concerts des Zénith et aujourd’hui je joue dans des clubs mais je m’en fous… Je suis heureux de jouer. Mais si je n’avais pas rencontré ce succès au départ, je ne serai pas là en train de vous parler. Donc non pour moi le succès n’est pas une catastrophe. C’est une bénédiction et une chance énorme. » Comment avez-vous vécu les différents confinements ? « C’était très compliqué et je n’ai rien fait artistiquement. Le confinement et la Covid, c’est une merde et ça ne m’a aidé en rien dans ma création. Mon dernier album est sorti deux jours avant le premier confinement. La tournée qui suivait a été annulée. Mais ce n’est pas ça… J’ai fait une dépression. Une vraie dépression. Ça ne m’était jamais arrivé. J’étais chez moi comme tout le monde et j’ai regardé mes enfants en me disant ‘Qu’est-ce qu’on leur laisse ?’. Ça m’a bousillé. Il y a des gens qui meurent, des gens que tu ne peux pas aller enterrer. Ça m’a bouleversé et j’ai fait une vraie dépression. Après, lors du deuxième confinement je me suis dit qu’il fallait être un peu plus philosophe et aujourd’hui je suis philosophe. C’est une catastrophe mais je m’accroche au fait que nos enfants ne feront pas la même connerie que nous et qu’ils vont mesurer la fragilité de la vie et de la planète. Je le vois bien avec ma fille de 16 ans. » Vos concerts en Belgique ont été reportés plusieurs fois, notamment celui à la Madeleine. Est-ce que ça vous a fait mal ? « Évidemment, ça fait du mal quand ton téléphone vibre et que ton tourneur t’annonce que toutes les dates sont annulées. J’ai vraiment envie de finir par le concert à La Madeleine à Bruxelles en février. Mais dès la fin du mois, je redémarre une tournée solo, guitare/voix. Je vais donc repasser par la Belgique. Je sais que je vais revenir. » Cali sera le 4 février au Théâtre royal de Mons et le 5 février à la Madeleine à Bruxelles Thomas Wallemacq



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