Métro Belgique n°4356 28 sep 2021
Métro Belgique n°4356 28 sep 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4356 de 28 sep 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : le retour des défilés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 BRUXELLES MARDI 28/9/2021 metrotime.be 11 « Shak & Kai »  : le vêtement bruxellois circulaire, 100% recyclé et recyclable Vous cherchez à rendre votre garde-robe plus éthique et écoresponsable ? Les vêtements « Shak & Kai » sont à la fois 100% circulaires, recyclés et made in Europe. « Notre idée est de préserver les ressources initiales en les recyclant afin de leur donner de multiples cycles de vie. Et donc sans jamais les laisser devenir des déchets », nous explique MorgannDawance, à la tête de la start-up belge. « Ce qui différencie Shak & Kai, ce que l’on repense totalement la manière de faire des fringues. On ne cherche pas simplement à réduire l’impact environnemental mais à ce qu’il soit le plus faible possible. C’est pour cela que le vêtement est à la fois recyclé et recyclable », nous explique MorgannDawance, diplômé de l’école Solvay et fondateur de la marque. Pour confectionner des vêtements de qualité, Shak & Kai réutilise les chutes de tissus de l’industrie textile. Chaque pièce est constituée d’un mélange de coton recyclé et de polyester recyclé, issu de bouteilles en plastique usagées. « On fabrique donc des vêtements à partir de déchets. À la fin de leur vie, on les collecte pour récupérer une nouvelle fois toutes ces fibres. Ainsi, on ferme vraiment la boucle du textile. » UN PROCESSUS INNOVANT ET NON POLLUANT « L’idée de Shak & Kai m’est venue quand j’ai compris que l’industrie textile est l’une des plus polluantes », raconte son fondateur. Elle est même devenue la deuxième industrie la plus polluante au monde, juste après celle des transports. Aujourd’hui, elle représente 10% des émissions de CO 2 globales, et 18% de la consommation mondiale de pesticides. Un simple t-shirt en coton de l’industrie classique nécessite près de 3.000 litres d’eau, émet 4600 gr de CO 2 et consomme plus de 350 gr de pesticides et produits chimiques toxiques. Grâce à son processus de recyclage de fibres, Shak & Kai réduit de 98% cette consommation en eau et de 99% ces émissions de gaz à effet de serre. Le tout sans pesticides ni produits chimiques toxiques. Ces vêtements circulaires sont fabriqués dans des usines en Espagne ou au Portugal, pour une production 100% made in Europe  : « Toute notre chaîne de valeur se situe à moins de 2.000 km de Bruxelles. Alors que dans l’industrie traditionnelle, une pièce fera plus d’une fois et demi le tour de la Terre avant d’arriver dans nos armoires », précise MorgannDawance. UN IMPACT CONCRET Chaque pièce a en outre un impact concret sur la préservation des océans  : pour chaque vêtement vendu, un demi-kilo de déchet est ramassé sur les plages grâce à un partenariat entre Shak & Kai et la Surfrider Foundation Europe. Et le prix dans tout ça ? Comme pour toutes les marques de la slow fashion, les vêtements Shak & Kai coûtent légèrement plus cher que ceux que l’on trouve chez H&M ou Zara. « Il est important de dissocier la valeur d’achat de la valeur d’usage, sa valeur réelle dans le temps », explique MorgannDawance. « Économiquement parlant, on perd beaucoup plus d’argent en un t-shirt à 15 € qui va durer six mois qu’en achetant un t-shirt slow fashion de qualité, qui tiendra plus de cinq ans », illustre-t-il. Ce calcul, de plus en plus de consommateurs le font. Lancée via un crowdfunding, la marque affiche aujourd’hui une croissance douce. Elle vient de lancer une nouvelle collection pensée pour répondre aux attentes de ses clients, à savoir des pièces adaptées au quotidien, tant pour le sportwear que pour le milieu professionnel. (or) À découvrir sur www.shakandkai.com Ph. D.R. g
metrotime.be MARDI 28/9/2021 GREEN 9 Le développement du fret ferroviaire, une solution pour faire baisser les émissions de CO 2 ? En Belgique, 75% du transport de marchandises se font par la route. Pourtant, des alternatives moins polluantes existent. C’est le cas du fret ferroviaire, un secteur qui espère doubler ses volumes de transport d’ici les dix prochaines années. Depuis le début 2007, le transport ferroviaire de marchandises est complètement libéralisé en Belgique. À travers notre plat pays, les trains de marchandises circulent essentiellement sur trois grands axes. Le premier, exploité par Sibelit, relie Anvers à l’Italie en passant par le Luxembourg et la Suisse. Le deuxième relie Zeebrugge/Gand et Anvers à l’Allemagne en passant par Montzen. Enfin, le dernier grand axe permet de relier Anvers à Paris. LE FRET FERROVIAIRE À LA TRAÎNE EN BELGIQUE Grâce à sa position centrale et stratégique au cœur de l’Europe, le réseau ferroviaire belge est un maillon essentiel du transport de marchandises par rail. La majorité des marchandises sont acheminées vers la France et l’Allemagne, mais aussi vers l’Italie, la Suisse, l’Autriche et les Pays-Bas. Malgré cela, avec moins de 10% du transport de marchandises effectué par le rail, la Belgique reste à la traîne en matière de fret ferroviaire par rapport à d’autres pays européens. En Suisse et en Autriche par exemple, le transport de fret par rail représente plus de 30% du transport de marchandises. Chez nous, le transport de marchandises continue à se faire essentiellement par la route (76%). Le transport ferroviaire et le transport fluvial arrivent loin derrière en deuxième et troisième position. AFP/C. Stache AFP/C. Stache III rill effli « mi » wia. BIEN MOINS POLLUANT QUE LE TRANSPORT ROUTIER Par rapport au transport en camion, le transport de marchandises par train consomme, en moyenne, six fois moins d’énergie et émet neuf fois moins de CO 2. Le fret ferroviaire est ainsi présenté comme une véritable solution pour le climat par ses défenseurs. Pour booster le transport de marchandises par rail, plusieurs acteurs européens N1 se sont associés pour lancer l’initiative « Rail Freight Forward ». L’objectif est de faire passer la part du ferroviaire dans le fret européen de 18 à 30% d’ici 2030. En Belgique, l’objectif est de doubler les volumes de transport de fret par rail d’ici les dix prochaines années. Les trains de marchandises n’ont donc pas encore dit leur dernier mot. Ils pourraient même contribuer à atteindre les objectifs climatiques. ◀ Des trains de 750 m à Louvain Le 1er juillet dernier, un tronçon de voies pouvant accueillir des trains de marchandises de 750 mètres de long a été inauguré en gare de Louvain. Cette gare voit défiler chaque jour de semaine 500 trains dont 40 de marchandises. Louvain occupe une position stratégique sur le corridor de fret européen Mer du Nord – Méditerranée (l’un des 3 corridors internationaux de fret incluant la Belgique). Le faisceau est important pour le transport de marchandises de Zeebrugge/Gand et Malines/Anvers à Athus Meuse. « Ces trains de 750 mètres sont essentiels à la réalisation de l’ambition du gouvernement de doubler le volume de marchandises transportées par le rail d’ici à 2030, de 7 à 15%. Chaque train de marchandises en plus sur les rails, c’est a minima 50 camions de moins sur les routes », a rappelé le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet. Le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, Infrabel, a investi environ 7 millions  € dans la modernisation du nœud ferroviaire louvaniste. Infrabel envisage à l’avenir de mener d’autres travaux liés au transport de marchandises grâce au fonds de reprise et de relance européen (RRF), par exemple sur la L161/1 à Bruxelles et à Kinkempois en province de Liège. ◀



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