Métro Belgique n°4365 14 oct 2021
Métro Belgique n°4365 14 oct 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4365 de 14 oct 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : de la fiction à la réalité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lm 1 10 ON THE ROAD JEUDI 14/10/2021 metrotime.be BMW R 18 B L’assaut du Vieux Continent ! Sur base de la R 18 et de la R 18 Classic, BMW décline une version bagger de son puissant modèle Héritage, afin de s’ouvrir plus largement aux envies d’évasion des motards. Une opportunité encore plus évidente avec la R 18 Transcontinental. Histoire de vous faire languir, commençons par ce qui ne change pas  : la motorisation. La BMW R 18 B (B pour bagger) est une déclinaison de l’étonnante R 18. Elle est mue par le plus gros boxer « de tous les temps » développant 91 ch à 4.750 tr/min et un couple « camionesque » de 158 Nm à 3.000 tr/min. Les pilotes expérimentés de customs exulteront à pousser la machine en courbes langoureuses. En appuyant légèrement dans les virages, on arrivera rapidement à la limite de la garde au sol. Raclements et étincelles viendront ponctuer les reprises hard-rock des cylindres  : sons rauques à l’accélération et discrétion le reste du temps. STAIRWAY TO HEAVEN Grâce au saute-vent du bagger, plus besoin de se cramponner au guidon à haute vitesse. Des deux côtés du tableau de bord et sur chaque coffre (option) des baffles estampillés Marshall viennent sonoriser le vaisseau. Grâce à une molette et des bitoniaux, le pilote aura accès à son mode de conduite, à l’autonomie, à la charge de la batterie, aux trips, à la date du prochain entretien… Il pourra aussi régler sa musique, gérer son téléphone et son GPS. Toutes ces données seront visibles sur l’immense écran (TFT de 10,25 pouces) au centre du tableau de bord. Au-dessus de l’écran, quatre compteurs analogiques alignés  : jauge essence (24 litres de capacité), compteur kilométrique, compte-tours et puissance résiduelle au passage de vitesse. Les mains sur le guidon, on a l’impression d’être le pilote d’un vaisseau qu’il ait été spatial ou maritime. Large et beau. Le tableau de bord rappelle la selle par son design mat. Le reste est bien sûr à l’avenant  : couvre réservoir d’huile de frein et d’embrayage avec le logo gravé « made in Berlin », soudure impeccable et lorsqu’il y en a, les logos sont métalliques. Même l’ouverture des coffres se révèle intuitive. SCOOT ET MOTO En ce qui concerne le confort, la selle de la R 18 B se montre, à l’inverse de la R 18 première mouture, très confortable… pour le pilote. Pour le passager, elle se réduit à sa plus simple expression même si, comme d'habitude chez BMW, les options viennent en renfort. Quant au freinage couplé, il évite le tangage en écrasant toute la moto de part et d’autre via équilibrage des plus de 400 kg de la machine et du pilote. La répartition du freinage le rendra très efficace et en pillant sur l’arrière, on arrivera à aller chercher l’ABS. Pour éviter une surprise, étant donné le poids et le couple de l’engin, l’embrayage a été pourvu d’un système antidribble. Enfin, pour pallier un chouia la difficulté de gérer pareil monstre à faible vitesse, et pour pouvoir y poser le cockpit, la tête de fourche a été complètement revue. VOGE 650DSX L’évasion à bon compte Voge  : une marque encore pratiquement inconnue. Pourtant, il s’agit de la branche moto premium du groupe chinois Loncin qui produit pas moins de 2,5 millions de deux-roues par an ! La 650DSX  : voici une moto simple mais finalement agréable à vivre. On lui retrouve le petit côté attachant du monocylindre qui impose son tempo particulier et rend la route tranquille et charmeuse à la fois. Son principal attrait réside dans son accessibilité, tant au niveau de l’expérience de conduite requise que de l’épaisseur du portefeuille. Proposée de base à 7.699  € ou à 8.699  € équipée du kit bagages, la Voge 650DSX constitue une bonne porte d’entrée pour le motard souhaitant se lancer à l’aventure