Métro Belgique n°4318 15 jun 2021
Métro Belgique n°4318 15 jun 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4318 de 15 jun 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : la liaison de train reliant Paris à Bruxelles a 175 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 CULTURE MARDI 15/6/2021 metrotime.be L’OSCARISÉ FLORIAN ZELLER À PROPOS DE SON DRAME INTRIGANT ‘THE FATHER’« Les acteurs se cachent toujours derrière leur personnage » Qu’est-ce qu’on fait quand on est vieux et qu’on sent qu’on perd peu à peu la mémoire et la tête ? Pour son premier long-métrage de cinéma ‘The Father’, l’auteur et réalisateur français Florian Zeller s’attaque à un thème poignant. Résultat ? Deux Oscars, celui du scénario et celui du meilleur acteur pour Anthony Hopkins. Dans votre pièce de théâtre ‘Le père’, le personnage principal s’appelle André, mais dans le film, il s’appelle Anthony comme votre acteur principal. Pourquoi ? Florian Zeller  : « Vous savez, les acteurs se cachent toujours derrière leur personnage. Je voulais que cette limite soit la plus floue possible. Je voulais absolument éviter qu’Anthony Hopkins imite un vieux monsieur souffrant de démence, qu’il fasse des recherches pour voir comment marche et parle une personne atteinte de cette maladie, pour finalement l’imiter. Notre devise durant le tournage était ‘No Acting Required’. Pas besoin de jouer la comédie. Je voulais qu’il soit lui-même le plus possible devant la caméra. » N’était-ce pas très déstabilisant pour lui, vu le sujet du film ? Il a tout de même 83 ans… « Absolument. Il est sensible à tous les thèmes abordés par ‘The Father’, même s’il est encore très vif d’esprit. Il porte cette REVIEWS THE FATHER Anthony est un peu perdu ! Sa fille (Olivia Colman) part à l’étranger, et ne cesse d’envoyer des infirmières intrusives chez lui… À moins qu’il ne soit justement chez sa fille ? Et qui est cet inconnu dans son salon, se présentant comme son gendre ? Dans ‘The Father’, tout se mélange dans la tête du héros malade… mais également dans les décors, dans le casting, et dans la ligne du temps. Le film n’échappe pas au piège du ventre mou des adaptations de huisclos théâtraux, et on se demande parfois si l’histoire ne tourne pas un peu en rond, en train de touiller dans notre angoisse face à la sénilité. Mais en dehors de ces flottements, la performance d’Anthony Hopkins (qui n’a pas volé son Oscar), et l’invitation à adopter son point de vue déboussolé sur ce qui l’entoure font de vraies des merveilles. (si) ●●●○○ préoccupation en lui. D’ailleurs, nous nous faisons tous du souci à ce propos, selon moi. Notre but était d’arriver le plus près possible de cette douloureuse vérité et d’aller au plus profond, en toute simplicité. » Quelle est l’ambiance sur le plateau quand on tourne un tel drame ? « Très positive. ‘The Father’n’est pas un film hollywoodien, mais une petite production britannique indépendante. Nous avons tourné dans un petit studio à Londres, avec une petite équipe, c’était très intime et concentré. Et l’ambiance était très positive, paradoxalement. Je dis ‘paradoxalement’car nous racontons effectivement une histoire déconcertante et les acteurs ont dû faire remonter des émotions douloureuses. Mais nous avions du plaisir à essayer ensemble de faire quelque chose de beau de quelque chose de préoccupant. » THE MISFITS Rien ne résiste à Richard Pace (Pierce Brosnan)  : ni les femmes, ni les portefeuilles, ni les verrous d’une prison. Après une évasion, ce pickpocket charismatique est contacté par les Misfits  : Ringo, Violet et Le Prince sont un trio de bandits comme lui. Sauf qu’ils mettent leur talent au service du bien. Des Robins des Bois version 2021. Tout le contraire de Pace, qui aurait certainement refusé leur proposition, si sa propre fille n’était pas impliquée… Avec sa voix off goguenarde, sa bande-son qui abuse de musique pop et ses décors bling-bling en carton, ‘The Misfits’ressemble davantage à une relique des années 2000 qu’un film datant de cette année. Amusant et superficiel tout du long, on retient surtout Violet la tueuse et la perf’de Brosnan en Bond délavé. (em) ●○○○○ Ph. Cineart MOVIES Dans la bande-annonce de la pièce ‘Le père’, qu’on trouve sur YouTube, on entend souvent rire le public. C’est assez inattendu pour une histoire comme celle-ci. « La pièce de théâtre avait un côté qui se rapprochait davantage de la farce, tandis que la version cinématographique est plus une tragédie. Même s’il y a aussi des moments qui sont plus légers ou plus drôles. Ce sont des choix artistiques. Quand j’écris quelque chose, je m’imagine toujours que je suis dans