Métro Belgique n°4388 29 nov 2021
Métro Belgique n°4388 29 nov 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4388 de 29 nov 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les pays réagissent face au variant Omicron.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
6 BRUXELLES LUNDI 29/11/2021 metrotime.be D’Ixelles au reste du pays, les Repair cafés ont conquis les Belges Il y a neuf ans, le premier Repair café belge voyait le jour à Bruxelles. Depuis, le concept a été décliné aux quatre coins du pays et son succès ne tarit pas. En Wallonie et à Bruxelles, c’est le réseau Repair Together qui chapeaute les Repair cafés. Saviez-vous d’ailleurs que l’histoire des Repair cafés chez nous a vu le jour à Bruxelles ? Plus précisément à Ixelles, en 2012. La Belgique est alors le premier pays à exporter ce concept né aux Pays-Bas en 2009. Depuis, les Repais cafés se multiplient en Belgique et le concept est désormais présent dans des dizaines de pays dans le monde. « La Belgique a toujours été un peu à l’avance sur les initiatives citoyennes de transition », explique Luc) S’adapter à la pandémie Deriez, coordinateur de Repair Together. « Effectivement le premier Repair café a été inauguré en 2009 à Amsterdam et en 2012, on a exporté le concept hors de la Hollande. Nos homologues en Flandre ont suivi plus ou moins en même temps ». Proportionnellement à son nombre d’habitants, la Belgique fait toujours office de « leader » dans le monde des Repair cafés, juste derrière les Pays-Bas et l’Allemagne. Sur les 2.200 Repair cafés existant dans le monde, 300 se trouvent en Belgique et 33 à Bruxelles. « C’est quand même pas mal », se réjouit En plein cœur de la pandémie, les Repair cafés se sont déroulés… en ligne avant une reprise l’été dernier. « On a innové à cause de la pandémie », assure Luc Deriez. À côté de ces réunions virtuelles, la pandémie aura été l’occasion de développer la chaîne YouTube des cafés. Sur cette dernière, vous retrouverez plusieurs vidéos explicatives détaillant comment réparer votre grille-pain, votre centrale vapeur, ou comment changer la batterie d’un téléphone. La pandémie aura également été l’occasion de mettre en place une plateforme (Repair Connects) permettant de matcher les demandes de réparation avec des bénévoles, ainsi qu’un « annuaire de la réparation » qui se trouve sur le site de Repair Together. ◀ metro Luc Deriez. Et le succès de l’initiative ne diminue pas. Au fil des années, de nouveaux Repair cafés continuent de voir le jour en Belgique et le concept séduit de plus en plus d’habitants. « On a pu remarquer que la crise Covid n’a pas ralenti ce développement. Il continue à y avoir des initiatives. Mais fatalement, c’est moins qu’il y a quelques années lorsque nous étions en plein essor », précise-t-il. En Wallonie, une commune sur deux dispose d’un Repair café alors qu’à Bruxelles, seuls Laeken et Koekelberg manquent actuellement à l’appel. Mais d’autres communes comptent plusieurs cafés sur leur territoire, c’est notamment le cas d’Ixelles. UN CONCEPT QUI ÉVOLUE Nouveauté cette année, un « Repair Lab » a vu le jour sur le site des anciennes casernes d’Ixelles. Ce nouvel espace permet d’aller plus loin dans la réparation des objets. « On n’y est moins limité par le temps, comme c’est le cas dans les Repairs cafés qui durent environ trois/quatre heures ». Le principe est simple  : vous venez sur place avec votre objet et vous le réparez Le plaisir de lire à portée de main la Repair café - Photo Repair Together vous-même grâce aux différents outils qui sont mis à votre disposition. « L’idée est que vous répariez vraiment vous-même et que ce ne soit pas un bénévole qui le fasse, même s’il y a quelqu’un pour vous aider et que des tutoriels sont disponibles ». Les Wallons ont, eux, vu passer devant chez eux le « Repair Café Mobile », un atelier de réparation itinérant qui se rendait dans les communes qui n’ont pas de Repair café. « Le but était de sensibiliser à la réparation et au réemploi ». Une nouvelle tournée est à l’étude en 2022 avec probablement « un focus sur les communes où il y a moins d’initiatives et qui seraient contentes d’en avoir une qui vient s’implanter », conclut Luc Deriez. Dans les displays 4X PAR SEMAINE Lundi - Mardi - Jeudi - Vendredi 7j/7 sur Metrotime.be L’importance des bénévoles Malgré (ou grâce à) leur succès, les Repair cafés ont constamment besoin de bénévoles. On en compte environ 3.000 actuellement, soit entre 12 et 15 personnes par Repair café. « Sans participation citoyenne, il n’y a pas de Repair café », rappelle Luc Deriez. Il invite donc toutes les personnes demandeuses de réparation à donner un peu de leur temps en devenant bénévole. Et pour le devenir, pas besoin d’être un pro du bricolage. « C’est important que les gens s’investissent dans le Repair café de leur commune. Réparer, cela s’apprend. Certains peuvent également participer pour faire l’accueil, tenir le bar, encoder les statistiques… Cela permet d’acquérir de l’expérience et de la retransmettre par la suite », insiste-t-il. ◀ Plus d’infos  : https  : //repairtogether.be/(cd)
metrotime.be LUNDI 29/11/2021 BRUXELLES 7 De nouvelles directives pour les kots à Bruxelles La ville de Bruxelles a annoncé avoir mis à jour ses directives pour les kots se trouvant sur son territoire. Cette mise à jour a été nécessaire à cause du développement récent des modes alternatifs de logements (Airbnb, CoLiving etc.) qui exercent une forte pression sur le marché immobilier bruxellois. Derrière Ixelles, c’est la Ville de Bruxelles qui est la commune à accueillir le plus de population étudiante de la Région, avec 20,8% pour Ixelles et 16,10% pour la Ville de Bruxelles. Actuellement, près de 70% de ces étudiants résident dans un logement étudiant (résidence étudiante, logement personnel, autres) et le reste chez leurs parents. Selon ces nouvelles directives, qui remplacent d’anciennes datant de 2012, un kot doit désormais être d’une superficie minimale de 12m 2 et être équipé d’un lavabo. Les espaces communs (comme la cuisine ou les espaces de vie) doivent être prévus pour un maximum de 15 personnes. Leur superficie minimale doit être de 28m 2 à 36m 2 en fonction du nombre d’étudiants qui l’occupent. Au niveau des sanitaires, une douche et une toilette doivent être installées pour trois étudiants. Enfin, tous les bâtiments de plus de 50 étudiants doivent inclure une conciergerie et un foyer de détente d’une superficie proportionnelle au nombre d’étudiants. YAU** YOUNG ACTIVE URBANS Belga/E. Lalmand LA DIFFICULTÉ DE TROUVER UN KOT Ces directives ont été adoptées après une étude menée en décembre 2020 sur les besoins des étudiants en matière de logement. Cette étude avait conclu que les étudiants étaient à la recherche de logements abordables dans lesquels le vivre ensemble avait une importance grandissante. Une recherche souvent difficile, près de 40% des étudiants interrogés dans l’enquête affirmant avoir eu des difficultés pour trouver un logement, notamment en raison du prix du loyer trop élevé (71%). Le critère du loyer est d’ailleurs un de ceux qui influencent le plus le choix des étudiants. L’étude avait également souligné que les logements étudiants ne devaient pas concurrencer les logements classiques et qu’il était important de préserver un équilibre de vie entre dynamisme apporté par la vie étudiante et aspect paisible des quartiers résidentiels. « LES ÉTUDIANTS MÉRITENT MIEUX QU’UNE CAGE À POULE » « La Ville de Bruxelles se réjouit Nous recherchons  : Un.e Account Manager Postule maintenant ! metromedia.be/jobs d’être, après Ixelles, la commune accueillant le plus d’étudiants sur son territoire. Nous voulons être en mesure d’offrir à nos étudiants des logements de qualité et abordables. Les étudiants méritent mieux qu’une cage à poule dans un sous-sol », se réjouit Ans Persoons, (one.brussels-vooruit) Échevine de l’Urbanisme. « C’est pourquoi la Ville encourage la reconversion d’immeubles de bureaux, d’hôtels, etc. en résidences étudiantes. Cette typologie de logement permet d’intégrer suffisamment d’espaces communs et aussi de désigner un gestionnaire de site sur place. Cependant, nous ne permettrons plus la conversion de logements existants en logements étudiants. De cette façon, nous voulons relâcher la pression sur le marché locatif pour les particuliers et les familles et, ainsi, protéger les maisons familiales contre la spéculation », conclut-elle. (cd)



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :