Métro Belgique n°4353 23 sep 2021
Métro Belgique n°4353 23 sep 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4353 de 23 sep 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : une 3e dose dans les maisons de repos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 IM FEELGOOD JEUDI 23/9/2021 1 metrotime.be Les Européennes sont de plus en plus enclines à se masturber En Europe, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se masturber. Sept femmes sur dix se sont masturbées au moins une fois dans leur vie et six femmes sur dix l’ont fait ces trois derniers mois, selon une enquête réalisée dans cinq pays européens. Que ce soit en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie ou au Royaume-Uni, la part de femmes qui se sont masturbées « au moins une fois dans leur vie » dépasse les 70%, selon un sondage Ifop réalisé auprès de plus de 5.000 femmes originaires de ces cinq pays en mars dernier pour la nouvelle plateforme pour adulte Pokmi. Mais quand il s’agit de ces trois derniers mois, le pourcentage moyen pour l’ensemble de ces cinq pays tombe à 60%, et à 38% pour celles qui se sont masturbées plusieurs fois dans le mois. Les Françaises se rangent en avant-dernière position, avec seulement 31% de femmes qui se masturbent régulièrement. La proportion de femmes adeptes de l’onanisme varie fortement avec l’âge, montre aussi l’étude. En effet, les femmes de moins de 30 ans sont 50% à se masturber régulièrement, contre 46% chez les 30- 39 ans et 40% chez les quarantenaires. Des différences qui s’expliquent sans doute par un fossé générationnel et le fait que le sujet de la masturbation féminine, longtemps tabou, sort peu à peu de l’ombre. Le sujet de la masturbation des femmes est en effet devenu un objet de revendication féministe ces dernières années, et plus largement du plaisir des femmes avec un grand P.C’est par exemple ce que fait Lucile Bellan dans son ouvrage « Masturbation », paru en mai dernier aux Éditions Leduc, qui Ils représentent près d’un tiers de la population mondiale, mais on ne sait que peu de choses sur eux. Les membres de la génération Z, nés entre 1997 et 2010, sont affublés de tous les maux de notre temps. Matérialistes, accros à leur smartphone, moins intéressés par la culture que leurs aînés, les Millennials… Mais ce ne sont que des a priori, selon une nouvelle étude menée par Dynata pour ETX Daily Up. Pour arriver à cette conclusion, l’institut a interrogé 500 Gen Z et 500 Milennials sur leurs consommations culturelles en juillet dernier. Biberonnée aux nouvelles technologies, la génération Z s’exprime (et s’expose) sans filtre sur les réseaux sociaux. Ils sont 61% à regarder des vidéos en ligne, que ce soit sur You- Tube ou le nouveau chouchou des jeunes, TikTok. Les Millennials sont moins nombreux à s’adonner à ce Ph. Getty Images incite toutes les femmes qui le souhaitent à explorer les voies de l’onanisme. « Les femmes qui doivent gérer une multitude de choses dans leur journée n’ont souvent tout simplement pas le temps de penser à se masturber. Or, les statistiques montrent bien que les femmes sont beaucoup plus concernées par la charge mentale que les hommes », expliquait la journaliste. PLUS DE MASTURBATION CHEZ LES FEMMES LESBIENNES OU BISEXUELLES Ce fossé masturbatoire entre hommes et femmes dont parle Lucile Bellan est loin de se cantonner aux frontières de l’Hexagone. En août dernier, une enquête réalisée par la marque de sextoys Womanizer dans 17 pays du monde auprès de 14.500 personnes a révélé que les hommes interrogés s’étaient masturbés en moyenne 140 fois en 2021, contre 53 fois pour les femmes. Si la charge mentale peut représenter un obstacle à passe-temps (52,6%) , qu’ils délaissent au profit du cinéma (65,6%) et de la musique (62,2%). PASSIONNÉS MAIS PAS AU POINT D’EN FAIRE LEUR MÉTIER Bien qu’ultra-connectés, les Z ne boudent pas les arts traditionnels pour autant. Plus de 17% des jeunes interrogés réalisent des illustrations, et plus de 18% peignent régulièrement. Mais leur activité préférée reste de loin la création de vidéos pour les réseaux sociaux. Ils sont d’ailleurs plus de 41% à en avoir réalisé davantage durant les différentes périodes de confinement, tandis que 36,7% des Millennials en ont fait autant. Les membres de la Gen Z se considèrent également comme particulièrement inventifs. C’est du moins le cas de plus de 56% de ceux interrogés dans le cadre de l’étude. Ils ne pensent toutefois pas l’être plus que leurs aînés  : seuls 45,6% sont convaincus d’appartenir à la génération la plus créative. Les Millennials sont, eux, plus nombreux à avoir cette conviction (48,6%). Malgré leur attachement aux arts, les Z sont assez sceptiques à l’idée de faire carrière dans ce secteur. Ils sont 58% à ne pas vouloir se lancer dans la masturbation féminine, la sexualité hétéronormative est aussi souvent citée comme un frein puissant. Le sondage Ifop révèle d’ailleurs que les Européennes qui se déclarent lesbiennes ou bisexuelles sont presque deux fois plus susceptibles de se masturber que les femmes hétérosexuelles (67% contre 37%). « Quand on parle sexualité, on se focalise beaucoup sur la pénétration, en particulier au sein des relations hétérosexuelles. Or, si un jour la pénétration n’est plus possible pour diverses raisons, il est important de savoir comment jouir et trouver du plaisir autrement. Et on a très peu d’informations sur le sujet, même au niveau médical », confirme Lucile Bellan. SEXTOYS ET PORNOGRAPHIE L’enquête Ifop s’est également intéressée aux sources