Métro Belgique n°4362 8 oct 2021
Métro Belgique n°4362 8 oct 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4362 de 8 oct 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : les aliments plus chers.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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INFO SNCB Le train nous emmène tous ailleurs. En route. Vers mieux.
Voilà plus d’une décennie que Béatrice Martin, aka Cœur de Pirate, s’est imposée dans le paysage musical. L’artiste dévoile « Impossible à aimer », son nouvel album qui sortira le 15 octobre. Entre ballades au piano et une pop aux airs de disco, la Montréalaise nous embarque dans son univers unique et poétique. Il y a quelques mois, vous avez subi une opération des cordes vocales. Comment avez-vous vécu cette période ? « Pour n’importe qui, c’est une opération assez mineure. Tout dépend de la guérison. J’ai quand même eu un petit stress de ne pas guérir de la bonne façon. Ça a été silence complet pendant deux semaines, je n’ai pas pu parler pendant un mois et je n’ai pas pu chanter pendant des mois après. C’était un peu aliénant. Mais finalement, j’ai super bien guéri. J’ai aussi eu un stress avant de commencer la tournée, mais le show est conçu pour que je puisse bien chanter et tout se passe bien ! » Après Perséides, un album musical, on retrouve votre voix sur « Impossible à aimer ». D’en avoir été privée, est-ce que cela a apporté quelque chose de nouveau à votre pratique artistique ? « Oui, complètement, ça a changé ma perception dans la composition. Cet album est plus dénudé, plus dépouillé. J’ai compris que je n’avais pas besoin d’autant d’artifices pour faire de la bonne musique. ‘Perséides’m’a appris à laisser le temps de respirer. De faire assez avec pas grand-chose. Ça fait énormément de bien. » weekend BEATRICE MARTIN DEVOILE SON NOUVEL ALBUM « IMPOSSIBLE A AIMER » A travers vos albums, vous explorez le sentiment amoureux dans toute sa complexité. Est-ce que l’on cesse un jour de s’interroger sur l’amour ? « Jamais. On s’interroge constamment, aussi parce que le sentiment amoureux évolue. Avec les années et les rencontres, la perception de l’amour change elle aussi. Auparavant, j’étais dans un truc très passionnel et enflammé. Aujourd’hui, j’envisage plutôt l’amour comme un partenariat. Et c’est tout aussi beau. » Vous chantez souvent les ruptures. Pourtant, le premier single s’intitule « On s’aimera toujours ». C’est inspiré de ce que vous vivez aujourd’hui ? « Ce morceau est la conclusion de mes réflexions portées sur l’album. Il s’appelle ‘Impossible à aimer’parce que j’y ai revisité toutes mes ruptures et déceptions amoureuses, en essayant de savoir si c’était moi le problème. La conclusion est ‘On s’aimera toujours’. C’est-à-dire que quand tu rencontres quelqu’un avec qui ça vaut vraiment la peine, cette personne fait fi de tous tes défauts, de ce que tu as vécu et puis saute à pieds joints dans l’aventure. » Tous vos titres sont inspirés de votre propre expérience ? « Absolument oui. D’abord parce que je ne me verrais pas parler de la vie des autres. Ensuite, parce que Ph. Maxime G Delisle Cœur de pirate  : « Mes chansons sont un exutoire » c’est une forme de thérapie, d’exutoire pour moi. Et, je l’espère, pour ceux qui les écoutent. » Il y a d’ailleurs un morceau très puissant sur cet album, « Dans l’obscurité ». Quel est le message que vous avez voulu véhiculer ? « J’ai eu une relation avec une femme transgenre, il y a quelques années. Ça a été vraiment très difficile à traverser pour moi, publiquement. Moi j’étais dans une bulle d’amour. J’étais en couple avec quelqu’un et tout me semblait OK. Mais j’ai fait face à beaucoup de haine de la part de pas mal de gens. Ça m’avait vraiment marquée. Et je pense que c’est quelque chose auquel les gens de la communauté queer sont quotidiennement confrontés. C’est pour ça que c’est important de s’affirmer. Et j’avais besoin d’en parler en chanson, ce que je n’avais pas encore fait. » Dans cet album, il y a un ton assez direct, peut-être plus qu’avant (notamment dans « tu peux crever là-bas) ? On



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