sans passer par l’onéreuse catégorie des gros trails. Les composants de qualité repris au niveau des suspensions, du freinage et des pneumatiques sont également là pour rassurer l’acheteur potentiel. Restent quelques détails de finition par-ci, parlà qu’il faudra prendre en compte, telle cette poignée de gaz offrant trop de jeu ou ce mécanisme de réglage de parebrise assez sommaire. Si le monocylindre développe 49,6 ch, en faisant le tour de la moto, l’œil est d’abord attiré par les pneus Pirelli équipés de gros pavés et montés sur des jantes à rayons de 19 et 17 pouces. Les suspensions viennent de chez Kayaba, avec une fourche inversée de 53 mm qui débat sur une course de 179 mm. Ajoutez un monoamortisseur avec biellettes et freinage Nissin pourvu d’un ABS Bosch déconnectable à l’arrière et l’ensemble se voit annoncé pour 192 kg sans les pleins. Selon la fiche technique, les 18 l de contenance du réservoir devraient autoriser une belle autonomie. Du côté CONCLUSION Réussie très certainement au niveau du design, cette moto est racée et belle. Ajoutons-y une motorisation atypique, le Big Boxer de 1.800 cc, accompagnée du plaisir de pilotage issu d’une partiecycle proche du sol mais efficace. Considérons également le confort global de la R 18 B. Tenons compte du plaisir de piloter au long cours au rythme d’une musique diffusée par une sonorisation de qualité… Comment pourrait-on, dès lors, vilipender ce bagger ? HD vient de sortir un trail, posant ainsi un pied sur les plates-bandes de BMW, les Allemands répondent par une attaque en règle sur le terrain réservé aux américaines. La réponse du berger à la bergère, en quelque sorte. ◀ du tableau de bord, un écran TFT couleur renseigne notamment sur le rapport engagé mais aussi sur… la pression des pneus et propose une connectivité Bluetooth. ◀ Rubrique coordonnée par Moto 80 Textes A. Paquay/B. Dorsimont Photos BMW/J. Godin www.moto80.be AVANTAGES Design audacieux Motorisation Confort et qualité du son INCONVÉNIENTS FICHE Bicylindre Cardan 1.802 cc 91 ch 27.350  € Poids élevé Maniabilité à faible vitesse Selle passager
metrotime.be JEUDI 14/10/2021 FEELGOOD 11 « Remplacer la quantité par la qualité » Ce samedi 16 octobre, c’est la Journée internationale de l’alimentation. L’occasion de nous pencher sur nos systèmes alimentaires globalement désastreux pour la planète et notre santé. Nous avons rencontré Véronique Taburiaux, directrice de l’Ecole d’Alimentation Vivante et Durable (EAVD), pour une interview tournée action et solutions. Vous donnez des cours sur l’histoire de l’alimentation. Comment mangions-nous il y a quelques milliers d’années ? « L’homme à l’état sauvage était d’abord nomade et chasseur-cueilleur. Il se nourrissait exclusivement d’aliments sauvages, crus et ce jusqu’à 500.000 ans av. J. -C. Son alimentation était extrêmement variée  : 50% de fruits et baies, 30% de feuilles, légumes, racines, 20% de sa chasse, de sa pêche et un peu de miel. Mais surtout, l’Homme a toujours couvert 100% de ses besoins dans le grand supermarché de la nature. » Où en sommes-nous aujourd’hui ? « La mondialisation et l’explosion démographique nous ont poussés à développer en masse notre production alimentaire sous prétexte du nombre grandissant de bouches à nourrir sur la planète. Mais à quel prix… L’abandon des plantes sauvages, la disparition de la biodiversité, la surexploitation des ressources, la culture intensive et le labourage profond au détriment de la qualité des sols, la disparition des haies bocagères, la famine dans les pays pauvres et la surconsommation dans les pays riches, les pollutions dues aux engrais chimiques et pesticides, la maltraitance animale, la production de toxiques tels que les additifs alimentaires, les métaux lourds et perturbateurs endocriniens, l’industrialisation, la dénaturation, la profusion, le suremballage… » Et cela joue sur notre santé… « Nous avons troqué nos traditions et petits commerces de proximité en faveur des supermarchés remplis