de stimulations sexuelles. Et si vous pensez que le porno ou les sextoys sont l’apanage des hommes, détrompez-vous. La moitié des Françaises sondées dans le cadre de l’enquête Ifop déclarent en effet avoir regardé du contenu pornographique au moins une fois dans leur vie, dont 22% au cours de ces trois derniers mois, tandis que 38% ont utilisé des sextoys au cours de ces trois derniers mois. « Cette évolution tient sans doute à un accès de plus en plus dématérialisé à la pornographie. En effet, alors que la consommation de pornographie en ligne se généralise lentement mais sûrement à l’ensemble des générations, les supports physiques sont, eux de plus en plus délaissés, notamment en France où le nombre de femmes ayant déjà vu un film X sur un support télévisuel a chuté fortement entre 2016 (58%) et 2021 (42%) », commentent les auteurs de l’étude. ◀ Les Gen Z, plus créatifs que leurs aînés ? Les clichés ont la dent dure avec la génération Z. On la dit trop absorbée par les écrans pour être créative. Mais qu’en est-il vraiment ? Une nouvelle étude, réalisée pour ETX Daily Up, s’intéresse au rapport qu’entretiennent les jeunes avec la culture. Ph. Getty Images une carrière artistique, comme 62% des Millennials. Pourquoi donc ? Si de nombreux membres de la génération Z mentionnent le manque de stabilité et la faible rémunération souvent associés à ces professions, ils sont presque 38% à ne pas vouloir faire de leur passion leur métier. En guise de comparaison, seuls 30,8% des Millennials partagent la même vision des choses. ◀
metrotime.be I JEUDI 23/9/2021 CULTURE 11 APRÈS L’ENVIE DE S’ÉCLATER SUR LE TUBE « KEEP MOVING », JUNGLE POSITIVE AVEC SON TROISIÈME OPUS « LOVING IN STEREO » « L’espoir, c’est ce qui fait vivre les gens » Si, en début d’année, le tube « Keep Moving » avait mis notre envie contenue de nous éclater à rude épreuve, c’était aussi l’excellent prélude de leur troisième album. Le groupe soul londonien Jungle a trouvé avec ce titre le chemin vers le grand public, après avoir mûri pendant des années en tant que perle de l’indie savourée par les hipsters. Metro a rencontré Josh Lloyd-Watson, co-fondateur, pour parler de leur troisième opus. Votre troisième album a été baptisé « Loving In Stereo »  : quelle est la signification de ce titre ? Josh Lloyd-Watson (photo à gauche)  : « Le titre a une connotation personnelle. L’album porte le nom de la première chanson que T (Tom McFarland,ndlr.) et moi, nous avons écrit ensemble -nous avions alors 14 ans. C’était notre toute première création ensemble, donc la boucle est bouclée. » L’année 2020 s’est en grande partie écoulée pendant que nous fuyions la pandémie entre nos quatre murs. Comment avez-vous réussi à trouver pendant la série de confinements l’énergie, la créativité et l’inspiration pour un disque aussi enjoué ? « J’aimerais d’abord faire un rectificatif. On dit partout que « Loving In Stereo » a été écrit pendant le confinement, mais c’est faux ! L’album était déjà en grande partie élaboré avant la pandémie, le coronavirus a ensuite mis un frein au processus de réalisation. Cela ne s’est pas mal passé au final  : d’une manière ou d’une autre, nous avons eu plus de perspective sur l’ensemble, après quoi nous avons peaufiné quelques chansons. Le disque a eu l’opportunité de mûrir. Mieux, il a bonifié. » Le disque a gagné en positivité, et ces rayons de soleil font en tout cas du bien après la tempête coronavirus. « Je pense que -étrangement- rien n’arrive par hasard. (il jubile) Le monde aspirait à un peu de positivité. Vous savez, notre musique a toujours tenté d’alléger l’ambiance. » Ph. D.R. CE VENDREDI Journal spécial jeux rempli de sudokus, mots-croisés et autres casse-têtes à volonté. NE LE MANQUEZ PAS... Où avez-vous puisé votre inspiration pour cet album ? « Nous avons essayé de mettre des mots sur nos sentiments. Nous voulions aussi cette fois prendre un chemin différent avec Jungle. La question clé au début du processus de réalisation était dès lors  : ‘Comment pouvons-nous hausser Jungle à un autre niveau ?’Une grande partie de ce renouveau consiste par exemple en l’utilisation d’autres rythmes. » Votre décision de lancer votre propre label s’inscrit-elle dans cette envie d’innover ? « Tout à fait. Nous nous sentions prisonniers avec notre label précédent (XL Recordings,ndlr.). Dans les grandes firmes de disques, tout tourne finalement autour du gain, et l’artiste vient toujours en tout dernier. » « En fin de compte, la musique pour nous, c’est la liberté et la foi en nos propres capacités. Nous ne voulions plus figurer sur la liste du personnel d’un grand label. Nous suivons désormais notre propre voie, à nos SOUNDCHECK propres conditions. Vous savez, plus vous vieillissez, moins vous avez besoin de l’approbation des autres et vous ne voulez plus être un rouage de la machine. » Pour terminer sur une note positive  : « Quand on fait de la musique, il y a de l’espoir », c’est ce que vous avez écrit dans le communiqué de presse accompagnant le disque. Que voulez-vous dire par là ? « Nous essayons d’être pleins d’espoir avec notre musique, parce que l’espoir inspire. L’espoir, c’est ce qui fait vivre les gens et aspirer à plus. Pour nous, la musique tourne autour de l’évasion  : elle a la force de vous téléporter ailleurs, d’influencer votre humeur. En tant qu’artistes, nous aimons croire que notre musique peut faire cette différence. » Jungle se produira le 29 janvier 2022 à Forest National. Quentin Soenens



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