Métro Belgique n°4369 21 oct 2021
Métro Belgique n°4369 21 oct 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4369 de 21 oct 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : la folie Squid Game.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 NEWS JEUDI 21/10/2021 i metrotime.be Harcèlement sur les campus  : la FWB sur le pied de guerre BRUXELLES L’enseignement supérieur n’est pas épargné par le harcèlement. Ces derniers mois, les témoignages se sont multipliés sur les campus, notamment sous le #BalanceTonFolklore ou #FolkloreComplice, révélant l’ampleur du phénomène. Un nouveau texte de loi entend y apporter une réponse globale et cohérente. « Ces derniers mois, on a vu une explosion de témoignages de harcèlement dans les hautes écoles et les universités », constate Margaux de Ré, députée Ecolo. « Ces gens témoignent aujourd’hui d’un phénomène latent depuis des années. En plus d’être très répandu, ce phénomène est très diversifié  : tant dans les formes que le harcèlement peut prendre (violence sexiste ou sexuelle, harcèlement moral, discrimination…) que du terrain sur lequel il s’opère (dans le folklore, la vie étudiante, entre étudiants, de la part de professeurs, envers les doctorants…). » Mercredi dernier, le Parlement de la Fédération Wallonie- Bruxelles a donc approuvé une résolution appelant le gouvernement à promouvoir et harmoniser des mesures de lutte contre le harcèlement dans l’enseignement supérieur. Un texte non contraignant, porté par les députés Ecolo Rodrigue Demeuse et Margaux De Ré, cosigné par Gwenaëlle Grovonius et Thierry Witsel (PS), ainsi qu’Hervé Cornillie et Rachel Sobry (MR). QUATRE AXES D’ACTION Editeur  : n.v. Mass Transit Media Rue Royale 100, 1000 Bruxelles metro@metromedia.be Directeur général  : Monique Raaffels mraaffels@metromedia.be Central desk  : Tél. (02) 227 93 43 Advertising (pub et jobs)  : Tél. (02) 227 93 44 advertise@metromedia.be La proposition, élaborée avec les acteurs de terrain, vise les différents types d’enseignement supérieurs, dont la promotion sociale et le milieu artistique. Le texte s’articule principalement autour de quatre axes d’action (voir encadré). UN PHÉNOMÈNE POLYMORPHE ET RÉPANDU « On a été très marqués par le fait que, sur ces deux dernières années de travail, pas un mois ne s’est écoulé sans qu’un nouveau témoignage n’éclose sur les réseaux sociaux ou dans la presse », explique Rodrigue Demeuse. « Le harcèlement peut avoir des conséquences extrêmement graves, parfois jusqu’à l’arrêt des études. En tant que jeunes députés, on ne pouvait pas rester les bras croisés face à cela. » En Belgique, ce phénomène n’est pas chiffré. D’où la première demande du Parlement de lancer une étude en FWB afin d’objectiver le phénomène, tant quantitativement que qualitativement (filières plus exposées, formats de cours plus propices au harcèlement…). 1. Informer et sensibiliser, tant les étudiants que les équipes pédagogiques, à la problématique du harcèlement et aux dispositifs existants. 2. Faciliter le dépôt des signalements dans chaque établissement via la création d’un dispositif de référence, mais aussi en offrant une voie de recours externe. Prendre les mesures nécessaires pour que les victimes soient accueillies, soutenues et accompagnées dans les démarches éventuelles. 3. Adopter un cadre légal spécifique applicable dans l’enseignement supérieur, notamment en intégrant les questions de harcèlement dans les règlements des études et examens. 4. Lancer une étude scientifique en FWB afin de mieux comprendre la problématique du harcèlement et de pouvoir y apporter les meilleures solutions. Metro’s content room : Janne Vandevelde (news director NL), Maïté Hamouchi (news director FR), Clément Dormal, Thomas Wallemacq, Marie Bruyaux, Silke Vandenbroeck, Camille Van Puymbroeck, Quentin Soenens, Nina van den Broek, Lien Delabie Ph. Ecolo UN SYSTÈME DE RÉFÉRENCE À la suite de ces témoignages, les établissements de l’enseignement supérieur avaient réagi en ordre dispersé. « Même si certains établissements, notamment les universités, mettent progressivement en place des dispositifs, il n’y a actuellement aucune obligation, pour les établissements d’enseignement supérieur, d’apporter un soutien aux victimes et d’accompagner les étudiants dans les procédures », poursuit le député. « Il y a encore un tas d’établissements aujourd’hui dans lesquels les étudiants