Métro Belgique n°4398 16 déc 2021
Métro Belgique n°4398 16 déc 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4398 de 16 déc 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : vers une vaccination des 5 à 11 ans ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 FEELGOOD JEUDI 16/12/2021 metrotime.be Le’beauty snacking’, ça vous parle ? Phénomène qui a émergé durant le premier confinement, le’beauty snacking’fait de plus en plus d’adeptes dans le monde au point de s’imposer comme une tendance forte de l’année à venir. Reste désormais à comprendre ce qui se cache derrière cette dénomination, et surtout comment elle se traduit dans notre quotidien. On vous explique tout ! Les journées de travail qui traînent en longueur, vous connaissez ? Et ce fameux coup de pompe, qui intervient généralement une heure après la pause déjeuner, vers 15h, ça vous parle ? Une seule solution à ces deux problèmes, un remontant ! Mais on ne parle ici ni de café, ni de thé, voire pire, de boisson alcoolisée… Non il est question de prendre un shoot de beauté pour allier détente, plaisir, et break bien mérité. C’est ça, le beauty snacking, et la tendance séduit déjà partout dans le monde. UNE PAUSE BIEN-ÊTRE Pendant le confinement, les journées de travail, ou plutôt de télétravail, étaient longues et harassantes, si ce n’est interminables. Résultat, les YAU** YOUNG ACTIVE URBANS longs moments de cocooning dans le bain, un masque au charbon appliqué sur le visage, dans l’attente d’un gommage et, pourquoi pas, du rituel capillaire qui s’en suit chaque samedi, se sont transformés en de micro séances de cocooning, entre deux contrats, rapports, ou autres visioconférences. L’objectif étant de faire une pause revigorante, énergisante, pour ne pas se laisser happer par la monotonie de cette période de distanciation sociale. Le’beauty snacking’, ou’snack beauté’, est né. Et contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, le retour au bureau n’a pas changé les habitudes prises par les femmes, comme les hommes, durant le confinement. S’il ne s’agit pas d’appliquer un Ph. simona pilolla 2/Shutterstock masque flash en plein open space, il est en revanche question d’utiliser certains produits -plus discrets- à tout moment de la journée pour redonner un coup de boost à son moral, comme à sa peau. L’agence spécialisée dans les tendances WGSN prévoit que la tendance s’envole à l’horizon 2022, évoquant des « micro-moments de beauté » pour « rompre avec le mode de vie du travail à domicile ou créer des moments de plaisir ». QUELS PRODUITS ? Vous vous doutez bien qu’il n’est pas question de s’accorder un moment épilationgommage-hydratation en pleine journée… Vous pouvez préserver cet instant détente pour le week-end. En revanche, il existe une multitude de produits -qui devraient se multiplier à vitesse grand V dans le courant de l’année 2022- qui conviennent parfaitement à cette nouvelle pratique. Vous en utilisez déjà certains… Nous recherchons  : Un.e Account Manager Postule maintenant ! metromedia.be/jobs Comme le baume et le gommage à lèvres, les masques flash, ou encore les masques ou patchs pour les yeux (mieux vaut être en télétravail pour ces deux derniers essentiels beauté). Mais les cosmétiques les mieux adaptés à cette routine du futur ne sont autres que les brumes et les sprays hydratants qui peuvent être appliqués à tout moment de la journée, peu importe l’endroit, et n’impactent pas le maquillage, mais aussi les shampoings secs que l’on peut utiliser entre deux réunions, et surtout une multitude d’outils pour le visage dont les fameuses pierres de jade ou de quartz rose, et plus largement les outils utilisés pour le massage gua sha. Une bonne façon de se faire plaisir -et de faire plaisir à sa peauen quelques minutes seulement. Ne reste plus qu’à s’y mettre pour recharger ses batteries (en beauté) à tout moment de la journée et de l’année. ◀
metrotime.be JEUDI 16/12/2021 CULTURE 11 REVIEWS OÙ EST ANNE FRANK ? Et si le « Journal d’Anne Frank », bien rangé dans son musée, prenait vie sous les traits de Kitty, la confidente imaginaire de la jeune fille ? Que penserait-elle de ces touristes défilant en masse pour observer ses pages ? Et quel regard porterait-elle sur notre société occidentale, aussi vibrante qu’intimidante ? Treize ans après le succès critique et commercial de ‘Valse avec Bachir’, son réalisateur Ari Folman utilise une fois de plus l’animation pour parler de choses sérieuses. Mais il change son public d’épaule, et s’adresse surtout aux enfants dans une jolie parabole sur la puissance de l’art pour agir sur la réalité. Mais le ton général est fort didactique et donne souvent l’impression… d’être au musée ! L’animation vaut le détour, mais on attend toujours le retour au sommet d’Ari Folman. (si) ●●○○○’OÙ EST ANNE FRANK ?’  : ARI FOLMAN LIT LE FAMEUX JOURNAL SOUS UN NOUVEL ANGLE « En relisant le livre, j’ai été choqué par la qualité du texte » Tout le monde connaît le « Journal d’Anne Frank », mais le livre a-t-il des choses à nous apprendre sur notre actualité ? Ari Folman, le réalisateur de ‘Valse avec Bachir’, a son avis sur la question ! Quand avez-vous lu le « Journal d’Anne Frank » ? Ari Folman  : « Je l’ai d’abord lu à 14 ans à l’école. C’était obligatoire, mais en vérité je ne m’en souviens pas du tout. Ça n’a pas dû beaucoup me toucher. J’ai grandi dans une famille de survivants de l’Holocauste, et ce que j’entendais aux réunions était dix fois plus dur que ce livre, dont le succès vient sans doute de l’absence de scènes d’atrocités. Pas de ghettos, pas de camps, pas d’interactions cruelles… ça aide à digérer. Mais je l’ai relu il a quelques années pour ce projet, et j’ai été choqué par la qualité du texte. » L’histoire d’Anne Frank est tristement célèbre. Pourquoi y revenir ? « On y revient, mais pas vraiment. Dès le SPENCER ‘Une fable tirée d’une vraie tragédie’. Le réalisateur Pablo Larraín se couvre dès le début de ‘Spencer’, et c’est probablement judicieux de sa part. Il s’agit tout compte fait de la princesse Diana, une des figures les plus reconnaissables de l’histoire contemporaine. Le film montre le clash entre la rébellion romantique de Diana et la vie millimétrée de la famille royale britannique, à l’occasion d’une fête de Noël au château de Sandringham. Kristen Stewart s’en sort plutôt bien dans le rôle principal, et la mise en scène de Larraín est élégante comme toujours. Mais comme la tragédie est encore fraîche dans nos mémoires, et surtout que l’immensément populaire ‘The Crown’a déjà tout expliqué, le film a un côté superflu, dû à une certaine « Diana-lassitude », si on peut l’exprimer ainsi. (rn) ●●●○○ Ph. Cineart début, j’ai dit que je ne voulais pas raconter son histoire à elle, car vous avez raison, on la connaît. Le film n’aurait aucun intérêt si on s’était lancés dans un énième mémoire, mais notre histoire est un récit d’apprentissage (le genre du’coming-ofage’, diraient les anglophones, NdlR), destiné aux enfants d’aujourd’hui. Le récit d’Anne Frank n’est qu’un tremplin vers notre film. » Vous n’avez pas peur de tisser un lien avec la crise migratoire actuelle ? Comparer la Shoah à quoi que ce soit, c’est compliqué… « C’est une question qu’on me pose beaucoup, et on est bien sûr d’accord  : ce sont deux situations différentes, tant dans le film que dans la vie. Un journaliste hollandais m’a reproché de comparer les autorités néerlandaises aux gardes nazi. Je lui ai répondu qu’il avait fait cette comparaison tout seul, comme un grand. Regardez la maison des réfugiés dans notre film ! C’est un espace coloré, où les enfants patinent, écoutent de la musique et apprennent… Ce n’est pas comme ça que je représenterais un camp de concentration. Bref, je comprends la question, mais je pense qu’un enfant de dix ans ne me la poserait jamais. » Anne Frank a inventé Kitty. À qui ressemblerait votre confident imaginaire ? « Frank Zappa ! Pas le Frank de la fin, plutôt celui des années’60 et’70, quand ses deux premiers albums sont sortis (rires). » Stanislas Ide SPIDERMAN  : NO WAY HOME Pour conclure sa trilogie arachnophile, Marvel a eu l’idée plutôt excitante d’ouvrir son intrigue aux méchants des films qui l’ont précédée. Un tour de magie permettant de miser tant sur notre nostalgie des anciennes versions que sur la somme de talent d’acteurs comme Willem Dafoe (le Bouffon Vert) ou Jamie Foxx (Electro). Sans trop en révéler sur ce mélange de toiles, le cadeau pour initiés marche à fond, et les spectateurs suivant Peter Parker fidèlement depuis huit films seront ravis par les clins d’œil en série à la culture Spidey. Mais ce fan service prend le dessus dans un énorme ventre mou de plus d’une heure, et ramollit sérieusement l’histoire. Une vraie déception, alors que le dessin animé ‘Into the Spider-Verse’, sorti en 2018, avait prouvé l’intérêt fascinant de ce concept d’univers parallèles. (si) ●●○○○



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