le public. C’est mon point de départ. » PETITE FILLE Sacha, 7 ans, a toujours su qu’elle était une fille. Au début, quand elle le disait, sa maman pensait à une blague. À un caprice sorti de l’imagination de cet enfant au corps de garçon. Mais Sacha sait qui elle est, et aujourd’hui, toute sa famille aussi. Cependant, hors de ce cocon maternant, dans le monde extérieur l’acceptation de l’identité est plus compliquée. La caméra de Sébastien Lifshitz, habituée à filmer les récits intimes des minorités sexuelles (‘Bambi’, ‘Les Invisibles’), nous invite à regarder la transidentité à travers les yeux d’un enfant -et de s’identifier aux doutes d’une mère qui veut bien faire. Le dispositif est efficace par sa simplicité. Grand Prix au dernier Festival de Gand, on vous met au défi de sortir l’œil sec de ce film délicat et bouleversant. (em) à ●●●●○ Ph. Cineart Ph. WW Entertainment Ph. Imagine Film Distribution Ph. D.R. Quel souvenir gardez-vous de cette cérémonie des Oscars ? « Je sais que j’ai ressenti beaucoup d’émotions contradictoires. Mais la principale, c’était quand même le bonheur. Et bien sûr aussi la gratitude. Je vois mon Oscar comme un signe d’encouragement, surtout après une année si difficile pour tant de gens. Ce bonheur était d’autant plus grand qu’Anthony Hopkins a aussi reçu un Oscar. C’était une surprise totale. » Ruben Nollet @rubennollet FREAKY ‘All of Me’, ‘Switch’, ‘Big’,‘ 13 Going On 30’, et bien sûr ‘Freaky Friday’(trois versions !)  : cela fait plusieurs décennies que le concept de deux personnages qui se retrouvent par magie dans le corps de l’autre est garant de situations comiques. ‘Freaky’tente une nouvelle variante, avec une bonne dose d’horreur en plus. Ici, l’échange de corps se fait entre un tueur en série (Vince Vaughn) et la jeune adolescente qu’il a prise pour cible. Le fait que la brave enfant développe subitement des tendances meurtrières donne surtout des scènes de massacre très sanglantes, mais peu surprenantes. Vaughn quant à lui s’amuse comme un fou en timide adolescente dans le corps d’un colosse. L’interlude romantique sur la banquette arrière d’une voiture est même un des moments les plus drôles que vous verrez au cinéma cette année. Du fun inoffensif. (rn) ●●●○○
COMMENCEZ VOTRE NOUVELLE SEMAINE DE TRAVAIL AVEC AMBITION METROTIME.BE/START Ph.L. Alvarez START Les auteurs de cette note, qui s’appuient sur une combinaison innovante d’approches méthodologiques, ont étudié notamment la relation entre mixité de genre (femme et homme) et productivité des entreprises. « Les résultats montrent qu’à caractéristiques égales, une entreprise plus éloignée qu’une autre de la moyenne en termes de mixité est aussi moins productive », montre cette étude. Mais ces résultats portent une limite de taille  : ils « doivent être interprétés comme des associations et non des liens de causalité », car les analyses menées ne permettent pas de conclure sur ce point. CETTE SEMAINE DANS METRO START LE GUIDE CARRIÈRE DE METRO 2 ▶ Trop de télétravail diminue ses effets bénéfiques ▶ Télétravail  : que veulent les Belges après la crise ? Les entreprises plus mixtes sont plus productives Les entreprises qui présentent le plus de mixité femmes/hommes sont plus productives, mais sans qu’aucun lien de causalité puisse être formellement démontré, conclut une note de France Stratégie et du CNRS. ATTEINDRE L’ÉQUILIBRE Pour les entreprises en dessous de la norme en termes de part de femmes dans leurs effectifs, une hausse de 10 points de la part des femmes est associée à un niveau de productivité supérieur de l’ordre de 2% à 3%. Mais l’étude confirme également qu’une part très importante de femmes ou d’hommes va aussi de pair avec une moindre productivité. « Les entreprises les plus masculines et les plus féminines présentent des niveaux de productivité inférieurs de l’ordre de 20% à 30% aux autres entreprises ». Ainsi pour les entreprises déjà au-dessus de la norme, réduire de 10 points la part des femmes est associé à une hausse de 2% à 4% de la productivité. DES EXCEPTIONS Par ailleurs les auteurs ont aussi regardé si ces résultats variaient selon les secteurs d’activité des entreprises. « La relation positive entre diversité et productivité n’est pas vérifiée dans les transports, l’éducation/protection sociale et la construction, trois secteurs qui présentent historiquement « des répartitions très déséquilibrées de leurs effectifs par sexe ». Des résultats quasiment similaires ont été observés sur la diversité en termes d’âge, c’est-à-dire en regardant la part de jeunes dans les entreprises. ◀



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