à 85% de produits transformés en tous genres (plats préparés, légumes congelés, alcool, chips, sucreries, farines raffinées…). Ils ne proposent en moyenne que 15% d’aliments originels. De telles dérives ont engendré un déséquilibre nutritionnel à la source de la dégradation de notre santé. Les maladies dites de civilisation sont en hausse permanente  : maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle, diabète, cancers, LÉON BONNAT RMN (CHÂTEAU DE VERSAILLES)/G.BLOT COLLECTION HETZEL maladies neurodégénératives, intolérances, allergies, maladies infectieuses. » Peut-on nourrir tout le monde sainement ? « Globalement, nous devrions être capables de fournir suffisamment de nourriture de qualité pour l’ensemble des êtres humains. Le problème réside dans le déséquilibre de nos systèmes alimentaires. La cuisine est une invention humaine. Pour répondre aux besoins physiologiques, il importe d’associer les aliments avec sagesse. Il faut savoir précisément de quoi l’aliment est constitué et s’assurer ainsi de couvrir l’ensemble de ses besoins nutritionnels. Il faut remplacer la quantité par la qualité. » Il ne suffit pas de manger plus de fruits et légumes ? « Il faudrait dix tomates actuelles pour concurrencer en apport en cuivre des variétés rustiques de 1930 et il faudrait dix choux verts d’aujourd’hui pour obtenir la même teneur en potassium par rapport à ce même chou cultivé en 1930. Je pense qu’il faut donc urgemment revenir aux semences anciennes qui garantissent la biodiversité tout en augmentant de façon significative les apports en minéraux et en vitamines d’un même aliment. Je propose également de réintégrer progressivement plus d’aliments crus, pour autant que nos systèmes digestifs soient suffisamment toniques, afin de préserver un maximum de nutriments intacts. » Par où commencer ? « Les transitions sociétales et écologiques nécessaires sont et seront initiées par les citoyens par le biais d’initiatives et de projets locaux. On se tourne donc vers les petits producteurs et les magasins à taille humaine. On s’informe et on partage nos connaissances au plus grand nombre. » C’est l’ambition de votre école ? « Oui, c’est en effet éduquer le plus grand nombre à adopter des systèmes 1,99  € * LE LIVRE N OS SUIVANTS 9,99 € Ph. Eavd Le coût de la malbouffe690 millions de personnes, au moins, souffrent de la faim dans le monde (chiffres de l’OMS, 2020).Au moins trois milliards de personnes ne peuvent pas se permettre une alimentation saine.47 millions d’enfants de moins de cinq ans étaient en insuffisance pondérale en 2020. Alors que 38 millions étaient en surpoids.Selon l’OMS, un changement vers une alimentation plus saine permettrait de compenser presque entièrement les coûts sanitaires d’une mauvaise alimentation, dont les estimations pour 2030 font état d’un coût qui s’élèverait à 1.700 milliards de dollars rien qu’aux États-Unis. Le rapport propose que ces économies sur les soins de santé soient répercutées sur les prix de l’alimentation saine pour la rendre accessible au plus grand nombre. RETROUVEZ GRÂCE AU SOIR, L’ŒUVRE IMMORTELLE ET ENGAGÉE D’UN MONUMENT DE LA LITTÉRATURE Collectionnez les œuvres complètes de Victor Hugo dans la luxueuse édition Hetzel reproduisant les cartonnages d’époque et les gravures originales. À PARTIR DU 15 OCTOBRE CHEZ VOTRE LIBRAIRE. alimentaires plus justes qui répondent aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. L’école forme de futurs « Conseillers en Alimentation Santé, Vivante et Durable » en leur enseignant les fondamentaux de Nutrition, les vertus des aliments, les modes de préparation, les savoir-faire ancestraux et de multiples recettes pour en tirer tous les bienfaits. Orientée ‘solutions concrètes’, elle outille de façon pratique afin de leur permettre de se réapproprier leur santé et de transmettre ces nouvelles compétences à leur tour. Telles de petites graines qui germent. » www.eavd.be Lucie Hage



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