ne savent pas où aller se confier, où trouver de l’aide. » Le système actuel ne protège pas suffisamment les étudiants, estiment ainsi les députés Ecolo. La proposition approuvée mercredi dernier demande donc d’imposer à tous les établissements un système de référence consacré à la question du harcèlement, où les victimes pourraient dénoncer des faits de harcèlement et obtenir un accompagnement psychologique ainsi que le suivi nécessaire. Cette première étape « ne sera pas encore suffisante », pointent les deux députés, « car certains étudiants pourraient ne pas avoir confiance dans le dispositif existant ». C’est pourquoi le plan de lutte inclut également la mise en place d’un dispositif externe (au niveau de la FWB) afin que tout étudiant puisse bénéficier d’une voie de recours assurée. BESOIN D’UN CADRE LÉGAL Le texte préconise par ailleurs la mise en place d’un cadre légal Lay-out  : Afrodite Trevlopoulos (Art Director), Sarah Tilley, Elise Buntinx Content director  : Stefan Van Reeth Production  : Tél. (02) 227 93 87 Distribution  : Tél. (02) 227 93 85 distri @ metromedia.be spécifique à l’enseignement supérieur, inexistant à ce jour, qui serait inscrit dans le règlement des études de chaque établissement. Objectif  : faire en sorte que tous les étudiants, quel que soit leur établissement, soient traités sur le même pied d’égalité. Enfin, tous ces dispositifs devront faire l’objet d’information à destination des étudiants et des équipes pédagogiques. « S’il y a beaucoup de cas de harcèlement, il y a aussi énormément de témoins de ces phénomènes. Mais tous ne savent pas nécessairement comment réagir », souligne Margaux De Ré. « D’où la nécessité de former, informer et sensibiliser à ces questions, avec une approche transversale du phénomène. » AVANCER RAPIDEMENT « J’espère qu’il y aura déjà de grosses avancées pour la rentrée prochaine. Que l’étude soit lancée, que les actions de sensibilisation aient été mises en place et que le cadre légal soit adapté », conclut Rodrigue Demeuse. « Il est clair que ce plan d’action ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des établissements. Pour cela, on compte sur la ministre et le gouvernement pour y accorder l’ensemble des moyens nécessaires. » Cette proposition de résolution poursuit les efforts entrepris par la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), en début d’année académique. En septembre, une circulaire de la ministre recommandait déjà aux établissements de mettre en place un point de contact en leur sein. Le texte appelait en outre les écoles Marketing  : Tél. (02) 227 93 81 metromarketing @ metromedia.be Le contenu marqué de ce logo ne relève pas de la responsabilité de la rédaction. Metro a été créé en collaboration avec Belga, AP, AFP Relaxnews. Les droits des photos appartiennent à Belga, AP et AFP sauf indications explicites à multiplier les missions d’information et de sensibilisation ainsi qu’à inscrire la lutte contre le harcèlement au sein de leur règlement. (or) E.r.  : M. Raaffels, Rue Royale 100, 1000 Bruxelles Tirage Metro  : 210.000 ex Des chiffres interpellants Belga/J.-L. Flemal Faute d’étude statistique en Belgique, le phénomène est difficilement quantifiable. L’absence de chiffres participe en outre à son invisibilisation. Toutefois des études ont été menées en Australie et aux États-Unis : 25% des étudiantes de l’enseignement supérieur ont subi des violences sexistes et un étudiant sur cinq a été victime de harcèlement sexuel. En ce qui concerne le viol, les chiffres varient  : de 2% d’étudiants concernés en Australie à 11% aux USA. Autrement dit, entre 1 et 10 étudiants ou étudiantes sur 100 est ou sera victime de viol pendant ses études. Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes d’être harcelées, et trois fois plus d’être agressées pour des motifs sexuels, tandis que la majorité des auteurs sont des hommes (71%). Enfin, les personnes LGBTQIA+ sont particulièrement concernées  : iels sont 45% à rapporter des faits de harcèlement. Seulement 6% des étudiants australiens victimes de harcèlement portent plainte. Autre enseignement  : il s’agit rarement d’un acte anonyme. Dans la plupart des cas, les victimes connaissaient leur agresseur. ◀ Emportez Metro à votre travail ou à la maison, mais ne l’abandonnez surtout pas sur la voie publique. www.metrotime.be
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