Métro Belgique n°4398 16 déc 2021
Métro Belgique n°4398 16 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4398 de 16 déc 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : vers une vaccination des 5 à 11 ans ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 NEWS JEUDI 16/12/2021 metrotime.be AFP/S. Di Nolfi L’OMC s’attaque aux plastiques et énergies fossiles GENÈVE Les pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se sont attaqués hier aux plastiques et aux énergies fossiles. Plusieurs dizaines de pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se sont engagés hier à intensifier les discussions sur la pollution plastique, les subventions aux combustibles fossiles et le commerce écologiquement durable. UN MOMENT HISTORIQUE Trois déclarations ministérielles séparées ont été adoptées sur ces questions, un moment qualifié d’« historique pour l’OMC » par sa directrice générale, Ngozi Okonjo-Iweala. « Nous ne sommes encore qu’au début » du processus, a averti Mme Ngozi, en appelant les pays à passer à l’action dès 2022 en élaborant des programmes de travail et des propositions concrètes. Un groupe de 67 pays représentant environ 75% du commerce mondial des plastiques, dont la Chine, la Russie et l’Union européenne, mais pas les États-Unis, a signé la déclaration sur ce sujet. Ils s’engagent notamment à promouvoir les plastiques réutilisés et recyclés et les technologies qui peuvent réduire la pollution plastique. Dans une autre déclaration, un groupe de 45 pays, dont l’UE, mais pas la Chine ni les États-Unis, s’est convenu d’« éliminer progressivement les subventions inefficaces aux combustibles fossiles qui incitent au gaspillage » et d’établir un calendrier pour y parvenir. Une troisième déclaration, soutenue par 71 pays les États-Unis et la Chine, appelle à « intensifier » les discussions pour élargir les possibilités de commerce écologiquement durable. ◀ AFP/J. Amiet KOUROU Le télescope spatial James Webb (JWST), plus grand et plus puissant télescope astronomique jamais lancé, devrait décoller de la base guyanaise de Kourou le 24 décembre. Le télescope spatial James Webb (JWST) devrait décoller de la base guyanaise de Kourou le 24 décembre à 9h20 (heure locale, 13h20 heure belge), dans la coiffe d’une fusée Ariane 5 ECA. L’objectif principal de Webb est d’enquêter sur l’Univers et ses origines. Il observera les premières galaxies, révélera la naissance des étoiles et des planètes et examinera des exoplanètes, évaluant leur « Aucune preuve de problème technique » chez Tesla PARIS Il n’y a pas « à ce stade » d’élément qui accréditerait la thèse d’un problème technique sur le taxi Tesla impliqué samedi dans un accident mortel à Paris, a affirmé le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Il s’exprimait au lendemain de la décision de la compagnie G7 de mettre à l’arrêt une trentaine de taxis d’un modèle similaire à celui qui a été impliqué dans un accident spectaculaire samedi dans le XIII e arrondissement de Paris. Selon un bilan provisoire actualisé, l’accident a fait un mort et 20 blessés, dont trois sont dans un état grave, a indiqué mardi soir le parquet de Paris, qui a ouvert une enquête pour « homicide involontaire et blessures involontaires par conducteur de véhicule terrestre à moteur ». De son côté, le conducteur a affirmé que la pédale de frein n’avait pas fonctionné, selon le journal Le Parisien. Le ministre a souligné s’être entretenu avec le directeur général de la filiale européenne de Tesla. Ce dernier a « dit avoir fourni toutes les AFP/E. Piermont Une machine à remonter le temps données techniques à la justice (…) et être serein sur ce sujet ». ◀ potentiel pour abriter la vie. CAPTÉ LA LUMIÈRE GÉNÉRÉE PAR LES GALAXIES Le JWST, est doté d’une sensibilité 100 fois supérieure à celle de Hubble, télescope lancé en 1990 pour observer le visible et l’ultraviolet. Il pourra donc détecter la lumière infrarouge générée par les galaxies lorsqu’elles se sont formées il y a plus de 13,5 milliards d’années. « Ce qui en fait une formidable machine à remonter le temps », explique Catarina Alves de Oliveira, responsable Opérations scientifiques pour la mission James Webb à l’ESA. Son champ d’observation couvrira notre EN BREF ▶ Quelque 88.000 Hongkongais se sont portés candidats pour s’établir au Royaume-Uni dans le cadre d’un nouveau visa ouvrant la voie à la citoyenneté, a annoncé Londres. ▶ Un Russe a été condamné hier à Berlin à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d’un opposant tchétchène sur ordre présumé de Moscou, dans un contexte de tensions diplomatiques entre l’Allemagne et la Russie. système solaire et les exoplanètes. « On verra des images de l’univers jamais vues jusqu’ici », s’enthousiasme Catarina Alves. « Nous capterons des images qui auront mis 10,5 millions d’années à nous parvenir. L’observation dans l’infrarouge permettra de pénétrer nuages et gaz et de voir la naissance d’une étoile ». Le Webb arrivera un mois après son lancement à son orbite de destination, au deuxième point de Lagrange situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre dans la direction opposée au Soleil. Il commencera à se déployer et les observations commenceront six mois après le lancement. ◀ ▶ Un total de 78 migrants a été secouru hier matin au large de la côte sud-est de la Tunisie, après un naufrage qui a fait aussi un mort et un disparu, ont annoncé les autorités et le Croissant rouge tunisien. ▶ Le policier blanc Derek Chauvin, condamné pour le meurtre de George Floyd, a plaidé coupable hier de violation des droits constitutionnels du quadragénaire, lors d’une comparution devant un tribunal fédéral.
metrotime.be JEUDI 16/12/2021 CULTURE 9 « Lumière noire », une BD touchante écrite et dessinée à quatre mains et en couple Avec « Lumière noire », Claire Fauvel et Thomas Gilbert ont uni leur force et leur talent pour livrer un album très personnel qui parle de danse mais aussi d’amour, d’angoisses et d’actualité. « Lumière noire » parle d’art, d’amour et d’angoisses. Qu’est-ce qui vous a inspiré dans ces thématiques et plus particulièrement dans la danse ? Claire Fauvel  : « Comme on a écrit l’histoire à deux avec Thomas, on a essayé de réunir des thèmes qu’on aimait tous les deux. Ça parle pas mal de nous. On a voulu parler du couple, d’une histoire d’amour et de questionnement artistique. On a choisi la danse par pur plaisir de dessin car on avait envie de dessiner des corps qui dansent. Par contre, on s’en est ensuite détachés au moment de dessiner car on voulait que les corps soient expressifs et qu’ils reflètent notre propre personnalité ainsi que l’état d’esprit des héros. D’ailleurs, au final, le thème de la danse est un peu secondaire dans la bande dessinée. Les autres thèmes comme les enjeux sociaux, les questionnements idéologiques et l’histoire d’amour prennent le pas sur la danse. C’était un projet un peu particulier puisque vous l’avez réalisé cet album avec Thomas Gilbert, qui est votre compagnon dans la vie. Comment avez-vous vécu cela en tant que couple ? « C’est une des raisons qui nous a vraiment donné envie de travailler ensemble. En tant que couple et artistes, ça s’imposait un peu à nous. Avec Thomas, on se connaît depuis longtemps et cela faisait vraiment longtemps qu’on voulait travailler ensemble. Dès qu’on s’est dit qu’on le faisait, tout est allé très vite. On avait des idées communes. C’était un projet fort et je crois qu’au-delà de l’objet fini, on va garder un souvenir fort et se rappeler de la conception. En plus, on aurait pu se détester à la fin mais on a eu la chance que tout s’est bien passé. Il y a quand même eu quelques moments de tension, forcément. On ne travaille pas de la même façon et on a dû s’ajuster mais c’était intéressant. Ça a même nourri notre projet. On raconte l’histoire de ce couple de danseurs qui se déchire et ça nous a donné des idées de la raison pour laquelle ils pouvaient se déchirer. Ça nous a inspirés en direct » C’est un album réalisé à quatre mains, aussi bien pour le scénario que pour le dessin. Comment cela s’est mis en place ? « C’est la première fois qu’on faisait un projet à quatre mains. On a toujours travaillé avec des scénaristes et là, c’est la première fois qu’on écrit et qu’on dessine avec une autre personne. Pour le scénario, ça a été assez simple. On l’a fait en discutant, en parlant tous les deux, et on s’est très vite mis d’accord. Concernant le dessin, on s’est accordé sur le design des personnages avant de démarrer. Ensuite, on a fait le découpage de l’album et on a chacun dessiné environ 10 planches à tour de rôle. On a donc rarement mêlé nos dessins sur une page mais c’est arrivé quelques fois. » Lors de la sortie, vous avez reconnu Y a-t-il un mot pour exprimer ça ? Ph. Hugues de Castillo sur Instagram que cet album n’est pas parfait. Après coup, qu’est-ce que vous auriez aimé améliorer ? « Je ne suis pas déçue et je suis vraiment fière de cet album. Je pense que c’est un de mes préférés du fait de l’avoir fait avec Thomas. Mais il y a quelques erreurs qui découlent de la manière dont nous l’avons créé. J’ai l’impression EN QUELQUES LIGNES qu’elles étaient inévitables du fait d’avoir écrit à deux. Je pense qu’il y a parfois des redondances dans le récit, des choses qu’on redit et beaucoup de thèmes dans l’album. Cela peut être un peu déroutant pour le lecteur mais on a accepté ce côté morcelé. Ça fait partie du charme de cet album créé à deux. » Thomas Wallemacq « Lumière noire » raconte l’histoire d’Ava, une célèbre chorégraphe en panne d’inspiration, et de sa rencontre avec Ian, un jeune danseur plein de fougue et de talent. Ensemble, ils vont travailler sur un nouveau projet, apprendre à se connaître et surmonter leurs démons. Si la danse et la relation entre Ava et Ian sont au cœur du récit, l’album aborde habillement tout un tas de problématiques sociétales. Claire Fauvel évoque des thèmes actuels tels que la crise migratoire, les violences policières, le confinement ou encore l’éco-anxiété. Le résultat va bien au-delà d’une simple histoire de danse et est à la fois intelligent et touchant. « Lumière noire », de Fauvel et Gilbert, éditions Rue de Sèvres, 208 pages, 20 € ●●●○○ Cette photo de BelgaImage en dit plus que mille mots. Qu’évoque-t-elle pour vous ? Scannez le code QR ou rendez-vous sur www.belgaimage-words.be/nafithiam. Partagez votre mot et découvrez ceux des autres. PARTENAIRE DE METRO BD



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